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Articles Tagués ‘Festival’

LIV & INGMAR de Dheeraj Akolkar [Ciné Nordica 2013]

Dans Avant-première, Ciné Nordica, Cinéma, Dheeraj Akolkar, Documentaire, Festival, Norvège le 09/05/2013 à 13:56
© NordicStories

© NordicStories

Amours bergmaniennes.

Ingmar Bergman ne l’a jamais épousée, certes, mais elle fut sa muse (une dizaine de films* dont quasi autant de chefs d’œuvre), la mère d’un de ses enfants, et selon ses propres termes — rapportés par l’actrice émue aux larmes — son "stradivarius". Lire la suite »

A HIJACKING de Tobias Lindholm [Ciné Nordica 2013]

Dans Avant-première, Ciné Nordica, Cinéma, Danemark, Drame, Festival, Thriller, Tobias Lindholm le 03/05/2013 à 10:26
© Nordisk Film

© Nordisk Film

Le prix d’une vie.

Tobias Lindhom (co-scénariste entre autres du déprimant Submarino de Thomas Vinterberg et de la série Borgen, une femme au pouvoir* de Jeppe Gjervig Gram et Adam Price) a choisi pour son second film de nous plonger au cœur d’une guerre des nerfs aussi énergique qu’éprouvante**.

Semblant de calme avant la tempête. Peter (Søren Malling, à tomber), la cinquantaine élégante, portant beau et doté d’un aplomb démesuré dû à son incontestable réussite professionnelle est le président d’une compagnie maritime qui porte aux nues son exceptionnelle intelligence et le sang froid qui lui fait emporter nombre de tractations acharnées. Mikkel (Pilou Asbaek), quant à lui, est un homme plus modeste. Cuisinier sur le cargo MV Rozen, c’est un être doux et affable qui attend impatiemment la fin de sa mission pour retrouver femme et enfant.

Fatalitas ! Lire la suite »

SURVIVRE de Baltasar Kormákur [Ciné Nordica 2013]

Dans Baltasar Kormákur, Ciné Nordica, Cinéma, Drame, Festival, Islande le 01/05/2013 à 15:25
© Bac Films

© Bac Films

Nage ou crève.

Le générique annonce d’emblée la couleur. Survivre (surprenant mélange de reconstitution fantasmatique et de réalisme documentaire) est une "histoire vraie", hommage de Baltasar Kormákur aux pêcheurs islandais qui périrent lors d’une tempête hivernale dans les années 80, compagnons d’infortune de Gulli (solide Ólafur Darri Ólafsson), grand nounours balourd et introverti dont le film va nous conter la prodigieuse équipée. Sans esbroufe, ni pathos exacerbé.

Une longue scène d’exposition (une dernière beuverie avant de prendre la mer) nous présente les matelots et les liens étroits qui les unissent. Lire la suite »

Festival du Film Coréen à Paris [7e édition]

Dans Cinéma, Corée du Sud, Festival le 21/10/2012 à 14:17

© Yena Kung

Oyez ! Oyez !

Le Festival du Film Coréen à Paris fête en 2012 sa 7ème édition avec un programme des plus alléchants et prend ses quartiers, du 30 octobre au 6 novembre, au cinéma St André des Arts (qui est accessoirement le premier cinéma de Paris où je suis venue me vautrer lors de mon installation au siècle dernier dans la capitale).

Et ce n’est pas parce que cette année, suite à des événements totalement indépendants de ma volonté, je suis privée de festival que cela doit vous empêcher, que vous soyez parisiens ou d’ailleurs, de pleinement en profiter.

Ayant ouïe dire que le taulier de L’impossible blog ciné y est attendu de pied ferme, je ne peux donc que suggérer à tous ceux qui ne pourront se rendre aux festivités de suivre ses aventures festivalières sur son blog dès la fin du mois.

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• PROGRAMME •

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Film d’ouverture

Paysage

  • Ashamed de Kim Soo-hyun_2010
  • Dr. Jump de Yoon Seong-ho_2010
  • From Seoul to Varanasi de Jeon Kyu-hwan_2011
  • Helpless de Byun Young-joo_2012
  • Love fiction de Jeon Kye-soo_2011
  • Nameless gangster : rules of time de Yun Jong-bin_2011
  • Penny pichers de Kim Jung-hwan_2011
  • Romance Joe de Lee Kwang-kuk_2011
  • Self referential traverse : Zeitgeist and Engagement de Kim Sun_2009
  • Silenced de Hwang Dong-hyuk_2011
  • Talking architect de Jeong Jae-eun_2011
  • Two doors de Kim Il-rhan & Hong Ji-you_2011
  • Two lines de Ji-min_2011
  • Yosemite and I de Kim Jee-hyun_2011

Portrait de Kim KyungMook

  • Stateless things_2011
  • Me and dollplaying_2004
  • Peace in me_2005
  • Faceless things_2055
  • A Cheonggyecheon dog_2008
  • SEX/LESS_2009

Courts-métrages

  • Running egg de  Bae Hyun-jin_2010 [Animation – 6’]
  • Green slime de Kwon Ohkwang_2010 [12’]
  • Lesson de Park Chun-kyu_2012 [10’]
  • A single button de Kwon Hye-eun_2012 [15’]
  • The last interview de Hwang Moon-seok_2010 [36’]
  • The shadow monster de Park Hye-mi_2012 [Animation – 9’]
  • God help me de Park Jun-woo_2012 [10’]
  • Free from the time de Lee Ji-eun_2010 [24’]
  • A purpleman de Kim Tak-hoon, Yoo Jin-young, Ryu Jin-ho & Park Sung-ho_2010 [Animation – 13’]
  • A flower does not wilt, but… de Oh Tae-heon_2012 [25’]
  • The unfinished film de Na Kyung-hwa_2011 [10’]
  • The taste of others de Lee Jae-woo_2012 [14’]
  • Bus de Jang Jae-hyun_2010 [21’]
  • Hope bus, a love story de Park Sung-mi_2012 [Animation – 8’]
  • Who killed Gong Jung-hwa ? de Han Ji-hye_2012 [24’]
  • The red queens de Hyun Jeong-Jae [29']
  • Lovers of Roland Barthes de Hyun Jeong-Jae [8']
  • Make-up de Hyun Jeong-Jae [34']

Classiques

  • Madame Freedom de Han Hyeong-mo_1956
  • An empty dream de Yoo Hyeon-mok_1965
  • Yeong-ja’s heydays de Kim Ho-sun_1975
  • The aema woman de Jeong In-yeop_1982
  • To you, from me de Jang Sun-woo_1994

Avant-premières

  • L’ivresse de l’argent de Im Sang-soo_2012
  • War of the arrows de Kim Han-min_2011

Film de clôture

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A consulter : le site du Festival et le calendrier à télécharger.

Festival Paris Courts Devant, 8e édition

Dans Cinéma, Court-métrage, Festival, News, Paris Courts Devant le 24/09/2012 à 16:16

© Rémi Bernard

Le court à l’honneur.

Oyez, oyez !

Du 4 au 7 octobre 201z, le Festival Paris Courts Devant réinvestit pour sa 8e édition le Cinéma des cinéastes.

Courts-métrages proposés en dix thématiques, tables rondes, thés médianes, lectures, projections pour cinéphiles en herbe et films publicitaires diffusés en entrée libre, retrouvez tous les événements de cette huitième édition et leur calendrier sur le site du Festival.

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© Liz Lobato

PARIS COURTS DEVANT INVITE L’ESPAGNE
  • Plenamar de Joan Carles Martorell_2011 [Espagne – 18’]
  • Morir cada dia de Aitor Echevarría_2010 [Espagne – 13’]
  • Daisy Cutter de Enrique Garcia et Rubén Salazar__2010 [Espagne – 6’]
  • Danzantes de Liz Lobato_2011 [Espagne – 12’] (photo)
  • Protoparticulas de Chema García Ibarra_2009  [Espagne – 8’]
  • 17 del 7 de Silvestre García_2010 [Espagne – 12’]
  • Fase terminal de Marta Génova Puig_2010 [Espagne – 13’’]

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© Vblock Media

SI LOIN, SI PROCHE
  • Dad, Lenin and Freddy de Irène Dragasaki_2011 [Grèce – 19’25’’]
  • A fabrica de Aly Muritiba_2011 [Brésil – 15’20’’]
  • Hai, tu’, sau /Lundi, mardi, mercredi de Hoang Diep Nguyen_2012 [Vietnam – 16’55’’] (photo)
  • Dicen de Alauda Ruiz de Azúa__2011 [Espagne – 19’30’’]
  • Chasse à l’âne de Maria Nicollier_2011 [Suisse – 15’]
  • Pornobrujas  de Juan Gautier_2011 [Espagne – 19’50’’]

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© Bizibi Productions

FICTIONS ET COMPAGNIE
  • Ce n’est pas un film de cow-boys de Benjamin Parent_2012 [France — 12’]
  • Je t’attends toujours de Clément Rière_2912 [France– 16’55’’]
  • Tennis elbow de Vital Philippot_2012 [France – 16’40’’]
  • Fleuve rouge, Song Hong de Stéphanie Lansaque et François Leroy_2012 [France – 14’50’’]
  • 505 G. de Jérémy Azencott_2012 [France – 9’50’’]
  • La règle de trois de Louis Garrel_2011 [France –17’50’’]
  • Les meutes de Manuel Schapira_2012 [France – 14’15’’] (photo)
  • Bonjour de Maurice Barthélémy_2012 [France – 9’]

