Etre [ou ne pas être] dans le bain : la colère

Russell Crowe dans Breaking up de Robert Greenwald_1997 © Warner Bros. France

Ni avec toi, ni sans toi. Ou presque.

Tourné la même année que LA Confidential de Curtis Hanson, Breaking up de Robert Greenwald est une bluette sentimentale plutôt inconséquente sur l’impossibilité notoire d’un jeune couple — Steve/Russell Crowe et Monica/Salma Hayek — de cohabiter en supportant la médiocrité du quotidien malgré une entente sexuelle plus que parfaite ; il est à noter que le degré d’alchimie entre les deux acteurs sur le chemin de la starification avoisine le zéro pointé.

Entre deux tentatives de vie conjugale et quelques échappées très cinéma vérité qui pointent un tantinet l’inanité d’un scénario anémique, chacun se retrouve à nouveau délaissé et terrifié, bien incapable de vivre seul. Quoique la condition de célibataire ait pour Steve quelque intérêt, comme de boire la bière au goulot, roter dans son bain ou insulter copieusement son ex dès la moindre contrariété, par portable interposé.

La vie imitant l’art paraît-il, Russell Crowe, pour ce film qui ne restera guère dans les annales, aura-t-il au moins pu s’exercer tant à l’explosion de colères infantiles qu’au lancer de téléphone.

La légende raconte qu’il ne rate jamais sa cible.

A suivre…