Tandis que les festivités pour le Centenaire des studios Universal battront leur plein, la Cinémathèque proposera en parallèle, du 19 au 30 décembre 2012 — et dans le cadre de Croatie, la voici —, un court aperçu sur le cinéma croate où l’animation de l’école de Zagreb sera à l’honneur. A ne pas rater donc, si vous passez dans la capitale.
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• Regard sur le cinéma croate •
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Mon fils, ne te retourne pas/Ne okreci se sine de Branko Bauer_1956 Lire la suite »
Si vous avez raté sa sortie en mars dernier, la chronique d’Henry Bicaise sur Fengming, chronique d’une femme chinoise vous donnera certainement envie de découvrir le documentaire de Wang Bing sur cette formidable héroïne qui sort en DVD (édité avec Le fossé, son contrepoint fictionnel)
Du 4 au 7 octobre 201z, le Festival Paris Courts Devant réinvestit pour sa 8e édition le Cinéma des cinéastes.
Courts-métrages proposés en dix thématiques, tables rondes, thés médianes, lectures, projections pour cinéphiles en herbe et films publicitaires diffusés en entrée libre, retrouvez tous les événements de cette huitième édition et leur calendrier sur le site du Festival.
Una furtive lagrima de Carlo Vogele_2011 [Etats-Unis – 3’10’’] (photo)
Fuga de Juan Antonio Espigares_2012 [Espagne – 16’]
Il battimanista de Roberto Cicogna_2012 [Italie – 12’45’’]
Brandt rhapsodie de François Avril, Morrigane Boyer, Thibaud Clergue, Paolo Didier, Ren-Hsien Hsu, Tristan Ménard, Lucas Morandi, William Ohanessian et Lucas Veber_2011 [France – 5’35’’]
Musique de chambrede Julia Kowalski_2012 [France – 22’30’’]
La vuelta de Marius Portmann_2011 [Suisse – 2011 – 6’40’’]
Tram de Michaela Pavlatova_2012 [France / République tchèque – 7’30’’]
Aunque todo vaya malde Cristina Alcázar_2011 [Espagne – 18’]
Kill the bouée : Le Tailleur de Bo Mirosseni, Mickaël Jeanne et Alexandre Drouillart, Jordan Molina et Pierre Orizet [France – 0’25’’]
L’incident Mennen – Le vol du stick de Marc Cortes, Sophie Levy, Mickaël Jeanne, Alexandre Drouillart, Stephen Poirier et Marie Donnedieu [France – 3’05”]
L’envolde Angelin Preljocaj, Florence Belisson, Marie-Eve Schoettl et Véronique De Surmont [France – 1’]
L’ours cinéaste de Matthijs Van Heijningen, Stéphane Xiberras, Eric Astorgue et Jean-Christophe Royer [France – 1’17”]
L’extraterrestre de Reynald Gresset, Stéphane Xiberras, Benjamin Le Breton et Arnaud Assouline [France – 1’55”]
On a tous besoin de chaleur d’Hervé de Crécy, François Alaux, Frédéric Raillard et Farid Mokart [France – 0’48”]
L’esprit d’équipe de Frédéric Planchon, Frédéric Raillard et Farid Mokart [France – 1’30”]
A dramatic surprise on a quiet square de Koen Mortier, Geoffrey Hantson et Ad Van Ongeval
Independence de Joe Vanhoutteghem, Eric Holden, Rémi Noël et Philippe Taroux [Belgique – 1’45’’]
Marathon de Koen Mortier, Jan Teulingkx et Stijn Klaver [Belgique – 1’12”]
L’odyssée de Bruno Aveillan, Sébastien Vacherot, Emmanuel Lalleve, Florent Imbert et Seyrane Boulekbache [France – 3’30”]
L’escargot de Les Andy’s, Sébastien Vacherot, Dimitri Guerassimov, Eric Jannon, Véronique Sels et Anne De Maupeou [France – 1’05”]
The dnatchde Floria Sigismondi, Hervé Poupon et François Le Saint [France – 5’10”]
Hussards de Antoine Bardou-Jacquet, Olivier Altmann, Fabrice Delacourt et Olivier Desmettre [France – 1’16”] (photo)
Comparateur – L’accident de Bart Timmer, Olivier Altmann, Frédéric Royer et Charles Guillemant [France – 0’30”]
Reprise – Cougar de Raphel Frydman, Olivier Altmann et Marie-Eve Schoettl [France – 0’25”]
Les toiles enchantées de Xavier Gianolli, Olivier Altmann et Mathieu Vinciguerra [France – 1’21’’]
Cheerleader de Xavier Gianolli et Olivier Altmann [France – 1’02”]
Le médecinde Stephen Cafiero, Olivier Altmann et Alexandra Offre [France – 0’32”]
La démonstration de Stephen Cafiero, Olivier Altmann et Alexandra Offre [France – 0’53”]
La fanfarede Les Twin, Olivier Altmann, Oivier Desmettre et Fabrice Delacourt et Raphael Halin [France – 0’30”]
Clumsy de Kristoffer Borgli, Les Six, Stéphane Santana et Eric Esculier [France – 1’]
Performance de Lydia Erbibou, et Pierre-Marie Paubel [France – 0’30”]
M’éloignant quelque peu des réseaux sociaux, voici un choix résolument non exhaustif de quelques liens glanés deci delà sur ma timeline où vous trouverez, je l’espère, votre bonheur.