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© ESMA

DU RIFIFI DANS LES ÉCOLES D’ANIMATION
  • Rhapsodie pour un pot au feu de C. Cambon de la Valette, S. Mercier, S. Mouton et M. Roussel_2012 [Les Gobelins — 3’]
  • Azul de R. Busson, F. Canitrot, A. Dyhayon, S. Iglesias, M. Maxence et P. Monge_2012 [SupInfoCom — 5’05"]
  • Lux de Juliette Oberndorfer_2012 [EMCA — 5’07"]
  • Jim’s tie de T. Digiacomi, N. Millot, A. Thay, J. Sanchez—Romero, L. Vincent_2012 [ESMA — 8’11"] (photo)
  • Histoire courte et absurde du suicide d’un bourreau de Jérémie Balais_2012 [Emile Cohl — 4’]
  • Reverso de K. Honma, C. Lauricella et A. Seguin_2012 [ARTFX — 7’14"]
  • Tu fais quoi comme boulot ? de François Dufour_2012 [Emile Cohl — 3’25"]
  • Destiny de Fabien Weibel_2012 [ESIA Bellecour — 3’]
  • Alister le loup de Gathier Vaiana_2012 [EMCA — 6’11"]
  • Infernship de S. Jaber, A. de Testa, T. Fina et K. Buchillot_2012 [LISAA — 3’08"]
  • Carn de Jeffig Le Bars_2012 [Emile Cohl — 5’21"]
  • Il creatore de N. Benoit, R. Cancellier, V. Chapelain, E. Frechou, R. Villareal_2012 [ISART Digital — 4’]
  • Bye bye bunny de J. Bueno, C. Li, C. Lepicard, I. Pagniez, J. Roguet et P. Torris_2012 [SupInfoCom — 7’20"]
  • Get wild de J. Catté, O, Leonetti, V. Astier et G. Vattan_2012 [ARTFX — 4’20"]
  • In between de A. Bissonnet, A. Desoubries Binet, S. Hanji Kuang, J. Laurent et S. Markatatos_2012 [Les Gobelins — 3’05"]
  • Louchebem de T. Girettes, S. Grard, B. Laprade et F. Masson_2012 [ESMA]
  • A la française de M. Boyer, J. Hazebroucq, R. H. Hsu, E. Leleu et W. Lorton [SupInfoCom — 4’20"]

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© Jeanne Dressen

FILMS SANS PRESSION
  • Her name is crazy de Arnaud Sadowski et Loïc Paillard _2012 [[France – 19’10”]]
  • Bake a cake de Aliocha 2012 [France – 13’30”]
  • Les mamans et les putains de Jeanne Dressen_2011 [France – 12’40”] (photo)
  • Amour monstre de Julien Lecat_2012 [France – 13’35”]
  • Lapsus de Rémy Durand et Sara Renau_2011 [France – 3’55”]
  • Orages, crevette de Antoine Mocquet_2012 [France –– 14’15”]
  • NOs LIMITes de Dorian Hays et Sébastien Dubor_2011 [France – 18’]
  • City of silence de Robert Ly_2011 [France – 8’30”]

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© Carlo Vogele

FILMS DE MUSIQUE
  • Finale de Balázs Simonyi_2011 [Hongrie – 7’55’’]
  • Una furtive lagrima  de Carlo Vogele_2011 [Etats-Unis – 3’10’’] (photo)
  • Fuga de Juan Antonio Espigares_2012 [Espagne – 16’]
  • Il battimanista de Roberto Cicogna_2012 [Italie – 12’45’’]
  • Brandt rhapsodie  de François Avril, Morrigane Boyer, Thibaud Clergue, Paolo Didier, Ren-Hsien Hsu, Tristan Ménard, Lucas Morandi, William Ohanessian et Lucas Veber_2011  [France – 5’35’’]
  • Musique de chambre de Julia Kowalski_2012 [France – 22’30’’]
  • La vuelta de Marius Portmann_2011 [Suisse – 2011 – 6’40’’]
  • Tram de Michaela Pavlatova_2012 [France / République tchèque – 7’30’’]
  • Aunque todo vaya mal de Cristina Alcázar_2011 [Espagne – 18’]

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© Cube Creative Computer Company

DES COURTS QUI RENDENT HEUREUX
  • Al servizio del cliente de Beppe Tufarlo_2010 [Italie – 5’35’’]
  • Comme le temps passe de Cathy Verney_2009 [France – 24’53’’]
  • Pensée assise de Mathieu Robin_2001 [France – 2001 – 15’40’’]
  • Oktapodi de Julien Bocabeille, François-Xavier Chanioux, Olivier Delabarre, Thierry Marchand, Quentin Marmier et Emud Mokhberi_2012 [France – 5’]
  • Le coq est mort de Zoltan Spirandelli_1998 [Allemagne – 11’]
  • Des nouvelles d’Angélique de Mirabelle Kirkland_2005 [France – 24’]
  • A quoi ça sert l’amour ? de Louis Clichy_2004 [France – 24’] (photo)

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© Autour de Minuit Productions & Samka Productions

BORD CADRE
  • Estereoscopia de Xacio Baño_2011 [Espagne – 12’]
  • Decapoda shock de Javier Chillon_2011 [Espagne – 9’15’’]
  • Aalterate  de Christobal de Oliveira_2012 [France / Pays-Bas – 9’45’’]
  • Il ne fait pas soleil de Xavier Beauchesne-Rondeau_2011 [Québec – 5’]
  • Les poissons préfèrent l’eau du bain de Pierre Mazingarbe_2011 [France – 18’]
  • Au poil de Hélène Friren_2012 [France – 7’45’’]
  • Microfilms de Simon Lehembre_2012 [France – 11’30’’]
  • Einspruch VI de Rolando Colla_2012 [Suisse – 17’30’’]
  • Organopolis de Nieto_2012 France – 2’30’’] (photo)
  • At the formal de Andrew Kavanagh_2011 [Australie – 7’45’’]
  • The thing in the corner de Zoé Berriatúa_2011 [Espagne – 10’]

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© Camera Etc

LES PETITS COURTS DEVANT
  • La mystérieuse disparition de Robert Ebb de Clément Bolla, François-Xavier Goby et Matthieu Landour_2011 [France – 12’40’’]
  • African race de Julien Paolini_2012 [France – 12’20’’]
  • La boîte à sardines de Louise-Marie Colon_2012 [Belgique – 9’25’’] (photo)
  • Deep inside de Marc Gibaja_2012 [France – 8’05’’]
  • Kill the roach, l’art du geste de Dov Ellia et Paul Belêtre_2012 [France – 11’30’’]
  • Grand net couteau de Fabrice Main_2012 [France – 18’10’’]
  • Bad toys II de Daniel Brunet_2012 [France – 5’45’’]

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© Kanaki Films

DOCS ET COURTS
  • Murs blancs, people muet de Dounia Georgeon_2011 [France – 15’45’’]
  • Odyseus’ gambit de Àlex Lora _2011 [Espagne – 12’]
  • Stremt 89 de Dragos Dulea et Anda Puscas_2012  [Roumanie – 13’40’’]
  • Veronika de Mark Michel_2011 [Allemagne – 7’]
  • Native American de Giulia Grossman_2012 [France – 25’55’’]
  • Le plaidoyer de Robert Doisneau de Vladimir Vasak_2012 [France – 4’34’’]
  • Virgen negra de Raúl de la Fuente_2011 [Espagne – 20’] (photo)

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© Metronomic

DES COURTS POUR DES LONGS
  • Black, blanc, beur au-delà du hip-hop de Guillaume Vatan_2011 [France — 9'50'']
  • Fard de David Alapont et Luis Briceno_2004 [France — 12’55''] (photo)
  • Le silence des machines de Paul Calori et Kostia Testut_2007 [France — 8’50'']
  • Un beau matin de Slony Slow_2012 [France — 18']

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© Partizan

Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

COURTS DE PUB’
  • Kill the bouée : Le Tailleur de Bo Mirosseni, Mickaël Jeanne et Alexandre Drouillart, Jordan Molina et Pierre Orizet [France – 0’25’’]
  • L’incident Mennen – Le vol du stick de Marc Cortes, Sophie Levy, Mickaël Jeanne, Alexandre Drouillart, Stephen Poirier et Marie Donnedieu [France – 3’05”]
  • L’envol de Angelin Preljocaj, Florence Belisson, Marie-Eve Schoettl et Véronique De Surmont [France – 1’]
  • L’ours cinéaste de Matthijs Van Heijningen, Stéphane Xiberras, Eric Astorgue et Jean-Christophe Royer [France – 1’17”]
  • L’extraterrestre de Reynald Gresset, Stéphane Xiberras, Benjamin Le Breton et Arnaud Assouline [France – 1’55”]
  • On a tous besoin de chaleur d’Hervé de Crécy, François Alaux, Frédéric Raillard et Farid Mokart [France – 0’48”]
  • L’esprit d’équipe de Frédéric Planchon, Frédéric Raillard et Farid Mokart [France – 1’30”]
  • A dramatic surprise on a quiet square de Koen Mortier, Geoffrey Hantson et Ad Van Ongeval
  • Independence de Joe Vanhoutteghem, Eric Holden, Rémi Noël et Philippe Taroux [Belgique – 1’45’’]
  • Marathon de Koen Mortier, Jan Teulingkx et Stijn Klaver [Belgique – 1’12”]
  • L’odyssée de Bruno Aveillan, Sébastien Vacherot, Emmanuel Lalleve, Florent Imbert et Seyrane Boulekbache [France – 3’30”]
  • L’escargot de Les Andy’s, Sébastien Vacherot, Dimitri Guerassimov, Eric Jannon, Véronique Sels et Anne De Maupeou [France – 1’05”]
  • The dnatch de Floria Sigismondi, Hervé Poupon et François Le Saint [France – 5’10”]
  • Hussards de Antoine Bardou-Jacquet, Olivier Altmann, Fabrice Delacourt et Olivier Desmettre  [France – 1’16”] (photo)
  • Comparateur – L’accident de Bart Timmer, Olivier Altmann, Frédéric Royer et Charles Guillemant [France – 0’30”]
  • Reprise – Cougar de Raphel Frydman, Olivier Altmann et Marie-Eve Schoettl [France – 0’25”]
  • Les toiles enchantées de Xavier Gianolli, Olivier Altmann et Mathieu Vinciguerra [France – 1’21’’]
  • Cheerleader de Xavier Gianolli et Olivier Altmann [France – 1’02”]
  • Le médecin de Stephen Cafiero, Olivier Altmann et Alexandra Offre [France – 0’32”]
  • La démonstration de Stephen Cafiero, Olivier Altmann et Alexandra Offre [France – 0’53”]
  • La fanfare de Les Twin, Olivier Altmann, Oivier Desmettre et Fabrice Delacourt et Raphael Halin [France – 0’30”]
  • Clumsy de Kristoffer Borgli, Les Six, Stéphane Santana et Eric Esculier [France – 1’]
  • Performance de Lydia Erbibou, et Pierre-Marie Paubel [France – 0’30”]

L’Étrange Festival 2012, Ze end [Palmarès et autres joyeusetés]

Dans Action, Animation, Bande annonce, Brad F.Grinter, Cinéma, Drame, Fantastique, Festival, Forum des Images, George A. Romero, Gore, Horreur, J-sploitation, L'Etrange Festival, Noboru Iguchi, Pete Travis, Richard Bates Jr, Rupert Julian, Russ Meyer, SF, Steve Hawks, Takayuki Hirao le 20/09/2012 à 14:37

© Régine Cirotteau

Résumé du jour 10.

