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Articles Tagués ‘Hommage’

Se souvenir des belles personnes

Dans Cinéma, Top, USA le 26/03/2011 à 12:31

© Richard Avedon

Elizabeth Taylor [27/02/32 – 23/03/11]

I, along with the critics, have never taken myself very seriously.

One problem with people who have no vices is that they’re pretty sure to have some annoying virtues. Source : imdb

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Liz en 10 rôles.

© Loomis Dean

REFLETS DANS UN ŒIL D’OR

N’as-tu jamais été pris au collet, traîné dans la rue et fouetté par une femme nue ? susurre Leonora/Elizabeth Taylor à son coincé de major de mari qui frémit à peine, lui qui ne rêve plus désormais qu’au corps dénudé d’un jeune soldat de sa garnison, avant de monter les escaliers et de présenter son séant aux spectateurs effarés devant tant de volupté et de douce vulgarité pleinement assumées.

C’est pourtant parfaitement corsetée qu’elle viendra cravacher le visage de son grotesque époux lorsqu’il aura battu son étalon favori dans Reflections in a golden eye, film monstre de John Huston_1967 dans lequel elle trouve un de ses rôles les plus extravagants et les plus inoubliables.

Le major Penderton/Marlon Brando aurait du se méfier. Elizabeth Taylor, qui n’en était pas à une blague près, n’avait-elle pas affirmé un jour que les meilleurs partenaires qu’elle avait côtoyés à l’écran étaient des chiens et des chevaux ?

Et pourtant, maman et putain à la fois — à l’écran comme dans la vie où elle assumera avec aplomb une sexualité épanouie qui en choquera plus d’un et non des moindres —, elle en aura aimé des hommes, de Robert Taylor à Richard Burton. Sans oublier la clique de jeunes et beaux garçons fragiles dont elle affectionnera la compagnie et qu’elle enterrera l’un après l’autre. Montgomery Clift, son préféré, James Dean ou Rock Hudson, elle les aura tous maternés. Et ils le lui auront bien rendu.

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© Peter Stackpole

"The most gorgeous thing in the world and easily one of the best actors" Liz Taylor à propos de Montgomery Clift

UNE PLACE AU SOLEIL.

Le couple que forment Angela/Elizabeth Taylor et George/Montgomery Clift élève la beauté au rang d’indécence dans ce drame cruel sur l’ambition jusqu’au-boutiste d’un déclassé.

A place in the sun de George Stevens_1951, mélo moral à souhait, inspire à ses spectateurs de pervers désirs. Que le meurtrier par imprudence s’en sorte sans encombre (qui n’a pas rêvé ne serait-ce qu’une seule fois d’étrangler Shelley Winters ?), épouse la pimpante héritière, lui fasse des enfants et nous en mette un de côté.

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© Associated British Elstree Studio

CÉRÉMONIE SECRÈTE.

A nouveau prénommée Leonora, Elizabeth Taylor affronte courageusement ici, non seulement son âge, mais également la solitude qui attend toute prostituée dont le ticket n’est plus valable.

Face à la jeunesse ravageuse de Mia Farrow — star montante fraichement échappée du Rosemary’s baby de Roman Polanski — et au dégoutant cynisme de Robert Mitchum, l’aberrant Secret ceremony de Joseph Losey_1968 lui offre, dans une ambiance aussi glauque qu’asphyxiante, l’opportunité de jouer ce fameux double rôle de maman (elle remplace ainsi aisément sa fille morte par cette foldingue d’orpheline qui pourrait se révéler un excellent bâton de vieillesse) et de putain (les jeux troubles auxquels elle se soumet de bonne grâce la mèneront à sa perte).

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© Metro Goldwyn Meyer

LA CHATTE SUR UN TOIT BRULANT.

Sans doute son rôle le plus célèbre (avec Cléopatre), la Maggie de Cat on a hot tin roof de Richard Brooks_1958 est un feulement constant à la lascivité et il faut bien toute l’hypocrisie de la bonne société et l’impitoyable censure régnant alors à Hollywood pour prétendre que si Brick, son alcoolique d’époux — Paul Newman qui en ferait miauler plus d’une — lui refuse sa couche, c’est parce qu’il la juge responsable de la mort de son meilleur ami.

Atmosphère moite assurée et, pour ce qui est d’une éventuelle descendance, même demande que précédemment, merci.

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© John Heyman Productions

BOOM.

Pour qui aiment les ambiances excentriques et psychédéliques, Boom de Joseph Losey_1968 est un vrai plaisir coupable, inspiré des écrits de Tennessee Williams manifestement sous l’emprise de psychotropes. La légende prétend que le réalisateur, en proie à quelques soucis personnels, tourna ce film parfaitement ivre, ce qui tendrait à expliquer l’imperturbable sérieux de l’affaire.

Flora Goforth/Liz, Taylor délicieusement vulgaire, maquillée comme un camion volé et vêtue d’extravagantes tenues sous lesquelles elle est le plus souvent nue, est une richissime (six fois) veuve qui s’ennuie à périr tant il n’existe plus sur terre une seule chose à désirer qu’elle ne possède déjà.

Tandis qu’elle agonise tout en torturant une armée d’esclaves dévoués à son service, elle croise un jeune poète crotté — Richard Burton, rions en chœur—, ange de la mort déguisé en samouraï. Et n’oublions pas l’inénarrable Noël Coward dans le rôle de "The witch of Capri". Affolant pour les nerfs et les zygomatiques… Boom !

