Eros au cinéma 3/7,5

The singer not the song/Le cavalier noir de Roy Ward Baker © Rank

Troisième round. Questions 11 à 15 de l’investigation de Ludovic de Cinématique.

11. Si vous pouviez prolonger une séquence soudain interrompue, quelle porte fermée rouvririez-vous, quel rideau tiré écarteriez-vous ou quel panoramique s’esquivant vers le décor anodin, redresseriez-vous ?

J’ai plutôt la sale manie de changer la fin d’un film quand elle ne me plaît pas… de même qu’à extrapoler quelque peu quand je vois deux cowboys rouler enlacés dans la poussière ou que les héros se regardent un peu trop longuement dans les yeux…

Exemples — au hasard — Ben Hur et Messala, qu’il s’agisse de la version muette de Fred Niblo Ben-Hur : A Tale of the Christ_1925 avec Ramon Novarro et Francis X. Bushman (« How splendid you look !« ) ou du regard fripon que lance Stephen Boyd à ce grand dadais de Charlton Heston qui n’y perçoit goutte pour William Wyler en 1959.

© Photoplay Productions
© MGM

Quant à la discussion enflammée sur la longueur de leur pistolet entre Montgomery Clift et John Ireland (affublé du prénom de « Cherry » !!! comment s’étonner ensuite que les spectatrices aient de mauvaises pensées) dans Red river_1948, leur frémissant et très « énervant » duo vire illico à ce qu’Ang Lee a crument filmé dans Brokeback mountain_2005 dès lors que John Wayne a le dos tourné ou s’embrouille avec sa moitié, Walter Brennan.

© Charles K. Feldman Group
© Alberta Film Entertainment
© Charles K. Feldman Group
© Alberta Film Entertainment

Par contre, une des scènes les plus frustrantes est sans nul doute celle de La leçon de piano de Jane Campion_1993 lorsque cette grande cruche de Sam Neill qui se meurt pourtant d’amour pour son épouse infidèle la stoppe net alors qu’elle s’apprête à jouer de son instrument… Non mais quelle nouille !

© The Australian Film Commission,

Pour ceux qui auraient un trou de mémoire, la scène est (encore) disponible sur YouTube : minutes 5:44 à 6:40
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12 et 13. Quelle actrice ou quel acteur a su vous montrer la plus belle poitrine ?

Râââââââââââââh !

Robert Mitchum dans Les nerfs à vif de Jack Lee Thompson © Universal

Bon, et maintenant, les filles, Bob va soulever une demi-paupière…

Robert Mitchum dans Les nerfs à vif de Jack Lee Thompson © Universal

… et Marlon va se rhabiller (assurément l’une des scènes les plus obscènes d’Un tramway nommé désir d’Elia Kazan_1951)

© Warner Bros. Pictures

Les plus belles dents ?

Jack Nicholson en général et dans Wolf de Mike Nichols_1994 en particulier.

Et quand je vois celles de Benicio del Toro, je meurs d’impatience de le découvrir dans The wolfman de Joe Johnston…

Le plus beau sourire désarmant : Ewan McGregor

Les plus belles fossettes : Eric Roberts

LA fossette :

Vintage : Kirk Douglas (avec Janet Leigh dans The vikings de Richard Fleischer_1959)

© Brynaprod S.A.

Contemporaine : Viggo Mortensen

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14. Vous êtes enfermé jusqu’au matin, avec le partenaire de jeu de votre choix, dans un musée berlinois qui a reconstitué des centaines de décors de films. Lequel choisissez-vous pour votre nuit ?

Un décor « naturel » : la sinueuse rivière peuplée d’étranges animaux de La nuit du chasseur, pour m’abandonner avec ce bon pasteur Powell au fameux jeu du « cours après moi que je t’attrape »…

© United Artists

La fuite sur la rivière dans The night of the hunter/La nuit du chasseur de Charles Laughton_1955

Mais n’importe quelle forêt ferait l’affaire, si je peux y croiser de préférence des loups et Terence Stamp, ou Sam Neill, voire un enchanteur prénommé Nicol…

Sarah Patterson dans The company of wolves/La compagnie des loups de Neil Jordan_1984

Holly Hunter et Sam Neill dans The piano de Jane Campion_1993

Nicol Williamson/Merlin et Helen Mirren/Morgana dans Excalibur de John Boorman_1981

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15. Quel est pour vous le mot, la phrase ou le dialogue le plus empreint de sensualité ?

La phrase : « Never stray from the path, never eat a windfall apple and never trust a man whose eyebrows meet in the middle. » Angela Lansbury dans The company of wolves de Neil Jordan_1984

M’est avis que la grand-mère de Rosaleen/Sarah Patterson aurait pu également l’instruire sur les coquins qui peuvent toucher leur nez avec leur langue…

© ITC

Le mot : « Because I’m a fucking CAVEMANv» Clive Owen dans Closer de Mike Nichols_2004. A écouter à 1:06…

Le dialogue : Humphrey Bogart et Lauren Bacall discutant race chevaline et compétences de jockeys dans The big sleep/Le grand sommeil de Howard Hawks_1946

Vivian: Speaking of horses, I like to play them myself. But I like to see them workout a little first, see if they’re front runners or comefrom behind, find out what their whole card is, what makes them run.
Marlowe: Find out mine?
Vivian: I think so.
Marlowe: Go ahead.
Vivian: I’d say you don’t like to be rated. You like to get out in front, open up a little lead, take a little breather in the backstretch, and then come home free.
Marlowe: You don’t like to be rated yourself.
Vivian: I haven’t met anyone yet that can do it. Any suggestions?
Marlowe: Well, I can’t tell till I’ve seen you over a distance of ground. You’ve got a touch of class, but I don’t know how, how far you can go.
Vivian: A lot depends on who’s in the saddle.

Source : imdb

© Warner Bros Pictures

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A mercredi !

© Icarus Productions

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Et si vous avez raté le début :