Je compte malgré tout vous offrir désormais un post mensuel, voire moins si vous n’y trouvez aucune affinité. N’hésitez donc pas à me donner votre avis.
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> NOUVELLES DU FRONT
Félix Fénéon est sur twitter et nous délivre quotidiennement un éprouvant faits divers. Morceaux choisis :
Renouer avec Artémise Rétro, des Lilas, était le voeu du tendre Jean Voul. Elle restait inexorable. Aussi la poignarda-t-il.
A Méréville, un chasseur d’Etampes, a, croyant à du gibier, tué un mioche et, du même coup de fusil, blessé le père.
Mr Jules Kerzerho présidait une société de gymnastique, et pourtant il s’est fait écraser en sautant dans un tramway, à Rueil.
À Trianon, un visiteur s’est devêtu et s’est couché dans le lit impérial. On conteste qu’il soit, comme il le dit, Napoléon IV.
C’est au cochonnet que l’apoplexie a terrassé M. André, 75 ans, de Levallois. Sa boule roulait encore qu’il n’était déjà plus.
La sélection Horizontes latinos du 60e Festival de San Sebastian [du 21 au 29 septembre]
PS. Si vous avez l’occasion d’y passer ne ratez pas La sirga de William Vega, Enfance clandestine de Benjamin Avila et surtout Después de Lucia, le deuxième film de Michel Franco.
Festival International de Courts Métrages Fresh Wave.
Abandon ce jour du programme prévu (Man on the brink d’Alex Chung qu’il me semble avoir déjà vu au siècle dernier (bah ! quoi ?) dans une copie bien pourrave et les deux téléfilms d’Allen Fong — un crève cœur — réalisés pour la série Below the lion rock à laquelle a également participé Ann Hui) au MK2 Bibliothèque car 1/ me connaissant, je sais que je ne vais pas avoir le courage de reprendre le métro pour changer de cinéma 2/ c’est l’occasion de profiter un peu de Johnnie To en allant visionner les courts métrages de la Fresh Wave dont il est le parrain.
Direction donc le Forum des images en espérant fort qu’aucun sabotage ne vienne assombrir plus encore ce dimanche pluvieux.
14h. 6th March de Wong Chun_2011 avec Wong Yat-ho, Derrick Benig, Chan Wai-kin, Cheng Shu-fung, Yu Ka-lun et Charles Chan
Table ronde. Arrêtés lors d’une manifestation, trois étudiants — qui ressemblent comme des clones, conscience politique aiguë en sus, aux collégiens de L’enfer des armes — font face à 3 générations de policiers aux idées et aux méthodes dissemblables (le plus vieux est autrefois arrivé à la nage de la Chine continentale et leur reproche insidieusement de ne pas avoir les ambitions équivalentes à la chance qui leur est offerte de poursuivre des études, le plus jeune est le frère de l’un des protestataires).
Entre menaces sous-jacentes et leçons de morale édifiantes, 6th march renvoie dos à dos des gamins qui ne se retrouvent pas dans les idées de leurs ainés (l’ascension sociale doit obligatoirement se faire dans la souffrance et à la force du poignet tout en suivant aveuglément la ligne du parti si l’on en croit les fonctionnaires de police) et des adultes totalement dépassés face à une jeunesse qui refuse de jouer le jeu de l’individualisme à tout crin. Travailler plus pour gagner encore moins, voilà bien une idée universelle qui parcourt désormais le monde.
