LOCK OUT de Stephen St. Leger et James Mather

Escape from MS One.

Seul contre 500… où est le problème ? nous apostrophe pince-sans-rire la baseline de Lock out, film écrit et réalisé à quatre mains par James Mather et Stephen St. Leger, d’après — rions un peu — une idée de Luc Besson. Bah ! Dans la mesure où, en 1997, un certain borgne a échappé à une ville entière, puis s’est payé le luxe d’éteindre la planète en 2013, rien ne peut plus nous surprendre.

Hors donc, que Guy Pearce — qui file un mauvais coton depuis sa lamentable participation au puant Seeking justice de Roger Donaldson — se sorte quasi sans une égratignure 1/ d’un coup monté, 2/ d’un interrogatoire musclé (Peter Stormare est trop méchant pour l’être réellement mais laissons Lucifer), 3/ d’une mission suicide et embarque un clone de Leslie Bibb en prime après s’être castagné pendant plus d’une heure avec des crevures caricaturales, voilà qui ne nous sort guère de l’ordinaire, soit le recyclage en règle de quelques films d’action foncièrement bourrins estampillés « je n’ai qu’un neurone et l’ai malencontreusement oublié à la maison ».

Ce brave Pearce semble avoir avalé un clown en sus de quelques stéroïdes et sans nécessairement lui souhaiter de s’égarer encore à son âge en plein désert chaussé de Louboutins et armé d’un boa, il lui manque un je ne sais quoi de j’m’en foutisme narquois pour piétiner avantageusement les plates bandes de John McClane.

Rappelons le pitch fissa. Pour lui faire payer son insolence — et sa capacité à encaisser les gnons sans être victime d’un AVC —, quelques gredins gouvernementaux condamnent un super agent à ronfler à perpétuité sur MS One, une prison spatiale bien loin de la terre ferme. Au même moment, la fifille du président (Maggie Grace, fifille kidnappée de Liam Neeson dans Taken) y débarque pour une mission humanitaire, le sommeil artificiel dans lequel sont plongés les prisonniers semblant leur laisser quelques séquelles irréversibles. Bien évidemment, l’affaire tourne au vinaigre pour cause de crétinerie sécuritaire (coucou Jackie Ido !), le malfaisant de service (Joseph Gilgun, croisement improbable entre un rat épileptique et une murène) ouvre la porte aux oiseaux, une mutinerie éclate, la bande d’affreux manquant singulièrement d’imagination menace de détruire la planète, fifille est prise en otage, tout le monde souffre, c’est la chienlit. Sa peine métamorphosée en mission-suicide, Zorro arrive et de fait, ça charcle. En vrai, il se nomme Snow et ne tient pas à ce qu’on l’appelle par son prénom ou il devra manifestement s’allonger quelques années supplémentaires sur le divan du psy. C’est totalement idiot mais le principal est de ne pas avoir omis de laisser sa cervelle au vestiaire.

Le meilleur moment du film — Pearce y excelle en garçon coiffeur — consiste à transformer en un clignement d’œil notre endive blonde en mignon, aux fins de lui faire traverser sans encombre (!) la salle de réveil où plus de 400 sales gueules patentées en manque de tendresse offriraient bien une tournante dans les douches aux nouveaux arrivants.

Ils se sont donc mis à deux pour réaliser ce thriller futuriste, l’un pour écrire les blagues Carambar, l’autre pour en rire. Le contrat est sauf. Yippee-ki-yay patin couffin.

Lock out de Stephen St. Leger & James Mather _2012
avec Guy Pearce, Maggie Grace, Vincent Regan, Joseph Gilgun, Lennie James, Peter Stormare, Jean-Jacques Ido et Tim Plester

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