Escape from MS One. Seul contre 500… où est le problème ? nous apostrophe pince-sans-rire la baseline de Lock out, film écrit et réalisé à quatre mains par James Mather et Stephen St. Leger, d’après — rions un peu — une idée de Luc Besson. Bah ! Dans la mesure où, en 1997, un certain borgne a échappé à une ville entière, puis s’est payé le luxe d’éteindre la planète en 2013, rien ne peut plus nous surprendre.

La source de tous nos maux. Travailler fatigue affirme le titre du premier long métrage de Juliana Rojas et Marco Dutra. Certes. Mais dans un système économique où être sans emploi vous rend invisible et vous soustrait du monde des vivants pour vous métamorphoser en statistique, ne pas travailler peut tuer, voire vous mener aux confins de la folie si vous êtes chanceux. Et être victime de cette mésaventure sous le soleil brésilien ne change rien à l’affaire.

Écrit sur du vent. Mélodrame insensé — et accessoirement connu pour être le premier film indien en cinémascope —, Fleurs de papier est considéré comme le chant du cygne de Guru Dutt, réalisateur écorché vif, au pessimisme latent, se torturant inlassablement de questions existentielles et vivant par ailleurs une relation extraconjugale conflictuelle avec son actrice principale. Ironiquement, c’est sa propre épouse qui fut engagée pour interpréter les airs tragiques dédiés à son héroïne.

A l’ombre de la Grande Mosquée. Younes (Tahar Rahim, qui craquerait bien de temps à autre les coutures d’un costume trop étriqué) émigré algérien pas pratiquant pour deux sous et adepte du marché noir dans le Paris de l’Occupation, se fait épingler par la charmante police du coin (Bruno Fleury, plus pétainiste que le maréchal, arbore une petite moustache des plus facétieuses et en fait des tonnes dans l’ignominie) après une bien mauvaise action, avoir troqué deux paquets de clopes contre un magnifique instrument de musique que lui abandonne en désespoir de cause un vieux compatriote.