Bonjour à tous.
Pour des raisons indépendantes de ma volonté, ce blog va connaître un petit arrêt.
J’en profite pour vous remercier toutes et tous de votre fidélité.
Je vous souhaite une excellente continuation.
Fred

© Producciones Tepeyac S, Koi Productions, MGM, Del Duca Films, Cité Films, Bernhard-Vidor Productions Inc., Paramount Pictures, 20th Century Fox
Et nous revoilà, la fine équipe de Zoom arrière et moi-même pour nous souvenir des sorties de 1954 [513 films si l'on en croit Encyclo-Ciné et je n'en ai vu que 55]. L’édito de cette année vous est offert par Christophe qui donne beaucoup d’Avis sur des films (du genre vintage, ce qui n’est pas pour me déplaire).
Un changement de taille s’opère cependant cette année puisque j’ai été invitée par le taulier de Nightswimming — et fondateur de Zoom arrière — à étoiler chef d’œuvres & nanars et je compte bien, de temps en temps, bousculer les classements de mes charmants collègues aux choix parfois quelque peu étranges. Ce qui ne m’empêchera pas de continuer de vous offrir ici la quasi-exclusivité de mes goûts tout aussi douteux.
Ouf ! et moi qui pensais que ce serait aisé. Bref, permettez-moi donc ici une petite auto-promo. Allez donc rendre visite à ce tumblr — In the mouth of cinema — et plus aucune tronche de réal’ ne vous sera désormais inconnue.
Quoiqu’il en soit, bravo à toutes et tous. Je ne sais quand je vais pouvoir vous offrir un nouveau jeu, ayant un agenda quelque peu folklorique. Disons que je vous donne rendez-vous après le Festival Paris Cinéma, vers la mi-juillet, si tout se passe bien. Il y aura peut-être une "surprise" avant, mais rien de sûr.
D’ici là, j’aurais bien gratté quelques posts pour vous occuper l’esprit.
En attendant, évitez d’être sages, et allez au cinéma !
A bientôt !
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Hello !
En ce joli 1er mai, je vous offre les derniers indices du jeu dont les solutions vous seront données lundi matin. Les inconnus qui n’auront pas été dénichés reviendront vous narguer ultérieurement.
3. Je porte un nom connu (j’ai même quasi un homonyme qui œuvra au temps du muet). Mon ancêtre, quant à lui, est un pilier de la littérature anglaise. Né en 83 (Hello, mister Loulou ^^), je participe actuellement à une série à succès.
10. Je suis américaine et ma bisexualité n’est pas un secret. J’ai défrayé il y a peu la chronique au bras d’un acteur qui se trouve également ici.
11. Bien qu’américaine, j’ai connu mes premiers succès dès mon jeune âge par la grâce de deux réalisateurs italiens.
13. Premier film en vedette, premier succès. Sans doute grâce à la douche que je prenais sur scène. Et accessoirement, je porte le même prénom que la numéro 11.
18. Mon charme est tel que personne ne m’a jamais résisté. Ni les hommes qu’ils soient danseurs, misanthropes ou couturiers, ni les chats.
22. Dans trois ans c’est un autre metteur en scène d’origine italienne qui va définitivement me rendre célèbre. J’ai poussé la "méthode" jusqu’à son paroxysme.
23. Je l’ai joué comme Beckam et suis autant, sinon plus, célèbre que lui.
27. Je suis un réalisateur italien guère réputé pour un humour décapant. L’existentialisme aura eu raison du couple que je formais avec mon égérie. JE PORTE LE MÊME PRÉNOM QU’UN PEINTRE CÉLÈBRE (et si vous ne me trouvez pas, c’est que vous le faites exprès).
30. Je suis également ailleurs, bien plus habillé, raison pour laquelle vous ne me reconnaissez pas.
32. Je porte le même prénom que mon réalisateur de mari (de l’époque) et une de nos filles est une actrice-metteur-en-scène tatouée de première.
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Bonjour à tous.
C’est lundi, jusque là il fait un temps pourri [Point météo].
Je vais tous vous mettre d’accord, madame Isabelle Jesuispartout Huppert n’est pas là. Ni en 32, ni ailleurs. C’est bien regrettable, certes, mais c’est ainsi.
Il s’agit d’une scène d’un film (italien) réalisé dans les années 70. Comme la 22. Excepté que le film est américain (mais le nom du réalisateur a quelques consonances latines).
Ou sinon, que vous dire ?
Allez, hop, je viens quasiment de vous donner leurs noms. Finissez-moi donc ce petit jeu que l’on puisse passer à autre chose.
Bonne semaine à tous.
