Le vilain petit canard. Legs McNeil, en collaboration avec Jennifer Osborne, fait subir à The Other Hollywood, l’histoire du porno américain par ceux qui l’ont fait le même traitement opéré sur L’histoire non censurée du punk racontée par ses acteurs, en l’occurrence le méchamment plaisant Please kill me, écrit à quatre mains avec Gillian McCain en 1996, et édité aux mêmes éditions Allia en 2006.

Théories + complots. Comment en arrive-t-on à imaginer qu’un cruel moustachu hystérique et givré qui ne quitta jamais le continent ait pu fomenter un crime peu banal en compagnie de nababs d’Hollywood alors que l’on envisage de filmer un documentaire sur la lumineuse — belle entrée en matière de la part de Michael Lonsdale dans son propre rôle — Micheline Presle, si merveilleuse d’intelligence et de grâce ?

Trouille ! Quelle merdouille ! Philibert est un jeune gandin vigoureux et niais mais à la figure bien aimable qui entend consacrer sa vie à la culture de l’artichaut sous la bienveillance du seigneur, en compagnie d’une épouse bien faite et modeste qu’il attend patiemment de rencontrer aux fins de jeter sa gourme et se vautrer dans un stupre tout conjugal.

A Roswell, personne ne vous entend jurer. Enfer et ewoks putréfiés ! Après les échappées hilarantes de Shaun of the dead_2005 et Hot fuzz!_2007, films réalisés sous les bons auspices d’Edgar Wright, nous étions en droit d’espérer nous dilater généreusement la rate en compagnie des toujours craquants Simon Pegg et Nick Frost, désormais attirés par les sirènes hollywoodiennes et l’appel déchirant de nerds aussi déjantés qu’eux.

Souriez, vous êtes périmés. 1985… Alors que la Grande Bretagne ploie sous le joug thatchérien, le monde est stone dans l’univers parallèle sorti de l’imagination de ce sacré misanthrope d’Alan Moore – grand démolisseur de super héros devant l’éternel – et de son complice Dave Gibbons. Le temps a suspendu son vol à minuit moins cinq sur l’horloge de l’apocalypse et tous espèrent que les leaders des deux super puissances cessent de jouer à je te tiens tu me tiens par la centrale nucléaire.

L’insoutenable légèreté du Pitt en numérique. La vie est ainsi faite : les gens naissent, vieillissent — à leur grand dam et au bonheur des cosmétiques — puis meurent pour laisser la place à d’autres qui naissent, déclinent, se shootent au botox, mais trépassent quand même, et ainsi de suite jusqu’à la fin des temps. Tout le monde n’a pas la chance d’être vampire, voire Highlander

La carte vide du tendre. Le temps n’est plus où l’écoute de Wagner donnait à Woody Allen l’envie d’envahir la Pologne (réplique culte du non moins formidable Manhattan Murder Mystery_1993 où ses joutes oratoires contre sa complice Diane Keaton nous mettaient en joie). Désormais, pépère lance deux insatisfaites chroniques à l’assaut de Barcelone et des artistes du cru, aussi fats que désespérément creux, à l’image d’un scénario paresseusement filmé.