Festival Cinéma & Droits Humains — Les courts métrages en compétition & le Palmarès 2015 [Prix • du Jury • des Blogueurs • du Public & des Droits Humains]

Droits humains à l’honneur et courts métrages en compétition.

La 6e édition du Festival Cinéma & Droits Humains, qui honorait cette année l’écrivain et blogueur Raif Badawi, s’est achevée sur l’excellent quoiqu’éprouvant — tant le mépris, l’impudence et le machisme bas du bulbe des bourreaux sont insupportables — documentaire Burden of peace de Joey Boink & Sander Wirken consacré à la lutte menée contre l’impunité par la première femme procureur général du Guatemala, Claudia Paz y Paz ; projection qui précédait la cérémonie de clôture, quatre prix devant récompenser les courts métrages en compétition.

[Petite parenthèse] Comme je l’écrivais dans mon billet du 4 novembre dernier, j’ai eu le plaisir de faire partie du Prix du Jury de Blogueurs, en compagnie d’Anna Marmiesse d’Accreds, Claire Demoulin du Passeur critique — qui s’est portée volontaire pour écrire un texte sur notre lauréat —, Sébastien Benedict de Ce qui nous regarde et Gaël Martin de Cinématraque [Portrait et interviews à retrouver en fin de post], et il faut bien l’avouer désormais, les délibérations ont eu lieu dans la joie, la bonne humeur et une quasi — ce pourquoi un coup de cœur a été momentanément envisagé — unanimité quant au prix que nous devions décerner. Seconde aventure donc, aussi plaisante que la première au Festival Paris Cinéma qui date ma foi déjà de 2012. Nul doute que si l’occasion m’en est encore offerte, je m’en acquitterais à nouveau avec le plus grand enthousiasme [Fin de parenthèse].

Quant au Jury chargé de décerner le Grand prix et le Prix spécial des Droits Humains,  il était composé cette année de Cécile Allegra, Journaliste & réalisatrice, Jean-Etienne de Linares, Délégué général de l’ONG ACAT, Luc Decaster, réalisateur, Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France, Sylvain Pattieu, Maître de conférence & écrivain et Yolande Zauberman, réalisatrice.

S’il est évident que les 10 films sélectionnés cette année répondaient tous au cahier des charges inhérent à un festival sur les Droits Humains, le Jury s’est attaché à une cause défendue avec acharnement par Amnesty International — la place des femmes sur l’échiquier du monde et le respect qui leur est dû et qu’on leur refuse si souvent — tandis que nous avons été séduits par une proposition cinématographique originale et « couillue » pour reprendre le délicieux terme envoyé lors des délibérations par le taulier de Cinématraque. Le Public a plébiscité quant à lui un film rassembleur et non dénué d’humour. Car oui, malgré l’angoisse de subir un coup de déprime après la vision de tant de films sur les libertés bafouées, on y perçoit aussi une ironie féroce, notamment dans ce voyage en Absurdie qu’est Frontières signé Claire Cahen & Ali Esmili.

Le palmarès

Muruna © Moly Kane/DR/FCDH
© Moly Kane/DR/FCDH

Grand Prix du Jury

  • Muruna de Moly Kane [Sénégal]
Cotton dreams © DR/FCDH
© DR/FCDH

Prix Spécial des Droits Humains

  • Cotton dreams de Sandeep Balhara [Inde]
Boys © Tobias Henriksson/DR/FCDH
© Tobias Henriksson/DR/FCDH

Prix des Blogueurs

  • Boys de Isabella Carbonell [Suède]
Les frémissements du thé © Thomas Collard/DR/FCDH
© Thomas Collard/DR/FCDH

Prix du Public

  • Les frémissements du thé de Marc Fouchard [France]

Competition FCDHLes courts-métrages

Quelques mots sur les courts métrages présentés en compétition, et ce, dans leur ordre de projection. Il va de soi qu’il s’agit d’avis strictement personnels. Les délibérations qui ont eu lieu relèvent du domaine du privé. Les avis paraîtront sans doute parfois sans cœur mais il est évident que la part des choses a été faite entre les droits humains qui y sont défendus — et embrassés ici sans distinction — et la qualité de la réalisation, de l’interprétation ou du scénario. Je suis partie du principe que si des blogueurs sont invités à être jurés, c’est que le cinéma qu’ils affectionnent doit être apprécié au-delà des thèmes abordés. Et si je me trompe, tant pis pour moi.