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Un chapitre des Secrets d’Hollywood révélés par Patrick Brion [chronique à venir] est consacré à l’infamant Code Hays que scénaristes et réalisateurs s’empressèrent de contourner, voire pervertir pour notre plus grand bonheur. Nul doute que si les principes édictés dans les années 30 par des pères-la-morale bouffis d’hypocrisie avaient été respectés à la lettre, la face du cinématographe en aurait été changée (et vous seriez actuellement en train de lire un blog de cuisine).
Morceaux choisis.
On ne produira pas de films susceptibles d’abaisser la moralité des spectateurs. Ainsi la sympathie du public n’ira jamais au vice, au péché ou au mal. Lire la suite »
Histoire de se détendre par ce beau dimanche de bêtise congénitale printemps et avant que je ne prenne des vacances studieuses amplement méritées, une nouvelle fournée de mimiques en tous genres.
Par ordre d’apparition : Til Schweiger, Jane Fonda, Jessica Chastain, Joseph Gordon-Levitt, Sam Riley, Catherine Deneuve, Paul Newman, Tim Burton, Ben Affleck, Matthias Schoenaerts, Robert Taylor & Joan Blondell, Kevin Spacey, Lauren Hutton, Bjork, Tilda Swinton, Eva Green, Casey Affleck, Steve Martin, Virna Lisi, Robert Downey Jr, Donald Sutherland, Debbie Harry, Sofia Vergara, Rose McGowan, Ewan McGregor, Matthew Gray-Gubler, Audrey Hepburn & Fred Astaire (sur le plateau de Drôle de frimousse/Funny Face de Stanley Donen_1957), Leonardo Di Caprio, Dustin Hoffman, Lucile Ball, Charlize Theron, Cate Blanchett, Angelina Jolie et Will Ferrell (mais ça ne compte pas, il est tombé dedans quand il était petit).
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© Neil Wilder
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© Willy Rizzo
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© RKO Radio Pictures, MGM, Columbia Pictures Corporation, Delphinus, Wald/Krasna Productions, Fidelity Pictures Corporation, Franco London Films, Bryan Foy Productions, CICC, Twentieth Century Fox, Warner Bros., Tv Junior Filmi
57 films vus sur les 584 sortis en 1953 [Source : Encyclo-ciné] et le western ne s’est jamais aussi bien porté…
N’oubliez pas de passer chez Zoom arrière [dont je projette sournoisement de bouleverser bientôt la rigueur du classement], où l’édito est signé cette année par le taulier de Nightswimming, que je remercie ici de son Doo-doo-doo-doo-doo-doo / I’m singing in the rain puisqu’il a grêlé sur Paris le jour de sa publication. Thank you Doudou, donc !
92. John Carpenter & Kurt Russell
sur le tournage de Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin/Big trouble in Little China en 1986
et en 2013 pour le magazine Empire
A suivre…
91. Kenneth Anger
Bon pied, bon œil. Après sa carte blanche à L’Etrange Festival 2012, où notre charmant bonhomme s’est fait une délectation de venir commenter les talents mammaires d’une juvénile Jane Russell, c’est son cultissime Hollywood Babylon — dont un "brouillon" fut édité il y a plus de cinquante années chez Pauvert — qui vient d’être publié dans son intégralité [et dont la couverture en fait baver plus d'un].
Si seulement un distributeur français pouvait avoir le bon goût de nous offrir un coffret de ses œuvres cinématographiques, merci, bisous.
A suivre…

© Daiei Motion Picture Company, Twentieth Century Fox Film Corporation, Warner Bros. Pictures, Republic Pictures, Robert et Raymond Hakim, Universal International Pictures, Mercury Productions, RKO Radio Pictures, Celebrated Productions, Compagnie Commerciale Française Cinématographique (CCFC), Paramount Pictures, Gainsborough Pictures, Deputy Corporation
Nous revoici en compagnie de Zoom arrière !
Et en cette belle année 1952 (présentée par le taulier du Journal Cinéma du Dr Orlof), une jolie moisson de 53 films sur les 551 enregistrés par Encyclo-ciné et pas grand chose à jeter, quoique.
Bravo et encore merci pour votre aimable participation.
Comme il va me falloir remplir ma besace, je ne vous donne pas rendez-vous avant fin avril. Vous aurez à l’occasion un spécial "souriez, vous êtes filmés".
Vous pouvez reprendre une activité normale et surtout, ne soyez pas sages !
A très bientôt !
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Bonjour à toutes et tous !
