Bloody Christmas. Réalisé en 2008 avec quatre bouts de ficelle et une bonne humeur contagieuse par Jason Eisener, Treevenge a été présenté dimanche à L’Etrange Festival avant la projection de L.A. Zombies de Bruce La Bruce et mis les spectateurs en joie.
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Déviances. Les festivités ont donc débuté pour moi vendredi en fin de soirée avec Bedevilled de Jang Cheol-Soo_2010 et se sont poursuivies hier en compagnie du toujours inénarrable Alejandro Jodorowski exposant son décryptage psycho-chakra-sexuel du Magicien d’Oz/The wizard of Oz de Victor Fleming_1939 ; le clou du spectacle ayant été atteint lorsque le bonhomme se fourvoya sur le film présenté, soit Larmes de clown de Victor Sjöström en lieu et place de The unknown, chef d’œuvre du duo Browning-Chaney et référence implicite de Santa Sangre_1989.
Blog Day 2010. Seconde édition pour moi (cf. ma sélection 2009) certes, mais cinquième anniversaire de cette sympathique entreprise consistant à choisir cinq sites et dispenser leur bonne parole hors sentiers (re)battus.
Afflictions. Cela fait un sacré bout de temps que Nick vit d’expédients et se noie dans l’alcool… Toute une vie, sans nul doute possible. Avec une mère ivrogne et violente (pléonasme ?), a-t-on vraiment le choix. Oui, sans doute si l’on ne développe aucun sentiment de culpabilité devant les saloperies que vous fait la vie, ou d’humanité pour le sort de ses semblables.
Et l’on aimera tous les affreux. La pellicule brûle certes, mais ce n’est pas une raison de cesser de s’amuser. Notamment lorsqu’il s’agit de révéler un top des 7 plus belles pourritures du cinéma… Pourquoi 7 ? Parce qu’il s’agirait, selon les tauliers, du nombre de péchés capitaux recensés…
Satoshi Kon [12/10/63-24/08/10] Outre Perfect blue_1999, Millennium actress_2001, Tokyo Godfathers_2003, Paprika_2006 et l’anime télévisuel Paranoia Agent_2004, Satoshi Kon […]
Pièce (dé)montée. Non seulement Joseph Gordon-Levitt a un physique facile, mais il est tout autant talentueux, affriolant, blagueur, créatif, gracieux, intelligent, charmeur, imaginatif, chaleureux, séduisant, ambitieux… ouf ! n’en jetons plus !
Quoi ?
Pleins feux sur :
Ce bain chaud et ce verre sont bien nécessaires à Humbert Humbert/James Mason pour se remettre de son soudain veuvage.
Danse de mort. Revenu aux affaires après un passage à vide dû pour une grande part à l’incompréhension totale que son mythique La marque du tueur/Koroshi no rakuin_1967 (qui permit à son acteur de prédilection au faciès de hamster, Jo Shishido, de briller une nouvelle fois en tueur cynique et désinvolte) généra dans le cerveau inquiet du président de la Nikkatsu, productrice du film, Seijun Suzuki change radicalement de style au risque de perdre ses admirateurs.
Pas un yuan d’espoir. Côté grandes échappées vers un Eldorado fantasmé, si les cubains ou les africains risquent la noyade et les mexicains la déshydratation, les nord-coréens ont manifestement la possibilité de finir comme la petite marchande d’allumettes, gelés sur la rivière Tumen qui les sépare de leurs voisins chinois.
Faux mouvements. Programmé au Festival Paris Cinéma, Orly d’Angela Schanelec offre avant tout le bonheur de retrouver la bien trop rare Mireille Perrier.
Exorcisme Story. [spoilers inside*] Vous suivez avec délectation les ébats aquatiques de blondes à gros poumons ? Vous n’en pouvez mais de percer les mystères des habitants de la maison des secrets ? La télé réalité vous fascine au point de passer vos jours et vos nuits à suivre les passions amoureuses, sportives et stratégiques de parfaits inconnus ? Vous frémissez encore au souvenir des belles histoires incroyables et extraordinaires de Pierre Bellemare ?
Sur les berges de l’ennui. Que les érotomanes se rassurent. Certes, le titre du dernier opus de Manuel Pradal fait écho à la toile d’Edouard Manet vite découpée bien emballée par le jeune héros du film mais Vahina Giocante — en faillible gardienne des lieux kidnappée derechef — ne cache rien de sa superbe anatomie dans des scènes de bain et de sexe aussi nombreuses qu’inutiles, cherchant sans doute sous cet attrayant vernis à masquer la vacuité d’un scénario prenant l’eau de toutes parts.
Court schizo. Doodlebug, réalisé en 1997, est un court métrage de 3 minutes réalisé par Christopher Nolan, actuellement réalisateur comblé d’Inception et manifestement sur-spécialisé dans l’imaginaire schizophrène et les mondes parallèles.
Courts Primés. Malgré la « Fête du cinéma », il n’y avait malheureusement pas grand monde au Max Linder le 30 juin pour la projection parisienne clôturant la tournée hexagonale de la 4e édition des Nuits en or du court-métrage, destinées à promouvoir 9 films primés par les académies les plus prestigieuses.
Rien de tel qu’un esprit tortueux doté d’humour noir pour tenter d’empocher l’héritage.
Après eux, le déluge. Quel endroit singulier pour une si belle rencontre !
Après Brad Pitt, voici — dans la série Voom portraits de Robert Wilson — Winona Ryder disparue jusqu’au cou telle Winnie, l’héroïne d’Oh les beaux jours ! de Samuel Becket.