Festival de palmes [Cannes, les années 60]

Place aux années 60.

Et à la dolce vita, au triomphe de l’amour, et à la révolution.

© Jean-Denis Maillart, A.M. Rodicq, A.M. Rodicq, Jean-Denis Maillart, Jean-Claude Moreau, DR, Ferracci, Ferracci, Beaugendre, DR
© Jean-Denis Maillart, A.M. Rodicq, A.M. Rodicq, Jean-Denis Maillart, Jean-Claude Moreau, DR, Ferracci, Ferracci, Beaugendre, DR

1960

Sous la présidence de Georges Simenon, 29 films (8 vus) sont présentés et Judah affronte Messala hors compétition dans le Ben-Hur de William Wyler. La palme d’or est attribuée à l’unanimité à La dolce vita de Federico Fellini, l’existentialiste L’avventura de Michelangelo Antonioni reçoit le prix du jury ex-aequo avec L’étrange obsession de Kon Ichikawa (que je n’ai pas vu) et deux films russes se partagent un prix dit « de la meilleure participation ». C’est gentil à eux d’être passés donc. Le trou de Jacques Becker aurait bien mérité un prix de la mise en scène et récompenser Robert Mitchum pour son rôle de cavaleur invétéré dans Home from the hill/Celui par qui le scandale arrive de Vincente Minnelli ou Marcello Mastroianni, témoin blasé de La dolce vita fellinienne n’aurait fait de peine à personne. Palme d’or confirmée pour La dolce vita de Federico Fellini, chef d’œuvre intemporel où le réalisateur vampirise à tout jamais Marcello Mastroianni et immortalise la sculpturale Anita Ekberg qui ne s’en est toujours pas remise. La fontaine de Trévi non plus. Les paparazzi ont depuis fait du chemin.

© Astor Pictures Corporation

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Avec Exodus d’Otto Preminger présenté hors compétition, Jean Giono et ses compagnons ont à juger 31 films (7 vus).Ne connaissant pas Une aussi longue absence d’Henri Colpi* je serais bien en peine d’estimer s’il méritait autant de distinctions (palme d’or ex-aequo avec le Viridianade Bunuel mais également Prix Louis-Delluc). Gageons que son sujet a ému les jurés. Un prix Gary Cooper (l’acteur décède durant le festival) est décerné à Daniel Petrie pour A raisin in the sun/Un raisin au soleil, un film pétri (pardon) de bons sentiments. Sophia Loren empoche le prix d’interprétation pour sa formidable prestation dans La ciocciara de Vittorio de Sica, distinction qu’elle aurait pu sans peine partager avec la jeune Claudia Cardinale présente cette année-là dans deux films, La ragazza con la valigia/La fille à la valise de Valerio Zurlini et La viacca/Le mauvais chemin de Mauro Bolognini. Il est amusant de noter que les deux actrices se partagent le même acteur. Jean Paul Belmondo, exilé en Italie, fait oublier le petit voyou de Godard avec deux rôles d’amoureux, sincère et délicat dans le de Sica, éperdu et suicidaire dans le Bolognini. C’est Anthony Perkins, pour l’ennuyeux à périr Aimez-vous Brahms d’Anatole Litvak qui remporte le prix d’interprétation masculine. Un peu de contrariété s’impose. J’échange le prix du jury contre la palme d’or ex-æquo (ce qui est toujours un peu agaçant dans la mesure où je préfère que l’on tranche dans le lard plutôt que de subodorer le poids des tractations et/ou des conventions). La palme est donc décernée à Mère Jeanne des Anges/Matka Joanna od Aniotow de Jerzy Kawalerowicz pour son intelligence absolue, sa réflexion sur la tolérance et sa beauté formelle insensée. Inspiré de l’affaire** des « diables de Loudun », le film n’a rien perdu de son pouvoir de fascination.

