Retour vers le futur : Les 55 de 1947

© Palladium Productions, United Artists, Columbia Pictures Corporation,The archers, Filmsonor, Metro-Goldwyn-Mayer, Warner Bros. Pictures, Twentieth Century Fox Film Corporation, Selznick International Pictures, Majestic Films, Fritz Lang Productions & Twentieth Century Fox Film Corporation
© Palladium Productions, United Artists, Columbia Pictures Corporation,The archers, Filmsonor, Metro-Goldwyn-Mayer, Warner Bros. Pictures, Twentieth Century Fox Film Corporation, Selznick International Pictures, Majestic Films, Fritz Lang Productions & Twentieth Century Fox Film Corporation

1947 dans le viseur de Zoom Arrière.

La machine s’emballe chez Zoom arrière ; nous voici déjà en 1947 …et 477 films sont sortis si l’on en croit la dernière mise à jour d’ Encyclo-ciné. En ayant vu près de 75, et non des moindres, la liste « des films à voir » a une tendance à la rallonge…

La treizaine magnifique

  • Jour de colère/Vredens dag de Carl-Theodor Dreyer_1943
  • Jeux dangereux/To be or not to be de Ernst Lubitsch_1942
  • La dame de Shanghai/The lady from Shanghai de Orson Welles_1947
  • Une question de vie ou de mort/A matter of life and death de Michael Powell et Emmerich Pressburger_1946
  • Panique de Julien Duvivier_1946
  • Le portrait de Dorian Gray/The picture of Dorian Gray de Albert Lewin_1944 [La meilleure adaptation du roman de ce brave Oscar et un George Sanders pervers à souhait. Il faut réévaluer d’urgence l’œuvre d’Albert Lewin]
  • Le grand sommeil/The big sleep de Howard Hawks_1946
  • Le port de l’angoisse/To have and have not de Howard Hawks_1944
  • La poursuite infernale/My darling Clementine de John Ford_1946
  • Rebecca de Alfred Hitchcock_1940
  • Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot_1947
  • La rue rouge/Scarlet street de Fritz Lang_1945
  • and last, but not the least : Péché mortel/Leave her to Heaven de John-M. Stahl_1945 [Comme je l’ai déjà écrit ici, une fin bien moins morale que l’actuel happy-end aurait suffi à mettre ce magnifique mélo bien au-dessus de la mêlée. Quoiqu’il en soit, tout film avec Gene Tierney au générique devrait être déclaré trésor national].

Les fashion victims

  • Les tueurs/The killers de Robert Siodmak_1946 [Ava et sa robe noire — sans compter qu’elle sait aussi bien ramper que la Rita de Shanghai]
  • Gilda de Charles Vidor_1946 [Rita, sa chevelure et son gant]
  • Le facteur sonne toujours deux fois/The postman always rings twice de Tay Garnett_1946 [Lana et son petit ensemble estival immaculé]
  • L’emprise du crime/The strange love of Martha Ivers de Lewis Milestone_1946 [Barbara, ses yeux revolver et la fossette de Kirk]
  • Le Château du dragon/Dragonwyck de Joseph L. Mankiewicz_1946 [Gene, ses fanfreluches et Vincent Price, est-il nécessaire d’en dire plus ?]
  • Indiscrétions/The Philadelphia story de George Cukor_1940 [Miss Kate et ses accessoires, Cary & James]
  • Tueur à gages/This gun for hire de Frank Tuttle_1942 [Veronica et sa mèche]

La découverte tardive [mais ô combien étonnante]

  • Le démon de la chair/The strange woman de Edgar George Ulmer_1946

Les classiques

  • Casablanca de Michael Curtiz_1942
  • Les plus belles années de notre vie/The best years of our lives de William Wyler_1946 [Quoique je confesse une nette préférence pour le Curtiz]

Hors compétition

  • Les bourreaux meurent aussi/Hangmen also die de Fritz Lang_1943
  • Paisa de Roberto Rossellini_1946