Deux mondes de Meryam Joobeur et Stéphane Moukarzel_2015
[Canada, Suisse, Italie • Fiction • Théma : Fraternité]

Sami, un jeune syrien réfugié à Montréal, travaille pour son oncle qui y est installé depuis des années et y a ouvert un restaurant. Son dos présente des saignements dont ne sait au départ s’il s’agit de stigmates ou de marques de tortures ; il est accro aux infos. Un jour il apprend que l’EI a attaqué sa ville natale et que sa sœur est portée disparue. Deux mondes abordent un sujet brûlant d’actualité et questionnent l’exil, la culpabilité et la résilience des réfugiés syriens face à l’insouciance de la jeunesse canadienne. Dommage que trop de thèmes engorgent ce court, dont les plans sont nonobstant superbes, quitte à nous perdre.

Muruna de Moly Kane_2015 [Sénégal • Fiction • Théma Liberté]

Cette chronique d’un viol annoncé débute par un plan superbe sur la maison où Muruna va subir un soir de fête les assauts de son ignominieux beau-père. Et ce n’est pas faute d’avoir cherché de l’aide. Mais le chef de quartier a la réunionnite aiguë. Quant aux femmes adultes, elles lui conseillent de la boucler car « l’on ne parle pas de ces choses-là » jugeant ses angoisses comme la manifestation éhontée d’un fantasme d’adolescente ! Il faudra donc que l’agression ait lieu pour qu’enfin les endormi(e)s se réveillent, tous complices. Alors, oui, le film est fauché, le décor dédalesque peu exploité et le jeu des acteurs amateurs parfois hasardeux — excepté pour la jeune fille, beauté butée, qui interprète Muruna —, mais il est nécessaire de le montrer partout où l’omerta est imposée aux victimes d’exactions. A noter également que si le feu purificateur que Muruna allume embrase la demeure/prison et menace le village, la jeune fille rend sa liberté à l’innocente bestiole qui nous a tant fait rire tantôt en rendant chèvre [sic] l’infect harceleur.

Vicenta de Valencia Dávila Carla_2014 [Équateur • Animation • Théma Humanité]

Vicenta était une paysanne bolivienne émigrée au Chili pour une meilleure vie. Les sbires de Pinochet lui prendront son unique bien, son fils. Vicenta était la grand-mère de la réalisatrice qui s’est inspirée d’un portrait sépia pour réaliser ce joli film d’animation monochrome, dont le charme tranquille édulcore malheureusement quelque peu la violence subie par son héroïne et les familles chiliennes de l’après-Allende. Car l’on finit par se laisser bercer là où l’on devrait s’indigner. Difficile toutefois de reprocher à Valencia Dávila Carla d’avoir du et à cœur de témoigner encore une fois sur les crimes perpétrés impunément par un despote mort peinard dans son lit sans même avoir permis au peuple qu’il a opprimé de faire son deuil.

Jingle de Marta Aledo_2014 [Espagne • Fiction • Théma Liberté]

Une vraie déception à la hauteur des promesses non tenues, voire sans doute des fables imaginées par le spectateur suite aux pistes qui lui sont offertes et qui tournent court. Il faut d’ailleurs reconnaître une qualité au suspense créé, on ne cesse de gamberger. Deux journalistes pris en otages sont enfermés dans un lieu claustrophobique qui pourrait être une cave, une grotte ou leur future tombe. Leur truc pour oublier que leurs ravisseurs ont abattu des collègues étrangers ? fredonner les jingles de publicités télévisuelles. Et c’est drôle, notamment lorsque le chanteur improvisé rappelle une règle essentielle : on ne parle pas de bouffe quand des tortionnaires vous affament. Clin d’œil donc aux fameuses soirées de l’ambassadeur ! Las. L’un des hommes est blessé, et malgré un souvenir érotique qui aurait pu relancer la fiction et nous emmener aux confins du fantastique — pourquoi diable faire apparaitre un terroriste qui ne fait pas avancer le schmilblick alors que l’on commençait à craindre que ce soit Cthulhu, l’abomination, qui attende dans l’ombre —, le scénario n’ira pas au-delà d’une parole délirante. Cet échange très théâtralisé — les gros plans sur les visages abîmés sont légion, les deux acteurs, remarquables — semble en définitive n’être que le point de départ d’une autre histoire, comme le brouillon d’un prologue à un long métrage. Film qui répondrait sans doute à des questions lancinantes ; celle du spectateur : l’ouverture d’une porte ne serait-elle pas une torture par l’espérance ? et celle du personnage : comment continuer à vivre en composant désormais avec la « culpabilité du survivant » ?