© Film Polski Film Agency

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1962

35 films (7 vus) en compétition et Tetsuro Furukaki préside le jury composé entre autres de François Truffaut, Jerzy Kawalerowicz et Romain Gary. Le film à sketches Boccacio 70, réalisé par Luchino Visconti, Vittorio de Sica et Federico Fellini est présenté hors compétition. Robert Enrico obtient la palme d’or du court-métrage à l’unanimité pour le poignant La rivière du hibou, inspiré d’une nouvelle d’Ambrose Bierce. N’ayant vu ni la palme d’or (La parole donnée d’Anselmo Duarte), ni les trois films qui se partagent le Grand Prix de la Commission Supérieure Technique du Cinéma Français (ouf !) et encore moins les deux films qui reçoivent le Prix Un certain regard, il me reste à confirmer le Prix de la critique internationale décerné à Luis Bunuel pour L’ange exterminateur/El angel exterminador, le prix de la meilleure comédie qu’empoche Pietro Germi pour Divorce à l’italienne/Divorzio all’italiana et le Prix spécial du jury partagé entre L’éclipse/L’éclisse de Michelangelo Antonioni et Le procès de Jeanne d’Arc de Robert Bresson. Palme d’or à l’injustement oublié The innocents/Les innocents de Jack Clayton. Du jeu raffiné de Deborah Kerr (merveilleusement accompagnée par les très jeunes Marin Stephens et Pamela Franklin) à l’étonnante atmosphère morbide, en passant par un scénario auquel Truman Capote collabora et sans oublier la superbe photographie de Freddie Francis , tout concoure à faire du chef d’oeuvre de Jack Clayton la plus remarquable adaptation d’une œuvre d’Henry James (en l’occurrence ici, Le tour d’écrou) à ce jour***.

© Achilles

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1963

26 films (8 vus) en compétition tandis que sont présentés off Les oiseaux/The birds d’Alfred Hitchcock et surtout, Huit et demi/Otto e mezzo de Federico Fellini, pour faciliter la vie du jury présidé par Armand Salacrou. Car si Marina Vlady, en mante religieuse pour Le lit conjugal/L’ape regina de Mario Ferreri et l’ombrageux Richard Harris pour Le prix d’un homme/This sporting life réalisé par Lindsay Anderson n’ont pas volé leurs prix d’interprétation, qui se souvient encore que cette année deux monstres sacrés d’Hollywood s’affrontaient aux confins de la folie sous l’arbitrage de Robert Aldrich venu présenter Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?/Whatever happened to Baby Jane? Il suffit que Le guépard/Il gattopardo de Luchino Visconti**** paraisse pour que la palme d’or lui soit attribuée à l’unanimité et personne ne songerait à le lui reprocher*****.

© Titanus

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1964

Fritz Lang est président du jury. René Clément est également sur la Croisette où 25 films (8 vus) sont présentés en compétition et hors, la vision de ce plum pudding de La chute de l’empire romain/The fall of the roman empire d’Anthony mann est une excellente occasion de se détendre un peu. Et face à Glauber Rocha (le survolté Le dieu noir et le diable blond/Deus e o diabo na terra do sol), Marco Ferreri (Le cruel Le mari de la femme à barbe/La donna scimmia), François Truffaut (L’obsessionnel La peau douce), Hiroshi Teshigahara (L’érotique La femme des sables) et Jacques Demy (Le mièvre Les parapluies de Cherbourg), que croyez-vous qu’il arriva ? Et oui, comme deux frères jumeaux nés sous le signe des gémeaux, Président et jury offre le Grand prix à Jacques Demy, et le prix du jury à La femme des sables. Bon. Il est grand temps de faire mon coming-out. Les comédies musicales – mises à part de notables exceptions comme The Rocky Horror Picture Show de Jim Sharman_1975 ou Pennies for heaven d’Herbert Ross_1981 — ne sont guère ma tasse de thé. Et je reste courtoise. J’attribue le prix du jury au film de Glauber Rocha et un double prix d’interprétation à Françoise Dorléac et Jean Desailly pour La peau douce de François Truffaut. Et je confirme ce que j’ai déjà répondu lors du questionnaire Eros et cinémaen Q2. La palme est donc décernée à La femme des sables/Suna no onna d’Hiroshi Teshigahara fascinante étude d’une femme-araignée (Kyokô Kishida) capturant dans ses rets de limon un entomologiste arrogant (Eji Okada) confronté à l’absurdité de la condition humaine.

