FredMJG

Archives de la catégorie ‘Italie’

Polars, drames et bouffonneries à la Cinémathèque [Hommage à Luigi Comencini]

Dans Cinéma, Cinémathèque, Italie, News le 06/01/2013 à 10:10
© DR/Cinémathèque Française

© DR/Cinémathèque Française

Oyez ! Oyez !

Avant de louvoyer en France avec la rétrospective Robert Guédiguian [du 6 au 24 février 2013] et l’hommage à Maurice Pialat [du 20 février au 4 mars 2013], la Cinémathèque propose une escale italienne en compagnie de Luigi Comencini. L’occasion de s’émerveiller de l’exquise enfance de Casanova, ricaner comme une bécasse aux malheurs de Laura ou Alberto et de se noyer dans ses larmes devant L’incompris [D'ailleurs, je m'y mets dès aujourd'hui].

La conférence Comencini, entre comédie et drame prévue le 14 janvier prochain sera animée par Jean A. Gili, historien et critique spécialiste du cinéma italien.

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• Rétrospective Luigi Comencini •
du 9 janvier au 3 mars 2013 Lire la suite »

De l’optimisme

Dans Cinéma, Essai, Italie, Livre, Sergio Leone le 29/09/2012 à 12:17

Ford était un optimiste ; je suis un pessimiste. Les personnages de Ford, quand ils ouvrent une fenêtre, scrutent toujours à la fin cet horizon plein d’espérance. Les miens au contraire, quand ils ouvrent une fenêtre, ont toujours peur de recevoir une balle entre les deux yeux.

Sergio Leone
cité par Laurence Schifano dans Le cinéma italien de 1945 à nos jours © Armand Collin

BLANCHE-NEIGE, LE PRINCE NOIR ET LES 7 NAINS de Paolo Tamburella

Dans Aventure, Cinéma, Comédie, DVD, Fantastique, Italie le 13/05/2012 à 10:08

Si des fadaises nous étaient contées.

Tout un chacun sait comment s’achève les contes et la Blanche-Neige des frères Grimm ne déroge pas à la règle. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Fin.

Le film de Paolo William Tamburella débute après cette fausse déclaration. Car s’ils semblent vivre dans le même château, il est à craindre que le prince — Roberto Risco, d’une fadeur désespérante —, blondinet bondissant plus occupé à bichonner son arc qu’à lutiner sa belle, ne soit guère emballé à l’idée de fonder une famille nombreuse. Pourtant, Rossana Podesta  — plantureuse star du péplum, elle incarna un jour Hélène de Troie* —  alors à l’aube de sa carrière (17 ans au compteur) a suffisamment  d’atours pour damner un saint. Mais non, le nigaud préfère s’en aller guerroyer. Et Blanche-Neige de s’inquiéter, et de s’ennuyer mortellement.

Tandis que sur l’idée de sa bonniche elle fait mander les 7 nains — les dames s’occupent comme elles peuvent en ces temps là —, un soldat pas très catholique lui apprend que son grand niais la mande à ses côtés, tout blessé qu’il est. Il est évident, à l’air fourbe du messager, qu’il y a complot. Surtout que ses sept petits amis ont le plus grand mal à venir la rejoindre car le vent, la foudre et autres pièges cataclysmiques — leur rencontre avec des sirènes, un monument de kitsch abracadabrant aux décors plus que cheap, restera dans les annales — ont été mis en œuvre pour les stopper. Par quel mystère ? Bon sang ne saurait mentir, ce ne peut être que le prince noir (Georges Marchal… aaaaaargh !) nourrissant de libidineuses pensées pleines de stupre et de fureur pour la jouvencelle.

Prisonnière du malfaisant en sa sombre demeure, où tout n’est — uniquement dans les coulisses de notre imagination pour notre malheur — que luxure, bacchanales et volupté, la prude quoique sensible aux tentations Blanche-Neige va devoir affronter seule le libertin sorcier (Georges Marchal… aaaaaargh !) qui tente de la soumettre tandis que les nains, très occupés à faire des cabrioles, vont partir alerter l’autre freluquet du drame qui se noue.

Soyons francs, plutôt que de baver sur le casting masculin, il aurait été judicieux de s’intéresser de plus près à la fiche technique du film puisque le titre original — I sette nani alla riscossa — ne ment pas sur la marchandise. Les héros de cette aventure sont bien les 7 nains et de fait, la Blanche et son perfide séducteur (Georges Marchal… aaaaaargh !) de simples comparses, dont la trouble relation est totalement sacrifiée sur l’autel du « spectacle familial ». D’où l’ennui qui guette. Car bien que la bande annonce de l’époque (en bonus et à ne pas rater) clame qu’ont été embauchés « d’authentiques et sympathiques » nains, ce que ces pauvres hommes ont à faire ne relève que de la grimace ou de la cabriole hamstérienne. Ils ne peuvent donc éventuellement faire rire qu’un enfant de moins de deux ans, et très tolérant qui plus est.

Ce choix est d’autant plus regrettable que le prince noir (Georges Marchal… aaaaaargh !) possède un laboratoire infernal digne des plus grands savants psychotiques, bêtement sous-utilisé — pour la magie, faudra repasser — puisque nous ne le découvrons que lors de sa destruction finale et que la psychologie de ses complices — dont une étrange servante (une favorite répudiée ?) qui passe sans explication superfétatoire du bon côté de la force — est réduite à la portion congrue, à croire que des coupes sombres ont été opérées dans le scénario. Dommage, car le sublime et très équivoque Georges Marchal (aaaaaargh ! oui) est impérial en félon amoureux. Bien qu’il soit affublé d’une moumoute saugrenue (qui d’ailleurs, s’assombrira mystérieusement à l’épilogue) surmontée de deux insolites demi-macarons à rendre fous de jalousie Nicolas Cage et la princesse Leia réunis, son jeu théâtral un tantinet distancié fait merveille dans le tragi-comique de la situation. Sans compter que le collant lui sied à merveille.

Le film est présenté en version française — qui nous fait profiter du timbre grave et profond de Georges Marchal (aaaaaargh ! donc) — mais il est fort douteux que les galipettes et singeries de nos sept petits amis soient plus captivantes en italien.

* Helen of Troy de Robert Wise_1956

A noter. Dans les suppléments, un passionnant exposé de l’elficologue (rions un peu) Pierre Dubois qui tente de nous achever en nous perdant corps et biens dans le mythe.

© Artus Films

Blanche-Neige, le prince noir et les 7 nains/I sette nani alla riscossa de Paolo William Tamburella_1951
avec Georges Marchal, Rossana Podesta, Roberto Risco, Rossana Martini, Ave Ninchi et Mario Mastrantonio

QUAND SATANA EMPOIGNE LE COLT [Manos torpes] de Rafael Romero Marchent

Dans Cinéma, CInéma Bis, Cinémathèque, Espagne, Italie, Rafael Romero Marchent, Western le 06/05/2012 à 10:00

© Aitor Films

Fatum.

Comme ce fut le cas pour Tire, Django, tire, le titre français de Manos torpes (soit, les mains malhabiles) est des plus fantaisistes puisqu’il n’y a pas l’ombre d’un Sa(r)tana qui tienne. Cette mauvaise plaisanterie mise à part, le film de Rafael Romero Marchent se révèle une excellente découverte.