Si la corruption généralisée, la crise financière et surtout, la folie immobilière qui a toujours court à Hong Kong sont fustigées, Wong Chun n’en oublie pas de nous faire partager les affres familiales de ses jeunes héros, où l’ainé semble encore et toujours devoir se sacrifier pour les cadets.
Les six acteurs sont remarquables et la tension prégnante de bout en bout.
Basket de Wong Hin-Yeung_2009 avec Sin Ng-tsai, Lam Cham-yin Augustine, Law Ah-kau et Wong Kam-mui
Fils indignes. Délaissant la cartographie sinueuse de Hong Kong, Wong Hin-Yeung situe son court métrage dans un petit village de pêcheurs en pleine crise. Le poisson est rare, les bouches à nourrir trop nombreuses, la famille se doit donc d’ ‘éloigner’ les inutiles.
Basket est une sorte de mini Ballade de Narayama, sans la noblesse de cœur — la grand-mère que l’on va abandonner dans une crique comme on le ferait d’un clébard à l’orée d’une forêt est parfaitement gâteuse et son mutisme vaut condamnation —, dont la cruauté est soulignée à l’épilogue par la logique lapidaire d’un enfant. Cinglant.
Gwangong VS Alien de Leung Chung-Man_2011 avec Chan Wai Sing, Choi Kit, To Ching Sing, Vito Kit, Torrice Tsui et Kwai Tin Pang
Godzilla pas mort. Un alien belliqueux aux allures de poussin en ferraille s’apprêtant à détruire Hong Kong, Pékin envoie sans coup férir son super robot de la mort, Lei Feng, héros de la propagande maoïste. Manifestement aussi obsolète que ses idées, notre androïde succombe sous les coups de l’envahisseur contre lequel, en désespoir de cause, est mandé le héros sans peur et sans reprocheGwangong.
Définitivement barré, Gwangong vs alien rappelle les San Ku Kaï et autre Bioman de notre enfance. Si ce n’est que, sous couvert d’un délirant film de monstres, Leung Chung-man critique de manière acerbe le gouvernement chinois tout en rendant un insolent hommage aux révoltés de Tien’anmen.
15h. 1+1 de Lai Yan-chi_2010 avec Ricky Yeung Sau-churk, Jocelyn Kan et Ducky Chi-tak
Le bonheur en héritage. Interprété par des non-professionnels — Ricky Yeung Sau-churk est cependant un artiste activiste reconnu — 1+1rappelle, de par sa structure, les docu-fictions d’Allen Fong.
Le film de Lai Yun-chi suit un grand-père et sa petite fille dans les rues de Hong Kong où ce touchant duo plante des bambous au milieu du béton, marquant ainsi chaque endroit que le progrès et les entreprises immobilières vouent à la disparition.
Tout à leur villégiature, ils se créent des souvenirs, dissertent sur le temps qui passe, le bonheur d’être ensemble et notamment le pardon à accorder aux tiers et à soi-même par l’entremise du kidnapping d’une petite tortue, dont la libération en pleine ville a suffi à racheter les péchés de son propriétaire.
1+1 est un délicieux conte écolo-poétique où emmener de préférence les enfants turbulents qui y apprendront quelques leçons élémentaires de vie : profiter des gens qu’ils aiment avant qu’ils ne disparaissent et leur allouer pleine confiance pour ne pas risquer de se perdre définitivement.
The decisive moment de Vicky Wong_2010 avec Huang Xianguang, Tang Kwun-hang, Yow Chee-bore, Mak Lok-sun, Leung Pui-yee et Lam Kin-ming
Portrait d’un vieux briscard. Emprunt d’une certaine nostalgie, The decisive momentest le faux biopic — interviews de ses anciens collègues à l’appui — d’un reporter photographe ,"Uncle Cheung" (Huang Xianguang), qui a bâti sa réputation sur un don imparable, la capacité quasi magique de capturer au bon moment le tragique d’une scène, et ce, sans états d’âme particulier. Jusqu’à ce qu’un jour, de l’autre côté de l’objectif, l’agonie d’un proche le force à se confronter à sa propre conscience et l’abandonne, impuissant à poursuivre son métier.
Désormais incapable de prendre une photo "intéressante" selon la nouvelle éthique des médias modernes engagés dans une course concurrentielle qui leur fait souvent oublier toute pudeur pour coller du sang à la une, Uncle Chung va trouver une nouvelle raison de vivre en prenant sous son aile un jeune collègue cynique et méprisant, quoique fasciné par cette gloire défunte. Disciple qu’il rendra célèbre, à son corps défendant. Mais le doigt sur le déclencheur comme si son appareil pouvait encore servir de bouclier et tenir la mort à distance.
