Toi, le venin. C’est, entouré de la vénéneuse Carla Gugino*, Adam Arkin, Jesse Spencer et Clifton Collins, que le photographe Greg Williams a expérimenté une nouvelle caméra digitale pour son premier court-métrage Tell-tale, un fort curieux mélange d’érotisme soft mâtiné des mystères narrés par Edgar Allan Poe.
Après avoir dirigé en 1952 Marilyn Monroe dans un de ses rares rôles dramatiques (Troublez moi ce soir/Don’t bother to knock) et réalisé en Espagne en 1961 l’inénarrable western gay The singer not the song, Roy Ward Baker* rentra à Londres œuvrer sur quelques psychédéliques séries télévisées, The avengers/Chapeau melon et bottes de cuir, Département S ou Jason King entre autres.
Pour un peu, et sans y prendre garde, on lui refilerait bien le bon dieu sans confession à ce saint homme qui souffre tant pour son art.
Oyez, oyez !
Du 14 au 17 octobre 2010, les courts métrages investissent la capitale — et plus précisément le Cinéma des cinéastes — pour la 6e édition du Festival International Paris Courts Devant, soit des œuvres venues de tous horizons et classées en six thématiques.
Panorama. Carte blanche — fort éclectique — a été offerte vendredi soir par le Forum des Halles à Sacrebleu Productions (société spécialisée dans le court, l’animation et le documentaire) qui a vu son travail récompensé en 2010, et par la palme d’or du court-métrage décernée en mai à Serge Avédikian pour Chienne d’histoire, et par le Prix Procirep du meilleur producteur au festival de Clermont-Ferrand.
Relever le gant. Elle a une sacrée poigne La Yuma et elle cogne dur. Avec son caractère bien trempé et son humeur chatouilleuse, mieux vaut ne pas la chercher.
Home sweet home. Chair Amie de Pierre Adrien_2009 a eu l’insigne honneur de débuter la compétition de programme courts de L’Etrange Festival 2010.
Il aura été insinué tout, et jusqu’au n’importe quoi, au sujet des étranges rapports qu’entretient Sherlock Holmes avec le brave mais parfois équivoque docteur Watson ou sa logeuse, Mrs Hudson.
Triple je(u). Marie (délicieuse Monia Choukri) et Francis (Xavier Dolan himself toujours affublé de ses charmantes petites quenottes) sont les meilleurs amis du monde. Marie aime les jolis garçons, et notamment Nicolas (Niels Schneider), croisé lors d’une soirée. Ça tombe merveilleusement bien car son bon copain Francis aime aussi les garçons et sa rencontre avec l’androgyne casqué d’invraisemblables boucles blondes lui a fait chavirer le cœur avec la même violence.
Gare aux Balkans ! Captifs est un conte à vous dégoûter de vous lancer dans l’action humanitaire…
Creux ennui. Amis scatos, bonjour…
Irréversible. Les histoires d’amour finissant mal en général, Backwards (A l’envers) d’Aaaron Hughes_2009 ne déroge pas à la règle.
D’origine viking, Eric Northam/Alexander Skarsgård est âgé de plus de 1000 ans, règne sur une secte aux mœurs étranges réfugiée en Louisiane, tient un bar/lupanar, est d’une invraisemblable coquetterie, convoite la femme de son confrère et bâfre comme un goret.
Planète interdite. Un montre sanguinaire sévit sur une planète hostile…
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas.
Bloody Christmas. Réalisé en 2008 avec quatre bouts de ficelle et une bonne humeur contagieuse par Jason Eisener, Treevenge a été présenté dimanche à L’Etrange Festival avant la projection de L.A. Zombies de Bruce La Bruce et mis les spectateurs en joie.
Déviances. Les festivités ont donc débuté pour moi vendredi en fin de soirée avec Bedevilled de Jang Cheol-Soo_2010 et se sont poursuivies hier en compagnie du toujours inénarrable Alejandro Jodorowski exposant son décryptage psycho-chakra-sexuel du Magicien d’Oz/The wizard of Oz de Victor Fleming_1939 ; le clou du spectacle ayant été atteint lorsque le bonhomme se fourvoya sur le film présenté, soit Larmes de clown de Victor Sjöström en lieu et place de The unknown, chef d’œuvre du duo Browning-Chaney et référence implicite de Santa Sangre_1989.
Blog Day 2010. Seconde édition pour moi (cf. ma sélection 2009) certes, mais cinquième anniversaire de cette sympathique entreprise consistant à choisir cinq sites et dispenser leur bonne parole hors sentiers (re)battus.
Afflictions. Cela fait un sacré bout de temps que Nick vit d’expédients et se noie dans l’alcool… Toute une vie, sans nul doute possible. Avec une mère ivrogne et violente (pléonasme ?), a-t-on vraiment le choix. Oui, sans doute si l’on ne développe aucun sentiment de culpabilité devant les saloperies que vous fait la vie, ou d’humanité pour le sort de ses semblables.