Certes, la manière d’agir de Hogan/Clint Eastwood semble un peu cavalière mais notre cowboy a quelques circonstances atténuantes.
Année: 2012
Enfer et caméras putréfiées !
Après moult atermoiements — et quelques obligations — voici le programme aux petits oignons que je me suis concocté pour cette 10e édition du Festival Paris Cinéma en espérant pouvoir tenir la distance, ne pas égarer mon agenda et survivre à deux nuits blanches.
Oyez, oyez les parisiens !
Comme chaque année, le festival international d’animation d’Annecy s’installe pour un week-end au Forum des images.
Oyez ! Oyez !
Comme chaque année, depuis 2003, Paris s’offre son festival à l’orée de l’été, du 29 juin au 10 juillet.
La ballade sauvage. La Grande Bretagne randonneuse est en danger. Tina (petite souris effacée qui rêve d’un autre maître que sa mère) et Chris (géant roux intolérant et bas du front se réinventant en grand écrivain-explorateur) ont eu le tort de se rencontrer et de se plaire.
Et zut ! C’est chaque année la même chose. Tandis que le Forum des images accueille la 44e édition de la Quinzaine des Réalisateurs, le Reflet Médicis s’empare de la sélection Un certain regard et La 51e Semaine de la Critique s’installe à la Cinémathèque Française.
Razzia sur la chnouf. Second épisode* des aventures d’Ocho, la joueuse/bretteuse/voleuse de haut vol toujours incarnée par Reiko Ike, Female yakuza tale: Torture & Inquisition a été réalisé dans la foulée de Sex & Fury sous la houlette d’un autre réalisateur, Teruo Ishii, autrement plus frappadingue que son auguste collègue, Noribumi Suzuki.
La vengeance est mienne. Les familiers de la saga La pivoine rouge (interprétée par Sumiko Fuji) connaissent bien la vertueuse Oryu, joueuse invétérée à l’épaule tatouée et au sens de l’honneur exacerbé, qui parcourt les routes en aidant la veuve et l’orphelin.
Oyez ! Oyez les Parisiens !
Comme l’année passée, le Forum des images qui accueille — du 31 mai au 10 juin — la 44e édition de la Quinzaine des Réalisateurs, vous offre un tour du monde en une trentaine de films et des rencontres avec leurs réalisateurs.
Autant en emporte le drame. Martha (Sandra Hüller, une sacrée découverte) et Paul (Felix Knopp) forment un couple heureux. Ils s’aiment d’amour tendre, ont un avenir tout tracé par la formidable réussite de Paul qui les oblige — avec leur consentement mutuel — à déménager à Marseille.
Si des fadaises nous étaient contées. Tout un chacun sait comment s’achève les contes et la Blanche-Neige des frères Grimm ne déroge pas à la règle. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Fin.
La mémoire des peuples. Il faut prendre le temps de se laisser happer par le second long métrage de fiction d’Özcan Alper — Le temps dure longtemps — dont les plans fixes, d’une étonnante beauté plastique, recèlent une langueur quasi hypnotique.
Ballade de l’intranquillité. Tu crois vraiment tout ce que l’on te dit ? demande doucement Avé à l’empoté qui craint de la blesser. Non.
Fatum. Comme ce fut le cas pour Tire, Django, tire, le titre français de Manos torpes (soit, les mains malhabiles) est des plus fantaisistes puisqu’il n’y a pas l’ombre d’un Sa(r)tana qui tienne. Cette mauvaise plaisanterie mise à part, le film de Rafael Romero Marchent se révèle une excellente découverte.
Fils de personne. Il est certain que Spara, Gringo, spara (Inutile de chercher Django, il est aux abonnés absents et son patronyme n’a été utilisé que pour de basses raisons commerciales), signé Bruno Corbucci, souffre du rapprochement avec les réussites westerniennes du grand frère Sergio.
Escape from MS One. Seul contre 500… où est le problème ? nous apostrophe pince-sans-rire la baseline de Lock out, film écrit et réalisé à quatre mains par James Mather et Stephen St. Leger, d’après — rions un peu — une idée de Luc Besson. Bah ! Dans la mesure où, en 1997, un certain borgne a échappé à une ville entière, puis s’est payé le luxe d’éteindre la planète en 2013, rien ne peut plus nous surprendre.
Chauve qui peut ! Une petite soirée entre amis dégénère lorsque l’un des participants (Richard Crystal, frère de Billy. Si si), crooner d’opérette, entreprend une belle entre deux vocalises et la serre d’un peu trop près.
La source de tous nos maux. Travailler fatigue affirme le titre du premier long métrage de Juliana Rojas et Marco Dutra. Certes. Mais dans un système économique où être sans emploi vous rend invisible et vous soustrait du monde des vivants pour vous métamorphoser en statistique, ne pas travailler peut tuer, voire vous mener aux confins de la folie si vous êtes chanceux. Et être victime de cette mésaventure sous le soleil brésilien ne change rien à l’affaire.
A Delos, les faux-semblants sont rois.