Même si les films vus vendredi soir n’atteignent pas des sommets, comparés aux nouilles avariées de jeudi, les mets m’ont paru délicieux.
The second death de Santiago Fernandez Calvette, par son esthétisme sombre et fantasmatique, son rythme lent et ses personnages troubles est une très bonne surprise, bien que le film argentin semble devoir se mériter par son refus absolu de toute séduction ou facilités scénaristiques. L’histoire, circonvolutive à souhait, nous perd dans les méandres d’une malédiction familiale mâtinée de superstitions religieuses, tandis qu’un enfant omniscient est l’enjeu d’une bataille entre une flic de la capitale venue s’enterrer dans un village paumé et un "protecteur" abusif. Les personnes qui seraient tenter de s’éclipser de la salle sitôt les premiers noms du générique annoncés feraient mieux de rester à leur place, sous peine de rater la Révélation finale.
Games of werewolves de Juan Martinez Moreno est une très amusante variation d’une (encore !) malédiction familiale à base d’aristocrates dévoyés, de gitans et de loup-garous. De retour dans son village natal, un écrivain plus ou moins en panne d’inspiration se retrouve bien malgré lui victime du passé et y entraine joyeusement un ami d’enfance — Carlos Areces, le sombre héros de Balada triste de Alex de la Iglesia — à l’étrange sexualité et son éditeur aux activités des plus louches. Notre imbécile trio, en parfait émule des trois Stooges, fera sans nul doute la joie des gamins, le métrage, emprunt d’un humour bon enfant, étant des plus sages en matière d’horreur et de gore. Quoiqu’il en soit, aussi plaisant soit-il, Games of the werewolvesmanque tout de même cruellement de présence féminine (excepté pour une mère-grand arrivant à la rescousse au volant d’une antiquité telle les religieuses de La grande vadrouille), voire de brebis.
Il y a des jours comme ça où rien ne va et où l’on devrait s’abstenir de s’obstiner. Et aller se coucher.
Précédé d’une peu flatteuse réputation, Maniacde Franck Khalfoun est un ratage complet. Même si l’on fait abstraction du cultissime et malsain opus signé William Lustig en 1980, Franck Khalfoun est à la peine, incapable de faire jaillir une quelconque émotion avec son serial killer du pauvre — le chéri a beaucoup souffert à cause d’une maman légèrement péripatéticienne exhib’ sur les bords — et agacerait plutôt avec ses plans en perpétuelle (Ou pas. Et pourquoi donc ? impossible de dénicher une raison valable à ces plans larges où l’on voit le tueur à l’ouvrage. Bien le bonjour aux raccords, donc.) caméra subjective. Quant à la sympathie que l’on pourrait éprouver pour les victimes, elle est inexistante. Tout ce que l’on ressent, excepté de temps à autre l’envie de ricaner bêtement, n’est qu’un mortel ennui et l’idée d’en finir au plus vite. Le frêle Elijah Wood est bien trop mimi pour arriver à nous faire accroire qu’il est un monstre déviant bon pour le cabanon (même si l’effort que met ce charmant garçon à tenter de se renouveler est bien louable). Il y a aussi Nora Arnezeder qui passe dans le coin (après son apparition dans Sécurité rapprochée de Daniel Espinosa qui m’avait déjà bien fait rire) et dont on se fiche comme de son premier scalp. Les amateurs de gore gratuit seront peut-être comblés par la dernière scène, quoiqu’en y réfléchissant, elle n’arriverait guère à réveiller un régiment d’équarrisseurs assoupis.
En ce qui concerne The fourth dimensionde Harmony Korine, Aleksey Fedorchenko & Jan Kwiecinski, si l’on excepte Val Kilmer, ahurissant dans un numéro de grande voltige de gourou totalement à côté de ses pompes — et qui s’habille manifestement dans les mêmes friperies que le Dude cher aux frères Coen — les deux segments qui suivent The Lotus Community Workshop signé Harmony Korine sont d’un vide abyssal. Et, accessoirement, Rod Sterling est définitivement aux abonnés absents.
