Sciences et sexe. Après le succès remporté par Green porno, Isabella Rossellini — toujours aussi obsédée par les coutumes sexuelles des petites bébêtes — a entrepris l’écriture et la réalisation d’une nouvelle série scientifique intitulée Seduce me, consacrée aux rituels de séduction et accouplements de bestioles aussi diverses que la punaise de lit, le canard ou la seiche.

Après avoir dirigé en 1952 Marilyn Monroe dans un de ses rares rôles dramatiques (Troublez moi ce soir/Don’t bother to knock) et réalisé en Espagne en 1961 l’inénarrable western gay The singer not the song, Roy Ward Baker* rentra à Londres œuvrer sur quelques psychédéliques séries télévisées, The avengers/Chapeau melon et bottes de cuir, Département S ou Jason King entre autres.

Panorama. Carte blanche — fort éclectique — a été offerte vendredi soir par le  Forum des Halles à Sacrebleu Productions (société spécialisée dans le court, l’animation et le documentaire) qui a vu son travail récompensé en 2010, et par la palme d’or du court-métrage décernée en mai à Serge Avédikian pour Chienne d’histoire, et par le Prix Procirep du meilleur producteur au festival de Clermont-Ferrand.

Triple je(u). Marie (délicieuse Monia Choukri) et Francis (Xavier Dolan himself toujours affublé de ses charmantes petites quenottes) sont les meilleurs amis du monde. Marie aime les jolis garçons, et notamment Nicolas (Niels Schneider), croisé lors d’une soirée. Ça tombe merveilleusement bien car son bon copain Francis aime aussi les garçons et sa rencontre avec l’androgyne casqué d’invraisemblables boucles blondes lui a fait chavirer le cœur avec la même violence.

La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas.

Déviances. Les festivités ont donc débuté pour moi vendredi en fin de soirée avec Bedevilled de Jang Cheol-Soo_2010 et se sont poursuivies hier en compagnie du toujours inénarrable Alejandro Jodorowski exposant son décryptage psycho-chakra-sexuel du Magicien d’Oz/The wizard of Oz de Victor Fleming_1939 ; le clou du spectacle ayant été atteint lorsque le bonhomme se fourvoya sur le film présenté, soit Larmes de clown de Victor Sjöström en lieu et place de The unknown, chef d’œuvre du duo Browning-Chaney et référence implicite de Santa Sangre_1989.