© Toho Film (Eiga) Co Ldt.

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1965

26 films (7 vus) entrent en compétition et le jury se voit présidé pour la première fois par une dame, Olivia de Havilland, bien entourée par notamment Rex Harrisson (la veinarde !), François Richenbach et Alain Robbe-Grillet. Le Grand Prix est attribué à The Knack… et comment l’avoir/The knack… and how to get itde Richard Lester, charmante comédie certes, mais qui n’arrive pas à la cheville nonsensique de ses films tournés avec les Beatles et Rita Tushingham n’est (malheureusement) pas Julie Christie (Petulia_1968). Masaki Kobayashi remporte le Prix spécial du jury avec Kwaidan et le couple vedette de L’obsédé/The collector de William Wyler — Terence Stamp et Samantha Eggar — sont justement récompensés par un prix d’interprétation, tandis que La 317ème section de Pierre Schoendoerffer partage le prix du scénario avec La colline des hommes perdus/The hill de Sidney Lumet, autre admirable film sur l’absurdité militaire. Pour paraphraser ce cher Jean Cocteau en 1953, j’aurais bien offert un « Prix de la bonne humeur » à Yoyo de Pierre Etaix. Et s’il n’avait été coiffé (pardon) au poteau par un beau désaxé, Sean Connery (si loin de Bond, my name is Bond****** et sans toupet) aurait amplement mérité un prix d’interprétation masculine pour son rôle de prisonnier rebelle (c’est qu’il grimpe bien les collines, le bougre !). Après de terribles empoignades entre moi et même, la palme d’or est décernée à La 317ème section de Pierre Schoendoerffer, un point de vue unique — la France n’étant pas si friande d’examiner son histoire contemporaine de trop près — sur la guerre d’Indochine, filmé caméra à l’épaule et qui — hors considération politique — magnifie l’humain et nous plonge au cœur de l’action en compagnie du gracile Jacques Perrin (ah cette agonie !) et de l’épatant Bruno Cremer. Un film surtout qui ne cesse depuis sa sortie d’être imité, voire pillé.

© Les Productions Georges de Beauregard

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1966

Chabada bada chabada bada. Présidé par une Sophia Loren d’humeur câline, le jury (Richard Lester, Peter Ustinov, Marcel Achard, André Maurois, Marcel Pagnol et Jean Giono, entre autres), sur 26 films (13 vus) en compétition, récompense Un homme et une femme de Claude Lelouch (ex-æquo avec le film de Pietro Germi Ces messieurs dames/Signore e signori) Le prix spécial du jury est attribué à Alfie de Lewis Gilbert, tandis que Falstaff réalisé par Orson Welles reçoit, sous la bannière espagnole, le Prix de la Commission Supérieure Technique et que Volker Schlöndorff obtient le prix de la critique internationale pour Les désarrois de l’élève Toerless/Der junge Törleß. Vanessa Redgrave gagne (sans doute au grand dam de Jeanne Moreau, présente deux fois sur la Croisette avec Falstaff et le singulier Mademoiselle de Tony Richardson) le prix d’interprétation féminine pour Morgan de Karel Reisz. Mon choix en la matière se porte sur Monica Vitti, débarrassée de sa dépression chronique antonionienne et merveilleusement hilarante dans le Modesty Blaise de Joseph Losey. Tandis que j’offre le Prix spécial du jury à Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot de Jacques Rivette. Et puisque c’est un peu décevant Deauville sans Trintignant (prix d’interprétation pour les 9/10ème de sa carrière) comme le braie Vincent Delerm, la palme d’or est décernée sans discussion possible au magnifique Pharaon/Faraon de Jerzy Kawalerowicz, remarquable réflexion sur le pouvoir doublée d’une saisissante reconstitution de l’Egypte ancienne sous le règne perturbé d’un pharaon n’ayant existé que dans l’imagination de l’écrivain Boleslaw Prus.

