Le manuel du petit JLG en 12 points

Le Corbucci-Godard Blogathon 1. Suite à l’ouverture sur Inisfree d’un Blogathon Corbucci/Godard — prévu du 2 au 9 décembre — voici ma première* contribution. Place au Questionnaire Godard de Vincent.

Quel est votre plus vieux souvenir d’un film de Jean-Luc Godard ?

Dans un « ciné-club » de Casablanca, une copie un brin pourrave d’A bout de souffle vu en boucle en espérant secrètement qu’enfin la course éperdue de Michel Poiccard/Jean-Paul Belmondo lui offre liberté, amour, gloire et beauté.

© Les Productions Georges de Beauregard

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Et le plus récent ?

J’avoue, j’ai jeté l’éponge au bout d’une demi-heure de Film Socialisme. En conséquence, le film le plus récent vu d’un bout à l’autre, et sans (trop) bailler, est Nouvelle vague_1990.

© Sara Films

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Le plus beau plan ?

Anna (la seule, l’unique) Karina dans Pierrot le fou_1965, film d’une beauté plastique à tomber.

© Les productions Georges de Beauregard

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Le plus beau son ?

Les feulements de Mike et la guitare de Keith dans le studio d’enregistrement de One Plus One_1968.

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La plus belle réplique ?

Si vous n’aimez pas la mer… Si vous n’aimez pas la montagne… Si vous n’aimez pas la ville… allez vous faire foutre !

Michel Poiccard/Jean Paul Belmondo dans A bout de souffle_1960

© Les productions Georges de Beauregard

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Le plus beau visage ?

Jean Seberg dans A bout de souffle_1960

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Le plus beau geste ?

Le bond au ralenti par dessus la table de la cuisine de Jacques Dutronc, qui cherche à enlacer sa femme/Nathalie Baye dans Sauve qui peut (la vie)_1979.

© Sara Films

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Le plus beau livre ?

Le Fritz Lang de Luc Moullet publié aux Editions Seghers fait une mémorable apparition entre les mains de Brigitte Bardot dans Le mépris_1963, et c’est accessoirement le premier titre de leur collection Cinéma d’Aujourd’hui que j’ai lu.

© Les Films Concordia

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Le plus beau passage musical ?

Anna Karina, Sami Frey et Claude Brasseur dansant le Madison dans Bande à part_1964.

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Le plus beau paysage ?

L’étourdissant point de vue de la Villa Malaparte dans Le mépris_1963. Capri, ça n’est jamais fini.

© Les Films Concordia

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Le plus grand regret ?

Comment peut-on filmer aussi amoureusement un acteur et ne plus en avoir envie après 1965 ?

© Les Productions Georges de Beauregard

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Le film rêvé ?

Celui qui aurait enfin pu réunir les deux frères ennemis et ainsi ébranler toutes les chapelles d’ardents.

© Les films du paradoxe

* bien que je craigne fort de ne pouvoir malheureusement participer tous les jours à ce petit jeu

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