Le possesseur de ces fameuses mains gauches se nomme Peter. Jeune homme charmant, bien fait de sa personne et fort gentillet, Peter est bonniche à tout faire dans un ranch perdu au milieu de nulle part et sait aussi bien parler aux oreilles des cheveux que faire fondre la très convoitée jouvencelle du coin, Dorothy (la piquante Pilar Velázquez). Ce grand timide se fait à l’occasion traiter de petit noms d’oiseau quand il affirme devant quelques jaloux machistes ne pas comprendre la nécessité de porter une arme.

C’est que Peter a un sombre secret — lorsqu’il était gamin, son père a été abattu sous ses yeux par un chasseur de primes — qui le fait furieusement cauchemarder. Chaque nuit, sous une pluie torrentielle, un homme immense et entièrement vêtu de noir lui demande s’il se souvient de ce qu’il a fait l’été dernier l’abat sans sommation d’une balle dans la tête. Comme un avant-goût d’un avenir tout tracé.

De quelle manière Peter a abouti dans ce coin paumé, nul ne le sait. Mais il n’a pas l’ombre d’une chance d’épouser sa bien-aimée. Car le propriétaire des lieux n’entend pas se séparer d’une aussi bonne carte qui peut lui rapporter gros. Soit, l’irrigation éternelle de ses terres, tributaire de l’humeur du possesseur des domaines environnants, le très puant Johnny (Manuel de Blas, parfait dans l’onctuosité cynique), rejeton malfaisant de son meilleur ami désormais décédé. Ça tombe bien. Johnny qui ne porte pas d’armes — pour ne pas déformer ses jolies fringues — mais que l’on n’insulte pas sauf si l’on cherche des noises à ses hommes de mains, cherche à tout prix à convoler avec la donzelle qui lui résiste fort.

Patatras ! La roucoulade découverte, Peter est fouetté (avec sa chemise), puis viré sans indemnités, et les parents bien marris font comprendre à leur virginale enfant qu’il va falloir payer de sa personne en épousant le gandin sans principe. L’amour étant le plus fort — et les filles bien têtues —, voilà nos tourtereaux qui s’enfuient tout en se jurant fidélité et le paternel de maudire leur union car Johnny le plombier a coupé l’eau en signe de représailles. Seconde flagellation de Peter (sans chemise cette fois, ça lui apprendra) qui finirait certainement par prendre goût à la punition s’il n’était abandonné dans le désert pour y crever. Tandis que le fourbe Johnny attend paiement en nature de la belle Dorothy que les parents n’hésitent pas une seconde à sacrifier sur l’autel de leur survie.

Quand t’es dans le désert depuis trop longtemps, tu ne te demandes plus rien, tu te contentes d’halluciner, et fort. Et Peter ne fait pas exception à la règle. Si ce n’est que l’homme en noir qui se dresse brusquement devant lui n’est ni un cauchemar — quoiqu’il prenne son métier un peu trop à cœur —, ni une chimère. Mais bien un chasseur de primes nommé Latimore (Le génial Alberto de Mendoza, décédé en décembre dernier et à la carrière prolifique en Espagne et en Italie, où il fut notamment un grand second rôle — souvent perfide — chez Lucio Fulci et Sergio Martino) lancé aux trousses de quatre malfaisants des familles, parmi lesquels l’ineffable Aldo Sambrell qui, comme à son habitude, ne survivra pas à la première bobine et sera ignoble jusque dans la mort, puisque le facétieux Latimore va attacher son corps à celui d’un de ses complices, bien vivant, qu’il abandonnera à son sort.

Se prenant d’une étrange affection pour le naïf garçon, Latimore — qui pourrait ou pas avoir abattu son père — l’envoie en colonie de vacances dans un modeste monastère se faire soigner le corps et l’âme par Chang, un étrange professeur…

Il est énormément question de mains, d’habileté et de désastre dans Manos torpes. Le géniteur de Dorothy a perdu une fortune au poker sur une mauvaise main. Si Peter est doué pour le dressage des canassons, il devra apprendre à fortifier ses paluches avant de se servir d’une arme (pour se faire justice). Enfin, rare apport humoristique (volontaire) du film, un pilier de bar nourrit sa cirrhose en subtilisant avec dextérité ses verres vides contre des pleins qu’il écluse inlassablement.

Nonobstant, récit sur la perte des illusions et la corruption des innocents, Manos torpes est un étrange hybride d’éprouvant mélodrame pur et dur (après s’être offerte en échange d’un point d’eau, la pauvre Dorothy devient prostituée), de western nimbé de perversité (on y châtie impunément tout à son aise), de récit d’initiation (l’épisode Kung Fu d’où Peter "le petit scarabée" sortira habillé en croque-mort — gloussements garantis —, tout comme son « sauveur » venu autrefois en stage chez Chang) et flirte allègrement avec le fantastique, voire le film de zombies, lorsqu’Aldo et ses crétins d’acolytes  se rendent maîtres d’une ville fantôme ravagée par la peste, où Latimore (Terminator ?) — présenté comme invincible — n’hésitera pas à venir les débusquer.

Le scénario signé Santiago Moncada tient parfaitement les routes sinueuses qu’il emprunte et l’interprétation est excellente (du moins ce que l’on peut en juger, puisque — comme pour le film de Bruno Corbucci — la copie présentée est en VF et a subi les outrages du temps, montrant ça et là quelques accrocs et un certain défraîchissement des couleurs).

On en a souvent vu de ces godelureaux mal dégrossis apprendre à devenir des as de la gâchette, mais il règne sur cette histoire une atmosphère délibérément funèbre et Peter Lee Lawrence balade tout au long du film un air tristounet de perpétuel angoissé existentiel comme si, frappé de malédiction dès la naissance, il ne pouvait échapper à son cruel destin. La vengeance est sienne, certes, mais la fin abrupte et d’une implacable noirceur témoigne d’un nihilisme forcené. L’histoire se répète inlassablement et il n’y a point de salut pour les âmes pures condamnés à payer les fautes de leurs pères.

Film projeté dans le cadre de la soirée Cinéma bis : histoire permanente du western italien.

© Aitor Films

Quand Satana empoigne le colt/Manos torpes de Rafael Romero Marchent_1970
avec Peter Lee Lawrence, Alberto De Mendoza, Pilar Velázquez, Antonio Pica, Manuel de Blas, Antonio Casas, Aldo Sambrell, Luis Induni et Frank Braña

TIRE, DJANGO, TIRE de Bruno Corbucci

Dans Bruno Corbucci, Cinéma, CInéma Bis, Cinémathèque, Italie, Western le 05/05/2012 à 19:32

© Cemo Film

Fils de personne.

Il est certain que Spara, Gringo, spara (Inutile de chercher Django, il est aux abonnés absents et son patronyme n’a été utilisé que pour de basses raisons commerciales), signé Bruno Corbucci, souffre du rapprochement avec les réussites westerniennes du grand frère Sergio. Et il est encore plus évident que, question charisme ou cabotinage éhonté, le couple de chamailleurs Brian Kelly (le brun) et Fabrizio Moroni (le blond) ne peuvent soutenir la comparaison avec Tomas Milian et Franco Nero.