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© Burt Glinn

SOUDAIN, L’ÉTÉ DERNIER.

Abracadabrantesque histoire où sont évoqués pêle-mêle psychanalyse sauvage, inceste, pédophilie et cannibalisme, Suddenly, last summer de Joseph L. Mankiewicz_1959 — écrit à quatre mains par Tennessee Williams et Gore Vidal qui s’en donnent à cœur joie entre sous-entendus salaces et voracité maternelle — exalte l’insolente beauté de Catherine/Liz Taylor, le corps gorgé de soleil à peine camouflé dans un maillot de bain blanc.

Il est par contre difficile de la revoir face à un Montgomery Clift abîmé par l’alcool et au visage parcouru de tics, sans un pincement au cœur.

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© Alan Band/Keystone

QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOLF ?

Interminable scène de ménage entre Martha et George, deux amants éperdus à tendance exhibitionniste, Who’s afraid of Virginia Woolf? de Mike Nichols_1967 confirme s’il en était besoin que Liz Taylor n’a peur de rien. Ni de se vieillir prématurément, prendre quelques kilos plus que superflus, voire se montrer sous un jour fort peu reluisant. Et encore moins d’affronter son cher et tendre Burton dans ce qui restera comme la plus impudique des confrontations de ces grands cabotins.

L’académie des oscars étant ce qu’elle est, ce rôle transformiste de virago — qui tenait pourtant bien peu du contre-emploi à en croire les rumeurs — lui valut la deuxième statuette de sa carrière.

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© Frank Worth

© Frank Worth

GÉANT.

Giant de George Stevens_1956 fait désormais partie de la mythologie Dean qui se tua en voiture à la fin du tournage. Par ailleurs, Elisabeth Taylor qui essaya vainement de faire embaucher Montgomery Clift pour le rôle finalement dévolu à James Dean, finit par s’entendre avec ce dernier — et Rock Hudson avec qui elle entama une amitié indéfectible à l’occasion de cuites mémorables et dont la mort fut le détonateur de son engagement dans la lutte contre le Sida — comme larrons en foire.

On peut désormais s’amuser à décrypter cette fabuleuse épopée texane comme l’histoire de deux coquins — Bick Benedict et Jett Rink —, que tout oppose, à commencer par leur condition, souhaitant vérifier qui possède le plus beau derrick mais contrairement à cette dévergondée de Dorothy Malone que Rock Hudson dédaignera la même année dans Written on the wind de Douglas Sirk, Elizabeth Taylor joue ici, sans affectation ni séduction intempestive, Leslie, une mère et épouse irréprochable, et donc inaccessible pour Jett Rink/Dean à qui elle ne peut offrir qu’une affection strictement fraternelle.

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© Twentieth Century Fox Film Corporation

CLÉOPÂTRE.

Tout a déjà été rapporté du cauchemar vécu par Joseph L. Mankiewicz. Le reste appartient à l’histoire. Et le film n’est pas aussi désastreux qu’on aurait pu le craindre au vu des multiples catastrophes endurées par la production. Bien au contraire, son solide casting — de Rex Harrison à Martin Landau — le sauve de la nanardise, malgré un mauvais goût parfaitement affiché.

Laissons donc le mot de la fin à Liz Taylor qui ne manqua pas son rendez-vous avec l’amour de sa vie, le scandale et la gloire.

If someone’s dumb enough to offer me a million dollars to make a picture, I’m certainly not dumb enough to turn it down. Source : imdb

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I’ve been too close to death to fear it anymore. I enjoy life far too much to want to die. But I’m certainly not afraid of it. Source : Life

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© Bert Stern

Pin-up girl

Dans Cinéma, USA le 01/03/2011 à 23:34

© George Hurrell

Jane Russell [21/06/21- 28/02/11]

En sus de formes plantureuses dont l’avait généreusement pourvue dame nature, la fort accorte Jane Russell était également dotée d’un solide bon sens, d’une forte personnalité et d’un humour dévastateur, ce qui ne manqua pas d’emballer son partenaire en infortune diverse — revoyez l’interview qu’elle accorda avec beaucoup de grâce à Claude Ventura et Philippe Garnier pour l’émission Cinéma, cinémas — un nommé Bob Mitchum.

Ci-dessous, la bande-annonce made in Howard Hughes vantant les mérites du couple glamour qu’il avait sous contrat — Jane Russell et Robert Mitchum — pour His kind of woman de John Farrow_1951.

Les deux acteurs tourneront l’année suivante sous la direction de Josef Von Sternberg — que l’actrice n’épargne pas — un hallucinant Macao/Le paradis des mauvais garçons, que je qualifierais de charmant plaisir coupable. A ne pas rater, la scène où Robert Mitchum porte négligemment à ses narines une paire de bas balancés furieusement par dessus bord par l’actrice, chanteuse de beuglant entreprise par William Bendix.

Howard Hawks, pour sa part, lui offrit aux côtés de Marilyn Monroe le rôle de la brune dans Gentlemen prefer blondes_1953 où son corps sculptural — tout comme sa fantaisie — font merveille, notamment lorsqu’elle parodie délicieusement sa partenaire.

A écouter et à contempler : Jane Russell is Looking for trouble dans The French line de Lloyd Bacon_1953

© George Hurrell

Bonjour tristesse

Dans Cinéma le 01/03/2011 à 00:29

© Jacques Vauclair

Annie Girardot [25/10/31-28/02/11]

Tura! Tura! Tura!

