Fantomette et les mystères de Hong-Kong. Première collaboration entre la Shaw Brothers et le coréen Chung Chang-Wha (voire parfois même Cheng Chang-Ho) qui y signera quelques années après le méchamment burné La main de fer, La diablesse aux mille visages — délirante comédie menée tambour battant — est surtout l’occasion de dévoiler lors de moult bagarres la superbe plastique de ses deux actrices principales, Pat Ting Hung et Tina Chin Fei, virtuoses du lancer de gambette et du salto arrière.

A l’ombre de la Grande Mosquée. Younes (Tahar Rahim, qui craquerait bien de temps à autre les coutures d’un costume trop étriqué) émigré algérien pas pratiquant pour deux sous et adepte du marché noir dans le Paris de l’Occupation, se fait épingler par la charmante police du coin (Bruno Fleury, plus pétainiste que le maréchal, arbore une petite moustache des plus facétieuses et en fait des tonnes dans l’ignominie) après une bien mauvaise action, avoir troqué deux paquets de clopes contre un magnifique instrument de musique que lui abandonne en désespoir de cause un vieux compatriote.

Voici un nouveau rendez-vous — que j’espère régulier — aux fins que ceux qui ne sont pas sur Twitter puissent également profiter de quelques liens cinématographiques ou autres glanés deci delà (Non ! il n’y aura rien sur le match France-Angleterre qui a envahi ma TL en cette matinée morose, mais je suggère à tous les amoureux de rugby de se rendre presto sur le blog Rencontres à XV pour plus amples informations).

L’ange exterminateur. La cloche de l’enfer, sous ses oripeaux de conte mi-fantastique mi-horrifique, est avant tout une critique sulfureuse du régime franquiste. Le tournage fut endeuillé par l’accident tragique qui coûta la vie à son jeune réalisateur, Claude Guérin, qui chut — ou sauta, le mystère reste entier — de l’impressionnant clocher de l’église galicienne, décor récurrent du film. Ce dernier fut alors achevé selon différentes sources par Juan Antonio Bardem, assisté du scénariste Santiago Moncada.

Danse avec les ninjas. Produit par la Nikkatsu, sous le label Sushi Typhoon — Sa mission : réaliser des films foufous avec 3 yens, voire moins — Alien vs. Ninja ne ment pas sur la marchandise. Il y a des ninjas en goguette et de l’alien carnassier qui s’écrase sur terre, non loin d’une rencontre impromptue entre deux factions.

Les dingos sont de sortie. Un homme à l’air effrayé (Martin Landau nettement plus allumé que dans Cosmos 1999) pénètre dans un snack bar. Le cuisinier s’est fait la tête de Donald Pleasence et, un grand hachoir à la main, se précipite pour l’ouvrir en deux le prenant pour un quartier de bœuf. Martin pousse des cris d’orfraie et se réveille. Ça n’était qu’un mauvais rêve. Ouf !

Sushi teub. Dans un salon de massage qui ne paie pas de mine et où les prestations sont à la portée de toutes les bourses — jeu de mot — un client plus que satisfait du service n’en peut plus de joie lorsque son hôtesse décide de déguster son membre triomphant à la manière d’un sushi roll*. Mais la dame a grande faim semble-t-il et l’homme expire dans un orgasme sanglant.

Bienvenido a San Miguel : narcos, bling-bling e decapitación. Ay, caramba ! Le gouvernement mexicain n’a semble-t-il guère été heureux de la contribution de Luis Estrada aux agapes prévues pour la célébration des 200 ans de l’indépendance et du centenaire de la révolution, car l’ingrat, bien qu’ayant encaissé quelques pesos de ses bienfaiteurs aux fins de mener à bien son projet, ne leur en a pas moins retourné un gros glaviot dans la face en guise de remerciements.