Nonobstant, après une seconde vision — et dans des conditions relativement difficiles, la bande était en VF (rions un peu avec le doublage d’un autre temps de dialogues sacrément gratinés) et abîmée par le temps ; ce dernier souci ajoutant néanmoins un cachet supplémentaire à cette série B —, le film se laisse voir sans déplaisir et notamment grâce à l’évolution des relations entre les deux acteurs susnommés.

Brian Kelly (Chad en VO, Django donc, en VF), un déserteur vaguement outlaw et connu comme le loup blanc par tous les gredins de cette vaste terre, s’évade d’une manière bien singulière de la prison où il moisit depuis des mois. Après s’être débarrassé d’un associé indélicat, le voilà menacé de pendaison par le maître d’une hacienda. Les miracles ayant lieu au Mexique, l’irascible Don (Folco Lulli qui en fait des tonnes dans l’œil larmoyant et à qui on ne confierait pas le goûter de ses enfants) lui offre la vie et la bourse contre un menu service, lui ramener pieds et poings liés s’il le faut son chenapan de fils qui préfère — l’ingrat ! — trainer ses guêtres avec une bande de malfrats américains qu’être calife en son royaume.

Django part donc chercher le galopin (Fidel en VO, Miguel — un prénom très couleur locale pour sûr — en VF). L’héritier mexicain se révèle être un nonchalant blondinet (!) doté d’une longue mèche, à l’allure très Swinging London et maquillé comme un chariot volé.

Les deux hommes se rencontrent lors d’une bataille homérique dans un saloon où les ivrognes du coin s’achèvent à coup de volaille vivante ou d’énormes jambons. Puis Django découvre que Miguel est trop content de s’être recréé une nouvelle famille parmi la bande de bras cassés d’un certain Major (Keenan Wynn, dont la petite histoire raconte qu’il était ivre du matin au soir sur le plateau pour ne dessaouler que lorsqu’il devait chevaucher. Et il est vrai qu’il tangue parfois au gré du vent et a surtout l’air de n’être là que pour son chèque de fin de semaine) pour rentrer au pays. C’est donc à l’insu de son plein gré que le garçon va être kidnappé sans sommation et ramené — avec quelques complications — à ses (euh) parents éplorés.

La véritable histoire peut désormais débuter. Les deux hommes vont se jauger, jouer au chat et à la souris, à celui qui pisse le plus loin, qui est le plus fort, voire le plus fûté (attention spoiler, c’est le grand brun), se sauver mutuellement la vie, se faire des niches, rouler gaillardement dans la poussière, bref, apprendre à se connaître et à s’estimer, et plus si affinités. Ainsi, en plein désert, voit-on Django saucissonner le chérubin pour enfin passer une bonne nuit et ce dernier ramper vers un cigarillo abandonné par son geôlier. L’image est osée mais la raison en est pratique : tirer deux/trois taffes du mégot pour brûler ses liens. Plus tard, totalement outré de s’être fait gruger par un bambin — pour un peu, il lui collerait bien une fessée — le Django préfèrera sacrifier leur eau, quitte à ce qu’ils crèvent ensemble dans ce lieu abandonné de tous.

De tous ? pas réellement, le scénariste ayant prévu d’y faire passer une caravane de migrants où les deux garçons pourront croiser la sculpturale veuve Erika Blanc (bien connue des amateurs de giallo, mais corsetée elle est, très habillée elle restera), caution féminine sans laquelle nous pourrions nous poser quelques questions (rire général lorsque Django préfère servir lui-même de l’eau à son captif plutôt que de laisser cette rousse incendiaire l’approcher). La belle étant vite évacuée, Django n’est pas au bout de ses surprises au sujet de l’amour paternel. En définitive, un gunfight monstrueux règle le problème de surpopulation au Mexique et les deux hommes de chevaucher de conserve au soleil couchant vivre heureux etc etc.

Les paysages  sont superbes ; le film a été tourné à Almeria, d’où l’agréable sensation d’être en terrain connu. Cependant,  Spara, Gringo, spara souffre parfois d’un cruel manque de rythme malgré le nombre de scènes « à faire » et les événements multiples et variés qui le parsèment — l’attaque de la banque notamment manque de panache et la description de la bande du Major, de truculence. On peut toutefois s’interroger sur le palot aviné que Keenan Wynn roule à un canard dont il semble être tombé amoureux. Bizarrerie gratuite ou clin d’œil à l’amour fou qui lie Jack Palance/Curly à son faucon dans Il mercenario de Sergio Corbucci ? Un bon point, l’humour constant. Ainsi en va-t-il de ce vétérinaire véreux persuadant les propriétaires d’une truie de la nécessité d’amputer leur bestiole et rapportant chez lui le morceau de bidoche ou de Monsieur Mèche saoulant les chevaux de soldats abrutis en prévision d’une échappée spectaculaire.

Néanmoins, de par ses charmants sous-entendus, la personnalité atypique de son héros et, surtout, l’incongruité du sens de l’honneur mexicain, cette pellicule pas prétentieuse pour deux pesos nous donne suffisamment l’occasion de rire aux éclats pour que l’on s’estime satisfaits.

Film projeté dans le cadre de la soirée Cinéma bis : histoire permanente du western italien.

© Cemo Film

Tire, Django, tire/Spara, Gringo, spara de Bruno Corbucci_1968
avec Brian Kelly, Keenan Wynn, Fabrizio Moroni, Erika Blanc, Rik Battagla et Linda Sini

HABEMUS PAPAM de Nanni Moretti

Dans Cinéma, Comédie dramatique, Italie, Nanni Moretti le 04/10/2011 à 18:22

© Le Pacte

Melville ou la dernière fugue.

Pitié seigneur, ne me choisis pas. Pitié. Ah ! ils sont beaux les cardinaux à prier et se lamenter ainsi. Demandent-il à leur dieu d’épargner leur vie et de prendre celle du voisin? Que nenni. Réunis en conclave, ils se doivent de désigner un pape, et pas un n’est prêt à se dévouer, mais se surprendrait bien plutôt à quémander qu’on l’épargne de l’invraisemblable privilège d’accéder à si haute et singulière fonction. Que les autres y aillent ! Eux ne sont pas (encore) prêts.

Melville, à l’arrière plan, est serein. Sans nul doute est-il en définitive le plus humble d’entre tous car l’angoisse d’être choisi ne l’habite pas.

Et les votes de virer quasiment au complot dès lors que se distinguant les uns les autres, ils s’avèrent incapables de départager leurs favoris. Et la fumée que scrutent le monde chrétien — et l’ailleurs — de demeurer noire. Jusqu’à ce que le nom de Melville le discret jaillisse subrepticement du chapeau comme une solution de secours, voire la meilleure idée que le conclave n’ait jamais eue. Devant les sourires satisfaits et quasi-énamourés de ses confrères qui déjà se pressent autour de lui en espérant quelques faveurs qu’il ne manquera pas de distribuer, la mitre lui en tombe.

Cet homme, que l’on imagine simple et modeste, semble se réveiller alors d’un aberrant cauchemar et le hurlement déchirant qui le secoue fait trembler les fondations déjà bien fragiles de la chrétienté.

Melville refuse obstinément de paraître au balcon. Horreur, angoisse et putréfaction dans les rangs des cardinaux qui, bien marris, décident de s’en remettre à la psychiatrie.