Traitant judicieusement des dérives de la presse à sensation, The decisive momentinterroge tout autant la fascination des sociétés modernes pour les faits divers que la difficulté des journalistes à calculer la saine distance entre voyeurisme et témoignage.
A lire : Sur EastAsia, l’entretien avec les réalisateurs Lai Yan-chi et Vicky Wong.
Petite récolte sur les trois derniers mois pour passer outre à ce climat aoûtien bien peu clément — du moins pour les parisiens — et aborder la rentrée avec sérénité.
Programmation de la 18e édition de L’Étrange Festival 2012 qui se tiendra —à mon grand dam — du 6 au 16 septembre prochain. A noter que vous pouvez également vous rendre sur le site de Shunrize qui a quelques informations supplémentaires sur l’agenda. Deux sites — en sus du Forum des Images — à suivre de près, donc.
SCANDI SENSATIONS. Mubi s’est associé avec Nordisk Film & TV Fond pour présenter une sélection de films scandinaves, et ce, jusqu’en décembre 2013. Programmation à suivre puisque de nouveaux films seront ajoutés chaque mois. A noter que certains sont consultables gratuitement.
Nul besoin d’être versé dans les mathématiques pour goûter tout le suc de cette petite friandise sortie des Studios Aardman.
Ig et Ug, deux british néanderthaliens un poil bas de la frange se trouvent fort dépourvus lorsqu’ils découvrent un beau matin* qu’un volcan a surgi près de leur hutte village.
Partis interroger un oracle (lire, un tyrannosaure féru de structures algébriques), ils apprennent à leurs dépens que les lois de la logique — tout comme celles de la nature — sont impénétrables et qu’on peut chasser le naturel à coup de fractions trigonométriques et n’en être pas moins bestial.
* sans nul doute le jour de la naissance d’Haroun Taziouff (private joke à l’attention de tous ceux ayant eu l’excellente idée d’aller voir Adieu Berthe, l’enterrement de mémé des frères Podalydès. Pour les autres, courrez-y.)
Court-métrage projeté dans le cadre de la carte blanche à Télérama lors de la reprise du palmarès du Festival d’Annecy 2012
Pythagasaurus de Peter Peake_2011 avec Bill Bailey (Ig), Martin Trenaman (Ug) et Simon Greenall
Comme chaque année, le festival international d’animation d’Annecy s’installe pour un week-end au Forum des images.
Rendez-vous donc les 23 et 24 juin pour y découvrir les courts (et un long) métrages primés en sus de deux cartes blanches offertes à l’Agence du court-métrage et le magazine Télérama.
A noter que durant le MashUp Film Festival seront projetés le 23 juin Les cadavres ne portent pas de costard de Sam Reiner_1982 et le 24 juin, Zelig de Woody Allen_1983.
Le voyage de monsieur Crulic/Crulic, Drumul spre dincolo/Crulic, the path to beyond d’Anca Damian_2011 [Roumanie/Pologne] dont la sortie est prévue le 12 décembre prochain.
précédé du générique d’Hurley’s Irish, de Clément De Ruyter, Eve Guastella, Adrien Gromelle, Estelle Chaloupy et Pierre Rütz, étudiants aux Gobelins
The making of Longbirdde Will Anderson_15’ [Grande-Bretagne] — Prix du meilleur film de fin d’études (photo)
Second handd’Isaac King_7’ [Canada] — Prix du public [courts métrages]
Kyrielle de Boris Labbé_10’ [France] — Prix spécial du jury [films de fin d'études]
História d’este/Story of himde Pascual Pérez_7’ [Espagne] — Prix du jury junior pour un court métrage
Le droit de suite de Pierre-Emmanuel Lyet_3’ [France] — Prix du film éducatif, scientifique ou d’entreprise [Films de TV]
Seven minutes in the Warsaw ghetto de Johan Oettinger_7’ [Danemark — Mention spéciale [Courts métrages]
Modern NO. 2 de Mirai Mizue_4’ [Japon] — Prix Sacem de la musique originale
The Gruffalo’s childde Johannes Weiland et Uwe Heidschötter_26’ [Grande-Bretagne] — Prix pour un spécial TV
précédés du générique de Beyond the Sea de Marthe Delaporte, Christine Shin, Chloé Nicolay, Guillaume Dousse et Cyrille Chauvin, étudiants aux Gobelins.
