La ballade sauvage. Après le superbe Téhéran de Nader Takmil Homayoun sorti l’année passée, la ville iranienne — témoin d’émeutes sanglantes en juin 2009 — est à nouveau la terrifiante héroïne du dernier film de Rafi Pitts, The Hunter, soit « Le chasseur », du moins dans sa première partie.
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Chili, année zéro. Après Tony Manero, Pablo Larrain, avec son troisième film, explore une nouvelle fois le terrain fructueux où naquirent si aisément folie et dictature en radiographiant la psychologie d’une partie du peuple chilien, aux appétits médiocres et à la pensée vile, celle-là même qu’il fut si facile de (con)vaincre et de soumettre.
I took a lot of my anger that had been stored inside of me for many years and let it loose. I helped to create the character Varla and helped to make her someone that many women would love to be like.Tura Satana [10/06/35-4/02/11]
Source : imdb
Oubliez tout ce que l’on vous a dit sur Le guépard : le pessimisme du roman de Lampedusa, la corruption d’une aristocratie qui se meurt mais ne se rend pas, la maniaquerie de Luchino Visconti, l’étourdissante scène de bal, la jeunesse de Tancrède ou la beauté de la Cardinale, pour ne plus vous attacher qu’au dernier sursaut de l’animal blessé, vestige d’une époque à jamais balayée par le souffle de l’histoire et du progrès.
Le temps des bubons. Fatalitas ! Alors que nous aurions pu espérer qu’avec ses choix de l’an passé (comme celui de s’unir à ce grand siphonné de Werner Herzog pour une relecture salutaire de Bad lieutenant), Nicolas Cage allait arrêter de gâcher sa carrière en cachetonnant dans des films (?) indignes du talent dont il sait faire preuve pour peu qu’il s’en donne l’ambition, que nenni !
Peter Yates [24/07/29-9/01/11]
Malheureusement pour Peter Yates, Bullitt_1968 aura principalement œuvré pour la construction du mythe de la coolitude faite homme d’un certain Steve McQueen et ce, pour de fort mauvaises raisons qui n’ont que peu à voir avec son intransigeance en matière de corruption de hauts fonctionnaires… Il n’y a qu’à contempler désormais cette légendairee rebelle attitude métamorphosée en porte-étendard de marques de luxe.
Sauvée des gages. Clémente (Bruno Odar), un usurier tristounet comme un jour sans gain, clame à qui veut bien l’écouter qu’il a sauvé un lardon d’une mort certaine. Il n’en est guère à une élucubration près.
Et ce, dans l’ordre d’apparition à l’écran, sans préférence, ni débat, pour le plaisir d’offrir un petit panorama.
Blake Edwards [26/06/22 – 15/12/10]
Comme tous les types capables de vous faire hurler de rire — et notamment avec la complicité de son alter ego, es-maître en loufoqueries, Peter Sellers — Blake Edwards excellait également dans la noirceur chagrine et dénicha d’ailleurs en Jack Lemmon un compagnon de mélancolie idéal.
Jean Rollin [3/11/38-15/12/10]
Pourquoi filmez-vous ?
Extrait de Moteur Coupez ! Mémoires d’un cinéaste singulier de Jean Rollin [Éditions Édite].
Le Corbucci-Godard Blogathon 2. Deuxième épisode de ma modeste contribution au Blogathon Corbucci/Godard de Vincent d’Inisfree et — après Le questionnaire Godard — le post d’aujourd’hui sera, de fait, consacré à Corbucci, le troisième grand Sergio du cinéma italien.
Carne. Le court-métrage Viandes amoureuses/Zamilované maso réalisé en 1989 et d’une durée d’une minute à peine, a été présenté dans la théma Eros, lors de la rétrospective consacrée à l’œuvre de Jan Švankmajer.
Le Corbucci-Godard Blogathon 1. Suite à l’ouverture sur Inisfree d’un Blogathon Corbucci/Godard — prévu du 2 au 9 décembre — voici ma première* contribution. Place au Questionnaire Godard de Vincent.
[...] C‘était un moment favorable pour l’Italie. Et nos comédies assumaient ce ton “il faut faire attention à l’image que l’on donne de nous”. Maintenant l’image que nous donnons de nous est telle qu’elle ne peut même plus être rachetée.
Mario Monicelli [15/05/15-29/11/10]
(Source : Euronews)
Franz pour mémoire. L’appartement/Byt — réalisé en 1968 — a été présenté dans la théma Peurs de la rétrospective consacrée à l’œuvre de Jan Švankmajer.
Je t’aime, je te mange.
Voici Jiný druh lásky/Une autre sorte d’amour présenté dimanche lors de l’intégrale Jan Švankmajer au Forum des Images.
La mort au cinéma. Part IV. Toutes les bonnes choses de l’existence ayant une fin, voici la dernière fournée du questionnaire nécrophile de Cinématique.
La leçon de cinéma. Cette leçon commence par un jeu. Celui que Pascal Vimenet, réalisateur, critique, spécialiste du cinéma d’animation et coordinateur de l’ouvrage collectif Švankmajer E & J Bouche à bouche, a instauré après une rapide introduction sur ses rencontres avec Jan Švankmajer. Soit, présenter une série de photogrammes au réalisateur, puis le laisser s’exprimer au gré de ses envies et de ses souvenirs.
La mort au cinéma. Part II. Suite du questionnaire funèbre dont vous pouvez découvrir le début ici.