L’habituelle insomnie étant venue ponctuer cette morose soirée, le Clean, shaven de Lodge Kerrigan qui a tourné dans mon lecteur DVD m’a subrepticement remonté le moral.
J’espère au moins aujourd’hui avoir quelques heureuses surprises.
A noter que l’hilarant Simon Pegg investit de nouveau la salle 500 du Forum des images dans A fantastic fear of everything de Crispain Mills, et ce à partir de 19h45.
Insensiblesde Juan Carlos Medina — dont la production a été notamment initiée par Antoine Simkine et François Cognard, présents tous deux hier soir au Forum des images — est un superbe film, sentimental et terrifiant à la fois et rappelle — comme tant d’autres films fantastiques ibériques — que l’Espagne n’a toujours pas exorcisé les horreurs de son passé. Le petit plus — outre un remarquable Alex Brendemühl vu dans Rabia de Sebastían Cordero — ? l’empathie immédiate pour le « monstre » de l’histoire (et j’en connais une qui va se noyer dans ses larmes à la mi-octobre).
Quant à Comforting skinde Derek Franson, soit la relation erotico-trash — réelle ou fantasmée ? — qu’entame une jeune femme émotionnellement quelque peu déséquilibrée avec le tatouage qu’elle s’est offert, il traine en longueur et on ne peut s’empêcher d’estimer que les belles idées du réalisateur auraient parfaitement rempli leur office dans un moyen métrage percutant. Là, le film dure tout de même deux (interminables) heures; il n’est donc guère étonnant au vu de l’épilogue que la moitié de la salle ait éclaté nerveusement de rire. Et il faudrait arrêter d’évoquer David Cronenberg à tout propos. Comforting skin tient plus du mental que du viscéral et la chair, ici, est bien plate et ennuyeuse, le corps quelque peu androgyne de l’actrice principale peinant à apporter quelque trouble (quand Derek Franson ne fait pas sombrer cette charmante demoiselle à la voix crispante dans le ridicule avec une timide scène de Air Sex parfaitement grotesque).
Vous pouvez éviter d’aller vous abîmer les yeux sur A chinese ghost story de Wilson Yip. Par contre, Samsara de Ron Fricke bénéficie d’une seconde projection ce jour au Forum des images.
Hier était mon dernier jour de vacances ensoleillées à passer enfermée dans une salle de cinéma. A partir d’aujourd’hui, le boulot reprend (la pluie aussi, vous l’aurez noté), je fais donc maigre.
Extrêmement attendu pour cause d’alerte incendie déclenchée inopinément — oui, ça rappelle quelques souvenirs —, la vision de Vanishing wavesde Kristina Buozyté & Bruno Samper a finalement été une souffrance. Peu inventif en matière de scénario, certaines scènes étirées à l’extrême m’ont donné envie de fuir à toutes jambes tant l’historiette était prévisible et le tout, bien soporifique.
Le souvent désopilant A fantastic fear of everythingde Crispain Mills est un one man show d’un Simon Pegg déchainé qui ne laisse que peu de place à ses quelques partenaires, excepté pour un ou deux hérissons qui passaient par là. En clair, les non fans peuvent s’abstenir. Mais ils perdront l’occasion de s’esclaffer devant d’excellents gags musicaux.
Samsara de Ron Fricke est une expérience à partager dans une salle comble devant un écran géant dans lequel se perdre. Un témoignage aussi, aux plans hypnotiques, de ce qu’est ce monde — beauté et horreur mêlées — amené à disparaître peu ou prou.