Motor psycho/Le gang sauvage prend place, comme d’habitude chez Russ Meyer dans le Sud très profond, où un gang de motocyclistes désaxés — l’un a fait le Vietnam et voit des cocos partout — sèment la terreur sur leurs vélomoteurs (!) parmi des donzelles à gros seins qu’ils violentent joyeusement. Le mari de l’une d’elle — interprété par Alex Onnesesouvientjamaiscommentjemappelle Rocco aux inoubliables gros sourcils, vus notamment dans L’emprise/The entity de Sidney J. Furie_1982 — ne l’entend pas de la même oreille et poursuit les renégats jusque dans une réserve indienne — où il tombe sur Haji déguisée en française en route pour Hollywood. Sacré Russ !  L’accorte jeune dame au répondant aussi imposant que ses poumons affrontera l’année suivante Tura Satana dans le cultissime Faster, Pussycat! Kill! Kill!. Pelloche amusante gavée de dialogues hautement salaces, Motor psycho est le contrepoint sudiste et bas du front d’Easy rider.

Gyo de Takayuki Hirao est un film d’animation, très pauvrement adapté d’un manga de ce grand dégoûtant de Junji Itō dont les planches abracadabrantesques sont bien plus effrayantes, insidieuses et souvent foncièrement vomitives que celles qui se meuvent devant notre tranquille ennui. Passée la première surprise, des requins et autres poiscailles sortent des ondes dotés de membres mécaniques, cette apocalypse de l’humanité qui s’achève sur un gros prout  (amis de la poésie bonjour)  a surtout le grand avantage de ne durer que 70 petites minutes. Autant envisager de dévorer les œuvres de Ito. Et bon appétit !

Le totalement barré et délicieusement caricatural Dead Sushi de Noboru Iguchi est le plat du jour. Après moult batailles de nourriture avec des poulpes visqueux et force duels sanglants entre la très mimi et athlétique Keiko (Rina Takeda), rejetonne d’un chef renommé qui considère la cuisine comme un art martial, des voyous rustauds, des méchants grotesques, une malfaisante de première et surtout un homme thon armé d’une hache de viking, vous ne regardez plus de la même manière vos Gunkan makis et autres Nigiri sushi. Il est même de l’ordre du possible qu’avant d’entamer votre petite omelette, vous vous attendiez à ce qu’elle vous chante la sérénade. Accessoirement, Noboru Iguchi en a profité pour réembaucher la croquignolette Asami, l’héroïne de sa Machine Girl_2008, dont il se plaît à orner le corps dénudé de gambas, anguilles et tranches de saumon frétillantes aux mâchoires acérées et gloussements hystériques. Franchement débile mais la morale  est impayable.

Avant dernier film de la carte blanche offerte à Jan Kounen — et projeté après Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio _1983 —, Blood freak de Steve Hawkes (qui fut le Tarzan espagnol et s’est octroyé ici dans un bref éclair de génie le rôle principal) et Brad F.Grinter a manifestement été réalisé sous l’emprise de substances illicites. Jan Kounen enchanté de l’aberrant doublage d’ "acteurs" délibérément atones — voix totalement en porte-à-faux et toujours désynchronisées ou sinon ce ne serait pas aussi drôle — nous a offert le film en version française. L’histoire est d’une insondable débilité. Un ancien drogué rencontre une folle de dieu, tombe amoureux de sa coquine de sœur, replonge dans la dope et accepte de servir de cobaye pour une expérience inédite (manger de la viande délibérément avariée), se transforme en dindon et se mue en serial killer. Ce qui permet aux réalisateurs  1/ d’incorporer entre les différentes strates de l’aventure des plans du très docte Brad Grinter qui nous informe que l’on peut croiser des catholiques partout (et nous en voit bienheureux) et que prendre de la drogue ma foi c’est bien mal 2/ de répéter à l’envie le même mauvais hurlement de terreur — à se demander pourquoi le héros de Blow out de Brian de Palma_1981 se donnait tant de peine —. Les dialogues sont à l’avenant, l’interprétation inénarrable et il est à noter que d’ignominieux gloussements de dindons retentirent bientôt dans la salle, l’inception made in Kounen ayant parfaitement réussi. Pour les fiers déviants qui veulent en savoir plus, je ne peux que leur suggérer de se rendre illico sur le site de Nanarland.

Faisant fi d’Excision de Richard Bates Jr, je décide de m’achever définitivement les neurones en assistant dans une salle 100 comble à la grand messe orchestrée par Jean Kounen pour la présentation pas très catholique des 3 supermen turcs aux Jeux Olympiques de Yavuz Yalinkiliç. Le film met en scène (?) 3 supermen en slips dont un décoloré et un moustachu donjuanesque qui semblent voyager dans le temps sous la bonne garde d’un scientifique en blouse blanche, et volent si haut dans le ciel qu’on ne les y voit jamais même lorsque le malicieux Jan nous repasse la scène au ralenti. Comparé à Yavuz Yalinkilic, Ed Wood est un génie. Et Astérix aux jeux olympiques, le chef d’œuvre inégalé du siècle. Entre autres hallucinations, un robot en carton, des politiciens en toge et sacrément bavards (la postsynchronisation d’acteurs français bien connus des publicités télévisuelles est aussi mal fichue que dans Blood freak), du quinté+, des rituels mystérieux, des héroïnes aussi sexys que le permet la morale turque, des campings, le thème original de Superman de Richard Donner signé John Williams qui tourne en boucle, quelques notes de Vladimir Cosma extraites de La boum de Claude Pinoteau, et enfin une déesse de l’Olympe (trois bancs pourris devant un drap) velue et alternativement hystérique ou accro au lexomyl. Création apocalyptique ou aberration née d’une fatale erreur d’un monteur aveugle, la chose m’a délibérément donné envie de manger mon cerveau. A noter pour les pervers qu’ils peuvent reluquer le machin saucissonné en quelques épisodes sur YouTube, et que ne pas avoir de sous-titres français ne nuira en aucun cas à la non compréhension de ce malhonnête objet toujours pas franchement identifié ; bien que nous ayons nonobstant bénéficié d’une traduction en simultané ou presque, tant la traductrice elle-même semblait consternée par l’ineptie des dialogues. Expérience à ne partager qu’entre amis avertis.

Résumé du jour 11.

Révision (après découverte en VHS au siècle dernier) sur grand écran des joutes à moto des chevaliers portant heaume et épée dans Knightriders de George A. Romero où de juvéniles Ed Harris et Tom Savini (hilarant) s’affrontent pour régner sur Camelot, une entité parfaitement utopiste où des "jeunes gens en colère" tentent d’échapper à la société de consommation. Ce film de contestation contre l’ordre établi est une très belle œuvre à part dans la carrière de George Romero et les deux heures 20 passent comme un rêve qui s’effondre brusquement devant la réalité de l’époque. Knightriders est sorti en 1981 où un autre monde que celui du pognon et du marketing est devenu impossible. Il est à noter que la copie présentée était absolument superbe.

Le retour de flamme de cette année, consacré au Fantôme de l’opéra de Rupert Julian avec le fabuleux Lon Chaney que l’on voit malheureusement trop peu ici, a débuté par un sketch de Frédéric Temps et Serge Bromberg. Ce dernier en a profité pour annoncer un scoop, soit un festival Retour de flamme qui sera bientôt proposé aux parisiens au cinéma Le Balzac mais je ne vous ai rien dit. Bien que le film de Rupert Julian ne peut entrer en compétition avec les films tournés par Lon Chaney sous la direction de Tod Browning — dont L’inconnu/The unknown_1927 reste le chef d’œuvre déviant incontesté (ça n’est que mon humble avis mais je le partage bien volontiers) — quelques jeux d’ombre dans les combles de l’opéra de Paris et une superbe scène de carnaval sont un ravissement pour l’œil. Et la fin, soit le lynchage du "monstre" par une foule en furie, remue autant le cœur que celle de Frankenstein et consorts. Comme dans tout film d’horreur qui se respecte, n’oublions pas que l’ordre établi se doit de triompher et la non conformité décéder. Dont acte. Un seul regret, le visage élastique de Chaney est, rôle oblige, les 3/4 du temps camouflé sous un masque mortuaire (alors que lorsqu’on découvre son maquillage, il ne fait plus aucun doute que son nez retroussé a servi de modèle au chirurgien de Michael Jackson). Film mineur certes, mais la présentation de ses problèmes de production par un Bromberg déchaîné valait bien de prendre le temps de cette découverte.

Dredd de Pete Travis eut l’honneur insigne de clôturer le festival. Je vais donc éviter d’être trop désagréable envers une pelloche qui ne casse pas trois pattes à un canard avec un scénario des plus minimalistes qui fleure bon une certaine idée du fascisme. Le film, tourné en 3D, nous a été présenté en deux dimensions ; nul doute qu’il doit être bien plus fun dans sa version originale et refiler une migraine de tous les diables. Autour d’un Karl Urban monolithique — c’est pas grave, he is the law et ne retire jamais son casque de tout le film ; seule une invraisemblable et perpétuelle moue de dégoût laisse imaginer que quelqu’un a pété —, gravitent plutôt intelligemment — enfin, autant que faire ce peut vu l’indigence du machin — deux donzelles, la trop gentille blonde télépathe (Olivia Thirlby) et surtout la supra badass Lena Headey (ex-reine Gorgo, la meuf du mec qui postillonne dans 300) qui donne l’air de s’amuser comme une petite folle. Ça se canarde dans tous les sens, les méchants crèvent , la justice est du genre expéditive, les spécialistes des effets spéciaux s’en donnent à cœur joie et nul doute que les producteurs songent déjà à un Dredd 2. A part ça, il n’y a aucun risque de se faire des nœuds au cerveau. Ça tombe bien puisque j’ai mangé le mien samedi soir.

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© Nordisk Film 

Et voilà, c’en est déjà fini de cette 18e édition de L’Etrange Festival, avec du remarquable, du très bon, de l’excellent vintage, de l’hallucination collective et un poil de passable que l’on s’empressera d’oublier… avec dès l’ouverture, un signal très fort lancé aux amis de la scatologie qui ont été aux anges à divers degrés les 10 jours qui ont suivi. Même les babioles se sont mises de la partie comme vous pouvez le constater, en fin de post. Web série initiée par Autour de minuit productions, réalisée par Mathieu Auvray et diffusée en avant-première avant les projections, les babioles mettent en scène un lapin sentimental, un indien à l’oeil exorbité et un pingouin déviant, soit trois petites créatures couinantes qui tentent — souvent entre lard et (petit) cochon — d’attirer l’attention d’une humanité indifférente lors d’aventures qui ont fait les délices des spectateurs. Les heureux propriétaires de télévision peuvent les retrouver en clair sur Canal+.