© Zespól Filmowy « Kadr »

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1967

Alessandro Blasetti préside le jury (auprès notamment de Vincent Minnelli, Claude Lelouch, Miklos Jancso, René Bonnell, Jean-Louis Bory, Serge Bondartchouk et Shirley MacLaine), 24 films (10 vus) en compétition, un Prix du scénario ex-æquo que se partagent Elio Petri pour A chacun son du/A ciascuno il suo et le Jeu de massacre d’Alain Jessua, un Prix de la première œuvre remporté par Mohammed Lakhdar-Hamina pour Le vent des Aures, un Grand Prix spécial du jury également ex-æquo pour Aleksandar Petrovic (J’ai même rencontré des tziganes heureux) et Joseph Losey (Accident) et la palme à Michelangelo Antonioni, enfin (semble-t-il) débarrassé de ses problèmes existentiels et qui nous plonge avec délices dans le swinging London en compagnie du fantastique David Hemmings. Le traumatisant Mouchette de Robert Bresson (avec une formidable Nadine Nortier) repart bredouille, ainsi que L’incompris/L’incompresso de Luigi Comencini qui aurait bien mérité quant à lui un Grand Prix du film lacrymal. Le jury a du goût. La palme d’or est comme de bien entendu attribuée au fantasmatique et intrigant Blow-up de Michelangelo Antonioni.

© Bridge Films

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1968

Autant en emporte le vent/Gone with the wind de Victor Fleming doit être projeté hors compétition ainsi qu’Histoires extraordinaires co-réalisés par Roger Vadim, Louis Malle et Federico Fellini. Le meilleur segment de ces adaptations d’Edgar Allan Poe est sans hésitation le Fellini, Il ne faut jamais parier sa tête avec le diable où Terence Stamp est inoubliable. Le jury, présidé par André Chamson et où comptent notamment batailler Monica Viti, Jean Lescure, Louis Malle, Terence Young et Roman Polanski, se voit offrir 28 films (10 vus) en compétition. Mais voilà, nous sommes en mai 68. Le diable s’invite à la fête, interruption des projections, démissions des membres du jury, c’est la révolution, vamos a matar companeros ou presque… le festival est annulé faute de combattants. Dommage pour Lou Castel, prix d’interprétation masculine pour Grazie zia de Salvatori Samperi, Géraldine Chaplin, interprète féminine de Peppermint frappé de Carlos Saura et pour le Je t’aime, je t’aime d’Alain Resnais qui aurait pu recevoir le prix spécial de l’amour fou. La palme, elle, est décernée au bien nommé Au feu les pompiers/Hori ma panenko de Milos Forman.

© Carlo Ponti Cinematografica

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1969

Année politique. 26 films (9 vus) sont proposés au jury, présidé par Luchino Visconti tandis qu’Andrei Roublev d’Andreï Tarkovski est présenté hors compétition. Vanessa Redgrave obtient un nouveau prix d’interprétation pour Isadora de Karel Reisz et Jean-Louis Trintignant est justement récompensé pour Z de Costa Gravras… alors que Ma nuit chez Maud d’Eric Rohmer, également sur la Croisette et où il est étonnant, repartira bredouille. De même que Dillinger est mort/Dillinger e morto de Marco Ferreri où sévit un fabuleux Michel Piccoli. La vie est injuste, oui. Easy rider de Dennis Hopper reçoit le Prix de la première œuvre, et tandis qu’un Grand prix spécial du jury est attribué à Adalen 31 de Bo Widerberg, Z réalisé par Costa-Gavras décroche à l’unanimité le Prix du jury (cette multiplication de prix spéciaux finit par donner le tournis). If de Lindsay Anderson, chronique anarchiste d’une révolte estudiantine contre l’establishment où le spectateur est plongé au cœur des événements (le premier loft story en somme) — avec en prime l’effarant Malcolm McDowell — empoche la palme d’or. Avec raison.

