Festival Paris Cinéma [29/06/12 — Journal de bord 1] : Jeff Mills, André Sauvage & Herman Yau

C’est parti ! Si l’ouverture « officielle » du Festival Paris Cinéma a eu lieu hier soir avec la projection en avant-première d’Holy motors de Leos Carax [et un p’tit pince-fesses à la Mairie de Paris où j’ai retrouvé Jérome — qui sera notre guide spirituel durant tout le festival — et les autres membres du Jury, Valérie, Anna, Noémie et Chris], les hostilités débutent réellement avec une nuit blanche placée cette année donc, sous le signe de Hong-Kong.Read more

HOLY MOTORS de Leos Carax

Monsieur rêve de formes oblongues (air connu). 2012 est manifestement le temps des limousines, longs cercueils qui roulent silencieusement, destinés semble-t-il à protéger d’esseulés passagers du monde extérieur. Mais si le juvénile héros de Portrait en vieux con suffisant Cosmopolis de David Cronenberg était déjà mort, bien confit dans sa virtualité, le protagoniste d’Holy Motors — Monsieur Oscar — part à la rencontre de tous les univers envisageables, dut-il à chaque fois les secouer un brin pour les ranimer. PourRead more

Festival Paris Cinéma [10e édition] Les films

Oyez ! Oyez ! Comme chaque année, depuis 2003, Paris s’offre son festival à l’orée de l’été, du 29 juin au 10 juillet. En vue de fêter dignement ce 10e anniversaire, un alléchant programme a été concocté pour le bonheur des cinéphiles et/ou amoureux de l’Asie. Car Hong Kong est à l’honneur certes — et les nuits y seront palpitantes en compagnie notamment de Johnnie To —, mais ceux qui n’auront pu se déplacer à Cannes ou se rendre auxRead more

QUAND SATANA EMPOIGNE LE COLT [Manos torpes] de Rafael Romero Marchent

Fatum. Comme ce fut le cas pour Tire, Django, tire, le titre français de Manos torpes (soit, les mains malhabiles) est des plus fantaisistes puisqu’il n’y a pas l’ombre d’un Sa(r)tana qui tienne. Cette mauvaise plaisanterie mise à part, le film de Rafael Romero Marchent se révèle une excellente découverte. Le possesseur de ces fameuses mains gauches se nomme Peter. Jeune homme charmant, bien fait de sa personne et fort gentillet, Peter est bonniche à tout faire dans un ranchRead more

TIRE, DJANGO, TIRE de Bruno Corbucci

Fils de personne. Il est certain que Spara, Gringo, spara (Inutile de chercher Django, il est aux abonnés absents et son patronyme n’a été utilisé que pour de basses raisons commerciales), signé Bruno Corbucci, souffre du rapprochement avec les réussites westerniennes du grand frère Sergio.Read more

LOCK OUT de Stephen St. Leger et James Mather

Escape from MS One. Seul contre 500… où est le problème ? nous apostrophe pince-sans-rire la baseline de Lock out, film écrit et réalisé à quatre mains par James Mather et Stephen St. Leger, d’après — rions un peu — une idée de Luc Besson. Bah ! Dans la mesure où, en 1997, un certain borgne a échappé à une ville entière, puis s’est payé le luxe d’éteindre la planète en 2013, rien ne peut plus nous surprendre. Hors donc, queRead more

FLEURS DE PAPIER de Guru Dutt

Écrit sur du vent. Mélodrame insensé — et accessoirement connu pour être le premier film indien en cinémascope —, Fleurs de papier est considéré comme le chant du cygne de Guru Dutt, réalisateur écorché vif, au pessimisme latent, se torturant inlassablement de questions existentielles et vivant par ailleurs une relation extraconjugale conflictuelle avec son actrice principale. Ironiquement, c’est sa propre épouse qui fut engagée pour interpréter les airs tragiques dédiés à son héroïne.Read more

LES HOMMES LIBRES d’Ismael Ferroukhi

A l’ombre de la Grande Mosquée. Younes (Tahar Rahim, qui craquerait bien de temps à autre les coutures d’un costume trop étriqué) émigré algérien pas pratiquant pour deux sous et adepte du marché noir dans le Paris de l’Occupation, se fait épingler par la charmante police du coinRead more

DE BON MATIN de Jean-Marc Moutout

Bienvenue dans le monde du réel. De bon matin, Paul (Jean-Pierre Darroussin, hallucinant) se lève, comme d’habitude, se brosse consciencieusement les dents, revêt un beau costume, noue soigneusement ses lacets et avant de partir, embrasse son épouse endormie (Valérie Dréville, parfaite).Read more