Le bonheur est dans la lutte, et dans le repos qui la suit, mais non dans l'assurance de ce repos. Ou faudrait-il être très sage, ou très fou.

Si j'étais critique de cinéma, je suivrais la règle (du jeu) contenue dans cette phrase de Jean Renoir : "Ne perdez pas de temps à dire du mal des films que vous détestez, parlez plutôt des films que vous aimez et partagez votre plaisir avec les autres".

Je pense que celui qui aime a raison. Lorsqu'on aime, ça donne du bonheur. Quand on aime pas, on ne trouve que des désagréments. Bien sûr, il y a des gens pour lesquels je n'éprouve pas de réelle sympathie. Je ne les déteste pas, je les fuis. Je ne veux pas les rencontrer parce que je sais à l'avance qu'ils ne m'intéresseront pas. Je ne pense pas que ce soit de la lâcheté. Lorsque j'étais jeune, j'étais souvent coléreux, jusqu'au jour où j'ai essayé de comprendre. J'ai voulu éviter de me mettre en colère et j'ai appris comment faire. Si, lors d'une discussion, le ton se met à monter, j'arrête et je vais faire autre chose : un truc physique, du vélo, faire le tour du pâté de maisons en courant... Lorsque je reviens, je ne pense plus de la même façon. Je crois qu'il y a dans la colère une complaisance, et que l'on peut éviter cela.

Jean-Louis Trintignant

Du côté d'Uzès. Entretiens avec André Asséo © Cherche-midi

Du cote dUzes

Je la* chéris entre toutes les actrices. Charmante et candide, d'une beauté qui faisait mal aux dents, elle avait une fêlure qu'elle ne cachait pas. Elle ouvrait la porte sur un ailleurs imprévu, elle dérangeait le réel, transgressait la norme du comédien.

Jean-Pierre Marielle

Le grand n'importe quoi © Calmann-Lévy

* Gene Tierney.

Le grand nimporte quoi