© Memorial Enterprises

* dont je n’ai vu que le dernier film, Heureux qui comme Ulysse avec Fernandel ** 10 ans plus tard, Ken Russell réalisera The devils/Les diables avec Vanessa Redgrave dans le rôle de la mère supérieure et Oliver Reed dans celui du prêtre Grandier *** En 1972, Michael Winner réalisera un prequel à l’érotisme nettement moins subtil, The Nightcomers/Le Corrupteur avec Marlon Brando et Stéphanie Beacham **** Heureux hasard, le film a été projeté à Cannes dans une version restaurée (remercions ici Martin Scorsese pour son inépuisable énergie à rendre sa splendeur au cinéma du passé) et devant les yeux éblouis de Sandra M. dont vous pouvez découvrir la critique enthousiaste sur In the mood for Cannes ***** Petit chipotage. Burt Lancaster aurait bien mérité un prix rien que pour lui. ****** Bien que Sean Connery soit surprenant dans ce rôle, je considère que la plus belle interprétation de sa carrière — et ce, à nouveau sous la direction de Sidney Lumet, en 1973 — demeure le flic violent et incontrôlable de The offence. A suivre… Et si vous avez raté le début :

6 responses to Festival de palmes [Cannes, les années 60]

  1. Ed(isdead) says:

    C'est à regret que j'ai écarté au dernier moment les deux épatants films de Kawalerowicz. J'applaudis donc devant ces choix éclairés…

    Sinon, If… et si c'était pas si bien que ça ? (enfin, le souvenir que j'en ai n'est pas transcendant). Quant à The Knack, je pensais que c'était un peu plus que « charmant » (mais là non, je n'en ai plus guère de souvenir).

  2. FredMJG says:

    ToEd(isdead): Kawa, j'en garde un souvenir tellement ébloui que je n'éprouve même pas le besoin de les revoir…
    Quant à If… c'est ma palme « plaisir coupable de la jeunesse » puisque je l'ai vu à sa sortie et que je n'avais même pas l'âge légal pour boire de l'alcool. Mais je confirme. Malcolm McDowell y était effarant : j'aurais bien accepté d'être envoyée en pension si l'on m'avait assuré que je l'y rencontrerais ;D

  3. FredMJG says:

    ToDrOrlof: J'enlève « mièvre » si tu retires « abominable » et que tu présentes tes humbles excuses 😉
    La mélodie du bonheur c'est bien le machin sur la belle jeunesses hitlérienne qui yodle à donf avant d'aller envahir la Suisse ? ah mais c'est pas mièvre ça, c'est très con !
    Sans compter que, bordelac' ! Simon Konianski l'a déjà dit : on ne court pas dans les c(h)amps !

  4. Dr Orlof says:

    J'étais parti pour me mettre à hululer « Je ne pourrai jamais vivre sans toi… » mais c'est décidé, je te quitte 🙂
    Sinon, félicitations pour avoir double palmé un cinéaste qui a un nom encore plus compliqué que celui d'Apitchapong !

  5. FredMJG says:

    ToDrOrlof : Pas vu Les innocents ? vade retro !
    Kawalerowicz ? mais ça s'écrit comme ça se prononce non ?
    Par contre, le prénom de Weerasethakul est ApichaTpong. Nom d'une tong !
    Ah pétard, le nombre de plaisanteries à la cong qu'on va pouvoir désormais faire grâce à Burton. Merci Tim.

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