Les bizarreries

  • Angoisse/Experiment perilous de Jacques Tourneur_1944 [Une atmosphère extraordinaire, une Hedy Lamarr qui ne l’est guère moins et malgré une impression d’inachevé, une fausse fin ouverte et une étrangeté constante. A réévaluer]
  • Le signe du cobra/Cobra woman de Robert Siodmak_1943 [Découvert dans un coffret, flanqué de deux fabuleux films noirs — Phantom lady (voir 1946) et The killers —, une étrangeté exotique à découvrir]

Le trio walshien

  • Une femme dangereuse/They drive by night de Raoul Walsh_1940
  • La grande évasion/High sierra de Raoul Walsh_1941
  • La charge fantastique/They died with their boots on de Raoul Walsh_1941 [Et c’est bien parce que c’est Raoul et qu’il y a Errol, parce que franchement oser porter au pinacle ce boucher de Custer et ses hommes, pouah !]

Quelques excellentes pelloches

  • L’aigle des mers/The sea hawk de Michael Curtiz_1940
  • Le cygne noir/The black swan de Henry King_1942 [Casting de folie et nettement plus rigolo que le volatile anorexique de Aronofsky]
  • Jack l’éventreur/The lodger de John Brahm_1943
  • Hellzapoppin de Henry-Codman Potter_1941
  • Antoine et Antoinette de Jacques Becker_1946 [Le charme à l’état pur, à chaque vision]
  • La double enigme/The dark mirror de Robert Siodmak_1946 [Une bizarrerie psy avec une double Olivia de Havilland tout à fait étonnante]
  • Un cœur pris au piège/The Lady Eve de Preston Sturges_1941
  • La lettre/The letter de William Wyler_1940 [Le Bette Davis trop chienne de l’année]
  • Hantise/Gaslight de George Cukor_1944 [Ingrid, Hitchcockienne en diable, est bien plus crédible ici que chez Sam Wood]
  • Le poison/The lost week-end de Billy Wilder_1945
  • Les deux légionnaires/Beau Hunks de James-W. Horne et James Parrott_1931 [Raison 1 : Laurel. Raison 2 : Hardy]
  • Le diable au corps de Claude Autant-Lara_1946
  • L’homme de la rue/Meet John Doe de Frank Capra_1941 [Le couple Cooper/Stanwyck à retrouver derechef l’année suivante chez Hawks]
  • Le fantôme de l’opéra/The phantom of the opera de Arthur Lubin_1943 [Même si mon adaptation préférée est la version Hammer, ici, il y a Claude Rains et c’est une raison amplement suffisante]
  • Les naufrageurs des mers du Sud/Reap the wild wind de Cecil B.De Mille_1942
  • Le roman de Mildred Pierce/Mildred Pierce de Michael Curtiz_1945 [Oublions Joan et admirons Ann Blyth]
  • Une nuit à Casablanca/A night in Casablanca de Archie Mayo_1946
  • En marge de l’enquête/Dead reckoning de John Cromwell_1946 [Un bon Bogart]
  • Feux croisés/Crossfire de Edward Dmytryk_1947
  • Cape et poignard/Cloak and Dagger de Fritz lang_1946
  • Le chevalier de la vengeance/Son of fury de John Cromwell_1941 [Ce film mériterait d’être dans la case ci-dessous s’il n’y avait Miss Tierney en indigène — voir plus haut — et Sanders en malfaisant. Un must !]

Les franches rigolades

  • La maison des sept péchés/Seven sinners de Tay Garnett_1940 [Marlène se nomme Bijou et John Wayne badine (!!)]
  • Arènes sanglantes/Blood and sand de Rouben Mamoulian_1941 [Tyrone Power en habit de lumière, non mais franchement… Quelle (excellente) blague !]

