Ballon rond, fièvre de l’or et deuil impossible. Je retrouve la belle salle de L’Arlequin pour une (excellente) journée fictions. Un petit café entre chaque film et je résiste fermement à la tentation de goûter aux petites douceurs brésiliennes proposées au bar…

Ouverture manquée, danse, favela et nouveau western. En avant toute ! Pour sûr, un festival qui débute le 1er avril a tout l’air d’une bonne blague. Cependant les coups d’état ne s’embarrassant guère du calendrier, celui qui s’abattit sur le Brésil en 1964 eut tout loisir d’y faire son nid douillet durant près de vingt ans.

Je t’aime, moi non plus. Qui oserait encore, après L’impitoyable lune de miel, Mondo Plympton ou Les mutants de l’espace demander qui est Bill Plympton ? A l’heure où Hayao Miyazaki prend une retraite bien méritée après un ultime chef d’œuvre, la disparition de Satoshi Kon et les Monty Python désormais aux abonnés absents, la sortie d’un nouveau film de cet impudent vétéran de l’animation a l’effet d’un gaz hilarant fort bienvenu.

Je préfère être seul pour regarder un film, pareil pour les matchs de foot. Je ne suis jamais allé au cinéma avec une fille. Pendant longtemps, je ne suis allé nulle part avec une fille d'ailleurs. De toute façon, j'ai toujours considéré qu'un bon film valait mieux qu'une bonne pelle.

Gustave Kervern

[© Première n°446_avril 2014. Rubrique Le film qui... Propos recueillis par Stéphanie Lamome]

Je ne crois pas aux dialogues de cinéma. Selon moi, le cinéma est essentiellement un art de l'observation. Ça passe par le regard et la réflexion sur ce qu'on regarde.

Je la* chéris entre toutes les actrices. Charmante et candide, d'une beauté qui faisait mal aux dents, elle avait une fêlure qu'elle ne cachait pas. Elle ouvrait la porte sur un ailleurs imprévu, elle dérangeait le réel, transgressait la norme du comédien.

Jean-Pierre Marielle

Le grand n'importe quoi © Calmann-Lévy

* Gene Tierney.

Le grand nimporte quoi

L’an 1962 dans le viseur de Zoom Arrière. Il n’y a pas que dans l’ouest que toute vérité n’est pas bonne à dire. Quoi qu’il en soit, les sorties s’accélèrent. 585 films exploités en 1962 d’après Encyclo-Ciné ; je n’en ai vu que 74. Et Jeanne a beau cavaler avec Jules & Jim, c’est Ford qui se retrouve en première ligne ici et .