Comme vous avez du le remarquer, je n’ai guère de temps ni d’envie même de passer dans le coin. Néanmoins, cela semble vous plaire d’avoir un peu de temps pour dénicher nos inconnus. Je vous balance une plâtrée d’indices sur ceux qui restent encore à découvrir (14/47, bravo !) et vous offre encore une semaine de répit avant révélation et tout le toutim. Amusez-vous bien.
Indices
4. Je suis essentiellement un musicien mais j’ai fait quelques apparitions chez des amis
5. Je suis LA muse
7. Je suis autant célèbre par mon corps sculptural que par ma mère
8. J’ai tenu un hôtel d’un genre bien particulier
11. Je passe mon temps à sauver le monde (en étant beaucoup plus déshabillée qu’ici)
13. Bien qu’hongkongaise, je fus l’héroïne d’un serial bien français
15. Je joue aussi bien les salopes (passionnées) que les merveilles (abandonnées)
18. Je suis un des derniers dingos du cinéma japonais
19. J’ai écrit un jour une lettre à mon daddy
20. J’ai été le héros bien fadasse d’un comics qui n’a eu strictement aucun succès mais je suis beaucoup moins connu que Ryan Reynolds (avec la gueule — et mon prénom — d’ange, je fais désormais de la télé)
30. Mon dos boude moins bien que mon visage
34. J’ai connu un décès précoce et certains ne s’en sont jamais remis
35. J’ai explosé dans un remake, mais c’est l’actrice de l’original qui rafle désormais tous les rôles
39. J’ai eu la (mal)chance de tourner face à 4 acteurs pour un seul rôle
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La bien bonne journée à toutes et tous ! En forme ?
Comme promis, voici un petit jeu qui va vous tenir en haleine, je l’espère, pendant une bonne semaine.
Les commentaires sont modérés, les numéros sous les photos.
Vous aurez droit à quelques indices si vous séchez sur quelques timides. Mais avouez que parfois, c’est cadeau.
Amusez-vous bien et à bientôt.
PS. Oui y a un bug sur la page d’accueil. Pas grave. Je RTéTéise. Soyez sages.
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1. Monica Bellucci
dénichée par Mister Loulou
Et pour le plaisir des yeux, l’endroit :
Kôji Yakusho/Takuro Yamashita
dans L’anguille/Unagi de Shōhei Imamura_1997
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C’est le premier bain solitaire que Yamashita prend depuis des années. Il vient de sortir de prison. La baignoire est celle de son "contrôleur judiciaire", un bonze qui a subodoré en ce prisonnier modèle une bonne âme récalcitrante devant toute forme de rédemption.
Il reste planté là, tel une Lady Macbeth n’en revenant toujours pas de son forfait. S’il n’avait tenu qu’à lui et à la culpabilité qui le ronge, il serait toujours derrière les barreaux à expier inlassablement le crime passionnel qu’il a commis.
Les mains, qu’il fixe comme si elles appartenaient à un autre, sont celles là même qui ont poignardé – après avoir blessé méchamment l’amant — la femme infidèle. Cette épouse provocante qui s’est offerte nue aux coups redoublés de son couteau, comme pour, enfin, être pénétrée par cet époux timide et quasi transparent. Aussi fuyant qu’une anguille, en tous points semblable à celle qu’il a apprivoisée, et qui parfois ignore somptueusement ses confidences et stagne, sphinx narquois, au fond de son aquarium tandis qu’il se débat avec l’existence.
Il lui faudra sauver la vie d’une fille perdue qui ressemble furieusement à la défunte, libérer la bête et repasser par la case prison avant de réussir à se reconstruire en tant qu’humain et trouver sa vraie place d’homme, d’ami, d’époux, de père. Fut-ce de l’enfant d’un autre.
A suivre…
Envie de comparer salles d’eau, menus accessoires et grande lessive ? Rendez vous donc sur la page Des baignoires et des hommes.
(avec Nox qui vient de se réveiller)
Vous pouvez donc reprendre une activité normale.
Je vous ai préparé un autre jeu (bien plus long) qui paraitra le 1er mars et vous tiendra occupé(e)s, je l’espère, une semaine entière.
A très bientôt donc.
D’ici là, faites donc comme moi, allez vous coucher au cinéma !
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Hello !
Merci et bravo à tous ceux qui sont passés.
Voici une première salve de réponses.
Il ne reste plus que 4 inconnus à vous mettre sous la dent.
Petits indices précis, le premier qui répond l’emporte, pesé, emballé et on reprend le cours de sa triste vie.
N° 2 : J’aime jouer les méchants et tirer sur tout ce qui bouge devant un fond vert
N° 9 : Je suis un metteur en scène français et j’aime les histoires de gros chats d’hommes
N° 20 : Je joue en général les héros placides mais ma réputation de cow-boy à l’excellente gâchette n’est plus à faire
N° 16 : Ma glorieuse carrière a démarré dans la paluche d’une grosse bébête
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Ola !