En présentant Black’s gamede Oskar Thor Axelsson, Frédéric Temps a évoqué Pusher de Nicolas Winding Refn qui n’est autre qu’un des producteurs associés de ce film islandais. La question est : Le cinéma a-t-il réellement besoin d’un Pusher 4 ? Ses ambitions revues à la baisse, tout le film renifle — à l’instar de son acteur principal, ersatz apathique de Stephen Dorff — le déjà-vu de première, du gros bras tatoué aux blondes cocaïnomanes, du mafieux déviant aux humiliations bien ordonnées. L’une des scènes fera certainement date et ne dépare guère dans la catégorie scato à l’honneur cette année à L’Étrange Festival, amis poètes bonjour. En bref, tout ce petit monde tourne en rond à Reykjavik et, sans nul doute parce que l’histoire débute à l’aube du millénaire, le film aux situations ultra-usées jusqu’à la corde paraît déjà totalement dépassé.
A noter que l’inénarrable Eega de SS Rajmouli bénéficie d’une seconde projection ce jour à 17h dans la salle 500 du Forum des images.
A ne pas rater également les doux dingues décortiquant Shining de Stanley Kubrick dans Room 237 de de Rodney Ascher [Salle 300, 14h45] présenté à Cannes à la Quinzaine de réalisateurs.
Kenneth Anger est venu présenter avec délectation le film d’Howard Hughes, The outlaw/Le banni, précédé d’une réputation sulfureuse puisque preuve de son amour immodéré — si l’on en juge par toute la publicité faite autour alors que la donzelle boudeuse n’apparaît que bien peu dans le film très (trop) long du mogul — pour les roberts de Jane Russell vantés par un "les deux bonnes raisons de voir le film" péremptoire. Résultat, The outlaw est un cas d’école de première et la leçon que l’on en retiendra est qu’il ne faut jamais laisser impunément jouer un enfant gâté avec un (très) long métrage, dut-il en être également le producteur. Le film n’a aucun rythme, les acteurs — Walter Huston en tête — cabotinent, Miss Russell ballade un air d’emmerdement de première — mais oui, ses obus tiennent tous seuls — et les dialogues sont un sommet de débilité. Quant à la musique, elle appuie généreusement chaque changement de ton quand elle ne soutient pas quelques sous-entendus coquins de quelques notes farceuses. Etonnamment, la bombe sexuelle est perpétuellement renvoyée à ses fourneaux tandis que le trio de cow-boys en rut ne font pas mystère de leurs goûts pour les garçons (ou la race chevaline !), le bien pâlot Jack Buetel devenant l’objet de discorde qui brisera la si belle amitié entre Walter Huston/Doc Holliday et Pat Garrett/Thomas Mitchell. Pour sûr, Hugues était foncièrement frappadingue. On ignore qui, de Ben Hecht — qui a participé à l’écriture du scénario — ou du producteur/réalisateur en a rajouté dans la légende gay de Billy the Kid mais la scène où le chenapan compare la taille de ses revolvers à ceux de Doc Holliday devant le regard concupiscent de Thomas Mitchell vaut son pesant de chili.
Horreur, malheur pour les fans de la saga A chinese ghost story. Passons sur le fait que le jeune Yu Shaoqun n’a ni la beauté fragile de Leslie Cheung — à la mémoire duquel cette monstruosité est dédiée, gageons que sa poussière a virevolté dans sa tombe — ni l’espièglerie de Tony Leung qui a repris le rôle en 1991 et que les personnages aient été démultipliés, sans oublier un goût certain pour les blagues douteuses. Tout est laid dans ce film, les effets spéciaux, les diablotines botoxées, les explosions et les combats. Quant à Louis Koo qui interprète — en jouant "comme un japonais" selon la présentation du jour made in Mad Movies, gageons que les mânes de Toshiro Mifune auront apprécié — un chasseur de démons, reconnaissons qu’il fait ce qu’il peut, soit le minimum syndical, pour nous émouvoir avec son histoire d’amour pataude pour un ectoplasme démoniaque séduit à coups de bonbecs. Allez, ouste, aux enfers !