Les frémissements du thé de Marc Fouchard_2014 [France • Fiction • Théma Liberté]

Nord de la France. Les clichés sont en marche. Alex (Léon Garel), jeune skinhead mal dégrossi joue les ignominieux dans l’épicerie de Malik (Hassam Ghancy) qui n’en se laisse pas compter. Ils auraient pu échanger leur rôle dans un autre pays tant leurs crânes nus, par choix ou par nature, les font se ressembler comme deux frères. Ça tombe bien. Malik est seul, s’ennuie et décide d’offrir, outre une leçon de tolérance entre autres cadeaux, un thé au petit chien fou qui aboie mais ne semble pas mordre si ce n’est sur ordre du chef de meute. Et encore. Alors bien entendu, on pourra émettre l’idée qu’il s’agit là d’un film consensuel — ne vient-il pas de gagner le Prix d’un Public conquis à sa cause ? —, où l’idée de rassembler des âmes tourmentées autour d’un thé paraît utopique et naïf. Et alors ? Lorsque l’on songe aux derniers événements, il serait bon parfois d’en appeler aux idéaux, voire aux contes orientaux surtout s’ils sont empreints d’humour. On imagine sans peine Malik, après sa drolatique explication de texte sur le rituel qu’il accomplit, s’envoler sur un tapis volant sous les yeux médusés de ceux qui l’injurient — gentils clients condescendants, skinheads et petits gars de la banlieue ignorants de leur propre histoire — et qui, renvoyés dans leur but, sont néanmoins invités à se laisser enivrer par la suavité de la menthe qui répand son parfum dans son cabinet privé. Ces frémissements, qui ont déjà glané quelques prix de ci delà, sont fort sympathiques et l’on aurait tort de s’en priver.

Paki’s flowers de Nas Lazreg_2015 [France • Fiction • Théma Fraternité]

Autant l’avouer de suite, Naveed, jeune bangladais sans papier et vendeur de roses à la sauvette, n’a pas de chance. A peine son histoire débute-t-elle que le mauvais goût de l’invraisemblable épilogue de Dheepan, sinistre parodie d’un justicer dans la cité par un Jacques Audiard manifestement sous acide, fait remonter une bile amère. Pourtant son aventure, bien que convenue (aux fins supposées que nul n’oublie que de même qu’un esclave vendu autrefois aux enchères pouvait être roi en sa contrée, un migrant n’est pas automatiquement un crève-la-faim sans éducation venu nous retirer le pain de la bouche ou un terroriste en puissance), est touchante. Mais pourquoi diable le scénario prend-il brusquement l’eau ? Un homme s’étouffe sur la chaussée ; Naveed, étudiant en médecine, l’opère sur le pouce, le sauve et s’enfuit. Par quelle opération du saint-esprit la police le retrouve-t-elle le lendemain ? Mystère. S’ensuit alors un interrogatoire d’une absurdité folle où Naveed est sommé de s’expliquer sur les conséquences de son acte — son « patient » a survécu — et ce par l’intermédiaire d’un interprète plus qu’approximatif. Les intentions sont bonnes, les quiproquos amusants, l’insistance policière kafkaïenne, mais le rire s’étrangle tant on n’y croit plus.

Cotton dreams de Sandeep Balhara_2014 [Inde, Pologne • Documentaire • Théma Dignité]

Croissance économique et utilisation intensive des biotechnologies sont les deux mamelles de la crise agraire dans laquelle ont été précipités les fermiers indiens, provoquant une vague de suicides sans précédent, les hommes songeant — ô ironie — qu’ils seraient plus utiles morts que vifs, les sociétés étrangères incriminées reversant sans rechigner une assurance sur la vie à leur famille. Sandeep Balhara, réalisateur issu de l’école de Lotz* — et ça se voit tant l’image est (sur)léchée et les plans extrêmement travaillés — s’attache à suivre, perdant parfois la ligne directrice de son documentaire en adoptant des points de vue divergents, à une de ces veuves d’agriculteur, femme digne et désespérée qui ne sait quel combat mener, autant affligée par le sacrifice de son époux qu’angoissée par la précarité qui menace l’avenir de ses enfants. On ne peut qu’être autant ému par Radhabai Marape — les gros plans sur son visage transcendent littéralement son affliction — qu’agacé parfois par la démultiplication des axes et le martèlement esthétique de la mise en scène.
* d’où sont issus, excusez du peu, Jerzy Skolimowski, Roman Polanski, Krzysztof Kieślowski, Andrzej Wajda et Krzysztof Zanussi

Boys de Isabella Carbonell_2015 [Suède • Fiction • Théma Liberté]