Revoilà votre petit jeu…
Et comme vous êtes devenus bien trop bons, il s’agit désormais d’être aussi la/le plus rapide. Les comm’ sont modérés, balancez autant de noms que vous le souhaitez (les numéros sont SOUS les photos), et je passerai de temps en temps révéler les bonnes réponses.
A vos marques !
P.S. Ma procrastination légendaire faisant que je n’ai toujours pas écrit un mot depuis le début de l’année sur les films/séries/DVD/livres vus/lus, je songe à rebaptiser ce blog "Des Tops, des Tweets et des Jeux". Qu’en pensez-vous ?
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1. Jessica Chastain
dénichée par Shunrize, Mr Lichi, Yohan & Florence, Pascale et Virginie L. Lire la suite »

© Dorkay Productions, 20th Century Fox, Universal, Argosy Pictures, RKO, Columbia, Paramount, The Archers, Roberts Pictures, Warner Bros & Ultramar Films
Une moisson de 40 films seulement sur les 559 [Source : encyclo-ciné] sortis en 1951, mais quasiment que de la balle !
Manifestement, l’équipe de Zoom arrière en a visionné bien plus. A lire, ici.
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J’aime bien les affaires qui roulent ainsi. J’espère que vous aussi. En cas de nouveau jeu, j’appliquerais donc la fameuse règle que je viens de tester, premier arrivé, premier servi.
Merci à tous ceux qui sont passés. Quant aux autres, à bientôt.
Vous pouvez reprendre une activité normale jusqu’à… vous le verrez bien. Ce sera la surprise.
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Bonjour à tous !
Y a pas à tortiller, suffit de vous coller la pression et vous y allez de bon cœur !
Il ne reste plus que 8 5 inconnus sur 32, soit les numéros 3, 10a, 10b, 12, 17, 18, 25 et 26. Je vous laisse la journée pour réfléchir avant indices.
Je passe pour les premiers joueurs vu que la règle du jeu a changé de manière impromptue mais il est à noter que si un nom est découvert, il est inutile de me le refiler en douce dans votre liste. Merci de votre attention.
A demain, donc.
Allez ! j’ai pitié et je sens que ça va encore trop durer c’t'affaire ! Voici les indices du jour.
N° 12 : Je me suis dit un beau matin qu’il n’y avait pas que le cinéma dans une vie
N° 17 : Je suis un réalisateur français
N°18 : Je suis une actrice brésilienne même si j’ai beaucoup (et bien) tourné en Italie
N°25 : Je suis un acteur anglais et malgré ma belle gueule, j’ai réussi à effrayer Miss Bullock
N°26 : J’ai tourné un film sulfureux avec mon époux d’alors et ça n’a guère fait avancer ma carrière hum d’actrice
Si avec ça, vous ne trouvez pas, c’est à désespérer…
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Bonjour à tous !
Si vous pensiez que je vous avais oublié, vous avez eu tort. Voici donc un nouvel épisode de votre petit jeu favori. Histoire de vous faire patienter… Jusqu’à ce que je me décide à me remettre à ce blog et à vous causer de tous (ah ah ah) les films que j’ai vus en janvier.
Il est du genre facile et comme d’habitude, les commentaires sont modérés, vous pouvez vous lâcher. Par contre, plaisanterie du jour, premier(e) arrivé(e), premier(e) servi(e).
Amusez-vous bien.
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1. Takeshi Kitano
déniché par Pascale, Lalalère et Jordane
2. Edouard Baer
déniché par Jordane
3. Dita Von Teese
dénichée par Nivrae Lire la suite »
88. Michael Powell et son fils Columba
dans le home movie de Peeping Tom/Le voyeur_1960
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Lorsqu’à la fin des années 50, Michael Powell se jette corps et âme dans la réalisation du Voyeur, ode au cinéma et à la vampirisation des actrices (si on ne peut percer leur mystère, on le peut du moins de leur chair), il se doute que le thème fera sensation, sans toutefois avoir réellement mesuré l’étendue du scandale qui fera de Peeping Tom son chant du cygne.
Nonobstant, le point d’orgue du cauchemar éveillé que vit Mark, son tourmenté héros, est avant tout son obsession pour des home movies en noir et plan, témoignages révoltants d’un passé révolu, soit les mètres de pellicule tournés par son géniteur, expérimentant sur sa descendance de bien singulières recherches.