Entre enfin en scène Nanni Moretti, lui-même bien perturbé, sommé de guérir — par pure opération du saint esprit si possible — les frayeurs d’un pape dont il ignore jusqu’à l’identité. Un être tantôt élevé au rang du divin qui n’a même plus droit (ou presque) au secret de l’analyse. Et à qui il a l’outrecuidance de demander s’il doute… Saisissement des religieux qui croient reconnaître dans le mécréant barbu le masque du démon.

Je suis fatigué, croasse le pape. Et on le croit volontiers, tant l’immense carcasse de Michel Piccoli — monumental (pardon pour le pléonasme) —, s’est tassée pour se réfugier toute entière dans un regard (é)perdu. Mais comment soigner un symbole qui est supposé n’avoir ni souvenirs d’enfance, ni rêves, ni désirs, ni fantasmes ?

Le face à face tant attendu n’aura pas lieu.

Par un coup du destin, voilà notre pape qui se fait la belle et s’enfuit à la recherche de sa jeunesse tandis que notre médecin des âmes, cloitré avec une bande de vieux garçons parfois turbulents, va se surprendre — lui, l’athée — à confesser le gâchis de sa vie terrestre. Avant — les obsessions du réalisateur étant ce qu’elles sont — d’entrainer les cardinaux dans de délirantes parties de volley-ball. Sous l’œil approbateur — du moins cette pensée les pousse-t-elle à se surpasser — de leur guide spirituel supposément planqué dans ses appartements.

Melville, quant à lui, vit à l’heure romaine, et ironiquement, Nanni Moretti ne lui fait croiser que braves gens et femmes compatissantes devant ce vieillard un poil soupe-au-lait, image indéchiffrable d’une papauté mort-née. Jusqu’à ce que ses pas le mènent sur la scène Tchekhovienne — comme un amusant clin d’œil à la triomphante carrière de son acteur principal sur les planches —, terrain de jeu de ses jeunes années, qu’il n’a fait que quitter pour un théâtre plus grand, celui des conventions vaticanes.

Nanni Moretti, en partageant plus qu’équitablement l’écran avec son acteur principal, joue et gagne sur tous les tableaux. Le rire (notamment en croquant délicieusement quelques beaux spécimens de cardinaux ou un garde suisse positivement ravi de jouer les doublures de la papauté), le grotesque (il ne s’épargne pas en "meilleur psychiatre de toute l’Italie" plaqué par le "second meilleur psychanalyste" qui fut autrefois son épouse) et le thriller.

Dès lors que nous nous mettons à la poursuite d’un vieil homme inquiet quant aux responsabilités qui viennent obscurcir ses dernières années et dont il s’estime indigne malgré un parcours irréprochable, notre cœur — qu’il soit ou non croyant — penche pour la réussite entière et totale de cette escapade.

La réussite d’Habemus papam tient autant au respect et à la malice avec laquelle le réalisateur filme une totale vacance du pouvoir au sein du Vatican qu’à l’émotion qui nous submerge devant cette vraie-fausse biographie de Michel Piccoli, pape désigné qui se confesse acteur. Melville ne veut (ou ne peut) être qu’un autre.

Ce diable de Nanni nous cueille tranquillement à l’épilogue dans la confusion et le dénuement. Et Piccoli n’a jamais été aussi grand.

© Le Pacte

Habemus papam de Nanni Moretti_2011
avec Michel Piccoli, Nanni Moretti, Jerzy Stuhr, Renato Scarpa, Franco Graziosi, Margherita Buy, Dario Cantarelli, Leonardo Della Bianca et Camilla Ridolfi

LA SOLITUDE DES NOMBRES PREMIERS de Saverio Costanzo

Dans Cinéma, Drame, Italie, Saverio Costanzo le 10/05/2011 à 10:34

© Le Pacte

Le regard des autres.

La vie, ça n’est pas de la tarte. Surtout lorsque l’on a rien demandé. Expulsés dans un monde où tout n’est jamais que regards indiscrets et jugements portés, bienheureux les êtres qui mènent leur chemin sans se soucier du monde et de ses conventions, et parfois y trouvent la juste moitié à laquelle s’accorder.

Autant avouer qu’Alice et Mattia, le couple dont le destin nous importe ici n’est guère parti du bon pied (le jeu de mot est atrocement absurde, pardon).

Scrutés sur plus d’une vingtaine d’années et ce, à quatre époques de leurs existences, par la caméra inquisitrice de Saverio Costanzo (déjà auteur du magnifiquement âpre In memoria di me_2008), incarnés, voire habités par six acteurs remarquables, nos deux héros, abîmés par les aléas de la vie — nature injustement cruelle, parents improbables, culpabilité sous-jacente — vont se reconnaître au premier coup d’œil tant leur étrangeté est patente.

Alice, suite à un accident, a la démarche claudicante. Mattia, partie masculine d’une naissance gémellaire a tout de l’autiste de génie a contrario de sa sœur, pure énergie en souffrance. Enferrés dans un isolement quasi inévitable, le film conte sur deux heures le long chemin qui les sépare l’un de l’autre, puzzle crève-cœur révélant les incidents de parcours, les secrets de famille, les douleurs mais tout autant les joies et les efforts entrepris pour s’intégrer à une société impatiente, et souvent aussi brutale que féroce envers ceux qui diffèrent du commun du mortel.

Il est sans doute préférable, pour mieux goûter l’aventure, de ne pas avoir lu auparavant le livre éponyme de Paolo Giordano. Ayant décidé de déstructurer la chronologie des événements, Saverio Costanzo a en outre choisi de filmer parallèlement ces deux vies solitaires sous forme de chroniques horrifiques.

De fait, le spectateur a tout loisir au gré des flashbacks d’envisager le pire pour ses héros qui ne sont pourtant déjà guère épargnés. Car méchanceté enfantine et bêtise adolescente (notons au passage un hommage appuyé au Carrie de Brian de Palma_1976, à l’issue radicalement opposée) sont épinglées tour à tour. Et la mesquinerie d’adultes bouffis d’orgueil ou versés dans le désespoir n’est guère en reste.

Nonobstant, le film débute par une représentation théâtrale où s’égayent de jeunes bambins excessivement grimés devant un parterre de parents prêts à applaudir un spectacle scolaire jusqu’à ce que le hurlement strident d’une enfant marque la fin de la fiesta et le début de l’histoire.

Les déguisements (réels ou feints), le maquillage outrancier (un clown lors d’une fête d’anniversaire semble se transformer en croquemitaine tandis qu’au même instant un monstre à visage d’ange scelle son destin), les masques (de l’amitié et de l’amour parental) et les doubles — figures imposées du giallo — vont parcourir ainsi les décennies au son de musiques entêtantes (certaines reconnaissables par les amateurs du genre, comme cet emprunt de la ritournelle ultra sucrée chargée d’inquiétude, signée Ennio Morricone, qui traverse L’oiseau au plumage de cristal/L’uccello dalle piume di cristallo de Dario Argento_1970). L’esthétique du film, aux couleurs violemment contrastées, contribue également au vertige.

