Si j'étais critique de cinéma, je suivrais la règle (du jeu) contenue dans cette phrase de Jean Renoir : "Ne perdez pas de temps à dire du mal des films que vous détestez, parlez plutôt des films que vous aimez et partagez votre plaisir avec les autres".

Je pense que celui qui aime a raison. Lorsqu'on aime, ça donne du bonheur. Quand on aime pas, on ne trouve que des désagréments. Bien sûr, il y a des gens pour lesquels je n'éprouve pas de réelle sympathie. Je ne les déteste pas, je les fuis. Je ne veux pas les rencontrer parce que je sais à l'avance qu'ils ne m'intéresseront pas. Je ne pense pas que ce soit de la lâcheté. Lorsque j'étais jeune, j'étais souvent coléreux, jusqu'au jour où j'ai essayé de comprendre. J'ai voulu éviter de me mettre en colère et j'ai appris comment faire. Si, lors d'une discussion, le ton se met à monter, j'arrête et je vais faire autre chose : un truc physique, du vélo, faire le tour du pâté de maisons en courant... Lorsque je reviens, je ne pense plus de la même façon. Je crois qu'il y a dans la colère une complaisance, et que l'on peut éviter cela.

Jean-Louis Trintignant

Du côté d'Uzès. Entretiens avec André Asséo © Cherche-midi

Du cote dUzes

Le vilain petit canard. Legs McNeil, en collaboration avec Jennifer Osborne, fait subir à The Other Hollywood, l’histoire du porno américain par ceux qui l’ont fait le même traitement opéré sur L’histoire non censurée du punk racontée par ses acteurs, en l’occurrence le méchamment plaisant Please kill me, écrit à quatre mains avec Gillian McCain en 1996, et édité aux mêmes éditions Allia en 2006.