Dr Kitano et Mr Beat. Que diable y a-t-il donc dans le crâne de Takeshi « Beat » Kitano ?
Chronique
Size doesn’t matter ! La preuve par 7 courts métrages glanés au gré de mes pérégrinations.
Du court et du meilleur. Voici un petit compte rendu* de la soirée Aux courts d’un soir**, avec quelques liens qui vous permettront de vous faire une idée des pelloches présentées, films dont la haute tenue — et d’excellentes interprétations — laissent présager d’un bel avenir cinématographique.
Le chant de l’insoumis. Rosa (la délicate Martina García qui porte littéralement le film sur ses frêles épaules), une jeune colombienne, s’occupe de l’entretien d’une invraisemblable demeure — vestige d’une bonne fortune désormais révolue — appartenant à de grands bourgeois madrilènes.
Un vampire à Lollywood. A la fin des années 60, Bela Lugosi peut RIP sereinement et Christopher Lee boire goulument le sang de vierges effarouchées dans les productions de la Hammer, ce n’est certainement plus à Lahore que l’on viendra leur faire de l’ombre.
Swimming with sharks. Amplement inspiré de la méchante aventure qu’a vécu en 1978 le baron Empain, Rapt de Lucas Belvaux ne convainc pas totalement. La faute sans doute à la relecture actuelle (pour raisons essentiellement financières) de l’événement.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la vie sexuelle des bestioles sans oser jamais le demander. Bon sang ne saurait mentir, Isabella Rossellini a de qui tenir.
Tant qu’il y aura des pompons. Pour certains, la vie, c’est comme une boite de chocolat ; pour d’autres, elle se résume impitoyablement à des berlingots de lait concentré* chargés d’adoucir une enfance solitaire ou à des bouffées d’angoisse sous l’ombre menaçante des tours jumelles du World Trade Center.
Ceux qui s’exilent prendront le train. Premier long-métrage de Cary Fukunaga, Sin nombre (notamment produit par les acteurs Gael Garcia Bernal et Diego Luna) est un coup de maître et l’ambition du jeune homme laisse augurer du meilleur pour la suite de sa carrière.
Pour son 66ème numéro, la revue Repérages – outre deux dossiers spéciaux consacrés à la 15ème édition de L’étrange festival et au renouveau du cinéma bis – édite un second volume d’Extreme cinéma, soit 11 courts métrages internationaux gores, insolites, voire franchement zarbis.
La dernière tentation d’Aaron. Premier long métrage du réalisateur israélien Haïm Tabakman, Tu n’aimeras point* est dans sa subtile beauté un objet plus qu’aimable.
QT le recycleur. Le sixième* opus de Quentin Tarantino, Inglourious basterds ou comment le cinéma permet — pur fantasme d’un virtuose — de changer le cours de l’Histoire est un bâtard de la plus belle espèce. Dommage qu’il ne tienne pas sur la longueur les promesses annoncées dans la scène d’ouverture.
Mélancolie vaudou. Un film dont le personnage principal se prénomme Ambroise (Laurent Stocker, césar du meilleur espoir masculin 2008 pour Ensemble c’est tout de Claude Berri) et se prend de passion pour le vaudou ne peut pas être totalement sérieux.
La jeune fille et la mort. Relatée à la première personne en des flashbacks successifs, La reine des connes conte la triste histoire d’Emma qui n’eut que le tort d’être née sous l’identité d’Emmanuel dans une famille bourgeoise à l’esprit étriqué.
Magouilles, souffrance et beauté. Vous venez pour le massage ? demande narquoisement notre héros aux deux grandes brutes qui s’apprêtent à le passer à tabac.
Les invisibles. Que voilà une terrible déception !
La gaffe est dans le crime. Le travail, c’est la santé prétend le célèbre adage…
Le petit chaperon roux. Un joyau, assurément ! Si les épisodes à venir sont de ce calibre (un mélange létal de violence, d’humour et de sexe), nul doute que la Suite noire assurera sa pérennité au sein des programmes de France 2.
Trahison, impair et mort. Pour leur premier épisode, les producteurs de la série Suite Noire frappent très fort en adaptant un roman de Didier Daeninckx, auteur consacré de Meurtres pour mémoire (évoquant la sanglante répression orchestrée par Maurice Papon contre les manifestants pour l’indépendance de l’Algérie en octobre 61) et grand pourfendeur des travers de la société française (sa mémoire sélective, notamment).
Le petit bouffon est mort. Pour son énième retour au cinéma (ou presque, puisque La journée de la jupe était initialement destiné au petit écran), Isabelle Adjani frappe très fort.