Mais cette intelligente dextérité ne serait que pur exercice de style si le film n’était interprété par des comédiens en état de grâce. Les enfants (Martina Albano, Tommaso Neri et Giorgia Pizzo) sont plus que parfaitement dirigés, les adolescents (Arianna Nastro, Vittorio Lomartire et Aurora Ruffino, cette dernière jouant une partition subtile dans un rôle trouble d’infecte chipie brusquement foudroyée par la vision d’une cicatrice défigurant une hanche androgyne), aussi.

Isabella Rossellini propose une nouvelle facette de mère ogresse dans la lignée de celle qu’elle jouait dans Two lovers de James Gray_2008 (Elle est immense et terrible lorsqu’elle confesse à son époux les sombres pensées que lui inspire sa condition de génitrice). Enfin, la superbe Alba Rohrwacher et le nouveau venu Luca Marinelli poussent très loin l’amour de leur métier en n’hésitant pas à s’oublier, jusqu’à inscrire dans leurs corps mêmes les stigmates des passions destructrices de leurs personnages.

La fascination est alors à son comble et les derniers plans nous abandonnent pantelants et hagards. Ce magnifique mélo dissimulé sous les oripeaux du thriller est à ne pas rater donc, pour tenter d’occulter ne serait-ce qu’un instant nos propres névroses.

© Le Pacte

La solitude des nombres premiers/La solitudine dei numeri primi de Saverio Costanzo_2011
avec Alba Rohrwacher, Arianna Nastro, Martina Albano, Luca Marinelli, Vittorio Lomartire, Tommaso Neri, Isabella Rossellini, Aurora Ruffino, Giorgia Pizzo et Filippo Timi

Ennio, Luis, Franco, Tomas, Aldo, Klaus et les autres… Instantanés corbucciens

Dans Blogathon, Cinéma, Italie, Rétrospective, Sergio Corbucci le 10/12/2010 à 00:02

© Mundial Films

Le Corbucci-Godard Blogathon 3.

Troisième épisode de ma modeste contribution au  Blogathon Corbucci/Godard de Vincent d’Inisfree et — après Le questionnaire Godard — le post d’aujourd’hui sera, de fait, consacré à Corbucci (ci-dessus sur le tournage d’Il blanco, il giallo, il nero_1975), le troisième grand Sergio du cinéma italien.

Si le cinéma de Leone penche vers l’épique, voire l’élégiaque et celui de Sollima (qui va très bien merci pour lui) dans le sadisme, Corbucci, lui, s’abandonne volontiers avec un soupçon de cynisme au picaresque et à la gaudriole. Rien n’est jamais à prendre franchement au sérieux dans ses films, et surtout pas la condition humaine.

Première rencontre :

Compañeros !/Vamos a matar, Compañeros ! au début des années 70 au cinéma L’Olympia de Casablanca.

© Tritone Cinematografica

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Dernier film vu :

Far West Story/La banda J.S. : Cronaca criminale del Far West_1972 sorti en DVD en 2009.

© Producciones Cinematográficas Orfeo

© Producciones Cinematográficas Orfeo

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Le film dont je ne me souviens jamais qu’il l’a co-réalisé :

Danza macabra/La danse macabre_1964 avec Barbara Steele, dont la paternité est généralement attribuée sans partage à Antonio Margheriti (qui prétendait alors s’appeler Anthony Dawson).

© Giovanni Addessi Produzione Cinematografica

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Le film que j’aimerais bien revoir car il ne m’en reste que peu de souvenirs :

Mais qu’est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution?/Che c’entriamo noi con la rivoluzione?_1972, et ce, pour Vittorio Gassman.

© Fair Film

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Le film plein de super pouvoirs que je ne suis pas sûre d’avoir envie de revoir :

Un drôle de flic/Poliziotto superpiù_1980 avec Terence Hill sans Bud Spencer mais avec Ernest Borgnine (help !).

© El Pico S.A.

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Le film culte :

Le grand silence/Il grande silenzio_1970.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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Les gros nanars qui me font rire :

Romulus et Remus/Romolo e Remo_1961 et Maciste contre le fantôme/ Maciste contro il vampiro_1961. Manque de bol, je n’ai jamais vu Le fils de Spartacus réalisé en1962.

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Le film qui donne envie de partir faire la révolution, là, maintenant, tout de suite :

Vamos a matar, Compañeros !_1970 (à condition qu’il y ait Tomas et Franco dans les environs et qu’Ennio conduise l’orchestre).

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La plus belle partition :

Ennio Morricone pour Le grand silence/Il grande silenzio_1970.

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La chanson :

Django_1966. Musique de Luis Bacalov, paroles de Franco Migliacci, interprétée par Roberto Fia.

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Le duel le plus surréaliste :

Celui qui oppose dans des arènes Tony Musante grimé en clown au malfaisant Jack Palance — dont l’œillet à la boutonnière préfigure le gag final — sous l’œil attentif de Franco Nero dans El Mercenario_1968.

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La meilleure réplique :

Le Vamos a matar, Companeros ! lancé par Yodlaf Peterson/Franco Nero à la fin du film, cela va sans dire…

© Tritone Cinematografica

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Le bagage le plus original :

Le cercueil dans lequel Django/Nero range ses jouets.

© B.R.C. Produzione S.r.l.

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Le plus joli son :

Celui de la révolution dans Vamos a matar, Compañeros !_1970 et El Mercenario_1968 (photo).

© Produzioni Associate Delphos

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La plus belle arme :

Le pistolet de Silence dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970 que Tigrero récupère après sa mort et caresse amoureusement pour en faire tomber la neige.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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Les bastons les moins sérieuses :

Orchestrées par l’infernal duo Terence Hill/Bud Spencer dans Salut l’ami, adieu le trésor/Chi trova un amico, trova un tesoro_1981 (attention, VF !).

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La torture la plus surévaluée :

Franco Nero dans Vamos a matar, Compañeros ! (photo)_1970, Tony Musante dans El Mercenario_1968 et Tomas Milian dans Il blanco, il giallo, il nero_1975, la subissent tour à tour (et en réchappent bien évidemment à chaque fois par miracle).

© Tritone Cinematografica

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La fin la plus alternative :

Celle du grand silence/Il grande silenzio_1970 où Silence abat cette saloperie de Tigrero en duel, où la justice triomphe et où le sourire de Trintignant vient enfin irradier l’écran.

La fin délibérément choisie, parfaitement nihiliste, est sans doute pour beaucoup a/ dans l’insuccès commercial lors de la sortie du film b/ dans le statut de film culte qu’il a acquis depuis.

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Le règlement de comptes :

Le duel final dans le cimetière où Django/Franco Nero — malgré sa blessure — abat à lui tout seul tout le casting masculin ayant survécu à leurs précédentes rencontres.

© B.R.C. Produzione S.r.l.

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L’art de craquer une allumette :

Franco Nero dans El Mercenario_1968, à 0:53′ et à 1:15′.

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L’art d’éteindre une allumette (et d’allumer le feu) :

Jean-Louis Trintignant dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970, à 0:45′.

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Le cimetière le moins tranquille :

Le cimetière militaire d’I crudeli/The hellbenders_1967, où nos "héros" passent leur temps à y enterrer et déterrer des cadavres, de préférence de nuit et sous une pluie torrentielle.