Dans Cinéma le 06/02/2011 à 10:57

© Eve Productions

Tura Satana* [10/06/35-4/02/11]

I took a lot of my anger that had been stored inside of me for many years and let it loose. I helped to create the character Varla and helped to make her someone that many women would love to be like. Tura Satana Source : imdb

* dans le rôle de Varla pour Faster, Pussycat! Kill! Kill! de Russ Meyer_1965 et celui de la Suzette Wong de Billy Wilder pour Irma la douce_1963

A lire sur Cinebeats : Tura Satana, an american icon

© Leo Fuchs

Autant en emporte Bullitt

Dans Cinéma, USA le 11/01/2011 à 11:19

© Victor J. Kemper/Paramount Pictures

Peter Yates [24/07/29-9/01/11] sur le tournage de The friends of Eddie Coyle_1973

Malheureusement pour Peter Yates, Bullitt_1968 aura principalement œuvré pour la construction du mythe de la coolitude faite homme d’un certain Steve McQueen et ce, pour de fort mauvaises raisons qui n’ont que peu à voir avec son intransigeance en matière de corruption de hauts fonctionnaires… Il n’y a qu’à contempler désormais cette légendairee rebelle attitude métamorphosée en porte-étendard de marques de luxe.

Solide directeur d’acteurs, Peter Yates est également l’auteur de quelques films moins emblématiques certes, — et aux castings parfois écrasants — mais toutefois très sympathiques comme John & Mary_1969 où flotte sur la rencontre des juvéniles Dustin Hoffman et Mia Farrow comme un parfum de nouvelle vague, Les quatre malfrats/The hot rock_1972, amusante variation sur un cambriolage foireux avec Robert Redford et George Segal, l’anecdotique L’oeil du témoin/Eyewitness_1981 bien qu’il réunisse Sigourney Weaver et William Hurt, sans oublier La guerre de Murphy/Murphy’s war_1971, excellent opus tout à la gloire de Peter O’Toole ou la version filmée de L’habilleur/The dresser_1983 vampirisée par ce grand cabotin d’Albert Finney, martyrisant pour l’occasion Tom Courtenay.

S’il aura survécu à Barbra Streisand (Ma femme est folle/For Pete’s sake_1975) et Cher (Suspect dangereux/Suspect_1987 où il retrouve Dennis Quaid, déjà héros de son ode au cyclisme, La bande des quatre/Breaking away_1979), Peter Yates échouera par contre à relever la défaillante carrière cinématographique de ce grand cornichon de Tom Selleck, bouffé tout cru par cet énergumène de F. Murray Abraham dans Délit d’innocence/An Innocent Man_1989.

Gageons également que ce n’est pas sans une certaine émotion que les garçons se souviennent du fameux tee-shirt mouillé qu’arborait Jacqueline Bisset, athlétique naïade égarée dans Les grands fonds/The deep_1977.

S’il ne doit en rester qu’un…

Quoiqu’il en soit, mon film préféré au titre méchamment ironique demeure le peu connu et de fait, fort sous-estimé, The friends of Eddie Coyle_1973, superbe chant funèbre entonné par un Robert Mitchum magistral en looser magnifique.

Pour avoir réussi 1/ à obtenir le meilleur de ce grand j’m'en foutiste devant l’éternel et 2/ à rendre aimable, voire poignante, l’histoire d’un minable sur le retour prêt à toutes les bassesses pour échapper à son triste destin, voilà bien du grand art et un beau film sur la solitude des obscurs.

 

S.O.B., la vie

Dans Blake Edwards, Cinéma, Hommage, Top, USA le 18/12/2010 à 12:14
Blake Edwards en compagnie de Peter Sellers/Clouseau sur le tournage de The pink panther_1963

© BFI

Blake Edwards [26/06/22 - 15/12/10]
en compagnie de Peter Sellers/Clouseau sur le tournage de La panthère rose/The pink panther_1963

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10 films de Blake Edwards.

Comme tous les types capables de vous faire hurler de rire — et notamment avec la complicité de son alter ego, es-maître en loufoqueries, Peter Sellers — Blake Edwards excellait également dans la noirceur chagrine et dénicha d’ailleurs en Jack Lemmon un compagnon de mélancolie idéal.

Si l’on se souvient (malheureusement) surtout de Elle/Ten_1979 pour la coiffure et la plastique généreusement dévoilée de Bo Derek, S.O.B._1981, monument d’auto-flagellation, de mauvais goût, de cruauté et de cynisme parfaitement assumé n’épargne personne, pas même son épouse à la ville, la charmante Julie Andrews bien loin de Mary Poppins.

