95. Bette Davis
Bientôt à l’honneur à la Cinémathèque Française
A suivre…
Histoire de se détendre par ce beau dimanche de bêtise congénitale printemps et avant que je ne prenne des vacances studieuses amplement méritées, une nouvelle fournée de mimiques en tous genres.
Par ordre d’apparition : Til Schweiger, Jane Fonda, Jessica Chastain, Joseph Gordon-Levitt, Sam Riley, Catherine Deneuve, Paul Newman, Tim Burton, Ben Affleck, Matthias Schoenaerts, Robert Taylor & Joan Blondell, Kevin Spacey, Lauren Hutton, Bjork, Tilda Swinton, Eva Green, Casey Affleck, Steve Martin, Virna Lisi, Robert Downey Jr, Donald Sutherland, Debbie Harry, Sofia Vergara, Rose McGowan, Ewan McGregor, Matthew Gray-Gubler, Audrey Hepburn & Fred Astaire (sur le plateau de Drôle de frimousse/Funny Face de Stanley Donen_1957), Leonardo Di Caprio, Dustin Hoffman, Lucile Ball, Charlize Theron, Cate Blanchett, Angelina Jolie et Will Ferrell (mais ça ne compte pas, il est tombé dedans quand il était petit).
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© Neil Wilder
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© Willy Rizzo
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92. John Carpenter & Kurt Russell
sur le tournage de Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin/Big trouble in Little China en 1986
et en 2013 pour le magazine Empire
A suivre…
91. Kenneth Anger
Bon pied, bon œil. Après sa carte blanche à L’Etrange Festival 2012, où notre charmant bonhomme s’est fait une délectation de venir commenter les talents mammaires d’une juvénile Jane Russell, c’est son cultissime Hollywood Babylon — dont un "brouillon" fut édité il y a plus de cinquante années chez Pauvert — qui vient d’être publié dans son intégralité [et dont la couverture en fait baver plus d'un].
Si seulement un distributeur français pouvait avoir le bon goût de nous offrir un coffret de ses œuvres cinématographiques, merci, bisous.
A suivre…
88. Michael Powell et son fils Columba
dans le home movie de Peeping Tom/Le voyeur_1960
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Lorsqu’à la fin des années 50, Michael Powell se jette corps et âme dans la réalisation du Voyeur, ode au cinéma et à la vampirisation des actrices (si on ne peut percer leur mystère, on le peut du moins de leur chair), il se doute que le thème fera sensation, sans toutefois avoir réellement mesuré l’étendue du scandale qui fera de Peeping Tom son chant du cygne.
Nonobstant, le point d’orgue du cauchemar éveillé que vit Mark, son tourmenté héros, est avant tout son obsession pour des home movies en noir et plan, témoignages révoltants d’un passé révolu, soit les mètres de pellicule tournés par son géniteur, expérimentant sur sa descendance de bien singulières recherches.
Le cinéma étant affaire de famille pour Michael Powell, le réalisateur n’a pas hésité, pour enfoncer le clou, à incarner lui-même — en usant d’ailleurs de sa propre maison comme décor — ce père fouettard qui sadise son rejeton, lequel, une fois adulte, ne pourra accepter d’affronter le monde qu’à travers le prisme de sa caméra. Et surtout, à inviter son fils ainé Columba, à partager l’écran avec lui, lui offrant le rôle de la victime originelle du film comme une des preuves irréfutables de son amour paternel… L’autre sera sans doute de n’avoir jamais encouragé ses fils à suivre ses traces.
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Qui allait jouer Mark à l’âge de huit ans ? Nul autre que Bumba Powell naturellement. Et son père ? Son père. Je pense que les réalisateurs ne devraient pas jouer dans leurs propres films mais c’était une affaire de famille. [...]
Aujourd’hui que Peeping Tom a sa place parmi les grands films de l’histoire du cinéma (j’écris ceci 1989), j’aimerais explorer un moment ma contribution au syndrome de l’enfant martyr. Elle fut tout à fait consciente et sans pudeur, car un artiste doit être impudique. Quand je demandais à Frankie la permission de faire jouer Mark à huit ans par Columba, je savais exactement ce que je faisais, ou du moins pensais le savoir. Et Columba, quand il vit le film avec moi, gloussa. [...]