© Alba Cinematografica

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Le couple parfaitement interchangeable :

Silence/Jean-Louis Trintignant et Tigrero/Klaus Kinski, soit le bon et la brute du grand silence/Il grande silenzio_1970.

Si l’on songe à l’immonde que jouait Trintignant dans Il conformista de Bernardo Bertolucci_1970 et au héros bafoué auquel Klaus Kinski prêtait son regard halluciné dans Et le vent apporta la violence/E Dio disse a Caino_1970 d’Antonio Margheriti, les deux hommes auraient parfaitement pu échanger leurs rôles ici (voire, partir ensemble vers le soleil couchant).

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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Le couple idéal :

Tomas Milian et Franco Nero dans Vamos a matar, Compañeros !_1970.

Aussi inséparables — sur un mode plus truculent — et complémentaires que James Coburn et Rod Steiger dans le mélancolique Giù la testa/Il était une fois la révolution_1971 de Sergio Leone.

© Tritone Cinematografica

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Le joli garçon le plus défiguré :

Jean Sorel dans (le pas très bon s’il m’en souvient bien) L’homme qui rit/L’uomo che ride_1966.

© Compagnie Internationale de Productions Cinématographiques (CIPRA)

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La révélation :

Les yeux bleus de Franco Nero dans Django_1966.

© B.R.C. Produzione S.r.l.

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Le plus cabotin d’entre tous :

Tomas Milian grimé en japonais pour les besoins d’Il blanco, il giallo, il nero/Le blanc, le jaune et le noir_1975.

© Tritone Cinematografica

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Le plus zoophile :

Jack Palance, vu l’amour immodéré qu’il porte à son faucon dans Vamos a matar, Compañeros !_1970.

© Tritone Cinematografica

© Tritone Cinematografica

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Les plus faux-frères :

Terence Hill et Bud Spencer dans Pair et impair/Pari e dispari_1978. Et la musique n’est pas d’Ennio Morricone… (mais de Guido et Maurizio de Angelis).

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Le plus dandy :

Telly Savalas dans Far West Story/La banda J.S. : Cronaca criminale del Far West_1972.

© Producciones Cinematográficas Orfeo

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Le plus rancunier :

Burt Reynolds (imberbe) dans Navajo Joe_1966.

© C.B. Films S.A

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Le plus taiseux :

Jean-Louis Trintignant dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970. (y compris quand il meurt).

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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Le cowboy idole des jeunes le plus improbable de l’ouest :

Johnny Hallyday dans Le spécialiste/Gli specialisti_1969.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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Les plus "Priscilla, folle du désert" :

Giuliano Gemma, Tomas Milian et Eli Wallach (emprunté à l’occasion à Sergio Leone et qui n’en finit pas de creuser) dans Il blanco, il giallo, il nero/Le blanc, le jaune et le noir_1975.

© Tritone Cinematografica

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La star vieillissante dans un western crépusculaire :

Joseph Cotten dans I crudeli/The hellbenders_1967.

© Alba Cinematografica

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Les plus belles bacchantes :

Franco Nero dans El Mercenario_1968.

© Produzioni Associate Delphos

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Les plus beaux accroche-cœurs :

Jack Palance dans El Mercenario_1968.

© Produzioni Associate Delphos

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Les plus jolies épaules :

Loredana Nusciak dans Django_1966.

© B.R.C. Produzione S.r.l.

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Le plus doux visage :

Vonetta McGee dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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La plus gironde des pépés des péplums :

Gianna Maria Canale (Madame Riccardo Freda à la ville) dans Maciste contre le fantôme/ Maciste contro il vampiro_1961.

© Ambrosiana Cinematografica

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La beauté transalpine parfaitement sous-employée :

Ornella Mutti dans (le très bizarre et mal fichu) Mélodie meurtrière/Giallo napoletano_1978.

© Irrigazione Cinematografica

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La plus marxiste :

Giovanna Ralli dans El mercenario_1961.

© Produzioni Associate Delphos

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L’actrice la plus maltraitée :

Susan George dans Far West Story/La banda J.S. : Cronaca criminale del Far West_1972 et ça tombait bien, elle arrivait de Straw dogs/Les chiens de paille de Sam Peckinpah, elle n’a pas eu besoin de trop composer son air de martyr.

© Producciones Cinematográficas Orfeo

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Enfin, le top 5 de la malfaisance :

Tigrero/Klaus Kinski dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

L’affreux, sournois et concupiscent profiteur Policutt/Luigi Pistilli, qui met la tête des maris à prix pour s’offrir les faveurs de leurs veuves à peu de frais dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

Le chasseur de scalps Aldo Sambrell qui a la fort méchante idée de massacrer la famille de Burt Reynolds dans Navajo Joe_1966 (photo). A noter que la vénalité naturelle de ce brave Aldo lui fera également connaître une fort vilaine fin dans I crudeli/The hellbenders_1967.

© C.B. Films S.A

L’ignominieux et précieux capitaliste à la solde de la dictature, le bien nommé (rapport à la moumoute) Curly/Jack Palance dans El Mercenario_1968.

© Produzioni Associate Delphos

Eduardo Fajardo et José Bódalo, les Laurel et Hardy réfractaires à la révolution mexicaine. Aussi infects l’un que l’autre, le premier, aristocrate onctueux, méprise le plus souvent le second, général bon vivant et sadique. Ils commettent leurs méfaits ensemble ou séparément mais ne survivent jamais à la dernière bobine.

Vus notamment dans Django_1966, Vamos a matar, Compañeros !_1970, El Mercenario_1968 ou Far West Story/La banda J.S. : Cronaca criminale del Far West_1972.

© B.R.C. Produzione S.r.l.

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Et en guise d’épilogue, les deux meilleurs conseils jamais donnés à un (apprenti) révolutionnaire :

Your friend is right, compañero. When you’re about to die, don’t ask so many questions. Yolof Peterson/Franco Nero dans Vamos a matar, Compañeros !_1970. Source: imdb

Dream, Paco, but dream with your eyes open. Kowalski/Franco Nero dans El Mercenario_1968. Source: imdb

A consulter sans modération : The mondo esoterica Guide to Sergio Corbucci

© Produzioni Associate Delphos

Notre cher ami

Dans Cinéma, Italie, Mario Monicelli le 30/11/2010 à 00:20

© Pino Setanni

Mario Monicelli [15/05/15-29/11/10]

[...] C‘était un moment favorable pour l’Italie. Et nos comédies assumaient ce ton “il faut faire attention à l’image que l’on donne de nous”. Maintenant l’image que nous donnons de nous est telle qu’elle ne peut même plus être rachetée. Mario Monicelli Source : Euronews

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Mario Monicelli, la comédie de la vie_Interview_2008
(dont vous pouvez retrouver ici la version italienne et la retranscription complète sur le site d’Euronews)

1, 2, 3… Giallo !

Dans Cinéma, Giallo, Italie le 06/05/2010 à 10:00

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Photos © DR, Studios Jacques Vauclair (M.Méril), Irving Penn (I.vonFurstenberg)

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Glorifiées, célébrées, dénudées, tourmentées, torturées, trucidées, souvent audacieuses, parfois meurtrières, toujours victimes, voici quelques héroïnes qui subirent en leur temps — les années ’70 — et à corps consentant les derniers outrages du giallo*.