Palmarès.

Le film d’ouverture, Headhunters de Morten Tyldum a fait coup double en recevant le prix Nouveau genre et celui du public. Catégorie courts métrages, le jury a distingué Basta Gon de Marc Schlegel, histoire d’amour entre deux "inadaptés", un joueur de Black Metal dépressif peinturluré comme un panda et une Barbie hors normes qui saura découvrir la beauté cachée de ce grand laid. Le prix du public ex-aequo a été décerné à Drained de Nick Peterson et How we tried a new combination of light de Alanté Kavaïté.

Je vous laisse avec une petite aventure babiolesque et vous donne rendez-vous l’année prochaine, pour la 19e édition de L’Etrange Festival que j’espère aussi folle et bourrée d’autant de belles et bonnes surprises, sinon plus, que celle de 2012.

7e édition du Festival du Cinéma Chinois de Paris [Le programme par cinéma]

Dans Chine, Cinéma, Festival le 19/09/2012 à 18:25

© DR

Oyez ! Oyez !

La 7e édition du Festival du cinéma Chinois de Paris s’installe du 19 septembre au 4 octobre 2012 dans 5 cinémas de la capitale : le Publicis Champs-Elysées, la Pagode, le Lincoln, les 3 Luxembourg et le Max Linder.

Cette année le festival se décline en 7 thématiques. Outre une sélection favorisant les jeunes cinéastes, des avant-premières, des films d’animation, des documentaires — et notamment la présentation en première mondiale de Autour de la Croisière jaune d’André Sauvage_1931 — et des ciné-concerts, un hommage sera rendu aux cinéastes Sun Yu et Wang Xiaoshuai. En sus de cet alléchant programme, deux nuits de Chine consacrées, l’une au Wu xia pian, l’autre à Zhang Yimou, se dérouleront les week-ends des 22 et 29 septembre.

A noter que le film de clôture du festival est A simple life d’Ann Hui, récompensé au Festival Paris Cinéma 2012 du Prix des Etudiants et du Prix du public.

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• PROGRAMME •

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© Beijing New Picture Film Co.

Au Publicis Cinémas - Ouverture

mercredi 19 septembre

  • Les treize fleurs de Nankin de Zhang Yimou_2011 (photo)

mercredi 3 octobre

  • Two stars de Tomsie Sze_1931 [Ciné-concert]

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© Beijing Film Studio

A La Pagode - du 19 au 25 septembre 2012

mercredi 19 septembre

  • Toutes les prières seront exhaussées de He Yumen_1987  [Animation]
  • Le Sieur Nan Guo de Qian Jiaxing et Wang Bairong_1981 [Animation]
  • Les Enfants peintres de Lijiang de Chen Zeren_1979 [Documentaire]
  • L’amour sous l’aubépine de Zhang Yimou_2010
  • L’agneau éternel de Gao Chang_2011
  • Ravages dans le désert de Gao Feng_2012

jeudi 20 septembre

  • 33 jours sans amour de Teng Huatao_2011
  • Monsieur Shu de Han Jie_2011
  • Mère mongole de Ning Cai_2011
  • La porte du dragon de Tsui Hark_2011

vendredi 21 septembre

  • A la recherche de ma fille de Wang Jun_2012
  • Les treize fleurs de Nankin de Zhang Yimou_2011
  • La reine du sport de Sun Yu_1934 [Ciné concert]
  • La légende de Lu Ban de Sun Yu_1958

samedi 22 septembre

  • San Mao, seul dans la vie de Ah Da_1948 [Animation]
  • La Muraille de Lu Shengzhang_2008 [Animation]
  • Un berceau de fleurs bleues de Li Geng_1989 [Animation]
  • Ici, là-bas de Lu Shen_2011
  • Sèche tes larmes de Kong Lingchen_2011
  • Onze fleurs de Wang Xiaoshuai_2011
  • City monkey de Kong Lingchen_2009

dimanche 23 septembre

  • Protecteur de Dunhuang : Chang Shuhong de Qin Chuan_2007 [Documentaire]
  • Li Keran peint les buffles de Shi Meiyin_1984 [Documentaire]
  • Yani, enfant prodige de la peinture de Wang Changhe_1986 [Documentaire]
  • Chants d’enfance de la steppe de Wang Xiaozhe_2008
  • La rose sauvage de Sun Yu_1932
  • L’usine unisexe de Zhang Gang_2000
  • Parfum d’herbe de Jin Chen_2011

lundi 24 septembre

  • Shanghai Dreams de Wang Xiaoshuai_2005
  • So close to Paradise de Wang Xiaoshuai_1998 (photo)
  • Projeter l’ombre de  Wang Zichen_2012
  • Le petit jouet de Sun Yun_1933

mardi 25 septembre

  • La bicyclette de Pékin de Wang Xiaoshuai_2001
  • Autour de la croisière jaune d’André Sauvage_1931 [Documentaire]
  • Protecteur de Dunhuang : Chang Shuhong de Qin Chuan_2007 [Documentaire]
  • La route de Sun Yu_1934
  • Une famille chinoise de Wang Xiaoshuai_2007

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© Beijing Poly-bona Film Publishing Company

Au 3 Luxembourg - Nuits de Chine

samedi 22 septembre — Nuit Wu Xia Pian

  • Tigre et Dragon de Ang Lee_2000
  • Le règne des assassins de John Woo_2000
  • La porte du dragon de Tsui Hark_2011 (photo)

samedi 29 septembre — Nuit Zhang Yimou

  • Les treize fleurs de Nankin de Zhang Yimou_2011
  • L’amour sous l’aubépine de Zhang Yimou_2010
  • La cité interdite de Zhang Yimou _2007

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© Lion Rock Productions

Au Lincoln - du 26 septembre au 2 octobre 2012

mercredi 26 septembre

  • Chants d’enfance de la steppe de Wang Xiaozhe_2008 [Documentaire]
  • Le fusil de Lala de Ning Jingwu_2008
  • La chambre condamnée de Chen Jian_2012
  • La reine du sport de Sun Yu_1934
  • City Monkey de Kong Lingchen_2009

jeudi 27 septembre

  • Projeter l’ombre de Wang Zichen_2012
  • Avec le vent en poupe de Sun Yu_1957
  • La légende de Lu Ban de Sun Yu_1958
  • Ici, là-bas de Lu Shen_2011
  • Hua Mulan de Ma Chucheng_2009

vendredi 28 septembre

  • Le piano d’acier de Zhang Meng_2010
  • Les treize fleurs de Nankin de Zhang Yimou_2011
  • L’usine unisexe de Zhang Gang_2000
  • Le petit jouet de Sun Yu_1933 [Ciné-concert]

samedi 29 septembre

  • San Mao, seul dans la vie de Ah Da_1984 [Animation]
  • La muraille (2008) de Lu Shengzhang_2008 [Animation]
  • Un berceau de fleurs bleues de Li Geng_1989 [Animation]
  • Castiglione, le peintre des chevaux paisibles de Joël Farges_2007 [Documentaire]
  • Protecteur de Dunhuang : Chang Shuhong de Qin Chuan_2007 [Documentaire]
  • La légende de Lu Ban de Sun Yu_1958
  • La rose sauvage de Sun Yu_1932
  • Pluie d’épées de Su Chiao Pin_2011 (photo)

dimanche 30 septembre

  • San Mao, seul dans la vie de Ah Da_1984 [Animation]
  • Li Keran peint les buffles de Shi Meiyin_1984 [Documentaire]
  • Yani, enfant prodige de la peinture de Wang Changhe_1986 [Documentaire]
  • Toutes les prières seront exhaussées de He Yumen_1987 [Animation]
  • Le Sieur Nan Guo de Qian Jiaxing et Wang Borong_1981 [Animation]
  • Les enfants peintres de Lijiang (1979) de Chen Zeren_1979 [Documentaire]
  • Le relevé de notes de Xiahenazan Aersilang_2012 [Court-métrage]
  • Avec le vent en poupe de Sun Yu_1957
  • La route de Sun Yu_1934
  • Ravages dans le désert de Gao Feng_2012

lundi 1er octobre

  • Hua Mulan de Ma Chucheng_2009
  • 33 Jours sans amour de Teng Huatao_2011
  • La promotion de Lala de Xu Jinglei_2010
  • Concurrence intime de Xu Jinglei_2010
  • L’amour sous l’aubépine de Zhang Yimou_2010

mardi 2 octobre

  • L’agneau éternel de Gao Chang_2011
  • Mère mongole de Ning Cai_2011
  • Perle rare II de Feng Xiaogang_2010
  • Monsieur Shu de Han Jie_2011
  • La porte du dragon de Tsui Hark_2011

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© Focus Films

Au Max Linder - Clôture

Jeudi 4 octobre 2012

  • A simple life/Tao Jie d’Ann Hui_2012 (photo)

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A consulter : le site du Festival et les horaires à télécharger

L’Étrange Festival 2012, Jour 11 [16/09/12]

Dans Action, Bande annonce, Cinéma, Fantastique, Festival, Forum des Images, George A. Romero, L'Etrange Festival, Pete Travis, Rupert Julian le 16/09/2012 à 12:23

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Petit compte rendu à venir en fin de week-end sur un samedi nanardesque et proprement hallucinatoire (pourtant promis juré je fume plus rien).

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14h30. Knightriders de George A. Romero

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17h. Retour de flamme : Le Fantôme de l’opéra de Rupert Julian

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20h. Dredd de Pete Travis

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 10 [15/09/12]

Dans Animation, Bande annonce, Brad F.Grinter, Cinéma, Comédie, Forum des Images, Horreur, Juan Carlos Medina, L'Etrange Festival, Noboru Iguchi, Russ Meyer, Santiago Fernandez Calvette, Steve Hawks, Takayuki Hirao, Thriller le 15/09/2012 à 12:10

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Même si les films vus vendredi soir n’atteignent pas des sommets, comparés aux nouilles avariées de jeudi, les mets m’ont paru délicieux.

The second death de Santiago Fernandez Calvette, par son esthétisme sombre et fantasmatique, son rythme lent et ses personnages troubles est une très bonne surprise, bien que le film argentin semble devoir se mériter par son refus absolu de toute séduction ou facilités scénaristiques. L’histoire, circonvolutive à souhait, nous perd dans les méandres d’une malédiction familiale mâtinée de superstitions religieuses, tandis qu’un enfant omniscient est l’enjeu d’une bataille entre une flic de la capitale venue s’enterrer dans un village paumé et un "protecteur" abusif. Les personnes qui seraient tenter de s’éclipser de la salle sitôt les premiers noms du générique annoncés feraient mieux de rester à leur place, sous peine de rater la Révélation finale.