Hormis Ten, donc, voici un choix de dix films sur les 46* que compte la carrière de réalisateur de Blake Edwards à ne pas rater (ou qu’il n’est pas interdit de revoir).
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© Warner Bros. Pictures

La grande course autour du monde/The great race_1965

Un must de la screwball comedy. Délire non sensique, The great race — outre que l’on assiste sans doute à la plus grandiose bataille de tartes à la crème du cinéma —, confirme également l’extraordinaire alchimie entre un Jack Lemmon génialement malfaisant (son récurrent Push de button, Max restera dans les annales) et un Tony Curtis débordant de charme. Note à l’attention de la population masculine, la fort séduisante Natalie Wood n’est guère épargnée** non plus par le vent de folie soufflant sur le film. Et ce, jusqu’à la dernière image. Fatalitas !
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© Mirisch Corporation

The party_1968

Sommet du burlesque et bénéficiant de la démesure d’un Peter Sellers survolté, il est désormais radicalement impossible, pour qui a vu The party, de garder son sérieux devant le sacrifice de Gunga Din dans le film éponyme de George Stevens réalisé en 1939. A en outre redonné ses lettres de noblesse à la "soirée mousse".
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© Jalem Productions

Le jour du vin et des roses/Days of Wine and Roses_1962

Fini de rire, le clown est triste. Dans le rôle d’un alcoolique mondain entraînant sa jeune épouse dans son addiction, Jack Lemmon est aussi glaçant dans l’ironie amère qu’il fut badin et fantasque sous des atours féminins.
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© Universal International Pictures (UI)

Opération jupons/Operation Petticoat_1959

A se tordre tandis que notre petit cœur de midinette tangue entre Cary Grant et Tony Curtis. Une cargaison de passagères affolantes. Des dialogues savoureux saupoudrés de sous-entendus follement grivois et un sous-marin entièrement repeint en rose. Inoubliable.
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© Artista Management

S.O.B._1981

Julie Andrews prête héroïquement main forte à son cher et tendre époux en pleine crise de conscience en se parodiant généreusement, brisant définitivement son image et dévoilant ses seins. Certains, à Hollywood, ne s’en sont toujours pas remis. Parfaitement odieux et frénétiquement hilarant.
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© Artista Management

Victor/Victoria_1982

Personne n’est parfait, certes mais ce petit joyau de comédie mal élevée, outre qu’il mélange allègrement les genres, permet également à Blake Edwards d’offrir un superbe cadeau à Julie Andrews, reine transformiste aux multiples talents. Se moquant ouvertement du bon goût et de l’hypocrisie, Victor/Victoria est un joyeux encouragement aux transgressions. Notons que face au couple vedette Andrews/Garner, Robert Preston et Lesley Ann Warren se paient également quelques jolies parts du lion.
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© The Mirisch Corporation

Quand l’inspecteur s’emmêle/A shot in the dark_1964

Un des meilleurs épisodes de la saga de La panthère rose débutée l’année précédente. La folie de Peter Sellers. L’accent de l’inspecteur Clouseau. La loufoquerie des combats contre Cato/Burt Kwouk. Les tics et crises d’apoplexie d’Herbert Lom. La piquante Elke Sommer. Une abracadabrante histoire dont on se fiche éperdument. La musique d’Henry Mancini. Est-il besoin d’en rajouter ?
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© The Mirisch Corporation

Qu’as-tu fait à la guerre, papa ?/What did you do in the war, Daddy?_1966

La guerre n’est pas chose spécialement jolie mais ce n’est pas une raison pour la prendre au sérieux (tant que les méchants, les vrais, ne la gagnent pas). Première collaboration réussie entre Blake Edwards et le prince de la coolitude, James Coburn.
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© Jurow-Shepherd

Diamants sur canapé/Breakfast at Tiffany’s_1961

Un écrin pour la beauté et la fantaisie d’Audrey Hepburn, elfe miraculeux camouflant joliment quelques blessures secrètes. Brillant, désespérément charmant et définitivement mythique. Si culte que plus personne ne se souvient que l’héroïne du roman — diablement édulcoré par un happy end très humide — de Truman Capote était une demi-mondaine qui finit bien mal.
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© Geoffrey Productions

Deux hommes dans l’ouest/Wild Rovers_1971

La nostalgie, camarade. Pas aussi crépusculaire que le magnifique Deux hommes dans la sierra /Ride de hide country_1962, ni violemment cynique que La horde sauvage/The wild bunch_ 1969, tous deux réalisés par Sam Peckinpah, le film mérite le détour, ne serait-ce que pour l’éternel chant du cygne de William Holden à qui sied admirablement cet air de fatigue mélancolique. Quant à Ryan O’Neal, fraichement auréolé du succès démentiel de Love story, il essaie désespérément d’exister face à ses illustres ainés, Karl Malden, impérial, participant également à l’aventure.

* Source: imdb
** La petite histoire retiendra que c’est Blake Edwards lui-même qui, pour les gros plans de l’actrice, la bombarde de tartes pour se venger de son attitude de diva durant le tournage

A lire. Blake Edwards, Old School (DGA Quaterly, summer 2009)

© Photofest

Rollin au royaume des ombres

Dans Autobiographie, Cinéma, Fantastique, France, Horreur, Jean Rollin le 17/12/2010 à 23:42

© Les films ABC

Jean Rollin [3/11/38-15/12/10]

Pourquoi filmez-vous ?

Extrait de Moteur Coupez ! Mémoires d’un cinéaste singulier de Jean Rollin

Luis Buñuel disait parfois : "Si le film est trop court, on rajoutera une scène de rêve". Tout ce que cela implique de liberté dans la conception d’un film peut être revendiqué de différentes manières. Je peux dire, par exemple : "Si le film est trop pauvre, on rajoutera le bruit d’un train qui passe".

Ecoutez-le. Il arrive, il passe, il s’éloigne. Peut-être même qu’à un moment il a fait entendre sa sirène. Y a-t-il quelque chose de plus évocateur ? Et pourtant, on ne l’a pas vu. Il n’existe que sur la bande-son. Et pourtant, c’est du cinéma, et le cinéma est vision.