Film troublant, Boys* est le grand choc de la sélection. Tout d’abord par son sujet, la délinquance sexuelle adolescente, ensuite par son parti-pris, seul le bourreau est mis en scène. Mais la victime n’est jamais oubliée. Emma est là. Par les souvenirs que Markus refuse de partager, par les termes d’une lettre assassine, par la voix du juge lors d’un procès où le drame est évoqué par des mots d’une crudité aussi violente que l’acte qui a été perpétré. Car il s’agit bien de prendre garde à ce que le supposé monstre prenne conscience de ses actes, les reconnaisse, les formule et ainsi prenne la juste mesure de l’étendue de sa faute, s’affirme coupable, accepte sa punition, seul chemin qui le mènera un jour vers une possible rédemption. Il est bon de rappeler que pointer du doigt une monstruosité n’est que la négation d’une humanité pourtant partagée avant dérapage. Les êtres ont tous les mêmes droits nous rappelle Boys. Celui d’être respecté, mais également d’avoir un jugement équitable, à quelque degré d’horreur que se situe la faute commise. Par la grâce d’une mise en scène subtile, Isabella Carbonell nous amène en douceur et quasi sans douleur, à nous questionner inlassablement, puis ô surprise ! à ressentir de l’empathie pour un jeune désaxé. Ajoutons que les acteurs, remarquables, sont filmés avec une grande tendresse, voire de manière effrontément érotisée (les Kids de Larry Clark & Harmony Korine ne sont pas loin) et que leur beauté trouble nous cueille en fin de parcours.
* En compétition à la 54e Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2015

Frontières de Claire Cahen & Ali Esmili_2014 [Maroc, France • Fiction • Théma Humanité]

C’est l’histoire d’un mec dont la fille est malade. Il l’emmène à l’hôpital mais comme nous sommes en Absurdie, une étrange contrée désolée et bardée de poste-frontières où des soldats s’emmerdent à crever, il lui faut franchir une ligne invisible. Les gardes-barrières s’ennuient certes, mais ce n’est pas une raison pour eux d’être laxistes. La peur engendre bien des injustices. Construit comme un mille-feuilles où notre infortuné géniteur prend le spectateur à partie, soliloque comme une répétition générale de la pièce qu’il va jouer devant nous face aux militaires, Frontières rappelle que le droit légitime des peuples à être protégé est souvent facteur de lois résolument liberticides. Au nom de la lutte contre le terrorisme, le père va être soumis à diverses humiliations avant de se voir refuser de poursuivre sa route puisque la barrière installée ici, et non pas là, ne sera pas levée. Parce que. Trop de risques. Pour qui ? Pour quoi ? Quelques cailloux ? Un désert à perte de vue ? Peu importe. Sans doute ne s’agit-il même que d’un caprice de chefaillon levé du mauvais pied. Le père dérange. Sa gamine fait peur. N’a-t-on pas idée d’être souffrante dans un pays où tout le monde a déjà sombré dans une folie douce. Le film de Claire Cahen (qui interprète une soldate agressive) et Ali Esmili (le père) fait songer, dans une moindre mesure, à Intervention divine de Elia Suleiman, autre voyage burlesque où seul un ballon décoré d’un portrait d’Arafat réussissait à franchir un check-point délibérément clos. Ici, c’est un autre objet, bien plus évocateur du malaise — de la merde ? — ambiant qui franchira la frontière après un match de foot ubuesque. Deux réalisateurs à suivre.

Penalty of justice de Vyacheslav « Slavik » Bihun_2014 [Slovaquie • Documentaire & animation • Théma Humanité]

Par le truchement d’une animation originale, néanmoins bien moins aimable que celle choisie par la réalisatrice de Vincenta, Penalty of justice nous conte une histoire folle de par les horreurs qui y sont décrites et d’une simplicité biblique. Bohdan Savitskyy, jeune footballeur ukrainien promis à un bel avenir a tout pour être heureux. Suite à une dénonciation kafkaïenne — il a osé demander à un fonctionnaire irascible d’utiliser son téléphone —, il est non seulement arrêté pour trouble sur la voie publique mais rendu infirme suite aux exactions d’une police aussi timbrée que corrompue. Désespéré, il préfère le combat au suicide et porte son dossier devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Patience est longueur de temps font plus que force ni que de rage insinue l’adage. Bohdan obtiendra justice après plus de 15 ans de procès. Hormis deux apparitions en chair et en chaise roulante de Bohdan, le documentaire de Slavik Bihun privilégie la voix off, couplée à une succession enragée de crobards au stylo bille, semblant avoir été griffonnés en plein procès, dans l’urgence. Comme une alternative graphique à des scènes qui seraient proprement insoutenables si elles étaient reconstituées.

Épilogue

[Seconde parenthèse] Je pleurnichais tantôt de ne pas avoir assez de temps pour écrire, notamment sur des événements d’importance comme ce festival. Depuis, je suis allée à l’ouverture d’un autre festival tout aussi précieux lors d’une soirée noire. Je n’ai pas fini de regretter de l’avoir eu ce temps ces jours derniers pour nourrir cette petite chose vaine qu’est ce blog. Nonobstant, les combats d’Amesty et d’autres anonymes contre l’obscurantisme continuent. Si nous n’avons pas l’opportunité, voire le courage — car il en faut une satanée dose — pour agir à leurs côtés, du moins soutenons-les ! Et n’oublions pas. Prenons soin de nous, prenons soin des nôtres et prêtons attention aux autres, aussi, un peu. Essayons du moins [Fin de la parenthèse].

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