Les gros mélos des familles

  • Une femme cherche son destin/Now, voyager de Irving Rapper_1942 [Bette jesaistoutjoueretjeveuxetrepartout Davis]
  • La valse dans l’ombre/Waterloo Bridge de Mervyn Le Roy_1940

À la rigueur

  • Quel pétard !/Great guns de Monty Banks_1941 [Encore Laurel, toujours Hardy. L’armée moins drôle que la légion]
  • Le trésor de Tarzan/Tarzan’s secret treasure de Richard Thorpe_1941 [Mais Patrick Brion n’en pense que du bien]
  • Le chant du Missouri/Meet me in St. Louis de Vincente Minnelli _1944 [Mais je ne suis pas férue de comédie musicale, il me faut bien l’avouer]
  • Voyage au pays de la peur/Journey into fear de Norman Foster et Orson Welles_1942 [Avec Welles et Cotten, on est en droit d’attendre bien mieux]
  • Henry V de Laurence Olivier_1944 [Si l’on aime l’Old Vic sur grand écran]
  • Bambi de Dave Hand_1942 [Idéal si l’on souhaite définitivement traumatiser ses mioches. Ensuite, PanPan… ben, pan !]
  • Le silence est d’or de René Clair_1946 [Faut aimer Maurice Chevalier]
  • Quatre pas dans les nuages/Quattro passi fra le nuvole de Alessandro Blasetti_1942 [Par contre, si vous souhaitez rire, vous pouvez vous offrir un double programme avec l’inénnarrable Les vendanges de feu/A walk in the clouds de Alfonso Arau_1995]

Parfaitement oubliables

  • Le diable s’en mêle/The devil and Miss Jones de Sam Wood_1941 [A ne pas confondre avec The devil and Mrs Jones, nettement plus imaginatif]
  • Pour qui sonne le glas ?/For whom the bell tolls ? de Sam Wood_1943 [Excepté pour le maquillage outré d’Ingrid en espagnole (!) et parce qu’elle a été immortalisée avec Gary dans le morphing du générique du Cinéma de minuit]
  • Copie conforme de Jean Dréville_1946 [Louis Jouvet fait bien mieux chez Clouzot]
  • 10 petits indiens/And then there were none de René Clair [Une adaptation plutôt appliquée d’Agatha Christie, quelques cabotins et un invraisemblable happy-end. A oublier donc]
  • Franc jeu/Honky Tonk de Jack Conway_1941 [Y a Gable et Turner. Bon. On est content pour eux. Question alchimie, ils repasseront]
  • La vie passionnée des sœurs Brontë/Devotion de Kurt Bernhardt_1943 [Un casting long comme le bras, un ennui insondable]
  • Les cloches de Sainte-Marie/The bells of St. Mary’s de Leo McCarey_1945 [J’ai déjà causé en 1946 du peu d’intérêt que m’inspirait Bing Crosby]

Au secours !

  • Fantômes en vadrouille/Hold that ghost de Arthur Lubin_1941 [Abbott et Costello me file la petite vérole]
  • Le chant de Bernadette/The song of Bernadette de Henry King_1943 [Non mais, cette folle de son corps de Jennifer Jones en Bernadette Soubirous, j’en ris encore, permettez]
  • Monsieur Vincent de Maurice Cloche_1947 [Le film hagiographique et bien pensant à vomir d’ennui]

A mettre sous le coude en vue d’une pré-retraite cinématographique, Les Raisins de la colère/The grapes of wrath de John Ford_1940 que je désespère de voir un jour sur grand écran, dans une copie restaurée (si possible, merci).

A noter qu’un film de 1946 intitulé Ploum ploum tra la la, signé Robert Hennion et interprété par Paulette Dubost et Saturnin Fabre ne doit pas être piqué des hannetons. Si quelqu’un a une copie, qu’il soit généreux et partage la chose.

A l’année prochaine !

Ava, Rita, Lana © Mark Hellinger Productions, Columbia Pictures, MGM

Si vous avez raté le début :

A suivre…

12 responses to Retour vers le futur : Les 55 de 1947

  1. foxart4 says:

    Putain quelle année quand même !!!
    Avec de tels niagaras de chefs d’œuvre on en viendrait presque à souhaiter une nouvelle guerre mondiale rien que pour le ciné d’après-guerre !!!