Et pourtant… On dit que la perfection n’existe pas. Et pourtant, Les yeux sans visage, année après année, demeure un film parfait. De même que Les Hauts du Hurlevent demeure un livre parfait. Pour s’en rendre compte, encore faut-il avoir le sens du cinéma, c’est-à-dire de la poésie. Je n’ai jamais été un professionnel, et les professionnels ne m’ont jamais accepté. Comme l’a écrit, à peu près, Alain-Pierre Pillet : "Jean Rollin il est à côté". Je ne suis pas de leur monde. Je ne fais pas de carrière. J’utilise aussi bien des acteurs venus du porno que des comédiens de la Comédie-Française. Cela fait partie de ma liberté. Dans ce métier, le cinéma, chacun d’entre nous est deux. Nous sommes le saltimbanque qui agite la chaine au bout de laquelle se trouve attaché l’ours, et qui ainsi le fait danser, maladroitement, lourdement d’une patte sur l’autre. Mais nous sommes aussi l’ours qui s’agite comme il peut.

Et parfois, rarement, la danse de l’ours se fait grâce. Et même les gestes du saltimbanque pour accompagner la danse se font mouvements et non plus saccades. L’un comme l’autre, l’ours et le saltimbanque, esquissent un ballet. Ils sont attachés l’un à l’autre par une chaine, et si l’un la fait bouger alors que l’autre la subit, ils n’en sont pas moins dépendants.

En mai 1987, le quotidien Libération, dans un numéro hors série, posait cette question à quelques cinéastes, dont j’étais : "Pourquoi filmez-vous ?". Ma réponse fut publiée. En guise de "mot de la fin" à ce livre, la voici.

La question venant d’André Breton, la réponse y renvoie : "Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, cessent d’être perçus contradictoirement". C’est pour trouver ce point que je filme. Dans la séquence d’ouverture de La ville abandonnée (Yellow sky) de William Wellman, sept cavaliers arrivent dans une petite ville de l’Ouest. Ils entrent dans le bar, couverts de poussière, épuisés. Accoudés au comptoir, ils voient alors sur le mur en face d’eux. C’est une peinture naïve, une femme nue sur le dos d’un cheval noir qui se cabre. Autour, c’est le désert. Cette peinture naïve est une ouverture sur le rêve, une projection. Enfin, l’un des hommes parle, c’est Gregory Peck. Il dit : "J’aimerais bien savoir où galope ce cheval". C’est pour savoir où galope ce cheval que je filme. La même scène, avec un autre tableau et Henry Fonda à la place de Gregory Peck, apparaît dans L’étrange incident (The Ox-bow incident), du même William Wellman.

Dans Citizen Kane, Everett Sloane dit : "En 1886, sur un bateau qui croisait le mien, j’aperçus une jeune fille en blanc, tenant une ombrelle blanche. Je l’entrevis juste, et elle ne me vit pas. Mais, pas un mois depuis lors, je n’ai cessé de penser à elle". C’est pour retrouver cette jeune fille en blanc que je filme.

A la fin de La machine à explorer le temps (The time machine), Rod Taylor est bloqué dans le futur par une porte. Il revient dans le présent, déplace sa machine et s’en retourne, mais cette fois, de l’autre côté de la porte où l’attend Yvette Mimieux. C’est pour rejoindre Yvette Mimieux derrière cette porte que je filme.

Dans Duel au soleil (Duel in the sun), une fleur étrange pousse là où se trouvaient Jennifer Jones et Gregory Peck au moment de leur mort. C’est pour voir cette fleur étrange que je filme. De même, je filme pour découvrir le Palais des jungles, l’immense palais en ruines du Maharaja envahi par les lianes et les singes, non loin du trésor gardé par le plus sage des cobras. On pouvait le voir dans Le livre de la jungle, le vrai, le film de Korda. Egalement pour entrer dans la photographie, comme le personnage de Mortelle randonnée — le livre de Marc Behm et le film de Claude Miller.

Où est ce point dont parle André Breton et que certains films évoquent ? Les deux prisonniers du Baiser de la femme araignée le trouvent. Il est là où sont parties les jeunes filles disparues de Pique-nique à Hanging Rock. C’est là où Erroll Flynn emporte Micheline Presle à la fin de La taverne de la Nouvelle-Orléans, là où va la barque qui emmène Stewart Granger au large dans Les contrebandiers de Moonfleet, là où se dirigent par les toits, les enfants insurgés de Zéro de conduite, là encore où les colombes des Yeux sans visage guident Edith Scob, là où dansent les amants des Passagers de la nuit (Dark passage), où Chaplin conduit Paulette Goddard loin des Temps modernes.