Games of werewolves de Juan Martinez Moreno est une très amusante variation d’une (encore !) malédiction familiale à base d’aristocrates dévoyés, de gitans et de loup-garous. De retour dans son village natal, un écrivain plus ou moins en panne d’inspiration se retrouve bien malgré lui victime du passé et y entraine joyeusement un ami d’enfance — Carlos Areces, le sombre héros de Balada triste de Alex de la Iglesia — à l’étrange sexualité et son éditeur aux activités des plus louches. Notre imbécile trio, en parfait émule des trois Stooges, fera sans nul doute la joie des gamins, le métrage, emprunt d’un humour bon enfant, étant des plus sages en matière d’horreur et de gore. Quoiqu’il en soit, aussi plaisant soit-il, Games of the werewolves manque tout de même cruellement de présence féminine (excepté pour une mère-grand arrivant à la rescousse au volant d’une antiquité telle les religieuses de La grande vadrouille), voire de brebis.

A noter que Ben Wheatley investit aujourd’hui la salle 300 du Forum des images avec la projection de Down terrace, Kill list et Touristes.

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15h30. Motor psycho/Le gang sauvage de Russ Meyer

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16h45. Gyo de Takayuki Hirao

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18h15. Dead Sushi de Noboru Iguchi

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20h30. Blood freak de Steve Hawks & Brad F.Grinter

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22h30. Excision de Richard Bates Jr.

vanté par J.V. de Clone Web ou, doublé en direct par Jan Kounen,

Les 3 supermen turcs aux Jeux Olympiques de Yavuz Yalinkiliç

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 9 [14/09/12]

Dans Aleksey Fedorchenko, Bande annonce, Cinéma, Comédie, Fantastique, Forum des Images, Franck Khalfoun, Harmony Korine, Horreur, Jan Kwiecinski, L'Etrange Festival, Santiago Fernandez Calvette, Thriller le 14/09/2012 à 09:31

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Il y a des jours comme ça où rien ne va et où l’on devrait s’abstenir de s’obstiner. Et aller se coucher.

Précédé d’une peu flatteuse réputation, Maniac de Franck Khalfoun est un ratage complet. Même si l’on fait abstraction du cultissime et malsain opus signé William Lustig en 1980, Franck Khalfoun est à la peine, incapable de faire jaillir une quelconque émotion avec son serial killer du pauvre  — le chéri a beaucoup souffert à cause d’une maman légèrement péripatéticienne exhib’  sur les bords — et agacerait plutôt avec ses plans en perpétuelle (Ou pas. Et pourquoi donc ? impossible de dénicher une raison valable à ces plans larges où l’on voit le tueur à l’ouvrage. Bien le bonjour aux raccords, donc.) caméra subjective. Quant à la sympathie que l’on pourrait éprouver pour les victimes, elle est inexistante. Tout ce que l’on ressent, excepté de temps à autre l’envie de ricaner bêtement, n’est qu’un mortel ennui et l’idée d’en finir au plus vite. Le frêle Elijah Wood est bien trop mimi pour arriver à nous faire accroire qu’il est un monstre déviant bon pour le cabanon (même si l’effort que met ce charmant garçon à tenter de se renouveler est bien louable). Il y a aussi Nora Arnezeder qui passe dans le coin (après son apparition dans Sécurité rapprochée de Daniel Espinosa qui m’avait déjà bien fait rire) et dont on se fiche comme de son premier scalp. Les amateurs de gore gratuit seront peut-être comblés par la dernière scène, quoiqu’en y réfléchissant, elle n’arriverait guère à réveiller un régiment d’équarrisseurs assoupis.

En ce qui concerne The fourth dimension de Harmony Korine, Aleksey Fedorchenko & Jan Kwiecinski, si l’on excepte Val Kilmer, ahurissant dans un numéro de grande voltige de gourou totalement à côté de ses pompes — et qui s’habille manifestement dans les mêmes friperies que le Dude cher aux frères Coen — les deux segments qui suivent The Lotus Community Workshop signé Harmony Korine sont d’un vide abyssal. Et, accessoirement, Rod Sterling est définitivement aux abonnés absents.

L’habituelle insomnie étant venue ponctuer cette morose soirée, le Clean, shaven de Lodge Kerrigan qui a tourné dans mon lecteur DVD m’a subrepticement remonté le moral.

J’espère au moins aujourd’hui avoir quelques heureuses surprises.

A noter que l’hilarant Simon Pegg investit de nouveau la salle 500 du Forum des images dans A fantastic fear of everything de Crispain Mills, et ce à partir de 19h45.

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19h30. The second death de Santiago Fernandez Calvette

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22h. Games of werewolves de Juan Martinez Moreno

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 8 [13/09/12]

Dans Aleksey Fedorchenko, Bande annonce, Cinéma, Comédie, Fantastique, Forum des Images, Franck Khalfoun, Harmony Korine, Horreur, Jan Kwiecinski, L'Etrange Festival, Thriller le 13/09/2012 à 15:53

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent

Se reporter au compte-rendu de la rencontre avec Mathieu Seiler du 12 septembre.

A noter que Bullet collector de Alexander Vartanov bénéficiait d’une seconde projection ce jour à 14h30 dans la salle 300 du Forum des images.

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19h. Maniac de Franck Khalfoun

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21h. The fourth dimension de Harmony Korine, Aleksey Fedorchenko & Jan Kwiecinski

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Focus Mathieu Seiler [LE CADEAU DE STÉFANIE & DER AUSFLUG]

Dans Cinéma, Drame, Fantastique, Forum des Images, L'Etrange Festival, Mathieu Seiler le 13/09/2012 à 15:02

© KoboiFILM

Rencontre avec Mathieu Seiler du 8/09/2012.

La journée d’hier était donc consacrée à la découverte de l’œuvre de Mathieu Seiler avec la projection de deux courts métrages Hochgenung et Girl on red couch puis du Cadeau de Stéfanie et enfin, de son petit dernier, Der Ausflug. Et ce, dans la salle 100 du Forum des images* que ma propension à la claustrophobie commence à trouver de moins en moins engageante, surtout que je compte y passer une bonne partie de mon week-end.

Première constatation, le réalisateur fait la part belle aux femmes en devenir. Mathieu Seiler semble posséder un talent tout particulier pour filmer délicatement les très jeunes filles tout en renvoyant au spectateur ses propres phobies, voire la lubricité de ses désirs, tant il joue délicieusement avec nos pensées les plus secrètes. A chacun de juger le regard qu’il porte sur les contes de fées un tantinet pervertis — quoique de manière fort ludique — de Mathieu Seiler où d’innocentes gamines peuvent se métamorphoser en un clin d’oeil en charmants démons. Tout en conservant le mystère intrinsèque de leur féminité, sillon que le réalisateur n’a pas fini de creuser tant ses personnages demeurent toujours hors d’atteinte et parfaitement énigmatiques. Pour nous achever, il est bon de préciser que le soin tout particulier apporté à l’image et au son emporte définitivement l’adhésion.

Si dans Hochgenung**, les compagnons de table d’une démone rejouent aux Dix petits nègres, Girl on a red couch** met en scène une enfant solitaire qui zappe par ennui tout en léchouillant négligemment une sucette jusqu’à ce qu’elle prenne peu à peu conscience que les images qu’elle mate subrepticement ne sont guère de son âge. Et s’en effraie.

© Klusfilm Productions

Avec Le cadeau de Stéfanie/Stefanies Geschenkt réalisé en 1995 pour une somme dérisoire, on entre enfin au cœur du sujet des films de Mathieu Seiler, soit l’étude fantasmagorique de la psyché des adolescentes. Stéfanie, aussi, s’ennuie terriblement. Fille unique, elle fait manifestement le désespoir de ses parents et s’enfuyant à travers le miroir à la découverte du monde des adultes, n’y découvre pas que des merveilles. Tourné en noir et blanc avec une jeune actrice effarante, Soraya Da Mota, Le cadeau de Stéfanie, entre rêveries et réalité, est un conte aussi troublant que terrifiant sur la dépression enfantine et l’esprit de sacrifice.

Enfin, le magnifique Der Ausflug, d’une beauté visuelle à couper le souffle, égrène une partition sans faute sur le double thème de l’évolution et la contamination. Débutant comme une variation moderne du petit chaperon rouge où nous accompagnons l’excursion en forêt d’une famille en crise — une petite fille se trouve prise en étau entre ses parents et sa tante, trois adultes dont elle ne peut saisir la complexité retorse des sentiments qui les unissent — Der Ausflug se révèle un conte fort savoureux sur la découverte de soi — donc, de son ennemi intime — qui joue sur nos attentes tout en les contrariant ironiquement et quelques craintes bien masculines.

Ces femmes qui courent — à leur corps et esprit prétendument défendant — avec les loups évoquent autant l’enfant sauvage de La compagnie des loups de Neil Jordan_1984 que — d’une façon bien plus délicate et subtile — la femme-mère nature de Antichrist de Lars Von Trier_2009 (mais également dans une moindre mesure, comme l’a fait remarquer Frédéric Temps lors de sa présentation, Innocence de Lucile Hadzihalilović_2004, notamment en ce qui concerne la prescience enfantine de la transformation à venir).

La forêt dans laquelle s’égarent nos infortunées est tour à tour décrite comme un labyrinthe où se perdre corps et biens, puis comme terrain de jeu où se fondre pour échapper aux chasseurs et ce, pour mieux les écharper mon enfant.

© KoboiFILM

Les projections ont été suivies d’un Q&A avec Mathieu Seiler qui tourne actuellement un nouveau film, mais s’est déplacé à l’occasion de cette rétrospective**. Passons sur les interrogations de certains spectateurs qui confondent érotisme et sensualité car, certes, le débat s’annonçait passionnant mais aurait nécessité une très grande disponibilité et du metteur en scène et surtout du public, bassement pressé par l’horaire tardif. Nonobstant, quelque soit l’âge des enfants qui hantent ses films, Mathieu Seiler s’est défendu de les traiter différemment des comédiens adultes et a adroitement éludé quelques insinuations de fort méchant aloi en établissant définitivement la frontière préexistante entre un acteur et le personnage qu’il interprète. Et de fait, en occultant le fabuleux pouvoir de suggestion de ses cauchemars féériques.

S’étendant sur la non distribution de ses films, le réalisateur s’est toutefois défendu d’être censuré pour cause de sujets "sensibles". Toujours est-il qu’ayant appris que Der Ausflug a été — comme manifestement toutes ses œuvres — autoproduit pour la modique somme de 8 000 euros et tourné en seulement trois semaines (la post-production s’est étalée quant à elle sur une année), on peut estimer que le film pourrait devenir un excellent cas d’école au vu du résultat : cisèlement du scénario, esthétisme de la mise en scène fourmillant de détails incongrus et extraordinaire travail effectué sur la bande son.

