FredMJG

En route pour 1969 [Teaser]

In Cinéma, Rétrospective, Top on 22/07/2014 at 18:16

The Party organisée par Blake Edwards pour les 10 ans du Journal cinéma du Dr Orlof en 1969 © The Mirisch Corporation

J’ai promis* dans un moment d’égarement — non Jean-Pierre, pas ce moment-là — au fondateur de Zoom arrière que je lui gratterais un édito pour 1969.

Trois semaines que je flippe. Étant actuellement partisane de la culture des baobabs en terrains infertiles, rien n’est encore écrit, à part quelques interviews de ci delà mais mon tableau étoilé est rendu. Et croyez-moi, quelques insomnies plus tard, je peux vous affirmer qu’il y aura plus d’étoiles dans ma colonne que ces dernières nuits dans le ciel de Paris. Pour dire les choses simplement, j’ai 20 premiers. Évidemment, s’il était possible de mettre 5 étoiles, la liste serait réduite à disons, une dizaine. Avec 6 étoiles, ça tombe à 4. Etc. Mais il ne peut en rester qu’un**.

LES AMANTS ELECTRIQUES de Bill Plympton

In Animation, Avant-première, Bill Plympton, Cinéma, Comédie dramatique, USA on 21/04/2014 at 17:19
© Ed Distribution

© Ed Distribution

Je t’aime, moi non plus.

Qui oserait encore, après L’impitoyable lune de miel, Mondo Plympton ou Les mutants de l’espace demander qui est Bill Plympton ? A l’heure où Hayao Miyazaki prend une retraite bien méritée après un ultime chef d’œuvre, la disparition de Satoshi Kon et les Monty Python désormais aux abonnés absents, la sortie d’un nouveau film de cet impudent vétéran de l’animation a l’effet d’un gaz hilarant fort bienvenu.

En exergue, sur la pochette d’un DVD rassemblant quelques uns de ses courts métrages les plus foldingues (mais en a-t-il seulement réalisé de raisonnables ?) produits entre 2004 et 2008 — dont le fameux Santa, the fascist years — cet appel à témoins de Terry Gilliam : Where does Bill Plympton buy his drugs?". Au lecteur qui a la réponse et qui fera suivre discrètement adresse et ordonnances, mon éternelle reconnaissance.

Etre [ou ne pas être] dans le bain. Le pacifiste

In Bains, Cinéma on 20/07/2014 at 12:38
© RKO

© RKO

Dean Stockwell
dans Le garçon aux cheveux verts/The boy with green hair

de Joseph Losey_1948
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Qui pourrait reconnaitre dans cette petite bouille qui se nettoie aussi consciencieusement qu’un chaton le clown blanc qui fait pleurer quelques 38 années plus tard ce psychopathe de Hopper en empruntant la voix de Roy Orbison ?

Mais, fi des rêves, nous sommes en 1948 et il ne fait pas bon pour les orphelins de guerre de trop vouloir se distinguer du reste de la population, pas plus qu’il ne paraît au garçonnet que ce fut une bonne idée de se laver avec du savon vert… jusqu’à ce qu’un second vigoureux shampoing lui fasse comprendre qu’il est devenu un héros de manga symbole de paix et de renouveau.

© RKO

© RKO

Événement qui le rend orgasmiquement bienheureux jusqu’à ce que le monde — soit pour un garçon à peine sorti de l’enfance, la sainte trinité : famille, copains, voisins — se dresse vigoureusement — et ignominieusement, la scène de la « tonte » est encore aujourd’hui aussi cliniquement sobre qu’humainement inacceptable — contre cet empêcheur de vouloir guerroyer en rond.

La petite histoire retiendra que Losey sera bientôt blacklisté en compagnie de son scénariste, Ben Barzman, et qu’ils s’exileront en Europe ; et surtout, que du très haut de ses 12 ans, Dean Stockwell affronta ce croquemitaine va-t-en-guerre de Howard Hughes qui venait de mettre sa main sur la RKO, et lui tint tête en refusant catégoriquement le placement de produits que voulait lui imposer le producteur. Rien que pour cela, il lui sera beaucoup pardonné, y compris d’avoir joué des années durant un hologramme malicieux et comme disait le héros de Code Quantum à chaque nouvelle facétie : Ah ben bravo ! (Oh, boy… en VO)

A suivre…

Envie de comparer salles d’eau, menus accessoires et grande lessive ? Rendez vous donc sur la page Des baignoires et des hommes.