Ce point de rencontre entre le réel et l’imaginaire, le haut et le bas, je filme pour le croiser au détour d’une image. Il est à l’intérieur de la boîte à musique que possèdent les petites filles de La morte vivante. C’est vers lui que s’éloignent, l’une soutenant l’autre, Les paumées, que vogue le cercueil cachant les amants incestueux de Lèvres de sang. Il est au bout du viaduc traversé par le couple au cerveau détruit de La nuit des traquées. Il est la plage déserte qui se trouve derrière la porte du château du Viol du vampire. Sur cette plage, il n’est pas rare que la reine des vampires surgisse des eaux, à marée haute, sur son trône, tandis qu’une vague roule sur les galets Une rose de fer. Je filme pour le débusquer, ce point, à l’intérieur de l’horloge du Frisson des vampires dont la porte s’ouvre au douzième coup de minuit. Pour y être, il suffit de passer derrière le rideau de La vampire nue. C’est vers lui que regarde, à travers les barreaux qui l’emprisonnent, la petite asiatique des Trottoirs de Bangkok. Peut-être voit-elle le vieux phonographe à pavillon qui fait valser, la nuit, les jeunes filles en robe blanche de Fascination. Pourquoi je filme à la poursuite de ce point ? Parce que je suis certain de n’y jamais rencontrer ni Rambo ni Rocky ni Mad Max ni l’inspecteur Harry ni le justicier dans la ville, mais parce que là se trouvent King Kong, le Fantôme de l’opéra, Baloo, Fantômas, Le mystérieux docteur Satan, Monsieur Lange et son Arizona Jim, Rocambole et Sir William. Et tous mes copains du vrai cinoche, c’est là qu’ils sont allés : Eric Losfeld, Jean Boullet, Ado Kyrou… C’est pour eux, aussi, que je filme. © Jean Rollin, Éditions Édite

© Les Films ABC

Jean Rollin, le rêveur égaré. Documentaire de Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser_Teaser

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* Avertissement *

Les documentaires, bandes annonces et extraits qui suivent sont réservés à un public averti et pourraient choquer les jeunes âmes sensibles.

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Jean Rollin, cinéaste de nulle part. Documentaire de Claude Girard

Jean Rollin et les femmes. Documentaire de Claude Girard

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A consulter sans modération :

A lire :

Ce post est amicalement dédié au Dr Orlof.

Photos © Les Films ABC

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Notre cher ami

Dans Cinéma, Italie, Mario Monicelli le 30/11/2010 à 00:20

© Pino Setanni

Mario Monicelli [15/05/15-29/11/10]

[...] C‘était un moment favorable pour l’Italie. Et nos comédies assumaient ce ton “il faut faire attention à l’image que l’on donne de nous”. Maintenant l’image que nous donnons de nous est telle qu’elle ne peut même plus être rachetée. Mario Monicelli Source : Euronews

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Mario Monicelli, la comédie de la vie_Interview_2008
(dont vous pouvez retrouver ici la version italienne et la retranscription complète sur le site d’Euronews)

Hammer diva

Dans Cinéma, Fantastique, Grande-Bretagne le 24/11/2010 à 10:57

© Hammer

Ingrid Pitt [21/11/37 – 23/11/10]

Après Roy Ward Baker en octobre dernier, c’est au tour d’Ingrid Pitt*, inoubliable interprète de Carmilla dans The vampire lovers, un des fleurons de la Hammer réalisé en 1970, de tirer sa révérence.

Bonne nuit madame.

* Vampire de chevet de Vincent d’Inisfree qui est, rappelons-le, un homme de goût

A consulter : Pitt of horror

© Hammer

© Hammer

© Hammer

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The vampire loversde Roy Ward Baker_1970

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Countess Dracula de Peter Sasdy_1971

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The house that dripped blood/La maison qui tue de Peter Duffell_1971

La Hammer en deuil

Dans Cinéma, Fantastique, Grande-Bretagne, Horreur, Roy Ward Baker le 08/10/2010 à 21:20

© DR

Roy Ward Baker [19/12/16 - 5/10/10]

I’ve always lacked one of the qualities that a film director should have, and that’s the sense of intense curiosity in other people’s business. If you invited Fellini to a party, he’d get a drink and sit in the corner watching everybody else and making notes.
Roy Ward Baker. Source : Mubi

Après avoir dirigé en 1952 Marilyn Monroe dans un de ses rares rôles dramatiques (Troublez moi ce soir/Don’t bother to knock) et réalisé en Espagne en 1961 l’inénarrable western gay The singer not the song, Roy Ward Baker* rentra à Londres œuvrer sur quelques psychédéliques séries télévisées, The avengers/Chapeau melon et bottes de cuir, Département S ou Jason King entre autres.

La Hammer — et Amicus Productions — peuvent être à jamais redevables à ses talents d’artisan qui ont fait le bonheur des aficionados du Festival international de Paris du film fantastique et de science-fiction. Asylum y reçut notamment la licorne d’or en 1973.

* qui accessoirement est également le metteur en scène d’A night to remember/ Atlantique, latitude 41° considéré par certains comme "le" film de référence sur le naufrage du Titanic

A lire : L’hommage de la Hammer
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Don’t bother to Knock/Troublez-moi ce soir_1952

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The singer not the song/Le cavalier noir_1961
Le film est actuellement disponible sur YouTube

© The Rank Organisation

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Quatermass and the Pit/Les monstres de l’espace_1967_Hammer productions


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The anniversary_1968_Hammer productions

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The vampire lovers_1970_Hammer productions

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Scars of Dracula/Les cicatrices de Dracula_1970_Hammer productions

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Dr Jekyll and Sister Hyde_1971_Hammer productions


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Asylum_1972_Amicus productions


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And now the screaming starts !_1973_Amicus productions


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The Monster Club/Le club des monstres_1980_Amicus productions

L’arme à gauche

Dans Arthur Penn, Cinéma, USA le 29/09/2010 à 22:37

© Bruce Surtees/Warner Bros.

