Eros au cinéma 1/7,5

Ludo’s game.

Et voici donc — en sept rounds et demi — mes réponses à l’investigation de Ludovic de Cinématique. Aujourd’hui, questions 1 à 5. ************

1. Quel est votre plus ancien souvenir d’émoi érotique ayant un lien avec le cinéma ?

Etre confrontée dès le berceau à l’étrange univers de Laurel & Hardy ou aux rêveries égrillardes d’un vagabond ne laisse en général présager rien de bon pour l’avenir…

© Hal Roach Studios

Their first mistake/Laurel et Hardy, bonnes d’enfants de George Marshall_1932

© Roy Export Company Establishment

Sunnyside/Une idylle aux champs de Charlie Chaplin_1918 ************

2. Quels films (un par décennie depuis les années 20) représentent pour vous le summum de l’érotisme ?

Années 20. The wind/Le vent de Victor Sjöström_1928

© MGM

Années 30. The most dangerous game/Les chasses du comte Zaroff de Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel_1932

© RKO Radio Pictures

Années 40. Black Narcissus/Le narcisse noir de Michaël Powell et Emeric Pressburger_1947

© The Archers/Universal

Années 50. The night of the hunter/La nuit du chasseur de Charles Laughton_1955

© Paul Gregory Productions

Années 60. Suna no onna/La Femme des sables de Hiroshi Teshigahara_1964

© Toho film

Années 70. Performance de Donald Cammel et Nicolas Roeg_1970

© Goodtimes Enterprises/Warner Bros Pictures

Années 80. Videodrome de David Cronenberg_1983

© CFDC

Années 90. The adjuster d’Atom Egoyan_1991

© Alliance Entertainment

Années 2000. Masahista/Le masseur de Brillante Mendoza_2005

© Equation/Swift

************

3 et 4. Quel acteur a su vous montrer la plus belle chevelure ?

Gary Oldman. Ce type est infernal, la moindre moumoute lui sied !

© DR – © Warner Bros. Pictures © Lance Staedler – © American Zoetrope

Nonobstant, cette gredine de Dalila n’avait pas tort, rien ne vaut un homme tondu… Ainsi la seule scène foncièrement émoustillante de Natural born killers d’Oliver Stone_1992 est-elle celle où Woody Harrelson se débarrasse de ses boucles blondes en un effarant hommage à un certain colonel Kurtz…

© Warner Bros. Pictures

En conséquence, ce n’est certes pas Francis Ford Coppola qui filme le crâne de Marlon Brando dans un jeu d’ombres et de lumières qui me contredira…

© Zoetrope Studios

Par contre, en ce qui concerne les plus belles bacchantes, personne ne lui arrive à la cheville !

© Jérome Bonnet

************

Les plus beaux pieds ?

Tellement beaux, les pieds de Viggo, qu’il en oublie toujours de finir de s’habiller pour la photo…

© Warwick Saint

************

5. Si tout comme dans La Rose pourpre du Caire, un personnage devait sortir de l’écran et vous accompagner quelques jours avant de disparaître à jamais, qui serait-il?

Je concède le droit à Aragorn/Viggo Mortensen de venir (en compagnie de son cure-dents, et accessoirement de Boromir) m’expliquer en quel honneur une elfe décide de renoncer à l’immortalité pour lui… En échange il aura droit à un shampouinage pointes grasses parce qu’il le vaut bien.

© Fantasy Films

Par contre, je déconseillerais fortement à sa seigneurie de tenter de m’échapper ou je lui rejoue un remake de Jitsuroku Abe Sada/La Véritable histoire d’Abe Sadade Nobor Tanaka_1975 avec Junko Miyashita

© Nikkatsu

************ A jeudi !

© American Zoetrope

************ Et si vous avez raté le début :

6 responses to Eros au cinéma 1/7,5

  1. laurence says:

    J e trouve votre érotisme… polymorphe… et cela me plait bien(les pieds nus… c'est le pied…)Pour Sunny side c'est un hommage de Chaplin à Nijinski Qu'il considérait comme un génie …il faut avouer que le faune dans l'après midi dépasse de loin tout cet érotisme un peu pique-tu-rales…

  2. FredMJG says:

    ToLaurence : Diable, je suis découverte ! et tous ceux qui me croient monomaniaque… 😉
    Le fait est qu'à l'âge où l'on m'a passé les courts métrages de Chaplin il m'était impossible d'épeler le nom de Nijinski mais l'épouvante m'étreint quant à mes passions cinématographiques quand je songe que j'aurais pu le découvrir dans Le sacre du printemps à travers « Coco&Igor » !

    D'un génie à un autre, Charlie en satyre atteignait la quasi-perfection… J'apprécie beaucoup la scène des Temps modernes où il poursuit une petite secrétaire pour lui resserrer les écrous… 😉

    Accessoirement, en ce qui concerne les petons de ces messieurs, je n'ai pas trouvé d'image satisfaisante mais ceux de Patrick Bauchau (entrevus dans La collectionneuse) sont également superbes !

    N'hésitez pas à aller visiter le billet de ce coquin de Ludo si vous souhaitez prendre connaissance de toutes les questions qu'il a posées… et à y répondre si vous le souhaitez. Ça lui ferait bien plaisir je crois ^^

  3. Ludovic says:

    Nous y sommes !

    Je ne connais pas ce film de Roeg, mais aimant bien le cinéaste, je vais tâcher de le trouver ! (et ce Powell magique convient, il me semble, aussi bien à l'érotisme masculin que féminin avec ces femmes presque masquées et cet homme en short, complètement incongru !)

  4. FredMJG says:

    ToLudovic : Ai-je entendu un soupir de soulagement ? 😉

    Il semblerait que Cammel (qui l'a écrit) et Roeg (qui en était directeur de la photo) se soient disputés par la suite la paternité de Performance (paru sous certaines éditions DVD sous le titre de « Vanilla » !?!)… C'est en tout état de cause un excellent film sur le thème du double.

    Quand à David Farrar excitant sans vergogne une armada de religieuse à force poitrail velouté et short en cuir, il est tout bonnement effarant ! de plus, vous avez oublié de parler de ses sandales… 😉
    Je conçois par contre parfaitement que les messieurs soient fort attirés par Miss Kerr.

  5. Ludovic says:

    Elle est d'ailleurs beaucoup plus attirante en religieuse que dans les flash-backs, parce que plus « vraie » en quelque sorte. Et n'oublions pas non plus le vaillant petit cheval de l'effarant Farrar.

  6. FredMJG says:

    ToLudovic : Coquin va ! Et comment vous l'aviez trouvée la Deborah dans Dieu seul le sait avec sa moumoute ? Mitchum en était resté rêveur des années après…
    Effarante cette propension à jouer les religieuses non ? En tout état de cause, c'est la plus exaltée de toutes… Miss Byron n'est finalement atteinte que d'un simple accès de fièvre 😉

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Pingbacks & Trackbacks