Ci-dessus, dans l’ordre d’apparition :

Claudine Auger
  • La tarantola del ventre nero/La tarentule au ventre noir de Paolo Cavara_1971
  • Reazione a catena/La baie sanglante de Mario Bava _1971
Tina Aumont
  • I corpi presentano tracce di violenza carnale/Torso de Sergio Martino_1973
Karin Baal
  • Cosa avete fatto a Solange?/Mais qu’avez-vous fait à Solange ? de Massimo Dallamano_1972
Barbara Bach
  • La tarantola del ventre nero/La tarentule au ventre noir de Paolo Cavara_1971
  • La corta notte delle bambole di vetro/Malastrana/Je suis vivant d’Aldo Lado_1971
Eva Bartok
  • Sei donne per l’assassino/Blood and black lace/Six femmes pour l’assassin de Mario Bava_1964**
Agostina Belli
  • Giornata nera per l’ariete/The fifth cord de Luigi Bazzoni_1971
Femi Benussi
  • L’assassino è costretto ad uccidere ancora/The killer must kill again de Luigi Cozzi_1975
  • Nude per l’assassino/Strip nude for you killer/Nue pour l’assassin d’Andrea Bianchi_1975
Senta Berger
  • L’uomo senza memoria/Puzzle/L’homme sans mémoire de Duccio Tessari_1974
Erika Blanc
  • La notte che Evelyn usci dalla tomba/The night Evelyn came out of the grave d’Emilio Miraglia_1971
Florinda Bolkan
  • Una lucertola con la pelle di donna/The woman in a lizard’s skin/Le venin de la peur de Lucio Fulci_1971
  • Non si sevizia un paperino/Don’t torture a duckling/La longue nuit de l’exorcisme de Lucio Fulci_1972
  • Le orme/Footprints on the moon de Luigi Bazzoni _1975
Barbara Bouchet
  • La tarantola del ventre nero/La tarentule au ventre noir de Paolo Cavara_1971
  • Non si sevizia un paperino/Don’t torture a duckling/La longue nuit de l’exorcisme de Lucio Fulci_1972
  • La dama rossa uccide sette volte/La dame rouge tua sept fois d’Emilio Miraglia_1972
Carla Brait
  • Perché quelle strane gocce di sangue sul corpo di Jennifer ?/The case of the bloody iris/Les rendez-vous de Satan de Giuliano Carnimeo_1972
  • I corpi presentano tracce di violenza carnale/Torso de Sergio Martino_1973
Stefania Casini
  • Solamente Nero/The bloodstained shadow d’Antonio Bido_1978
Katia Christine
  • La vittima designata/La victime désignée de Maurizio Lucidi_1971
Dalila Di Lazarro
  • La ragazza dal pigiama giallo/The pyjama girl case de Flavio Mogherini_1977
Nicoletta Elmi
  • Reazione a catena/La baie sanglante de mario Bava _1971
  • Chi l’ha vista morire?/Who saw her die? D’Aldo Lado_1972
  • Le orme/ Footprints on the moon de Luigi Bazzoni _1975
  • Profondo rosso/Les frissons de l’angoisse de Dario Argento_1975
Rossella Falk
  • La tarantola del ventre nero/La tarEntule au ventre noir de Paolo Cavara_1971
  • Giornata nera per l’ariete/The fifth cord de Luigi Bazzoni_1971
  • Sette orchidee macchiate di rosso/Sept orchidées tachées de sang d’Umberto Lenzi_1972
Mimsy Farmer
  • 4 mosche di velluto grigio/Quatre mouches de velours gris de Dario Argento_1971
Edwige Fenech
  • 5 bambole per la luna d’agosto/L’ile de l’épouvante de Mario Bava_1970
  • Lo strano vizio della signora Wardh/L’étrange vice de Mrs Wardh de Sergio Martino_1971
  • Tutti i colori del buio/All the colors of the dark/Toutes les couleurs du vice de Sergio Martino_1972
  • Perché quelle strane gocce di sangue sul corpo di Jennifer ?/The case of the bloody iris/les rendez-vous de Satan de Giuliano Carnimeo_1972
  • Nude per l’assassino/Strip nude for you killer/Nue pour l’assassin d’Andrea Bianchi_1975
Cristina Galbo
  • Cosa avete fatto a Solange?/Mais qu’avez-vous fait à Solange ? de Massimo Dallamano_1972
  • L’assassino è costretto ad uccidere ancora/The killer must kill again de Luigi Cozzi_1975
Uschi Glas
  • Sette orchidee macchiate di rosso/Sept orchidées tachées de sang d’Umberto Lenzi_1972
Annabella Incontrera
  • La tarantola del ventre nero/La tarentule au ventre noir de Paolo Cavara_1971
  • Perché quelle strane gocce di sangue sul corpo di Jennifer ?/The case of the bloody iris/Les rendez-vous de Satan de Giuliano Carnimeo_1972
Camille Keaton
  • Cosa avete fatto a Solange?/Mais qu’avez-vous fait à Solange ? de Massimo Dallamano_1972
Suzy Kendall
  • L’uccello dalle piume di cristallo/L’oiseau au plumage de cristal de Dario Argento_1970
  • I corpi presentano tracce di violenza carnale/Torso de Sergio Martino_1973
  • Spasmo d’Umberto Lenzi_1974
Dagmar Lassander
  • Le foto proibite di una signora per bene/The forbidden photos of a lady above suspicion/Photos interdites d’une bourgeoise de Luciano Ercoli_1970
Margaret Lee
  • La bestia uccide a sangue freddo/Les insatisfaites poupées érotiques du docteur Hitchcock/La clinique sanglante de Fernando di Léo_1971
Barbara Magnolfi
  • La sorella di Ursula/The sister of Ursula dEnzo Milioni_1978
Marina Malfatti
  • La notte che Evelyn usci dalla tomba/The night Evelyn came out of the grave d’Emilio Miraglia_1971
  • Tutti i colori del buio/All the colors of the dark/Toutes les couleurs du vice de Sergio Martino_1972
  • Sette orchidee macchiate di rosso/Sept orchidées tachées de sang d’Umberto Lenzi_1972
  • La dama rossa uccide sette volte/La dame rouge tua sept fois d’Emilio Miraglia_1972
Francesca Marciano
  • La Casa Dalle Finestre Che Ridono/La maison aux fenêtres qui rient de Pupi Avati_1976
Elsa Martinelli
  • Una Sull’ Altra/Perversion story_1969 de Lucio Fulci
Marisa Mell
  • Sette orchidee macchiate di rosso/Sept orchidées tachées de sang d’Umberto Lenzi_1972
  • Una Sull’ Altra/Perversion story de Lucio Fulci_1969
Macha Méril
  • Profondo rosso/Les frissons de l’angoisse de Dario Argento_1975
Mónica Monet
  • Spasmo d’Umberto Lenzi_1974
Silvia Monti
  • Una lucertola con la pelle di donna/The woman in a lizard’s skin/Le venin de la peur de Lucio Fulci_1971
  • Giornata nera per l’ariete/The fifth cord de Luigi Bazzoni_1971
Ornella Muti
  • Un posto ideale per uccidere/Oasis of fear d’Umberto Lenzi 1971
Rosalba Neri
  • La bestia uccide a sangue freddo/Les insatisfaites poupées érotiques du docteur Hitchcock/La clinique sanglante de Fernando di Léo_1971
Daria Nicolodi
  • Profondo rosso/Les frissons de l’angoisse de Dario Argento_1975
Jennifer O’Neill
  • Sette note in nero/The psychic/L’emmurée vivante de Lucio Fulci_1977
Irène Papas
  • Un posto ideale per uccidere/Oasis of fear d’Umberto Lenzi 1971
  • Non si sevizia un paperino/Don’t torture a duckling/La longue nuit de l’exorcisme de Lucio Fulci_1972
Giovanna Ralli
  • La polizia chiede aiuto/What have they done to your daughters? de Massimo Dallamano_1974
Mónica Randall
  • Mio caro assassino/Folie meurtrière de Tonino Valerii_1970
Eva Renzi
  • L’uccello dalle piume di cristallo/L’oiseau au plumage de cristal de Dario Argento_1970
Janine Reynaud
  • La coda dello scorpione/La queue du scorpion de Sergio Martino_1971
Stefania Sandrelli
  • La tarantola del ventre nero/La tarentule au ventre noir de Paolo Cavara_1971
Susan Scott/Nieves Navarro
  • Le foto proibite di una signora per bene/The forbidden photos of a lady above suspicion/Photos interdites d’une bourgeoise de Luciano Ercoli_1970
  • La morte cammina con i tacchi alti/Death walks on high heels/Nuits d’amour et d’épouvante de Luciano Ercoli_1971
  • La morte accarezza a mezzanotte/Death walks at midnight/La mort caresse à minuit de Luciano Ercoli_1972
  • Tutti i colori del buio/All the colors of the dark/Toutes les couleurs du vice de Sergio Martino_1972
Evelyn Stewart/Ida Galli
  • La coda dello scorpione/La queue du scorpion de Sergio Martino_1971
  • Le orme/ Footprints on the moon de Luigi Bazzoni _1975
  • Sette note in nero/The psychic/L’emmurée vivante de Lucio Fulci_1977
Anita Strindberg
  • Una lucertola con la pelle di donna/The woman in a lizard’s skin/Le venin de la peur de Lucio Fulci_1971
  • La coda dello scorpione/La queue du scorpion de Sergio Martino_1971
  • Chi l’ha vista morire?/Who saw her die? de Aldo Lado_1972
  • L’uomo senza memoria/Puzzle/L’homme sans mémoire de Duccio Tessari_1974
Jenny Tamburi
  • Sette note in nero/The psychic/L’emmurée vivante de Lucio Fulci_1977
Paola Tedesco
  • Il gatto dagli occhi di giada/The cat’s victim/Watch me when I kill d’Antonio Bido_1977
Ingrid Thulin
  • La corta notte delle bambole di vetro/Malastrana/Je suis vivant d’Aldo Lado_1971
Marilù Tolo
  • Mio caro assassino/Folie meurtrière de Tonino Valerii_1970
Ira (von) Fürstenberg
  • 5 bambole per la luna d’agosto/L’ile de l’épouvante de Mario Bava_1970
  • Giornata nera per l’ariete/The fifth cord de Luigi Bazzoni_1971