Arthur Penn [27/09/22-28/09/10] et Gene Hackman
sur le plateau de Night Moves en 1975

Photography wasn’t for me. I would always go toward the kinetic. Source : Vanity Fair, Arthur and Irving Penn: Artists, Brother

The movies have changed: there’s now this wonderful storyteller Spielberg making benign movies that are enormously successful, while I’m known mainly for making movies about people shooting and cutting each other up. I love his work, but I could never make stuff like that. Source : imdb

A voir :
Une interview par Henry Colman en 1998 pour Emmy TV Legends en six parties [Part I, Part II, Part III, Part IV, Part V, Part VI]

A lire :
Un portrait chez Citizen Poulpe
Une interview d’Arthur Penn par Damien Love datant d’août 2009 et parue dans le Bright Lights Films Journal #65

Bonus

Chabrol casse sa pipe

Dans Cinéma, Claude Chabrol, France le 12/09/2010 à 23:42

© Richard Dumas

Claude Chabrol [24/06/30-12/09/10]

La bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence. L’intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n’en a pas.

Ce qui m’intéressait avant chez les bourgeois, c’est qu’ils se fabriquaient des problèmes de cul car ils n’avaient pas de problèmes de fric. Aujourd’hui, ils ne pensent plus qu’au fric.

A écouter : Claude Chabrol commente ses films sur Allocine.

© Steve Iuncker

Perfect blues

Dans Animation, Cinéma, Japon le 25/08/2010 à 23:02

© Eddy Brière

Satoshi Kon [12/10/63-24/08/10]

Outre Perfect blue_1999, Millennium actress_2001, Tokyo Godfathers_2003, Paprika_2006 et l’anime télévisuel Paranoia Agent_2004, Satoshi Kon participa également en 2007 à un projet de la chaine NHK, Ani-Kuri 15, soit une série de courts-métrages d’animation d’une durée d’une minute (vous pouvez retrouver ici la liste des quinze réalisateurs impliqués dans l’aventure).

Ohayo de Satoshi Kon

© Mad House

A consulter :
A lire :

© Eddy Brière

Jazz qui peut

Dans Photographie, USA le 17/08/2010 à 18:28

Autoportrait_2004

Herman Leonard [6/03/23-14/08/10]

You judge a photographer not by what he shot but by what he shows you. Herman Leonard. Source : In Search of Interesting Faces

A consulter : le site d’Herman Leonard
A voir :
chez Edelman Gallery, le 2010 Herman Leonard portfolio et chez Andrew Smith Gallery Images of jazz portofolio
A lire :
l’interview du Smithsonianmag.com, Herman Leonard, eye for jazz et Herman Leonard, l’oeil du jazz
A écouter :
Herman Leonard, dans diverses interviews — notamment au Montreal Jazz Festival en 2009 — compilées sur le site de World News

Photos © Herman Leonard Photography

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Ci-dessus dans l’ordre d’apparition :

  • Lester Young (New York City_1948)
  • Dexter Gordon (New York City_1948)
  • Dizzy Gillespie (New York City_1948)
  • Lena Horne (New York City_1948 & id.)
  • Lena Horne (New York City_1948)
  • Fats Navarro (New York City_1948)
  • Billy Holiday (New York City_1949 & New York City 1955)
  • Charlie Parker (New York City_1949)
  • Sarah Vaughan (New York City_1949)
  • Ella Fitzgerald (New York City_1949 & Paris_1960)
  • Stan Kenton (Atlanta_1950
  • Pearl Bailey (New York City_1950
  • Louis Armstrong (Newport_1955
  • Chet Baker (New York City_1956
  • Duke Ellington (Paris_1958 & id.)
  • Art Blakey (Paris_1958)
  • Miles Davis (New York City_1949, New York City_1953 & Montreux_1991)
  • Louis Armstrong et Duke Ellington (Paris_1960)

Louise

Dans Art, Sculpture le 31/05/2010 à 22:10

© Annie Leibovitz

Louise Bourgeois [25/12/11-31/05/10]


A voir : Louise Bourgeois : l’araignée, la maîtresse et la mandarine/Louise Bourgeois: The Spider, the Mistress and the Tangerine, documentaire d’Amei Wallach et Marion Cajori

A lire : Destruction du père, reconstruction du père. Écrits et entretiens 1923-2000 avec Marie-Claude Bernadac et Hans Ulrich Obrist.

Mother aux Tuileries mars 2008

© Louise Bourgeois

Même la mort a fini par le trouver fréquentable

Dans Cinéma, USA le 30/05/2010 à 00:44

© Victor Skrebneski

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Dennis Hopper [17/05/36-29/05/10]

I should have been dead ten times over. I’ve thought about that a lot. I believe in miracles. It’s an absolute miracle that I’m still around. (Source imdb)

How do you define success ?
Extrait de l’interview du site Conversations with Cass

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© Andy Warhol


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Dennis Hooper. On Art.
Réalisé par Kimberly M. Wang_Eardog Productions

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© Guy Webster


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Out of the blue_1980 — The last movie_ 1971 — Easy rider_ 1969

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© Nicolas Guérin


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True Romance de Tony Scott_1993 — Blue velvet de David Lynch_1986 — Apocalypse Now de Francis Ford Coppola_1979 — L’ami américain/Der Amerikanische Freunde deWim Wenders_1977

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© Fabrice Dall'Anese


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The director series de John A. Gallagher_1983

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© Frank Worth


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Crazy about the movies : Dennis Hopper de Robert Guenette_1991