Secret mountain fort awesome « »Nightmare sauce » de Pete Browngardt_11’ [USA] — Cristal pour une production TV
The people who never stop de Florian Piento_3’ [France/Japon] — Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre [courts métrages]
Edmond était un ânede Franck Dion_15’ [France/Canada] — Prix spécial du jury [courts métrages]
Le Jardin enchantéde Viviane Karpp_4’ [France] — Mention spéciale pour un film de fin d’études
Red Cross « Stuff » de Andrew Hall_1’ [USA] — Prix du film publicitaire ou promotionnel
Una furtiva lagrima de Carlo Vogele_3’ [Luxembourg] — Prix Canal+ aide à la création pour un court métrage
We cut corners « Pirate’s life » de Przemyslaw Adamski et Katarzyna Kijek_2’ [Pologne] — Prix du meilleur vidéoclip
Stella and Sam « Voyage sur la lune » de Dave Merritt et Raymond Jafelice_12’ [Canada] — Prix spécial pour une série TV
Friendsheep de Jaime Maestro_7’ [Espagne] — Prix du jury junior pour un film de fin d’études
Tram de Michaela Pavlatova_7’ [France 2012] — Cristal du court métrage
précédés du générique de Holy Sheep de Yoann Bomal, Karina Gazizova Dejong, Jeanne Sylvette Giraud, Hélène Leroux et Gaspard Sumeire, étudiants aux Gobelins.
Deauville, 8 septembre 1985.Samuel Fuller tente de conserver son cigare allumé devant la caméra de Gérard Courant, sans se départir de sa superbe ou sortir son revolver.
Pour tout savoir sur les Cinématons, n’hésitez pas à vous rendre sur le site du réalisateur et surtout, à parcourir Le journal cinéma du Dr Orlof.
En nos temps de Shame et d’addictions diverses avariées, voici un court métrage argentin de Sebastian Lopez au rythme hypnotique (la musique est empruntée à Aphex Twin) décrit comme "An experimental short film about excess, hallucinations and drugs". Vous voilà prévenus.
Ceux qui ont eu la curiosité d’aller découvrir son très riant Sibérie, Monamour reconnaitront la patte de Slava Ross, notamment en ce qui concerne l’excellence de son travail avec les enfants, la violence des rapports sociaux, l’obsession de ses personnages pour la recherche de nourriture et l’amour des ritournelles.
Viande/Myaso, sa première réalisation, a reçu successivement le Prix de la meilleure réalisation au Festival des Films d’Ecoles (Rencontres Henri Langlois) de Poitiers_2003, du meilleur premier film au Festival Message to man à Saint-Pétersbourg_2003, de la meilleure photographie au Festival du court-métrage Busho à Budapest_2008 et le Grand Prix au Festival de Bilbao_2003, puis du Potenza Film Festival_2004 (Source : Kinoglaz).
Viande/Myaso de Slava Ross_2003_14’30 avec Aleksei Maklalov, Maria Porochina et Vania Kononov
Les Lutins du court métrage reviennent pour une 14e nuit, le 16 juin prochain,
sur 35 écrans de France et de Navarre (Liste des cinémas participant à l’opération disponible ici).
Auparavant, le 31 mai, seront décernés une quinzaine de prix, artistiques et techniques. Les 25 courts-métrages nominés concourent donc pour les lutins des meilleurs film, film d’animation, documentaire, réalisateur, scénario original ou adaptation, acteur, actrice, montage, costumes, effets spéciaux, son, photo, musique originale et décors, tous attribués par un jury de professionnels.
Par contre, si vous le souhaitez, vous pouvez adhérer à l’association, (re)voir les courts-métrages sélectionnés sur DVD et voter — avant le 26 mai — pour le Lutin du public. Pour toutes informations complémentaires, rendez-vous sur le site de la XIVe édition de la nuit des Lutins.
Dans la hotte 2011 et distingués parmi plus de 600 courts, 16 fictions, 3 documentaires,
1 documentaire animé et 5 films d’animation — dont certains déjà chroniqués sur ce blog — feront donc le bonheur des aficionados.