Le cinéma étant affaire de famille pour Michael Powell, le réalisateur n’a pas hésité, pour enfoncer le clou, à incarner lui-même — en usant d’ailleurs de sa propre maison comme décor — ce père fouettard qui sadise son rejeton, lequel, une fois adulte, ne pourra accepter d’affronter le monde qu’à travers le prisme de sa caméra. Et surtout, à inviter son fils ainé Columba, à partager l’écran avec lui, lui offrant le rôle de la victime originelle du film comme une des preuves irréfutables de son amour paternel… L’autre sera sans doute de n’avoir jamais encouragé ses fils à suivre ses traces.
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Qui allait jouer Mark à l’âge de huit ans ? Nul autre que Bumba Powell naturellement. Et son père ? Son père. Je pense que les réalisateurs ne devraient pas jouer dans leurs propres films mais c’était une affaire de famille. [...]
Aujourd’hui que Peeping Tom a sa place parmi les grands films de l’histoire du cinéma (j’écris ceci 1989), j’aimerais explorer un moment ma contribution au syndrome de l’enfant martyr. Elle fut tout à fait consciente et sans pudeur, car un artiste doit être impudique. Quand je demandais à Frankie la permission de faire jouer Mark à huit ans par Columba, je savais exactement ce que je faisais, ou du moins pensais le savoir. Et Columba, quand il vit le film avec moi, gloussa. [...]
Je répétais dans ce petit studio depuis une semaine et décidais d’y tourner toutes les scènes de Columba, pour qu’ils se sent plus à l’aise près de la maison. Je laissais l’équipe caméra mettre chaque plan au point et venais au studio quand ils étaient prêts. Bumba était ravissant dans sa veste grise, sa première, en chemise blanche avec une étroite cravate noire. Il en était très fier. La journée avait commencé par une expédition éclair à Harrods parce que Frankie ne s’était pas rendu compte que nous aurions besoin de la veste pour le premier plan à tourner. Ce plan était celui de Bumba disant adieu à sa mère morte. Il fut rapidement dans la boite. Bumba était solennel, comme requis, mais refusa d’être dirigé : "Papa, si tu me parles pendant la scène, je vais rire".
La première prise était bonne ; un gros plan de Bumba suivait. "C’est un gros plan. Ne fait rien. Un gros plan, c’est fait pour ça, pour voir ce que tu ressens, pas pour ressentir ce que tu vois".
Ensuite on retoucha le décor pour la scène de la nursery. Le lézard eut un grand succès pour sa personnalité, mais Bumba ne l’aimait pas trop : "parce qu’il a des griffes aux pattes".
Dans la scène finale, il prit peur, au grand embarras de tout le monde, lui y compris. Je me sentais coupable, à juste titre. Inutile de dire que j’ai utilisé la scène dans le film. Si mon fils fait plus tard un complexe de lézard, ce sera ma faute.
Leo Marks avait écrit une scène où Bumba jetterait des fleurs sur la tombe de sa mère. Mais Frankie refusa tout net. Elle prit les fleurs et les mit dans l’eau. [...]Columba, venant d’Angleterre, me rejoignit à Dartmouth pour une semaine et m’accompagna ensuite à Hollywood. Il avait été une énigme toute sa vie pour tous ceux qui prétendaient à quelque autorité sur lui, y compris son père, sa mère et son frère. On dit que son saint patron, Saint Columba, était soupe au lait lui aussi. Il construisit l’église et le monastère de Iona et convertit les Écossais, entreprise totalement réussie. Conlonsay, l’île de Columba, est le Kiloran de Je sais ou je vais, et mon Columba est le jeune Mark de Peeping Tom. Je l’aime tendrement.
Une vie dans le cinéma, tome 2 : Million dollar movie de Michael Powell
© Institut Lumière/Actes Sud
A voir : The eye of the beholder, documentaire d’Olivier Serrano
A suivre…

© Warner Bros., Mercury Productions, King Brothers Productions, Argosy Pictures, 20th Century Fox, Films Sacha Gordine, MGM, Berit Films, André Paulve Films, Columbia Pictures & Loews
Certes, nous sommes désormais en 2013 mais pour certains, nous venons de fêter l’avènement de l’année 1950… avec un édito signé Inisfree.
Si l’on en croit Encyclo-ciné, 512 films ont été distribués en notre doux pays de France, et après réflexion, il me semble bien n’en avoir vu que 55 ! Mais non des moindres.
Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu avant de renvoyer les images.
© Jean Cocteau [Le sang d'un poète_1930]
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A consulter : Le questionnaire du Miroir de Cinématique
A lire :
La liste ci-dessus sera régulièrement mise à jour au fil du temps et des réflexions.