Changement de continent, d’époque et surtout, de ton pour Los Chidosde Omar Rodriguez-Lopez, hilarante variation d’Affreux, sales et méchants de Dino Risi. Précédé d’une petite présentation par le réalisateur qui nous a informé que sa maman aimait beaucoup le film — au vu de son épilogue, nous pouvons de tout cœur comprendre la brave femme — Los chidos nous entraîne dans un délire non sensique où tout est permis pourvu que l’on bouscule les convenances, que l’on brise les tabous et que l’on chie allègrement sur le politiquement correct du voisin américain. Et tout cela bien sûr sans faire trop d’efforts… Quoiqu’il en soit, le monde est définitivement dans la merde, Los chidos confirmant par ailleurs que L’étrange festival est placé cette année — après Headhunters et la nuit zombie — sous le signe de la scatologie bon teint. Bon appétit à tous !
Enfin, pour finir ce week-end, Alexander Vartanov est venu présenter Bullet collector, et ce en compagnie du compositeur de sa — très belle — musique Aleksei Aigi et en a profité pour nous spoiler quelque peu lui-même la fin. Décidément ! Il vaudrait mieux envisager des débats à la fin des films. Quoiqu’il en soit, Bullet collector a sa place dans ce festival, par ses côtés expérimentaux, juqu’au boutistes et glauques — une scène notamment fera date, lorsqu’un blessé s’étouffe en se ficelant le visage avec son intestin grêle (estomacs fragiles s’abstenir) — même si, le film parfois paraît bien trop long, le jeune réalisateur un peu trop enthousiaste se laissant quelque peu aller à quelques coquetteries de style. Divisé en une dizaine de chapitres, et selon Alexander Vartanov, hommage énamouré aux 400 coups de Truffaut — en version ultra violente et désespérée, les jeunes délinquants de Russie finissant peu ou prou au goulag où tous les coups sont permis —, Bullet collector est porté à bout de bras par un jeune acteur extraordinaire dont la beauté sauvage, l’air buté et la blondeur décolorée séduiraient sans peine un certain Gus Van Sant. A ne pas rater, donc.
A voir aujourd’hui, un Richard Dreyfus époustouflant dans Gros plan/Inserts de John Byrum à 15h00 dans la salle 100 du Forum des images. Vous pouvez par contre faire l’impasse sur The Thompsons des Butcher Brothers et Redd Inc. de Daniel Krige. Conseil purement amical.
Journée passable, une migraine ophtalmique m’empêchant de réfléchir profiter pleinement du petit programme que j’avais concocté.
Motorway de Soi Cheang, produit par Milky Way, est un film proprement réalisé et interprété, rondement mené mais — excepté une séquence dans un parking — guère inventif et vient donc s’ajouter à la longue liste des films de série B quelque peu soporifiques. PS. Si Rurik Sallé de chez Mad Movies pouvait arrêter de survendre les films et, accessoirement, de nous en dévoiler la fin lors de ses présentations, ce serait bien aimable de sa part. Merci d’avance.
Lubie soudaine, je change de programme, j’abandonne les nazis de Iron sky pour les squelettes animés de Afterschool midnightersde Hitoshi Takekiyo. Parfois, je ferais mieux d’aller me coucher. Quoiqu’il en soit, l’histoire est plaisamment parodique ; un écorché vif hystérique, des lapins mafieux et une mouche mutante — j’avoue un plaisir singulier devant l’apparition de cet insecte depuis que j’ai visionné Eega — s’agitent inconsidérément face à trois impossibles gamines que l’on lapiderait avec plaisir juste pour qu’elles se taisent. On peut donc sans problème y emmener les gamins. Au-delà de dix ans, s’abstenir sauf si vos neurones ont besoin d’une récréation. Et que vous aimez les comédies musicales tarabiscotées. Et les machins délicieusement farfelus.
