Retour vers le futur : les 13 de 1945

Le dictateur de Charles Chaplin © United Artists

L’an 1945 dans le viseur de Zoom Arrière. Dans la perspective de fêter la naissance d’un nouveau blog total’ vintage, j’ai nommé Zoom arrière commis par Le club des 5 et consorts [fait qui n’étonnera guère ceux qui connaissent le goût du taulier de Nightswimming pour les tableaux étoilés], voici donc — pour répondre aux mieux à son Sur vos écrans en 1945 — mes préférences pour les films sortis cette année là, petit top sans étoile, les premiers titres brillant par eux-mêmes.

Suivi d’un flop et de quelques regrets.

Le quinté gagnant

  • Le dictateur/The great dictator de Charles Chaplin_1940
  • L’ombre d’un doute/Shadow of a doubt d’Alfred Hitchcock_1943
  • Les enfants du paradis de Marcel Carné_1943
  • La dame du vendredi/His girl friday de Howard Hawks_1940
  • Les dames du bois de Boulogne de Robert Bresson_1944

Quelques excellentes pelloches

  • La vie privée d’Elisabeth d’Angleterre/The private lives of Elizabeth and Essex de Michael Curtiz_1939 [parce qu’Errol Flynn en collants, ça ne se refuse jamais]
  • Têtes de pioches/Blockheads de John-G. Blystone_1938 [parce que je ne peux pas résister à Stan Laurel]
  • C’est arrivé demain/It happened tomorrow de René Clair_1943
  • A chaque aube je meurs/Each dawn I die de William Keighley_1939
  • Sergent York de Howard Hawks_1941
  • Falbalas de Jacques Becker_1944

Hors compétition

  • L’espoir d’André Malraux_1938

La curiosité

  • Le retour du docteur X/The return of doctor X de Vincent Sherman_1939 [découvert au cinéma de minuit. Force m’est de reconnaître que je me souviens bien plus des anecdotes que du film de Vincent Sherman où se commettait bien malgré lui, si l’on en croit Patrick Brion, un juvénile Humphrey Bogart]

À la rigueur

  • Femmes/The women de George Cukor_1939 [si on aime les crêpages de chignon et les femmes qui]

Parfaitement oubliables

  • Tarzan trouve un fils/Tarzan finds a son de Richard Thorpe_1939 [ou la fin de l’amour libre et l’apologie de la famille]
  • Orgueil et préjugés/Pride and prejudice de Robert Z. Leonard_1940 [sauf si on aime le jeu empesé en mode balai dans le fondement de Laurence Olivier]
  • Lady Hamilton/That Hamilton Woman de Alexander Korda_1941 [pour le charme de Vivien Leigh. En ce qui concerne Larry, voir ci-dessus]

Supra flops

J’avoue une totale aversion pour la carrière des deux Jeannot, Dréville et Delannoy et leurs films de l’année n’y font pas exception.

  • La cage aux rossignols de Jean Dréville_1944
  • La part de l’ombre de Jean Delannoy_1945
  • L’invité de onze heures de Maurice Cloche_1945 [Comme son nom l’indique]

Je n’ai vu ni Aventures en Birmanie de Raoul Walsh, ni Griffes jaunes de John Huston, ni Boule de suif de Christian-Jaque.

Et je  ne me prononcerai pas sur le Lubitsch de cette année — The shop around the corner — plébiscité par Zoom arrière puisque de mystérieuses circonstances m’ont toujours empêché jusqu’à ce jour de le visionner en entier.

Vivement l’année prochaine !

A suivre…