Sous les étoiles du Grand Rex. Le palmarès est connu, certes, et question long-métrages, a fait la part belle au cinéma français de genre (Effet boomerang des derniers événements ?) mais ont surtout été récompensés deux réalisateurs iconoclastes, construisant une œuvre personnelle sur le (trop) long cours — chacun a mis 10 ans à faire son second long métrage — et partageant à l’occasion un même producteur, Jérome Vidal, présent lors du PIFFF. Côté courts, c’est autant l’humour que l’amour qui ont séduit les jurys.

En attendant le Journal de bord du PIFFF 2015. Après les tragiques événements qui ont secoué la capitale, il était essentiel de lutter contre l’envie de se cloitrer chez soi et de se réfugier sous la couette. Important aussi, envers et malgré tout, que les festivals continuent — comme Un état du monde… et du cinéma au Forum des Images qui a respectueusement fermé ses portes le week-end pour les rouvrir ensuite à tous spectateurs désireux d’aller à la rencontre de réalisatrices tunisiennes et de cinéastes cubains — ou soient maintenus.

Droits humains à l’honneur et courts métrages en compétition. La 6e édition du Festival Cinéma & Droits Humains, qui honorait cette année l’écrivain et blogueur Raif Badawi, s’est achevée sur l’excellent quoiqu’éprouvant — tant le mépris, l’impudence et le machisme bas du bulbe des bourreaux sont insupportables — documentaire Burden of peace de Joey Boink & Sander Wirken consacré à la lutte menée contre l’impunité par la première femme procureur général du Guatemala, Claudia Paz y Paz ; projection qui précédait la cérémonie de clôture, quatre prix devant récompenser les courts métrages en compétition.

Oyez ! Oyez !

Le FFCP 2015 sera à peine achevé que débutera ce mercredi 4 au Reflet Médicis la 6e édition du Festival Cinéma & Droits Humains et ce, jusqu’au 10 novembre. Soit 7 soirées consacrées aux droits humains selon les thématiques chères à Amnesty International : Dignité • Fraternité • Humanité • Liberté.

Oyez, oyez !

Rituel de rentrée oblige, L’Étrange Festival prend ses quartiers au Forum des Images du 3 au 13 septembre 2015, et histoire de ne guère perdre de singulières habitudes, le programme est particulièrement fourni cette année de films mortifères, curieux, surprenants et ô surprise, la Nuit de l’étrange revient pour le bonheur des noctambules amateurs de bizarreries en tous genres.

La rubrique fait son grand retour ! Après une longue absence — l’épisode #18 date d’octobre dernier —, une actualité invivable, moult événements et une villégiature inconstante sur ma timeline, il est plus que temps que le cinéma retrouve ses marques, fussent-elles compressées en 140 signes. 

Du lauréat sexy, des serial-killers et un ogre. Le plus difficile dans un festival est d’essayer de faire en sorte de ne pas se tromper de film — argh ! ce choix que l’on maudit parfois en entendant parler avec enthousiasme les sortants d’une salle adjacente ! — et de tenter, surtout ici au FFCP, d’en voir un maximum (manie de cinéphage qui se respecte).

Une vie de chien. Impersonation de Kim Bo-young_2013, présenté au Festival du Film Coréen à Paris 2014 où l’animation s’est taillée la part du lion de la compétition cette année, est un très court-métrage où, en moins de 2 minutes et par la grâce d’un trait naïf et d’un humour fripon, tout est dit des affinités électives.