Hormis le plaisir de revoir sur grand écran le glauquissime Dead of night de Bob Clark — où l’on retrouve ironiquement le couple de Faces, John Marley et Lynn Carlin se déchirant encore et toujours —, je dois reconnaître que la remarquable performance de 7weeks a définitivement anesthésié la partie gauche de mon crane. C’est donc la mort dans l’âme que j’ai abandonné la seconde partie du programme de L’étrange musique pour aller récupérer quelque peu mes esprits devant The mutationsde Jack Cardiff, présenté dans le cadre des Pépites de l’étrange…
Je me retrouve donc à l’ouest, là où résidait manifestement Donald Pleasence lorsqu’il accepta de participer à cette bizarrerie. Homme de science maboule (pléonasme) et féru de greffes, il s’emploie à transformer tous les humains qui lui tombent sous la main — dont de peu farouches demoiselles — en un mix entre le chou-fleur et la créature du lac noir. A noter que The mutationsavait pour titre initial The freakmaker et qu’il fut réalisé après La motocyclette et surtout le brutal Dernier train du Katanga. Jack Cardiff se consacra par la suite à sa vocation de directeur de la photographie.
Ma lancinante migraine refusant obstinément de lâcher prise, j’ai pris le chemin du retour, annulant de fait, mais sans regret, la nuit Zombies. Juste histoire de pouvoir profiter un maximum de cette fin de week-end qui promet quelques morceaux de bravoure.
A noter que le total frappadingue Subconscious cruelty de Karim Hussain est projeté ce jour à 21h00 dans la salle 300 du Forum des images.
Excellente journée avec le frappadingue Eega de SS Rajmouli ou la revanche d’un amoureux assassiné réincarné en mouche. Point trop de chants et de danses mais un malfaisant désopilant et de savoureuses parodies.
Un jour de chance de Alex de la Iglesia ausculte méchamment mais sans hystérie un monde — et un couple — en crise à l’occasion d’un accident stupide ; avec quelques coups de griffe bien placés en direction des médias et de la soif de notoriété.
Enfin, pour Citadel, Ciaran Foy — charmant garçon un tantinet anxieux qui a fait le déplacement pour nous présenter son premier film — réussit à nous refiler ses angoisses en loucedé. Nul doute au vu de la violence sourde qui suinte de chaque plan de Citadel qu’il a réussit à exorciser ses propres peurs et ce, à nos dépens.
A noter que l’excellent Headhunters de de Morten Tyldum bénéficie ce jour d’une seconde projection à 21h30 dans la salle 300 du Forum des images.
J’espère pour ce vendredi avoir fait de meilleurs choix qu’hier où, nonobstant un déroutant et fort savoureux Headhunters de Morten Tyldum où excellent Aksel Hennie [vu dans Un chic type de Hans Petter Moland aux côtés de Stellan Skarsgard] et Nikolaj Coster-Waldau, Redd inc.de Daniel Krige, malgré un Nicholas Hope habité qui joue tout seul, est d’une prévisibilité à pleurer* et The Thompsons des Butcher Brothers est résolument navrant. Le fond de l’histoire est stupide et les acteurs jouent tous comme des patates. On était en droit de rêver mieux pour débuter les festivités. Heureusement que la Norvège a relevé le niveau de la soirée.
* A moins, comme ne le prétend Shunrize qui m’a supporté durant deux films que je n’ai vu que trop de pelloches et sois définitivement blasée ^^
A noter que Touristes de Ben Wheatley est projeté ce jour à 15h45 dans la salle 500 du Forum des images et Peeping Tom de Michael Powell à 18h45 dans la salle 300 [dans le cadre de la Carte blanche à Kenneth Anger qui est passé nous saluer lors de la soirée d'ouverture].
Pour certaines raisons bien indépendantes de ma volonté, je serais obligée au cours de ces 11 journées de revoir mon programme prévisionnel à la baisse.
C’est à Leos Carax et à son déjà très controversé — mais mieux vaut inspirer colère et rage que subir indifférence ou oubli — Holy Motors* que revient la lourde charge de précéder le Festival Paris Cinéma qui débute vendredi 29 juin à 20h au Forum des images avec Ciné Mix de Jeff Mills sur Études sur Paris, un film d’André Sauvage, suivi de deux nuits, un hommage à Johnnie To en présence du réalisateur et Category III avec de la violence, du sang et du stupre.
Le programme complet est en ligne et disponible dans tous les cinémas partenaires. Il n’y a plus qu’à choisir. La part la plus difficile, donc.
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