Je répétais dans ce petit studio depuis une semaine et décidais d’y tourner toutes les scènes de Columba, pour qu’ils se sent plus à l’aise près de la maison. Je laissais l’équipe caméra mettre chaque plan au point et venais au studio quand ils étaient prêts. Bumba était ravissant dans sa veste grise, sa première, en chemise blanche avec une étroite cravate noire. Il en était très fier. La journée avait commencé par une expédition éclair à Harrods parce que Frankie ne s’était pas rendu compte que nous aurions besoin de la veste pour le premier plan à tourner. Ce plan était celui de Bumba disant adieu à sa mère morte. Il fut rapidement dans la boite. Bumba était solennel, comme requis, mais refusa d’être dirigé : "Papa, si tu me parles pendant la scène, je vais rire".
La première prise était bonne ; un gros plan de Bumba suivait. "C’est un gros plan. Ne fait rien. Un gros plan, c’est fait pour ça, pour voir ce que tu ressens, pas pour ressentir ce que tu vois".
Ensuite on retoucha le décor pour la scène de la nursery. Le lézard eut un grand succès pour sa personnalité, mais Bumba ne l’aimait pas trop : "parce qu’il a des griffes aux pattes".
Dans la scène finale, il prit peur, au grand embarras de tout le monde, lui y compris. Je me sentais coupable, à juste titre. Inutile de dire que j’ai utilisé la scène dans le film. Si mon fils fait plus tard un complexe de lézard, ce sera ma faute.
Leo Marks avait écrit une scène où Bumba jetterait des fleurs sur la tombe de sa mère. Mais Frankie refusa tout net. Elle prit les fleurs et les mit dans l’eau. [...]Columba, venant d’Angleterre, me rejoignit à Dartmouth pour une semaine et m’accompagna ensuite à Hollywood. Il avait été une énigme toute sa vie pour tous ceux qui prétendaient à quelque autorité sur lui, y compris son père, sa mère et son frère. On dit que son saint patron, Saint Columba, était soupe au lait lui aussi. Il construisit l’église et le monastère de Iona et convertit les Écossais, entreprise totalement réussie. Conlonsay, l’île de Columba, est le Kiloran de Je sais ou je vais, et mon Columba est le jeune Mark de Peeping Tom. Je l’aime tendrement.
Une vie dans le cinéma, tome 2 : Million dollar movie de Michael Powell
© Institut Lumière/Actes Sud
A voir : The eye of the beholder, documentaire d’Olivier Serrano
A suivre…
J’ai ouïe dire [entre Gangster squad de Ruben Fleischer, Only God Forgives, second film en compagnie de Nicolas Winding Refn, The place beyond the pines de Derek Cianfrance et le machin de Terrence Malick en compagnie d'un illustre inconnu avec qui il semble cependant partager le même sens de la répartie dentaire, sans oublier ses envies de réalisation] que 2013 risque bien d’être l’année Ryan Gosling…
Alors belle année cinématographique à tous !
A suivre…
87. Quvenzhané Wallis
Héroïne des Beasts of the Southern Wild/Les bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin (sortie nationale : 12 décembre 2012).
A suivre…
86. Barbara Steele
via Greggory’s shock! theater tumblr
A lire : Zombies spaghettis chez le Dr Orlof
A suivre…
85. Robert Mitchum, Sally Jane Bruce et Billy Chapin
Le grand méchant loup et les agneaux de
La nuit du chasseur/The night of the hunter de Charles Laughton_1955
A suivre…
83. Christopher Walken
Pour info, Seven psychopaths de Martin McDonagh, réalisateur de Bons baisers de Bruges, sort le 30 janvier prochain mais vous pouvez (re)voir le croquemitaine dans King of New York de Abel Ferrara qui vient d’être ré-édité en DVD & co. [cf. la chronique du Dr Orlof].
A suivre…
32. Jeanne Moreau/Catherine
Jules et Jim de François Truffaut_1962
Au son des banjos je l’ai reconnu
Ce curieux sourire qui m’avait tant plu
Sa voix si fatale, son beau visage pale
M’émurent plus que jamais
Boris Bassiak/Serge RezvaniSi ce film est réussi, il doit ressembler au livre dont il s’inspire et constituer ainsi un hymne à l’amour, peut-être même un hymne à la vie.
François Truffaut
A suivre…
77. Robert, James & Christopher Mitchum
Rappelons que Robert Mitchum — actuellement à l’affiche du Festival Lumière de Lyon avec la projection d’une copie restaurée de La nuit du chasseur de Charles Laughton — a partagé l’écran avec son ainé James dans Thunder road de Arthur Ripley_1958
A suivre…