En attendant Švankmajer. Les Frères Quay ont fait gigoter un couple de poulets plumés tandis qu’un Peter Gabriel hilare se déhanchait en stop motion pour le clip Sledghammer_1986 et sont notamment — entre deux films d’animation* — les réalisateurs du long métrage L’Accordeur de tremblements de terre/The piano tuner of earthquakes, adaptation fort libre de L’invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares.

Sciences et sexe. Après le succès remporté par Green porno, Isabella Rossellini — toujours aussi obsédée par les coutumes sexuelles des petites bébêtes — a entrepris l’écriture et la réalisation d’une nouvelle série scientifique intitulée Seduce me, consacrée aux rituels de séduction et accouplements de bestioles aussi diverses que la punaise de lit, le canard ou la seiche.

Après avoir dirigé en 1952 Marilyn Monroe dans un de ses rares rôles dramatiques (Troublez moi ce soir/Don’t bother to knock) et réalisé en Espagne en 1961 l’inénarrable western gay The singer not the song, Roy Ward Baker* rentra à Londres œuvrer sur quelques psychédéliques séries télévisées, The avengers/Chapeau melon et bottes de cuir, Département S ou Jason King entre autres.

Panorama. Carte blanche — fort éclectique — a été offerte vendredi soir par le  Forum des Halles à Sacrebleu Productions (société spécialisée dans le court, l’animation et le documentaire) qui a vu son travail récompensé en 2010, et par la palme d’or du court-métrage décernée en mai à Serge Avédikian pour Chienne d’histoire, et par le Prix Procirep du meilleur producteur au festival de Clermont-Ferrand.

Triple je(u). Marie (délicieuse Monia Choukri) et Francis (Xavier Dolan himself toujours affublé de ses charmantes petites quenottes) sont les meilleurs amis du monde. Marie aime les jolis garçons, et notamment Nicolas (Niels Schneider), croisé lors d’une soirée. Ça tombe merveilleusement bien car son bon copain Francis aime aussi les garçons et sa rencontre avec l’androgyne casqué d’invraisemblables boucles blondes lui a fait chavirer le cœur avec la même violence.

La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n'en a pas.