8 et des poussières de Laurent Teyssier_23′
Tita Productions(fiction) avec Baptiste Amann et Emilie de Preissac
Projeté Aux courts d’un soir
Adieu Molitor de Christophe Regin_26′
10:15 Productions (fiction) avec Roxane Mesquida et Julien Lucas
Aglaée de Rudi Rosenberg_20′
Karé Productions (fiction) avec Géraldine Martineau et Marc Chaulet
L’amour propre de Nicolas Silhol_35′
Kazak Productions (fiction) avec Xavier Gallais et Margot Abascal
Babel de Hendrick Dusollier_15′
Studio Hdk Productions (animation) avec Xiao Peng et Tian Chao
Birds get vertigo too de Sarah Cunningham_19′
La Femis (documentaire)
C’est plutôt genre Johnny Walker d’Olivier Babinet_28′
Irène / Ferris & Brockman (fiction) avec Pablo Nicomedes et Arly Jover
Chienne d’histoire de Serge Avedikian_15′
Sacrebleu Productions (animation)
Projeté lors de la carte blanche offert par le Forum des Halles à Sacrebleu Productions
Climax de Frédéric Sojcher_15′
Sombrero Films (fiction) avec Lorant Deutsch et Patrick Chesnais
Le début de l’hiver d’Eric Guirado_15′
Les Films du Poisson (fiction) avec Jean-Louis Coulloc’h et Arnaud Prusak
Le dernier voyage de Maryse Lucas d’Artus De Lavilléon et David Ledoux_27′
Les films Velvet/Le Joker (documentaire) avec Artus deLavilléon
Deyrouth de Chloé Mazlo_17′
Les Films Sauvages (animation/documentaire) avec Chloé Mazlo
Dounouia la vie d’Olivier Broudeur et Anthony Quéré_20′
Mezzanine Films (fiction) avec Emilie Eliazord et Modibo Dembelé
Enterrez nos chiens de Frédéric Serve_20′
Qualia Films (fiction) avec Denis Lavant et Marie Caillois
La femme à cordes de Vladimir Mavounia-Kouka_15′
Caïmans Productions (animation) avec Alexandre Arch et Eloïse Decazes
Logorama de H5 (François Alaux, Hervé de Crécy, Ludo Houplain)_16′
Autour de Minuit (animation)
Projeté lors des Nuits en or du court métrage 2010
Love patate de Gilles Cuvelier_13′
Papy3D Productions (animation)
Mémoires d’une jeune fille dérangée de Keren Marciano_17’47
Mitiki (fiction) avec Sara Giraudeau et Gil Alma
Projeté Aux courts d’un soir
Monsieur l’Abbé de Blandine Lenoir_36′
Local Films (fiction) avec Florence Muller, Jeanne Ferron, Julien Bouanich et Pierre Giafferi
On ne mourra pas d’Amal Kateb_20’34
Les Films au Long Cours (fiction) avec Kader Fares Affak et Amal Kateb
Petit tailleur de Louis Garrel_44′
Mezzanine Films (fiction) avec Arthur Igual et Léa Seydoux
Le plein pays d’Antoine Boutet_58′
Red Star Cinéma/Dard Dard Association (documentaire)
La République de Nicolas Pariser_35’58
Noodles Production (fiction) avec Thomas Chabrol et Gwenaëlle Simon
Tre ore de Annarita Zambrano_12′
Sensito Films (fiction) avec Rolando Ravello et Sofia Ravello
Une pute et un poussin de Clément Michel_15′
Sombrero Productions (fiction) avec Clément Michel et Yelle
PS. Et un bonheur n’arrivant jamais seul, Les nuits en or reviennent du 6 mai au 3 juillet. C’est Pascale qui nous l’affirme.
Le court-métrage Viandes amoureuses/Zamilované maso réalisé en 1989 et d’une durée d’une minute à peine, a été présenté dans la théma Eros, lors de la rétrospective consacrée à l’œuvre de Jan Švankmajer.
Très court mais éloquent, sa grotesque cruauté préfigure les ballets de bidoche hystériques ponctuant chaque chapitre du féroce et nihiliste Démence/Šílení que le réalisateur tournera en 2005.
Deux sublimes escalopes s’aiment d’amour tendre et de tangos endiablés en joutes farineuses (ceux qui ont vu Happy few d’Anthony Cordier savent de quoi je parle) entreprennent une marche extatique vers la petite mort.
L’appartement/Byt — réalisé en 1968 — a été présenté dans la théma Peurs de la rétrospective consacrée à l’œuvre de Jan Švankmajer.
