MAMMA MIA ! de Phyllida Lloyd

C’est ABBA qu’on assassine…

… et c’est Pierce Brosnan qui a fait le coup !

Inutile de rêver que l’on va assister à un film iconoclaste dans le style de Muriel de P.J. Hogan (Muriel’s wedding_1994 avec les craquantes Toni Collette et Rachel Griffiths) d’excellente mémoire… Il s’agit du musical pur et dur, le livret étant retranscrit à la respiration près.

Les inconditionnels de Meryl Streep doivent donc prendre leur mal en patience dès qu’elle n’est plus à l’écran, et comme Mamma mia ! raconte l’aventure d’une jeune fille à la recherche de son paternel (la mamma en question ayant fauté en pleine période d’ovulation avec trois messieurs… ah ! la belle époque du flower power et de l’amour libre !) au moment de dire oui pour la vie à un jeune gandin, la frustration peut se révéler de taille.

Surtout que le début (la petiote a invité en secret les pères potentiels à son mariage) laissait présager de superbes scènes de confrontation entre Meryl, l’éternelle hippie, et ses trois ex — Pierce Brosnan, le croquignolet Stellan Skarsgard (qui a de forts affriolants tatouages) et le charmant Colin Firth (qui joue les British coincés avec un naturel confondant) — mais le point culminant de cette aventure à quatre s’achève à peine les retrouve-elle planqués dans son grenier.

Place ensuite à l’enquête de la gamine qui n’a strictement aucun intérêt, si ce n’est de prouver que pas mal d’hommes ne demandent pas mieux que de reconnaître leur paternité dès lors que leur rejeton a déjà vingt ans et n’a donc décemment plus besoin d’eux pour être torché.

Si l’on est sensible aux années disco, on peut tressauter joyeusement dans ses pattes d’ef’ durant deux heures (et chantonner de l’ABBA en rythme, pour un peu on sortirait son briquet) si l’on arrive à supporter cette grosse meringue kitschounette excessivement sucrée, filmée sans légèreté par Phyllida Lloyd.

Nonobstant, si Meryl Streep sait tout faire : jouer, danser, chanter, rire et pleurer dans la même scène (cette femme est un enfer !), il aurait été bon que Pierce Brosnan prenne quelques cours de chant. Ses glapissements achèvent de nous écœurer définitivement lors d’un duo avec la dame sur The winner takes it all. Nos tympans crient grâce au bout du deuxième couplet et de l’entendre ainsi gâcher l’émotion que la diablesse a réussi à imposer, on le précipiterait bien du haut de la falaise !

© Universal Pictures International France
© Universal Pictures International France

Mamma Mia !/Mamma mia, the movie de Phyllida Lloyd_2008
avec Meryl Streep, Amanda Seyfried, Pierce Brosnan, Colin Firth, Stellan Skarsgard, Julie Walters et Dominic Cooper

1 response to MAMMA MIA ! de Phyllida Lloyd

  1. la banane masquée says:

    Je comprends pas qu’en entendant cette voix aussi affreuse, Meryl n’ait pas dit à Pierce qui lui chante la sérénade « tu peux aller te Brosnan, Martine ». Non, elle l’épouse, cette conne. oup’s ! j’ai dévoilà la fin ! (bah, savoir la fin d’un navet, c’est pas la fin des haricots)

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