[e-cinema] LES ENQUÊTES DU DÉPARTEMENT V : DÉLIVRANCE de Hans Petter Moland

Ne laissez pas aller vos petits enfants. Une bouteille s’échoue sur les côtes écossaises avec à son bord un message de détresse rédigé en danois. Nous sommes dans un épais roman de Jussi Adler-Olsen consacré au Département V, spécialisé dans les enquêtes classées sans suite. L’équipe, flairant le désastre, va donc entrer en action malgré l’état psychique plus que lamentable de sa tête de proue.Lire la suite

[Livre] J’AURAIS VOULU POUVOIR VOUS LES MONTRER de Satyajit Ray

Si l’on garde à l’esprit que le talent est une chose rare à toute époque et en tout lieu, la prépondérance des mauvais film n’est pas une chose qui doit nous alarmer ou nous surprendre. Ce qui est vraiment surprenant, c’est que, malgré la complexité et la précarité du long processus nécessaire à la réalisation d’un film et malgré les écueils qui parsèment le chemin du cinéaste, on parvienne après tout à faire de bons films. Satyajit Ray Extrait de CeLire la suite

Ô JARDIM DA ESPERANÇA de Laurence Guenoun

O Brésil que nunca desiste. Ce jardin de l’espérance n’est autre que Jardim Gramacho, plus grande décharge à ciel ouverte construite à quelques kilomètres des enivrantes plages de Copacabana et fermée en 2012 au grand dam des catadores, hommes et femmes « ramasseurs de déchets » pour qui, le tri des ordures aussi dangereuses soient-elles, était le seul moyen de subsistance.Lire la suite

LOIN DES HOMMES de David Oelhoffen

Avant le tumulte. Baigné par la musique mélancolique quasi funèbre, de Nick Cave et Warren Ellis, Loin des hommes n’est ni un western — pourtant les chevaux y jouent parfois bien malgré eux un rôle central — ni un buddy movie qui verrait se rencontrer deux êtres que tout oppose et qui s’achèverait dans le soleil couchant d’une amitié naissante.Lire la suite

A MOST VIOLENT YEAR de J.C. Chandor

Plus féroce que les mâles. Décidément, J.C. Chandor aime les hommes au bord de la crise de nerfs. Après les vapeurs ressenties par de cyniques traders à l’approche d’un crash boursier (Margin call_2011) et Robert Redfort face à lui-même et son créateur en plein océan (All is lost_2013), c’est au tour d’Abel Morales, un ambitieux immigré qui tente de bâtir un empire dans le business du pétrole à la seule force d’un honnête poignet, de voir ses rêves encore inassouvisLire la suite

[Rétrospective 2014] Sur quelques films de janvier

Janvier au cinéma. Voici venu l’esprit de Noël ! Comme la petite vérole sur le bas clergé, les tops vont tomber sur les sites et les blogs fin 2014 ou début d’année 2015. J’en suis toujours à me tâter pour un non-blog comme l’année passée dans la mesure où il me manque un nombre conséquent de films, ratés pour raisons personnelles ou pour absences festivalières. En attendant, quelques menues réflexions.Lire la suite

NON-FICTION DIARY de Jung Yoon-suk [FFCP 2014]

Selon que vous serez puissant ou misérable (air connu). Premier long métrage de Jung Yoon-suk, Non fiction diary est un documentaire fascinant qui mériterait une seconde vision tant il est dense pour qui n’est pas trop versé dans l’histoire de la Corée. On peut même regretter, au vu de sa richesse et des multiples questions qu’il soulève, qu’il ne fasse que 90 minutes.Lire la suite

LOVE WILL TEAR US APART de Yu Lik-wai [Festival des 3 Continents]

Âmes perdues. 1997. Hong Kong a connu quelques revers économiques dont les migrants chinois attirés par les lumières de la ville vont devenir les victimes expiatoires. Faisant fi de tout espoir de réussite sociale, les quatre protagonistes de Love will tear us apart n’ont guère d’autre choix que de se laisser couler dans une mélancolie suicidaire, une solitude morbide, une violence cynique ou une folie douce. Bienvenue dans la métropole sommée par d’augustes bannières d’ « Aimer la mère patrie » !Lire la suite

AMOURS CANNIBALES de Manuel Martin Cuenca

Dévo(ra)tions. Dès le prologue, la terreur est de mise. La nuit est profonde. Une voiture est prise en chasse par un véhicule délibérément belliqueux. Lors de ce duel, le couple de touristes expire et le chauffard exulte. Il emporte la femme dont les restes finissent au fond d’un frigidaire déguisés en innocents filets. A déguster avec un bon petit rouge de derrière les fagots. De quoi rendre définitivement végétarien n’importe quel être humain à la conscience normalement constituée.Lire la suite