    Content de voir Une question de vie ou de mort dans ta treizaine !
    Un film que j’ai découvert tardivement et qui m’a grave déchiré la race de ma mère la teupu !!!

  2. Orlof says:

    Je ne reviendrai pas sur cet excellent (as usual !) palmarès encore que nous pourrions pinailler (Powell/Pressburger… Mhouais… Pas le meilleur).
    En revanche, je viens ici en preux chevalier pour prendre la défense des youpitants Abbott et Costello, team comique ringard assez délicieux pour les amateurs de nanars antédiluviens que je suis. J’ai relu l’extraordinaire dossier signé JP. Bouyxou sur le thème, paru dans feue la « Revue du cinéma » et j’ai désormais l’envie irrépressible, outre les deux nigauds que tu cites, de découvrir les films des 3 Stooges ou des inénarrables Franco et Ciccio…

    • FredMJG says:

      Tss tss tsss on ne dit pas du mal d’A matter of life and death vu qu’il a toute ma tendresse, étant le premier film que j’ai découvert du duo (merci Claude Jean Philippe). Je ne dis pas que c’est le meilleur de leur œuvre (on va rigoler dans deux ans non ?), simplement qu’il fait partie de mes super préférés de la mort qui tue des sorties de 1947.
      Quant aux nigauds, regarde de préférence leur rencontre avec Karloff ou avec Bela. Je leur préfère les 3 stooges mais j’idolâtre les Marx. Nul n’est parfait.

  3. Vincent says:

    Effectivement, sacrée année ! Je crois d’abord qu’il va falloir que je découvre enfin ce film de Dreyer (quel trou dans ma culture). Sur Powell-Pressburger, je suis tout à fait d’accord, ce film est délicieux. Abbott et Costello, j’ai du mal parce que c’est filmé par dessus la jambe. Et j’ajoute pour le bon Docteur que les films avec Franco et Ciccio, c’est du sévère. Rien de tout cela ne saurait se comparer aux Marxisme triomphant.
    Sur Gene, je viens juste de découvrir ce somptueux mélo noir et je crois être assez d’accord avec ta conclusion. Hélas, j’ai aussi mis la main sur un film où elle est atroce (vraiment), mais la pauvre était bien jeune et elle n’est pas la seule à être mauvaise : c’est « La reine des rebelles », bientôt sur Inisfree 🙂
    Un mot sur « Pour qui sonne le glas » que je n’ai pas revu depuis longtemps mais dont j’ai un bon souvenir. Coopper quand même, avec sa mitrailleuse et ses explosifs, c’est Coburn avant l’heure.
    Un mot enfin sur le Ford pour lequel je comprends ton exigence. Moi je l’ai découvert chez ce cher Claude Jean Philippe et c’était bien. Déjà.

    • FredMJG says:

      Diable ! CJP a passé Les raisins et ils m’ont échappés ?! Enfer et errance éternelle.
      Ou sinon dans mes bras pour le reste.
      La reine des rebelles, c’est le machin avec Randolph Scott ? Je ne l’aime pas trop dans les westerns. Le noir lui sied si bien.

  4. Orlof says:

    Je me doute que les films de Franco et Ciccio doivent être gratinés : c’est pour cela que je rêve de les voir.
    Ceci dit, je suis bien d’accord avec vous deux : rien ne vaut les frères Marx !

  5. CH says:

    Désolé, pas d’accord avec le McCarey, I. Bergman déguisé en nonne qui apprend au petiot à se défendre dans la cour de récré… C’est une bizarrerie du cinéma mais tellement inoubliable de part le déclenchement émotif…

    • FredMJG says:

      Comme je l’ai indiqué, il suffit que Bing soit au générique pour que je regarde ailleurs. De plus, beaucoup de ces films ont été vus fort jeune, et de tous temps, les nonnes ne m’ont jamais inspirée (cette brave Deborah Kerr étant l’exception qui confirme la règle mais tout ça est encore de la faute de Bob)

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