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Festival du Film Vietnamien de Saint-Malo [1/07/2014 — Journal de bord 1] : Bùi Thạc Chuyên & Trần Anh Hùng

In Bùi Thạc Chuyên, Cinéma, Drame, Festival, Festival du Film Vietnamien, Romance, Trần Anh Hùng, Vietnam on 27/07/2014 at 14:47
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Festival hors des murs parisiens, première !

Après moult (més)aventures, et quelque peu poussée au *** par la taulière de Shunrize tout autant que par l’accueil charmant de l’équipe du Festival du Film Vietnamien qui est venu pour sa première édition garer ses jonques dans le port de Saint-Malo, je me suis enfin décidée à quitter la capitale pour six jours de vacances et de dépaysement cinématographique.

Du jour au lendemain, après avoir trainaillé des pieds pendant des semaines, j’avais mes billets, ma réservation et mon sac de prêts. Après une évidente nuit blanche, je suis arrivée à la gare 126 minutes plus tôt et j’eus la joie ineffable d’apprendre que mon train serait bien à l’heure, lui.

Bien installée dans un wagon à moitié vide, j’eus bientôt la surprise de voir débarquer deux cadres plus très dynamiques au bord de la crise de nerfs qui, après nous avoir abreuvé de détails chiffrés à donner le tournis sur la présentation que l’un d’eux se promettait de défendre ardemment à Rennes, s’endormirent de concert… et l’angoissé ronfla comme un sonneur au grand désespoir de mes voisines dont les mimiques effarées firent mes délices jusqu’à ce que nos lascars se réveillent et partent vers leur destin. Ayant jeté un dernier œil torve sur l’affiche SNCF informant les passagers de leur obligation d’être urbains en collant leur smartphone sur vibreur, je pus enfin me débarrasser de mes écouteurs où AC/DC détruisait consciencieusement mes tympans sur leur highway to hell et continuer joyeusement d’avancer mon boulot (Note à moi-même : retrouver dans les plus brefs délais, et le MacBook Air que je me suis trimballé tous les jours comme une nigaude pour des prunes, et les quelques mots grattés sur le film d’Amenabar).

Les malouins sont accueillants — Chapitre 1 © FredMJG

Les malouins sont accueillants — Chapitre 1 © FredMJG

En route pour 1969 [Teaser]

In Cinéma, Rétrospective, Top on 22/07/2014 at 18:16

The Party organisée par Blake Edwards pour les 10 ans du Journal cinéma du Dr Orlof en 1969 © The Mirisch Corporation

J’ai promis* dans un moment d’égarement — non Jean-Pierre, pas ce moment-là — au fondateur de Zoom arrière que je lui gratterais un édito pour 1969.

Trois semaines que je flippe. Étant actuellement partisane de la culture des baobabs en terrains infertiles, rien n’est encore écrit, à part quelques interviews de ci delà mais mon tableau étoilé est rendu. Et croyez-moi, quelques insomnies plus tard, je peux vous affirmer qu’il y aura plus d’étoiles dans ma colonne que ces dernières nuits dans le ciel de Paris. Pour dire les choses simplement, j’ai 20 premiers. Évidemment, s’il était possible de mettre 5 étoiles, la liste serait réduite à disons, une dizaine. Avec 6 étoiles, ça tombe à 4. Etc. Mais il ne peut en rester qu’un**.

Etre [ou ne pas être] dans le bain. Le pacifiste

In Bains, Cinéma on 20/07/2014 at 12:38
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Dean Stockwell
dans Le garçon aux cheveux verts/The boy with green hair

de Joseph Losey_1948
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Qui pourrait reconnaitre dans cette petite bouille qui se nettoie aussi consciencieusement qu’un chaton le clown blanc qui fait pleurer quelques 38 années plus tard ce psychopathe de Hopper en empruntant la voix de Roy Orbison ?

Mais, fi des rêves, nous sommes en 1948 et il ne fait pas bon pour les orphelins de guerre de trop vouloir se distinguer du reste de la population, pas plus qu’il ne paraît au garçonnet que ce fut une bonne idée de se laver avec du savon vert… jusqu’à ce qu’un second vigoureux shampoing lui fasse comprendre qu’il est devenu un héros de manga symbole de paix et de renouveau.

© RKO

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Événement qui le rend orgasmiquement bienheureux jusqu’à ce que le monde — soit pour un garçon à peine sorti de l’enfance, la sainte trinité : famille, copains, voisins — se dresse vigoureusement — et ignominieusement, la scène de la « tonte » est encore aujourd’hui aussi cliniquement sobre qu’humainement inacceptable — contre cet empêcheur de vouloir guerroyer en rond.

La petite histoire retiendra que Losey sera bientôt blacklisté en compagnie de son scénariste, Ben Barzman, et qu’ils s’exileront en Europe ; et surtout, que du très haut de ses 12 ans, Dean Stockwell affronta ce croquemitaine va-t-en-guerre de Howard Hughes qui venait de mettre sa main sur la RKO, et lui tint tête en refusant catégoriquement le placement de produits que voulait lui imposer le producteur. Rien que pour cela, il lui sera beaucoup pardonné, y compris d’avoir joué des années durant un hologramme malicieux et comme disait le héros de Code Quantum à chaque nouvelle facétie : Ah ben bravo ! (Oh, boy… en VO)

A suivre…

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