Mathieu Seiler n’a pas tari d’éloges sur ses collaborateurs directs et ses actrices, souvent dénichées à l’occasion de castings parfaitement sauvages qu’il a qualifié de "chanceux", qui travaillent tous en participation. A propos des rôles principaux attribués automatiquement à la gente féminine, le réalisateur a rétorqué, amusante pirouette s’il en est qui devrait combler les féministes de tous poils, que la femme étant à l’origine du monde, elle était donc normal qu’elle soit la première créature à laquelle il songe lors du processus d’écriture.

En bref, disponibilité, gentillesse, humilité et humour ont caractérisé cette rencontre et l’on peut remercier les défricheurs de L’Etrange Festival de cette superbe programmation, tout en se disant en loucedé que l’on lapiderait bien Frédéric Temps avec les cailloux du petit Poucet pour ne pas nous avoir proposé cette année une intégrale*** en lieu et place de cette rétrospective des plus alléchantes qui nous laisse nonobstant épouvantablement sur notre faim, les films de Mathieu Seiler étant parfaitement INVISIBLES, y compris dans son propre pays. Un comble.

* où j’ai croisé le taulier de The end que l’on peut lire à l’occasion chez 1kult et que je salue ici (à lire également, le texte de Sylvain Perret sur Stefanies Geschenkt)
** respectivement connus sous les titres de Der morgen_1992 et Orangen_1993 si l’on en croit imdb
*** manquaient donc à l’appel deux courts métrages et Orgienhaus_2000

A suivre, le jour 8.

L’Étrange Festival 2012, Jour 7 [12/09/12]

Dans Bande annonce, Cinéma, Derek Franson, Fantastique, Forum des Images, Horreur, Juan Carlos Medina, L'Etrange Festival, Mathieu Seiler, Thriller le 12/09/2012 à 12:11

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Insensibles de Juan Carlos Medina — dont la production a été notamment initiée par Antoine Simkine et François Cognard, présents tous deux hier soir au Forum des images — est un superbe film, sentimental et terrifiant à la fois et rappelle — comme tant d’autres films fantastiques ibériques — que l’Espagne n’a toujours pas exorcisé les horreurs de son passé. Le petit plus — outre un remarquable Alex Brendemühl vu dans Rabia de Sebastían Cordero — ? l’empathie immédiate pour le « monstre » de l’histoire (et j’en connais une qui va se noyer dans ses larmes à la mi-octobre).

Quant à Comforting skin de Derek Franson, soit la relation erotico-trash — réelle ou fantasmée ? — qu’entame une jeune femme émotionnellement quelque peu déséquilibrée avec le tatouage qu’elle s’est offert, il traine en longueur et on ne peut s’empêcher d’estimer que les belles idées du réalisateur auraient parfaitement rempli leur office dans un moyen métrage percutant. Là, le film dure tout de même deux (interminables) heures; il n’est donc guère étonnant au vu de l’épilogue que la moitié de la salle ait éclaté nerveusement de rire. Et il faudrait arrêter d’évoquer David Cronenberg à tout propos. Comforting skin tient plus du mental que du viscéral et la chair, ici, est bien plate et ennuyeuse, le corps quelque peu androgyne de l’actrice principale peinant à apporter quelque trouble (quand Derek Franson ne fait pas sombrer cette charmante demoiselle à la voix crispante dans le ridicule avec une timide scène de Air Sex parfaitement grotesque).

Vous pouvez éviter d’aller vous abîmer les yeux sur A chinese ghost story de Wilson Yip. Par contre, Samsara de Ron Fricke bénéficie d’une seconde projection ce jour au Forum des images.

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19h15. Le cadeau de Stéfanie de Mathieu Seiler

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21h30. Der Ausflug de Mathieu Seiler

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 6 [11/09/12]

Dans Óskar Thór Axelsson, Bande annonce, Bruno Samper, Cinéma, Comédie, Crispain Mills, Derek Franson, Documentaire, Forum des Images, Horreur, Juan Carlos Medina, Kristina Buozyté, L'Etrange Festival, Polar, Ron Fricke, SF le 11/09/2012 à 14:28

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Hier était mon dernier jour de vacances ensoleillées à passer enfermée dans une salle de cinéma. A partir d’aujourd’hui, le boulot reprend (la pluie aussi, vous l’aurez noté), je fais donc maigre.

Extrêmement attendu pour cause d’alerte incendie déclenchée inopinément — oui, ça rappelle quelques souvenirs —, la vision de Vanishing waves de Kristina Buozyté & Bruno Samper a finalement été une souffrance. Peu inventif en matière de scénario, certaines scènes étirées à l’extrême m’ont donné envie de fuir à toutes jambes tant l’historiette était prévisible et le tout, bien soporifique.

Le souvent désopilant A fantastic fear of everything de Crispain Mills est un one man show d’un Simon Pegg déchainé qui ne laisse que peu de place à ses quelques partenaires, excepté pour un ou deux hérissons qui passaient par là. En clair, les non fans peuvent s’abstenir. Mais ils perdront l’occasion de s’esclaffer devant d’excellents gags musicaux.

Samsara de Ron Fricke est une expérience à partager dans une salle comble devant un écran géant dans lequel se perdre. Un témoignage aussi, aux plans hypnotiques, de ce qu’est ce monde — beauté et horreur mêlées — amené à disparaître peu ou prou.

En présentant Black’s game de Oskar Thor Axelsson, Frédéric Temps a évoqué Pusher de Nicolas Winding Refn qui n’est autre qu’un des producteurs associés de ce film islandais. La question est : Le cinéma a-t-il réellement besoin d’un Pusher 4 ? Ses ambitions revues à la baisse, tout le film renifle — à l’instar de son acteur principal, ersatz apathique de Stephen Dorff — le déjà-vu de première, du gros bras tatoué aux blondes cocaïnomanes, du mafieux déviant aux humiliations bien ordonnées. L’une des scènes fera certainement date et ne dépare guère dans la catégorie scato à l’honneur cette année à L’Étrange Festival, amis poètes bonjour. En bref, tout ce petit monde tourne en rond à Reykjavik et, sans nul doute parce que l’histoire débute à l’aube du millénaire, le film aux situations ultra-usées jusqu’à la corde paraît déjà totalement dépassé.

A noter que l’inénarrable Eega de SS Rajmouli bénéficie d’une seconde projection ce jour à 17h dans la salle 500 du Forum des images.

A ne pas rater également les doux dingues décortiquant Shining de Stanley  Kubrick dans Room 237 de de Rodney Ascher [Salle 300, 14h45] présenté à Cannes à la Quinzaine de réalisateurs.

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19h45. Insensibles de Juan Carlos Medina

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22h. Comforting skin de Derek Franson

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 5 [10/09/12]

Dans Alexander Vartanov, Óskar Thór Axelsson, Bande annonce, Bruno Samper, Cinéma, Comédie, Crispain Mills, Documentaire, Drame, Fantastique, Festival, Forum des Images, Howard Hughes, Kristina Buozyté, L'Etrange Festival, Omar Rodriguez-Lopez, Polar, Ron Fricke, SF, Western, Wilson Yip le 10/09/2012 à 10:39

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Kenneth Anger est venu présenter avec délectation le film d’Howard Hughes, The outlaw/Le banni, précédé d’une réputation sulfureuse puisque preuve de son amour immodéré — si l’on en juge par toute la publicité faite autour alors que la donzelle boudeuse n’apparaît que  bien peu dans le film très (trop) long du mogul  — pour les roberts de Jane Russell vantés par un "les deux bonnes raisons de voir le film" péremptoire. Résultat, The outlaw est un cas d’école de première et la leçon que l’on en retiendra est qu’il ne faut jamais laisser impunément jouer un enfant gâté avec un (très) long métrage, dut-il en être également le producteur. Le film n’a aucun rythme, les acteurs — Walter Huston en tête — cabotinent, Miss Russell ballade un air d’emmerdement de première — mais oui, ses obus tiennent tous seuls — et les dialogues sont un sommet de débilité. Quant à la musique, elle appuie généreusement chaque changement de ton quand elle ne soutient pas quelques sous-entendus coquins de quelques notes farceuses. Etonnamment, la bombe sexuelle est perpétuellement renvoyée à ses fourneaux tandis que le trio de cow-boys en rut ne font pas mystère de leurs goûts pour les garçons (ou la race chevaline !), le bien pâlot Jack Buetel devenant l’objet de discorde qui brisera la si belle amitié entre Walter Huston/Doc Holliday et Pat Garrett/Thomas Mitchell. Pour sûr, Hugues était foncièrement frappadingue. On ignore qui, de Ben Hecht — qui a participé à l’écriture du scénario — ou du producteur/réalisateur en a rajouté dans la légende gay de Billy the Kid mais la scène où le chenapan compare la taille de ses revolvers à ceux de Doc Holliday devant le regard concupiscent de Thomas Mitchell vaut son pesant de chili.

Horreur, malheur pour les fans de la saga A chinese ghost story. Passons sur le fait que le jeune Yu Shaoqun n’a ni la beauté fragile de Leslie Cheung — à la mémoire duquel cette monstruosité est dédiée, gageons que sa poussière a virevolté dans sa tombe — ni l’espièglerie de Tony Leung qui a repris le rôle en 1991 et que les personnages aient été démultipliés, sans oublier un goût certain pour les blagues douteuses. Tout est laid dans ce film, les effets spéciaux, les diablotines botoxées, les explosions et les combats. Quant à Louis Koo qui interprète — en jouant "comme un japonais" selon la présentation du jour made in Mad Movies, gageons que les mânes de Toshiro Mifune auront apprécié — un chasseur de démons, reconnaissons qu’il fait ce qu’il peut, soit le minimum syndical, pour nous émouvoir avec son histoire d’amour pataude pour un ectoplasme démoniaque séduit à coups de bonbecs. Allez, ouste, aux enfers !

Changement de continent, d’époque et surtout, de ton pour Los Chidos de Omar Rodriguez-Lopez, hilarante variation d’Affreux, sales et méchants de Dino Risi. Précédé d’une petite présentation par le réalisateur qui nous a informé que sa maman aimait beaucoup le film — au vu de son épilogue, nous pouvons de tout cœur comprendre la brave femme — Los chidos nous entraîne dans un délire non sensique où tout est permis pourvu que l’on bouscule les convenances, que l’on brise les tabous et que l’on chie allègrement sur le politiquement correct du voisin américain. Et tout cela bien sûr sans faire trop d’efforts… Quoiqu’il en soit, le monde est définitivement dans la merde, Los chidos confirmant par ailleurs que L’étrange festival est placé cette année — après Headhunters et la nuit zombie — sous le signe de la scatologie bon teint. Bon appétit à tous !

