Oyez ! Oyez !

Et de 3 ! Du 11 au 17 juin le festival de cinéma franco-(afro)américain investit pour sa 3e édition sept cinémas des Champs Elysées sous la présidence de Jacqueline Bisset (Hommage lui est rendu avec la projection le 17 juin de Riches et célèbres/Rich and famous de George Cukor_1981) et Bertrand Tavernier, avec cette année, un programme chargé et la visite de cette bombasse pleine de poils de Keanu Reeves, mais aussi d’Agnès Varda, Whit Stillman et Mike Figgis, entre autres.

[...] Les éloges sur Coutinho et sur son travail sont plus que justes. Il ne fut pas seulement le plus grand documentariste de l’histoire du cinéma brésilien, mais aussi un des cinéastes les plus importants du cinéma contemporain à l’échelle du monde entier.

De l’exil, de la présidence, de la samba et un cauchemar éveillé. Je débute le week-end avec une excellente résolution, celle d’essayer le grand chelem, soit cinq films d’affilée sans tomber raide.

Ballon rond, fièvre de l’or et deuil impossible. Je retrouve la belle salle de L’Arlequin pour une (excellente) journée fictions. Un petit café entre chaque film et je résiste fermement à la tentation de goûter aux petites douceurs brésiliennes proposées au bar…

Ouverture manquée, danse, favela et nouveau western. En avant toute ! Pour sûr, un festival qui débute le 1er avril a tout l’air d’une bonne blague. Cependant les coups d’état ne s’embarrassant guère du calendrier, celui qui s’abattit sur le Brésil en 1964 eut tout loisir d’y faire son nid douillet durant près de vingt ans.

Je t’aime, moi non plus. Qui oserait encore, après L’impitoyable lune de miel, Mondo Plympton ou Les mutants de l’espace demander qui est Bill Plympton ? A l’heure où Hayao Miyazaki prend une retraite bien méritée après un ultime chef d’œuvre, la disparition de Satoshi Kon et les Monty Python désormais aux abonnés absents, la sortie d’un nouveau film de cet impudent vétéran de l’animation a l’effet d’un gaz hilarant fort bienvenu.

Je préfère être seul pour regarder un film, pareil pour les matchs de foot. Je ne suis jamais allé au cinéma avec une fille. Pendant longtemps, je ne suis allé nulle part avec une fille d'ailleurs. De toute façon, j'ai toujours considéré qu'un bon film valait mieux qu'une bonne pelle.

Gustave Kervern

[© Première n°446_avril 2014. Rubrique Le film qui... Propos recueillis par Stéphanie Lamome]

Je ne crois pas aux dialogues de cinéma. Selon moi, le cinéma est essentiellement un art de l'observation. Ça passe par le regard et la réflexion sur ce qu'on regarde.

Je la* chéris entre toutes les actrices. Charmante et candide, d'une beauté qui faisait mal aux dents, elle avait une fêlure qu'elle ne cachait pas. Elle ouvrait la porte sur un ailleurs imprévu, elle dérangeait le réel, transgressait la norme du comédien.

Jean-Pierre Marielle

Le grand n'importe quoi © Calmann-Lévy

* Gene Tierney.

Le grand nimporte quoi