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© Michael Muller


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A consulter :
Sur le site d’Arte : Dennis Hopper en 12 points
Sur le site de Vanity Fair : A life in pictures et The Selma March, pictures from a revolution
Sur le site de Life : Dennis Hopper, life and times

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© Terry Richardson

Les nouvelles orphelines : Maud, Claire, Haydée, Pauline, Louise et les autres

Dans Cinéma, France le 12/01/2010 à 02:53

© H. Mandelbaum/Everett

Eric Rohmer [21/03/20-11/01/10]

Je me suis mis à aimer le cinéma quand je me suis aperçu qu’il pouvait exprimer des sentiments ambigus.
Source : Histoire(s) de films français de Jean-Luc Douin et Daniel Couty

© Les films du Losange

Jean-Claude Brialy et Laurence de Monaghan dans Le genou de Claire_1970

Haydée Politoff dans La collectionneuse_1967

A lire :
Mes dates clés
en 2004 pour Libération

2004. Toujours pas inscrit par les syndicats professionnels sur leurs listes de référence. Bientôt 84 ans. Eternel amateur. Eric Rohmer

Les mots sont plus importants que les idées, entretien_Libération pour la sortie de Triple agent_2004
Entretien avec Eric Rohmer
, pour la sortie en 1996 de Conte d’été_Les inrocks
Eric Rohmer, le dernier entretien
, pour la sortie en 2007 des amours d’Astrée et de Céladon_Les inrocks
Eric Rohmer, Claire et la collectionneuse

Rohmer vu par…
avec notamment un Claude Chabrol très en verve (propos recueillis en 2007_AlloCiné)
Eric Rohmer, a life in pictures
. The Guardian

A voir :
Véronique et son cancre
, court métrage de 1958
Place de l’Etoile
, court-métrage de 1965 de la série Paris vu par…

© JP Laffont/Sygma

Irving doesn’t live here anymore

Dans Photographie, USA le 08/10/2009 à 14:56

Autoportrait

Irving Penn [6/06/17-7/10/09]

A good photograph is one that communicates a fact, touches the heart and leaves the viewer a changed person for having seen it. It is, in a word, effective.

A voir :
Francis Bacon, Pablo Picasso, Simone de Beauvoir ou un Truman Capote juvénile sur Close encounters du NewYork Times.
Le Portfolio du site Photography Now.
La galerie d’ArtPages.
Et pour les parisiens, une exposition des couvertures du magazine Vogue fêtant allègrement ses 90 ans d’existence sur l’avenue des Champs Elysées (jusqu’au 1er novembre 2009).

Photos © Irving Penn/Condé Nast publications

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Ci-dessus dans l’ordre d’apparition :

  • Autoportrait
  • Cigarettes and lips (New York_before 1961)
  • Miles Davis pour l’album Tutu (1986)
  • The Grateful Dead et Janis Joplin’s Big Brother and the Holding Company
  • Anna Magnani et Roberto Rossellini (1948)
  • Woody Allen as Chaplin (New York_1972)
  • Sophia Loren
  • Ingmar Bergman (1964)
  • Marlène Dietrich (1948)
  • Cecil Beaton (1950)
  • Tennessee Williams (New York_1951)
  • John Osborne (Londres_1958)
  • Blaise Cendrars and his wife
  • Lillian Hellman (1947)
  • Truman Capote (New York_ 1965)
  • Arthur Miller (New York_1983)
  • Anaïs Nin
  • Eugène Ionesco
  • Alberto Giacometti (Paris_1950)
  • Salvador Dali
  • Jasper Johns (New York_2006)
  • Irving Penn turning head_Autoportrait (New York_1993/1996)
  • Street findings (New York_1999)
  • Alfred Hitchcock (New York_1947)

La poudre d’escampette

Dans France, Photographie le 12/09/2009 à 17:07

© The Richard Avedon Foundation

Willy Ronis  [14/08/10-12/09/09]

La rue offre à l’esprit curieux un spectacle permanent.

A voir :
Willy
Ronis, photographe d’un siècle sur Mediapart
Rencontres à Arles avec Willy Ronis en juillet 2009 sur Culturebox
Une autre vidéo peut être consultée sur le site du Parisien où le photographe décrypte quelques-unes de ses œuvres, dont Le nu provençal de 1949.

A lire : J’ai fait de la photo buissonnière toute ma vie, Willy Ronis interviewé par L’Express en décembre 2008.

Photos © Willy Ronis/Agence Rapho

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Ci-dessus dans l’ordre d’apparition :

  • Willy Ronis, Paris 2005 par Richard Avedon
  • Front populaire, 14 juillet 1936
  • Pluie place Vendôme, Paris, 1947
  • Vacance d’été, 1946
  • Les gamins de Belleville, 1959
  • Deena de dos, 1955
  • Le caveau de la Huchette, 1957
  • Les adieux, 1963
  • Avenue Simon Bolivar, 1950
  • La leçon d’écriture, 1946
  • Joinville, 1947
  • Le nu provençal, 1949
  • Megève, 1938
  • Vincent endormi, 1946
  • Le petit parisien, 1952
  • Nuit au chalet, 1935
  • Chantal, Avignon, 1946
  • Jeanne, Avignon, 1972
  • La Ciotat, 1947
  • Chez Victor, 1955
  • On va à l’école, 1959

Chienne de vie

Dans Cinéma, France le 13/10/2008 à 21:15

© Sipa

© Nicolas Guérin

Guillaume Depardieu [7/04/71-13/10/08]