Enfin, pour finir ce week-end, Alexander Vartanov est venu présenter Bullet collector, et ce en compagnie du compositeur de sa — très belle — musique Aleksei Aigi et en a profité pour nous spoiler quelque peu lui-même la fin. Décidément ! Il vaudrait mieux envisager des débats à la fin des films. Quoiqu’il en soit, Bullet collector a sa place dans ce festival, par ses côtés expérimentaux, juqu’au boutistes et glauques — une scène notamment fera date, lorsqu’un blessé s’étouffe en se ficelant le visage avec son intestin grêle (estomacs fragiles s’abstenir) — même si, le film parfois paraît bien trop long, le jeune réalisateur un peu trop enthousiaste se laissant quelque peu aller à quelques coquetteries de style. Divisé en une dizaine de chapitres, et selon Alexander Vartanov, hommage énamouré aux 400 coups de Truffaut — en version ultra violente et désespérée, les jeunes délinquants de Russie finissant peu ou prou au goulag où tous les coups sont permis —, Bullet collector est porté à bout de bras par un jeune acteur extraordinaire dont la beauté sauvage, l’air buté et la blondeur décolorée séduiraient sans peine un certain Gus Van Sant. A ne pas rater, donc.

A voir aujourd’hui, un Richard Dreyfus époustouflant dans Gros plan/Inserts de John Byrum à 15h00 dans la salle 100 du Forum des images. Vous pouvez par contre faire l’impasse sur The Thompsons des Butcher Brothers et Redd Inc. de Daniel Krige. Conseil purement amical.

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14h30. Vanishing waves de Kristina Buozyté & Bruno Samper

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17h. A fantastic fear of everything de Crispain Mills

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19h15. Samsara de Ron Fricke

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21h30. Black’s game de Oskar Thor Axelsson

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 4 [09/09/12]

Dans Alexander Vartanov, Animation, Bande annonce, Bob Clark, Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Festival, Forum des Images, Hitoshi Takekiyo, Horreur, Howard Hughes, Jack Cardiff, L'Etrange Festival, Omar Rodriguez-Lopez, Soi Cheang, Western, Wilson Yip le 09/09/2012 à 10:20

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Journée passable, une migraine ophtalmique m’empêchant de réfléchir profiter pleinement du petit programme que j’avais concocté.

Motorway de Soi Cheang, produit par Milky Way, est un film proprement réalisé et interprété, rondement mené mais — excepté une séquence dans un parking — guère inventif et vient donc s’ajouter à la longue liste des films de série B quelque peu soporifiques. PS. Si Rurik Sallé de chez Mad Movies pouvait arrêter de survendre les films et, accessoirement, de nous en dévoiler la fin lors de ses présentations, ce serait bien aimable de sa part. Merci d’avance.

Lubie soudaine, je change de programme, j’abandonne les nazis de Iron sky pour les squelettes animés de Afterschool midnighters de Hitoshi Takekiyo. Parfois, je ferais mieux d’aller me coucher. Quoiqu’il en soit, l’histoire est plaisamment parodique ; un écorché vif hystérique, des lapins mafieux et une mouche mutante — j’avoue un plaisir singulier devant l’apparition de cet insecte depuis que j’ai visionné Eega — s’agitent inconsidérément face à trois impossibles gamines que l’on lapiderait avec plaisir juste pour qu’elles se taisent. On peut donc sans problème y emmener les gamins. Au-delà de dix ans, s’abstenir sauf si vos neurones ont besoin d’une récréation. Et que vous aimez les comédies musicales tarabiscotées. Et les machins délicieusement farfelus.

Hormis le plaisir de revoir sur grand écran le glauquissime Dead of night de Bob Clark — où l’on retrouve ironiquement le couple de Faces, John Marley et Lynn Carlin se déchirant encore et toujours —, je dois reconnaître que la remarquable performance de 7weeks a définitivement anesthésié la partie gauche de mon crane. C’est donc la mort dans l’âme que j’ai abandonné la seconde partie du programme de L’étrange musique pour aller récupérer quelque peu mes esprits devant The mutations de Jack Cardiff, présenté dans le cadre des Pépites de l’étrange…

Je me retrouve donc à l’ouest, là où résidait manifestement Donald Pleasence lorsqu’il accepta de participer à cette bizarrerie. Homme de science maboule (pléonasme) et féru de greffes, il s’emploie à transformer tous les humains qui lui tombent sous la main — dont de peu farouches demoiselles — en un mix entre le chou-fleur et la créature du lac noir. A noter que The mutations avait pour titre initial The freakmaker et qu’il fut réalisé après La motocyclette et surtout le brutal Dernier train du Katanga. Jack Cardiff se consacra par la suite à sa vocation de directeur de la photographie.

Ma lancinante migraine refusant obstinément de lâcher prise, j’ai pris le chemin du retour, annulant de fait, mais sans regret, la nuit Zombies. Juste histoire de pouvoir profiter un maximum de cette fin de week-end qui promet quelques morceaux de bravoure.

A noter que le total frappadingue Subconscious cruelty de Karim Hussain est projeté ce jour à 21h00 dans la salle 300 du Forum des images.

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14h45. Le banni/The outlaw d’Howard Hughes

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17h. A chinese ghost story de Wilson Yip

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19h. Los Chidos d’Omar Rodriguez-Lopez [Interview]

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21h30. Bullet collector d’Alexander Vartanov

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 3 [08/09/12]

Dans Alex de la Iglesia, Bande annonce, Bob Clark, Ciaran Foy, Cinéma, Comédie, Fantastique, Festival, Forum des Images, Gore, Horreur, J-sploitation, Jack Cardiff, John Lyde, Kenneth Anger, L'Etrange Festival, Matias Hoene, Matt Mitchell, Musique, Noboru Iguchi, Parodie, SF, Soi Cheang, SS Rajamouli, Timo Vuorensola le 08/09/2012 à 09:55

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Excellente journée avec le frappadingue Eega de SS Rajmouli ou la revanche d’un amoureux assassiné réincarné en mouche. Point trop de chants et de danses mais un malfaisant désopilant et de savoureuses parodies.

Un jour de chance de Alex de la Iglesia ausculte méchamment mais sans hystérie un monde — et un couple — en crise à l’occasion d’un accident stupide ; avec quelques coups de griffe bien placés en direction des médias et de la soif de notoriété.

Enfin, pour Citadel, Ciaran Foy — charmant garçon un tantinet anxieux qui a fait le déplacement pour nous présenter son premier film — réussit à nous refiler ses angoisses en loucedé. Nul doute au vu de la violence sourde qui suinte de chaque plan de Citadel qu’il a réussit à exorciser ses propres peurs et ce, à nos dépens.

A noter que l’excellent Headhunters de de Morten Tyldum bénéficie ce jour d’une seconde projection à 21h30 dans la salle 300 du Forum des images.

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14h30. Motorway de Soi Cheang

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17h15. Iron Sky de Timo Vuorensola

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20h. L’étrange musique

7Weeks sur Dead of night/Le mort vivant de Bob Clark

Kenneth Anger + Brian Butler’s technicolor skull + The occult program

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21h30. The mutations de Jack Cardiff

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A partir de minuit.

Zombie ass: toilet of the dead de Noburu Iguchi

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Cockney Vs zombie de Matias Hoene

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Gangsters, Guns & Zombies de Matt Mitchell

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Osombie de John Lyde

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 2 [07/09/12]

Dans Alex de la Iglesia, Bande annonce, Ciaran Foy, Cinéma, Comédie, Daniel Krige, Fantastique, Festival, Forum des Images, Horreur, L'Etrange Festival, Morten Tyldum, SS Rajamouli, The Butcher Brothers, Thriller le 07/09/2012 à 09:20

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

J’espère pour ce vendredi avoir fait de meilleurs choix qu’hier où, nonobstant un déroutant et fort savoureux Headhunters de Morten Tyldum où excellent Aksel Hennie [vu dans Un chic type de Hans Petter Moland aux côtés de Stellan Skarsgard] et Nikolaj Coster-Waldau, Redd inc. de Daniel Krige, malgré un Nicholas Hope habité qui joue tout seul, est d’une prévisibilité à pleurer* et The Thompsons des Butcher Brothers est résolument navrant. Le fond de l’histoire est stupide et les acteurs jouent tous comme des patates. On était en droit de rêver mieux pour débuter les festivités. Heureusement que la Norvège a relevé le niveau de la soirée.

* A moins, comme ne le prétend Shunrize qui m’a supporté durant deux films que je n’ai vu que trop de pelloches et sois définitivement blasée ^^

A noter que Touristes de Ben Wheatley est projeté ce jour à 15h45 dans la salle 500 du Forum des images et Peeping Tom de Michael Powell à 18h45 dans la salle 300 [dans le cadre de la Carte blanche à Kenneth Anger qui est passé nous saluer lors de la soirée d'ouverture].

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16h. Eega de SS Rajamouli

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19h45. Un jour de chance de Alex de la Iglesia

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22h. Citadel de Ciaran Foy

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 1 [06/09/12]

Dans Bande annonce, Cinéma, Daniel Krige, Fantastique, Forum des Images, Horreur, L'Etrange Festival, Morten Tyldum, The Butcher Brothers, Thriller le 06/09/2012 à 11:13

© Régine Cirotteau

Rendez-vous au Forum des images où débute en fin d’après-midi la 18e édition de L’Étrange Festival.

Pour certaines raisons bien indépendantes de ma volonté, je serais obligée au cours de ces 11 journées de revoir mon programme prévisionnel à la baisse.

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18h. The Thompsons des Butcher Brothers

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19h30. Headhunters de Morten Tyldum

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22h15. Redd Inc. de Daniel Krige

Festival Paris Cinéma [09/07/12 — Journal de bord 11] : Lau Kar-leung, Peter Chan & Cécilia Rouaud

Dans Cécilia Rouaud, Cinéma, Festival, Festival Paris Cinéma, Lau Kar-leung, MK2 Bibliothèque, Peter Chan le 17/08/2012 à 10:36

© FredMJG

Jour du Palmarès.

D’avoir vu Vulgaria samedi soir m’a offert l’occasion de me lever un peu plus tard, soit juste une heure de rab’ pour mon horloge interne.

