22, v’là Thanatos ! 4/4

La pendaison de Nagisa Oshima © Carlotta Films

La mort au cinéma. Part IV.

Toutes les bonnes choses de l’existence ayant une fin, voici la dernière fournée du questionnaire nécrophile de Cinématique.

A lire : mes réponses aux questions 1 à 5 , 6 à 10 et 11 à 15.

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16. Rédigez en quelques lignes la future notice nécrologique d’une personnalité du cinéma

Ma foi…

© DR

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17. Quelle représentation d’exécution capitale vous a semblé la plus marquante ?

Sans hésiter la scène de la pendaison du jeune meurtrier dans Tu ne tueras point/Krotki film o zabijaniu de Krzysztof Kieslowski_1988, qui empeste la peur, la pisse et la merde.

© Zespol Filmowy « Tor »

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18. Quel est votre cimetière préféré ?

Pet Sematary de Mary Lambert_1989 où l’on peut ressusciter les êtres qui nous sont chers.

© Laurel Productions

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19. Possédez-vous un bien en rapport avec le cinéma que vous pourriez coucher sur votre testament ?

Ma curiosité.

Mais je n’ai pas la moindre intention de mourir (j’ai signé un truc à ce propos d’ailleurs).

© Universum Film (UFA)

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Conclusion.

Dans la mesure où je ne saurais répondre à un questionnaire fleurant bon la décomposition sans évoquer David Cronenberg ou Lucio Fulci, je me permets donc de rajouter deux entrées.

La mort la plus surprenante est sans nul doute celle de la première victime de Michael Ironside dans Scanners_1981 de David Cronenberg.

© Canadian Film Development Corporation (CFDC)

Quant à la palme de la mort la plus dégoûtante jamais observée sur un écran, elle revient sans contexte à Lucio Fulci qui filma en gros plan — dans Frayeurs/Paura nella città dei morti viventi_1980 — une jeune femme dégobillant, du cœur à l’intestin grêle, l’intégralité de ses organes internes, faisant fuir par la même occasion une bonne partie des spectateurs du Grand Rex où son film était présenté en avant-première*.

© Dania Films

Ceux qui ont l’estomac particulièrement bien accroché peuvent suivre ci-dessous l’emprise funeste du prêtre damné sur Daniela Doria.

* Emballé par le succès public que remporta son film lors de cette soirée, Lucio Fulci n’hésita pas à venir ensuite nous expliquer en détail et à mimer la simplicité enfantine des effets spéciaux utilisés pour cette scène, assurant qu’aucune starlette n’avait été maltraitée sur le tournage.

Ainsi s’achève ma parade défunte.

Faites de beaux rêves.