L’an 1947 dans le viseur de Zoom Arrière. La machine s’emballe chez Zoom arrière ; nous voici déjà en 1947
Interlude
You know, you come from nothing, you're going back to nothing.
What have you lost? Nothing!
Leader des crucifiés/Eric Idle
Life of Brian de Terry Jones_1979 © Eric Idle & John Altman
L’an 1946 dans le viseur de Zoom Arrière. Cette année, c’est sous la houlette du taulier de Inisfree que Zoom Arrière continue son aventure.
Ne vous fiez pas au langoureux regard complice que se lancent Paris Pittman/Kirk Douglas et Woodward Lopeman/Henry Fonda lors de leurs ablutions.
Ford était un optimiste ; je suis un pessimiste.
L’an 1945 dans le viseur de Zoom Arrière. Dans la perspective de fêter la naissance d’un nouveau blog total’ vintage, j’ai nommé Zoom arrière commis par Le club des 5 et consorts [fait qui n’étonnera guère ceux qui connaissent le goût du taulier de Nightswimming pour les tableaux étoilés], voici donc — pour répondre aux mieux à son Sur vos écrans en 1945 — mes préférences pour les films sortis cette année là, petit top sans étoile, les premiers titres brillant par eux-mêmes.
J'ai fait quelques textes thématiques. Pas trop. C'est dangereux.
Certes, la manière d’agir de Hogan/Clint Eastwood semble un peu cavalière mais notre cowboy a quelques circonstances atténuantes.
A Delos, les faux-semblants sont rois.
Impossible pour Thibault/Thibault Lacroix de prendre une douche tranquille dans la maison de feu son paternel où il a débarqué, nu comme un ver, pour y enterrer le pot d’échappement de sa voiture — sa compagne, son toit, son unique bien — dans le jardin.
John McCabe/Warren Beatty n’y coupera pas. Qu’en tant qu’actionnaire majoritaire du seul lupanar de la ville il le veuille ou non, la mère maquerelle qu’il a embauchée pour faire tourner sa boutique n’en démord pas. Tout potentiel client doit auparavant aller se décrasser.
La belle année à toutes et tous en compagnie de Carole Lombard face à James Stewart dans Made […]
L’excellent site Art of the title célèbre à sa manière la sortie du livre Saul Bass: A life […]
Le naïf Winslow Leach/William Finley a beau dépasser de trois bonnes têtes cette lilliputienne crevure de Swan/Paul Williams, méphistophélique producteur de Death Records et prédateur musical, il est bien incapable de lui faire la peau.
Quand il n’abandonne pas son esprit aux volutes opiacées, l’inspecteur Frederick Abberline/Johnny Depp tend à s’absenter dans la chaleur de l’absinthe.
Disons le tout net. Jack Crabb/Dustin Hoffman — a.k.a. Little Big Man pour les indiens qui l’ont kidnappé chérubin, puis élevé selon leurs rite, si l’on en croit le plus grand mythomane que la terre ait enfanté — est un benêt, à moins que son idiotie qu’il prétend congénitale ne soit qu’une stratégie de survie.
Remercions avant tout Cary Grant — et sa classe folle — de donner de sa personne et d’oser tout, voire n’importe quoi, sans jamais craindre de sombrer dans le ridicule.
Ni avec toi, ni sans toi. Ou presque.
Masichu — Un Kitano loufoque et poignant à la fois — aimerait tant être un peintre reconnu qu’il est prêt à tout pour répondre aux desiderata du monde de lard et du cochon qui le mène en bateau depuis qu’il se pique de transfigurer la vie en créations picturales aussi diverses que saugrenues.
Griff/Cameron Mitchell est un gangster brutal, quoique pas trop idiot, qui n’a pas de veine côté cœur.