Le réalisateur a précisé lors de sa rencontre avec le public qu’il ne fallait voir dans ce court-métrage de 13′ qu’un simple hommage à Kafka.
Pourtant, dans l’histoire de Josef (Ivan Kraus) qui voit brusquement tous les objets familiers qui peuplent sa maison se retourner contre lui, on peut tout autant lire la torture mentale appliquée à un prisonnier qu’une révolte de la nature contre l’homme qui s’imagine que tout lui est dû et qu’il est seul maître de sa destinée.
Tout à la fois claustrophobe et hilarante, l’angoissante aventure au royaume de l’absurde qui arrive au héros de L’appartement est également un hymne au triomphe de l’esprit et à la volonté de survivre.
Deuxième jour de l’intégrale Jan Švankmajer au Forum des Images.
La leçon de cinéma
Cette leçon commence par un jeu.
Celui que Pascal Vimenet, réalisateur, critique, spécialiste du cinéma d’animation et coordinateur de l’ouvrage collectif Švankmajer E & J Bouche à bouche, a instauré après une rapide introduction sur ses rencontres avec Jan Švankmajer. Soit, présenter une série de photogrammes au réalisateur, puis le laisser s’exprimer au gré de ses envies et de ses souvenirs.
S’ensuivra alors durant une heure et demie une petite pantomime consistant en va-et-vient constants entre la salle et la scène, où réalisateur, traductrice et intervieweur se retrouvent spectateurs des œuvres projetées, puis acteurs devant une salle conquise, puisque Jan Švankmajer se plie de fort bonne grâce à cet aimable divertissement.
On découvre alors un être pétillant d’intelligence, disert, pince-sans-rire et nonobstant, parfaitement insaisissable.
Et l’on apprend :
qu’après une "expérience tragique" — comprendre que les masques qu’il créait faisaient fuir les spectateurs du théâtre où il exerçait — il se décida à se lancer dans le cinéma, cette "boite de conserve", où la cuisine n’est pas obligée de plaire immédiatement à un public difficile, mais peut lui être resservie ultérieurement ;
que d’une nature facétieuse, lorsque Pascal Vimenet se risque à une interprétation sur l’influence de La main/Ruka_1965 de Jiri Trnka sur son court-métrage, La fabrique de petits cercueils_1966, Jan Švankmajer lui rétorque "tous mes films sont imaginaires, alors chaque interprétation est la bonne" ;
qu’il reconnaît volontiers nourrir quelques obsessions pour les langues, les poules et les chausse-trappes ;
que son épouse, Eva Švankmajerová — décédée en 2005 —, en artiste exigeante, tout en participant activement à son œuvre, fut néanmoins d’une indépendance rare et armée d’une volonté inflexible à exister face à deux frères qui lui ravirent, enfants, l’intérêt paternel ;
que lorsqu’il lui fut interdit d’exercer son métier de cinéaste — ce qui ne le dérangea pas outre mesure puisqu’il se présente avant tout comme plasticien — il s’initia au tactilisme dont il devint le chantre infatigable ;
qu’il entra en surréalisme comme d’autres en religion et, par là même, a débuté sa vie de résistance dans l’illégalité la plus complète ;
que la revue surréaliste Analogon — à laquelle collaborèrent également anthropologues et psychanalystes — publia son premier numéro en 1969 avant de se voir interdire, et le second en 1989, dès l’avènement de la Révolution de velours ;
que ses œuvres durant la répression étaient remisées dans un "tiroir" quand elles ne pouvaient s’échapper clandestinement du pays, par des relais amis ;
qu’il hait le sport car il le considère comme un organe d’état totalitaire (mais avoue avec effarement avoir une relation ambiguë avec cet exercice puisqu’il a joué au football dans sa jeunesse et y a pris quelque plaisir) et l’associe en conséquence instinctivement à la guerre ;
qu’il ne reconnaît qu’une influence à son court-métrage de 1968, Byt/ L’appartement, celle de Kafka ;
qu’un de ses livres, Le toucher et l’imagination, publié en 1989, va être traduite en anglais ;
que — ce qui suit est une intervention de Pascal Vimenet, citant L’image temps/L’image mouvement de Gilles Deleuze — Possibilités du dialogue a qualité d’universalité et fait appel à trois types de récit : action, passion et anéantissement, qui est par ailleurs la marque de tout le cinéma de Jan Švankmajer ;