* Liste non exhaustive (films des années 70 revus en mars-avril-mai 2010)
** Film qui (im)posa les règles du giallo

QT et les emprunts

Dans Bande annonce, BO, Cinéma, Italie, Quentin Tarantino, USA le 01/09/2009 à 21:25

© Jean-Baptiste Mondino

Bonnes vibrations (mais mauvaise pioche).

L’histoire retiendra que Ennio Morricone ne put satisfaire la demande de Quentin Tarantino de délivrer une œuvre originale pour Inglourious basterds pour cause de "conflits d’agenda"…

Il fallait donc bien que le Quentin emprunte… Mais qui trop embrasse bien mal étreint parfois… Voici donc, en live, le bon goût mais les mauvaises pioches dudit.

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Bande-annonce de Cat people de Paul Schrader_1982
avec Nastassia Kinski, Malcolm McDowell et John Heard.
Musique de Georgio Moroder. Paroles de David Bowie.

 

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Bande-annonce de Revolver/La poursuite implacable/Blood in the streets de Sergio Sollima_1973
avec Oliver Reed, Fabio Testi, Frédéric de Pasquale, Paola Pitagora et Agostina Belli.
Musique d’Ennio Morricone.

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Scène d’ouverture de Revolver/La poursuite implacable/Blood in the streets de Sergio Sollima_1973
avec Fabio Testi. Musique d’Ennio Morricone.
Chanson interprétée par Daniel Beretta.

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Pour finir, et en un double hommage au maestro et au troisième grand Sergio* du western italien, voici pour le bonheur de nos tympans l’ouverture d’Il grande silenzio, film culte s’il en est.

Scène d’ouverture de Il grande silenzio/Le grand silence de Sergio Corbucci_1968
avec Jean-Louis Trintignant, Klaus Kinski, Frank Wolff et Vonetta McGee.
Musique d’Ennio Morricone.

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* auquel, en toute modestie, Quentin Tarantino compare son cinéma. Source : Influences chez Inisfree.

CIAO STEFANO de Gianni Zanasi

Dans Cinéma, Comédie dramatique, Italie le 02/05/2008 à 09:42

© Pyramide Distribution

Gueule de bois à l’italienne.

Entre le chanteur de son groupe qui s’écrase comme une merde (n’est pas Peter Gabriel qui veut) au milieu d’un public parsemé qui s’est écarté prudemment en le voyant plonger et sa fiancée qui offre ses charmes à un guitariste à succès bien plus jeune que lui, Stefano (incarné par Valerio Mastandrea, période clown blanc et cœur de rocker), démoralisé, quitte Rome pour Rimini où il compte se ressourcer.

Il y retrouve la maison familiale plongée dans une très douce folie. Sa mère recherche ses chakras tandis que son père découvre les siens sur un terrain de golf, son frère divorce et laisse à l’occasion son usine péricliter, sa jeune sœur, fort séduisante mais toujours célibataire, préfère la compagnie des dauphins à celle des hommes… Alors Stefano perd lui aussi la tête ; il court (en compagnie de ses neveux pour faire la pige aux radars), saute (et atterrit parfois sur des chiens qui n’en demandaient pas tant), ment, joue du piano debout, picole, affabule, découvre ses origines, bref grandit enfin un peu.

De petites désillusions en amours tarifées (apparition remarquée de la belle Caterina Murino), de fausses confidences en conclusions hâtives, de soûlographies en petits vomis entre cétacés, de suicide – un seul, mais désopilant – en faillite annoncée, Stefano retrouvera suffisamment de confiance en lui pour retourner à Rome et reprendre une activité normale (gratter de la guitare, se jeter avec enthousiasme dans les bras de son public…).

Gianni Zanasi aime manifestement ses personnages, vieux adolescents désillusionnés en manque d’affection, dont il dresse un tendre portrait dans cette comédie plus douce qu’amère – et subtilement critique – sur les années berlusconiennes.

© Pyramide Distribution

Ciao Stefano/Non pensarci de Gianni Zanasi_2008
avec Valério Mastandrea, Caterina Murino, Anita Caprioli et Teco Celio