Remercions avant tout Cary Grant — et sa classe folle — de donner de sa personne et d’oser tout, voire n’importe quoi, sans jamais craindre de sombrer dans le ridicule.
Category Archive: Cinéma
L’ange exterminateur. La cloche de l’enfer, sous ses oripeaux de conte mi-fantastique mi-horrifique, est avant tout une critique sulfureuse du régime franquiste. Le tournage fut endeuillé par l’accident tragique qui coûta la vie à son jeune réalisateur, Claude Guérin, qui chut — ou sauta, le mystère reste entier — de l’impressionnant clocher de l’église galicienne, décor récurrent du film. Ce dernier fut alors achevé selon différentes sources par Juan Antonio Bardem, assisté du scénariste Santiago Moncada.
Danse avec les ninjas. Produit par la Nikkatsu, sous le label Sushi Typhoon — Sa mission : réaliser des films foufous avec 3 yens, voire moins — Alien vs. Ninja ne ment pas sur la marchandise. Il y a des ninjas en goguette et de l’alien carnassier qui s’écrase sur terre, non loin d’une rencontre impromptue entre deux factions.
Les dingos sont de sortie. Un homme à l’air effrayé (Martin Landau nettement plus allumé que dans Cosmos 1999) pénètre dans un snack bar. Le cuisinier s’est fait la tête de Donald Pleasence et, un grand hachoir à la main, se précipite pour l’ouvrir en deux le prenant pour un quartier de bœuf. Martin pousse des cris d’orfraie et se réveille. Ça n’était qu’un mauvais rêve. Ouf !
Sushi teub. Dans un salon de massage qui ne paie pas de mine et où les prestations sont à la portée de toutes les bourses — jeu de mot — un client plus que satisfait du service n’en peut plus de joie lorsque son hôtesse décide de déguster son membre triomphant à la manière d’un sushi roll*. Mais la dame a grande faim semble-t-il et l’homme expire dans un orgasme sanglant.
Je te tiens, tu me tiens par la corruption. Qu’on se le dise, le jeu le plus prisé en Corée est la corruption de fonctionnaires, et ce, à tous les niveaux de l’état. Du moins si l’on en croit le dernier film de Seung-wan Ryoo, réalisateur en 2006 d’un City of violence d’excellente facture.
A chacun son dû. Kill list, deuxième long métrage de Ben Wheatley, est de ces films qu’il vaut mieux découvrir vierge de toute information.
Haute trahison. Diable, qu’être espion doit être fichtrement ennuyeux !
Bienvenido a San Miguel : narcos, bling-bling e decapitación. Ay, caramba ! Le gouvernement mexicain n’a semble-t-il guère été heureux de la contribution de Luis Estrada aux agapes prévues pour la célébration des 200 ans de l’indépendance et du centenaire de la révolution, car l’ingrat, bien qu’ayant encaissé quelques pesos de ses bienfaiteurs aux fins de mener à bien son projet, ne leur en a pas moins retourné un gros glaviot dans la face en guise de remerciements.
Oyez ! Oyez !
La 17e édition de l’Étrange Festival s’installe au Forum des Images du 2 au 11 septembre prochain et offre cette année une quinzaine de thématiques :
Mon petit programme skolimowskien en diable des lundi 4 et 11 juillet. Je garde quelqu’espoir pour d’autres projections si mes visites au Forum des Images m’en offrent l’opportunité.
Oyez ! Oyez !
Cinéma bis mexicain, Roman porno japonais, Filipino fever et Femmes vampires — en sus d’un hommage à Jean Rollin disparu en décembre dernier —, telles sont les réjouissances proposées par le Forum des Images.
Pleins feux sur :
Reconstruction. Bonne nouvelle ! Le cinéma autrichien ne se réduit pas au scalpel de Michael Haneke.
Cœur de cendres. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre, Eldfjall, premier film de prime abord fort lugubre de Rúnar Rúnarsson n’est en rien un documentaire sur l’éruption des volcans aux petits noms charmants — Eyjafjöll et Grímsvötn — bien qu’imprononçables pour les 3/4 de la planète qu’ils ont inquiétée.
Le vilain petit canard. Legs McNeil, en collaboration avec Jennifer Osborne, fait subir à The Other Hollywood, l’histoire du porno américain par ceux qui l’ont fait le même traitement opéré sur L’histoire non censurée du punk racontée par ses acteurs, en l’occurrence le méchamment plaisant Please kill me, écrit à quatre mains avec Gillian McCain en 1996, et édité aux mêmes éditions Allia en 2006.
Seconde naissance. Après Séraphine, Martin Provost, manifestement fasciné par la personnalité hors norme de Yolande Moreau a concocté pour son actrice un rôle à sa (dé)mesure. C’est ce qui, a fortiori, fait toute la force mais aussi la faiblesse d’Où va la nuit.
La faim justifie les moyens. Ceux qui ont eu la curiosité d’aller découvrir son très riant Sibérie, Mon amour reconnaitront la patte de Slava Ross, notamment en ce qui concerne l’excellence de son travail avec les enfants, la violence des rapports sociaux, l’obsession de ses personnages pour la recherche de nourriture et l’amour des ritournelles.
Pour Tuco/Eli Wallach, Sancho Pança aussi fourbe que laid de l’homme sans nom/Clint Eastwood*, au sens de l’amitié follement élastique, le monde se divise en deux catégories : les caves et les débrouillards aussi avides que sournois.
Oyez ! Oyez !
Parisiens chanceux ! La quarantaine de films (courts et longs) sélectionnés pour la 43e Quinzaine des Réalisateurs sera projeté au Forum des images du 25 mai au 5 juin prochains.