Petite journée que ce lundi puisque la distribution des prix a lieu ce soir.

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© Celestial Pictures Limited

15h. Martial Club de Lau Kar-leung_1981
avec Gordon Liu, Karry Hui, Mai Tak-lo, Ku Feng et Johnny Wang

Art et morale. Fi des moumoutes et des rôles d’affreux, avec Martial club de Lau Kar-leung, nous revoilà en terrain connu avec un Gordon Liu à longue natte dans le rôle qui lui fut assigné à la Shaw Brothers au regard de sa charmante frimousse, soit le garnement indocile possédant nonobstant une belle âme*.

Martial club est placé dès son prologue sous le signe du challenge et du dépassement de soi avec une joute homérique entre deux conceptions de la danse du lion qui, si elle semble un peu longuette, a le mérite de présenter les protagonistes et d’insister sur l’esprit de corps censé habiter tout disciple du kung-fu qui se respecte.

Deux élèves doués mais turbulents (Gordon Liu et Te-Lo Mai, dont la sœur discrète et raisonneuse interprétée par Kara Hui n’est pas non plus manchote question bataille rangée), fils héritiers de deux établissements de la ville sont amis et, négligeant leurs études au grand dam de leurs paternels respectifs, passent leur temps à se mesurer l’un à l’autre — au niveau triche, belles parlottes et descentes dans les boxons, ils en sont à un point partout — tout en mettant à sac les tavernes qui veulent bien encore leur faire crédit.

La menace va sourdre d’une troisième école dirigée par des malfaisants qui se foutent comme d’une guigne de leur premier mantra et espèrent bien supplanter leurs concurrents par la grâce d’un grand maître venu de l’ouest joué par Johnny Wang, cantonné habituellement dans le rôle de la vermine.

Ici, le coquin ne va pas manquer de se mesurer au petit Gordon certes, dans un superbe combat final où les deux adversaires rivalisent d’invention et d’élasticité tout en cheminant l’air de rien dans une ruelle devenant de plus en plus étroite, mais rappellera également à la bande de fourbes les valeurs fondamentales de l’art martial et ce, sans débordement de violence inutile.

Outre le duel — opposant Gordon Liu à Johnny Wang — qui clôt le film, deux autres échauffourées d’anthologie rythment l’aventure. L’une, subrepticement anarchique et résolument urvoltée, prend place dans un théâtre bondé, l’autre, d’une beauté ravageuse, se déploie sur des rouleaux de tissu aux couleurs chatoyantes.

Du beau spectacle en somme, à la morale cinglante.

* A noter qu’il offre ici une facette un tantinet plus digne de la fougueuse jeunesse du fameux héros Wong Fei-hong, interprété par Jackie Chan dans Drunken master.

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© Warner Bros

16h50. Comrades, Almost a love story de Peter Chan_1996
avec  Maggie Cheung, Leon Lai, Eric Tsang, Christopher Doyle et Kristy Yang

Nos plus belles années. Si les voies de la destinée sont en général impénétrables, il semble impossible à Peter Chan* — et aux spectateurs qui sentent battre sous leurs carapaces de cinéphiles endurcis un cœur de midinette tant ils sont submergés de sentiments complexes à la vision du couple si charmant que forment Maggie Cheung et Leon Lai — de ne pas se laisser aller à un romantisme échevelé où hasards et coïncidences complotent à réunir au bout de dix ans deux personnes si différentes et manifestement peu faites l’une pour l’autre qu’elles ne peuvent qu’enfin vieillir dignement ensemble.

Quiao/Maggie Cheung est la reine du système D. Se faisant passer pour une autochtone, elle profite éhontément de ses compatriotes émigrés à Hong Kong et ne s’agenouille que devant le solde de son compte bancaire qui grossit au gré de ses boursicotages. Jun/Leon Lai est un grand naïf persuadé que toute vie se gagne à la sueur de son front et animé par la volonté d’engranger suffisamment pour faire venir sa fiancée de Chine, l’épouser, lui faire plein d’enfants qui travailleront à leur tour très dur bref.

Ces deux là n’étaient fait que pour se croiser dans un Hong Kong de haute solitude, le temps que Quiao envoie Jun prendre des cours d’anglais (le professeur est interprété par Christopher Doyle qui magnifiera à tout jamais quatre ans plus tard la beauté singulière de Maggie Cheung dans In the mood for love de Wong Kar Wai) et empoche une commission au passage. Mais c’était compter sans la ténacité du bonhomme ravi d’avoir trouvé une épaule entreprenante et amicale sur laquelle s’appuyer… Un bon gros bêta, on vous dit.

Bien évidemment, et nous attendons impatiemment que nos deux zèbres passent  à l’acte, ils succomberont mais de vils coups du sort se chargeront de séparer nos tourtereaux, Quiao perdant sur un coup de dé toute sa fortune mal acquise et Jun convolant avec sa belle — comme il se l’était promis. Envers et contre tout. Et tant pis si les sentiments manquent à l’appel.

N’étant guère femme à se laisser abattre aussi facilement, Quiao parviendra à ses fins, dut-elle succomber au charme rugueux d’un truand sensible (étonnant Eric Tsang, inoxydable chef de triade dans Infernal Affairs d’Alan Mak) rencontré dans la pénombre d’un salon de massage — la manière de flirter du mafieux laisse d’ailleurs pantoise — où, nouvelle pauvre, elle a échoué et dont le scénario scellera d’ailleurs fort opportunément la fin.

Peter Chan nous fait partager cette drôle de passion au long cours entre deux rêveurs effrénés, mêlant à ces vies bien privées les bouleversements politico-économiques vécus par Hong Kong, et notamment l’angoisse et la folie qui ont précédé l’année de la rétrocession. Tout en décrivant cette maladie de l’exil qui frappe nos héros, leur bougeotte et insatisfaction perpétuelles les poussant à émigrer continuellement vers des terres promises toujours plus excitantes.

Il est également bon de noter que les trois femmes de la vie de Jun (sa tante qui l’héberge, Quiao sa sex-friend et son épouse, moins timide et docile qu’il ne se l’imaginait) sont non seulement dotées d’une volonté inflexible et d’une certaine noblesse d’âme mais possèdent en sus un don quasi inné pour la survie.

La voix de la diva taïwanaise Teresa Teng — héroïne bien malgré elle d’une combine malheureuse de Quiao  — parcourt le film et son tragique destin scellera à jamais dans une rue new yorkaise celui de nos amoureux, au ravissement des spectateurs énamourés.

Si Leon Lai, de par sa beauté un peu molle, fait reconnaissons-le de la figuration intelligente, c’est Maggie Cheung** — merveilleuse, est-il besoin de le souligner — qui porte le film sur ses frêles ( ?) épaules et nous transporte, impériale, au gré de sa fantaisie et de ses chagrins.

*  Réalisateur des Seigneurs de la guerre_2007 avec Jet Li, Andy Lau et Takeshi Kaneshiro
** Ultra primée pour ce rôle qui lui valut le prix de la meilleure actrice lors des Hong Kong Film Awards et des Hong Kong Film Critics Society Awards entre autres, tandis que Peter Chan et Eric Tsang y étaient également honorés

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Retrouvailles du jury à l’occasion de la cérémonie de clôture. Chris a tombé sa veste de survetque nous lui envions toutes et s’est fait tout joli pour monter sur scène et annoncer notre palmarès. Et je ne retire rien de ce que j’ai pu en dire.

Place au film présenté en 2 temps/3 mouvements par la réalisatrice entourée de quelques acteurs silencieux et bien figés. Seule une Vanessa Paradis un poil fébrile se fendit d’une intervention qu’elle voulait sans doute enthousiasmante. Selon elle, nous allions chacun reconnaître notre famille dans le film. Help !

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© Origami Films

21h. Je me suis fait tout petit, Cécilia Rouaud_2012
avec Denis Ménochet, Vanessa Paradis, Léa Drucker, Laurent Lucas, Laurent Capelluto, Louise Grinberg, Angèle Garnier, David Carvalho-Jorge, Valérie Karsenti et Grégory Gadebois

Chronique à venir.

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Il faut bien reconnaître que nous sommes quasiment tous restés avachis dans nos fauteuils par pure courtoisie.

Le générique de fin à peine entamé, nous nous enfuyons vers le Limelight où j’aurais enfin l’occasion d’échanger quelques mots avec Phil Siné croisé quelques jours plus tôt, ainsi qu’avec Agnès, une des étudiantes et où nous retrouverons Jérome pour boire un verre ou deux jusqu’au bout de la nuit.

A suivre…

Si vous avez raté le début

  • Avant première de Holy Motors de Léos Carax
  • Teaser
  • Jour 1 — vendredi 29 juin 2012 — avec Jeff Mills, André Sauvage & Herman Yau
  • Jour 2, Part 1 — samedi 30 juin 2012 — avec Roman Cheung, Nam Nai-choi, Herman Yau & Chin Man-kei
  • Jour 2, Part 2 — samedi 30 juin 2012 — avec Ann Hui, Yuen Wo Ping, Wu Ma, Miguel Gomes & Yeun Sang-ho
  • Jour 3 — dimanche 1er juillet 2012 — avec Ann Hui, Clara Law, Ringo Lam, Bence Fliegauf & Khavn de la Cruz
  • Jour 4 — lundi 2 juillet 2012 — avec Patrick Tam, Michael Hui, Yang Yong-hi, Tom Shu-yu Lin & Yim Ho
  • Jour 5 — mardi 3 juillet 2012 — avec Raoul Ruiz, Kim Nguyen & Julia Murat
  • Jour 6, Part 1 — mercredi 4 juillet 2012 — avec Wu Ma & Kirk Wong
  • Jour 6, Part 2 — mercredi 4 juillet 2012 — avec Patrick Lung-Kong, Peter Wai-Chuen Yung & Allen Fong
  • Jour 7 — jeudi 5 juillet 2012 — avec Patrick Tam, Ann Hui, Elmin Alper & Allen Fong
  • Jour 8 : Les délibérations — vendredi 6 juillet 2012 — avec Allen Fong
  • Jour 9, Part 1 — samedi 7 juillet 2012 — avec Patrick Tam & Ann Hui
  • Jour 9, Part 2 — samedi 7 juillet 2012 — avec Patrick Tam, Yuen Wo Ping, Tsui Hark & Pang Ho-cheung
  • Jour 10, Part 1 — dimanche 8 juillet 2012 — avec la Fresh Wave
  • Jour 10, Part 2 — dimanche 8 juillet 2012 — avec Zhu Shilin, Doe Ching & Patrick Lung-Kong

Et le palmarès du Festival Paris Cinéma 2012