qu’il n’apprécie de la psychanalyse que ses symboles et repousse toute idée d’analyse ou de thérapie et qu’il estime que Freud s’est trompé [éclat de rire général]
qu’il aime à animer des objets anciens car passés de main en main, et de facto, chargés d’émotions humaines ;
qu’il en possède toute une collection qu’il fait d’ailleurs jouer dans ses films en doutant de leur fonction utilitaire et en leur accordant un rôle subversif car ils sont dotés d’un caractère propre, faisant naître ainsi incertitude et effroi ;
qu’il aime à rêver et à utiliser ses images mentales dans ses films (ainsi les soldats qui poursuivent un des héros de Survivre à sa vie_2010) mais qu’il n’apprécierait pas le moins du monde de pouvoir entrer dans ceux des autres ou être victime d’une semblable intrusion. Car il y aura risque de détournement, voire de contrôle et en conséquence, privation du dernier espace de liberté que possède l’être humain ;
que c’est l’imagination et la créativité qui rendent les êtres plus humains, et non le travail ;
qu’il émet toutes réserves sur la réalité virtuelle qu’il juge stérile en charge émotionnelle ;
que pour lui "L’image numérique est sans âme car elle appelle à fabriquer des imagées mort-nées", mais que tout en la dédaignant, il l’utilisera — comme n’importe quel autre outil — si elle sert son propos (comme en 1999 pour un plan d’Otesanek) ;
que le seul réalisateur contemporain qui suscite son intérêt se nomme David Lynch ;
et en conclusion, que décidément, pour évoquer une vie créative d’une telle richesse, une heure trente, c’est bien trop court !
Les cinq courts métrages diffusés dans le cadre de cette thématique furent présentés très rapidement par un toujours discret Jan Švankmajer, qui avertit très simplement le public de garder à l’esprit qu’ils avaient été réalisés lors de l’époque troublée que connut son pays. ************
Le dernier truc de M. Schwarzewald et de M. Edgar
Poslední trik pana Schwarcewalldea a pana Edgara_1964_10’
Deux pantins mélomanes au têtes démesurées rivalisent d’ingéniosité, mais l’excitation faisant place au fair play, voilà nos marionnettes devenues folles et qui s’affrontent jusqu’à une absurde autodestruction.
Ce court rappelle irrémédiablement le fameux chevalier noir de Sacré Graal ! des Monty Pyton de 1975 (Terry Gilliam n’a jamais caché son admiration pour Jan Švankmajer) refusant de rendre les armes alors qu’il est mutilé.
Jeu de pierres
Spiel mit Steinen/Hra s kameny_1965_8’
Toutes les heures, une insolite pendule pond des cailloux dans un seau, berceau idéal de rapprochements insidieux et de pelotages en règle. Les pierres se font de plus en plus nombreuses, de plus en plus grosses, de plus en plus provocantes, de plus en plus agressives.
Elles se mélangent, s’avalent et se recrachent, se brisent, jouent les transformistes et leur étrange ballet est accompagné d’une petite musique guillerette qui accroît l’étrangeté de la situation.
Ce bougre de Don Juan a beau ressembler à un traître de carnaval, il n’en est pas moins de bois. Entièrement réalisé avec des marionnettes et joué en décors naturels, la tragique destinée de ce coureur de jupons est narrée avec un humour décapant par Jan Svankmajer qui n’hésite pas à faire s’échapper avec vélocité ses pantins par des portes dérobées et leur confère ainsi une inquiétante humanité.
Leur théâtre est un monde où l’on s’écharpe joyeusement. Notre coquin toujours flanqué de son aide au faciès effrayant, Sganarelle — pour l’occasion, prénommé Gaspard —, se mue en serial killer sous l’emprise de la passion et du besoin et découpe à la rapière le Commandeur en personne, qu’il prive de son visage, le rendant brusquement à l’inanimé. Et ce, au son d’une musique de manège devenue brusquement folle, elle aussi.
Si le cœur vous en dit, la vidéo est disponible en tchèque (et sous-titrée en japonais) sur le site viddler.com. ************
Possibilités du dialogue Možnosti dialogu_1982_11′
Ce court-métrage en trois parties d’une violence inouïe sur l’incommunicabilité et l’inanité de débattre est sans doute le plus connu de l’œuvre de Jan Švankmajer. Loué notamment par un Terry Gilliam enthousiaste qui n’hésite pas à le placer parmi les 10 plus grands films d’animation jamais réalisés, il est aussi le plus primé, récompensé notamment par l’Ours d’or à Berlin en 1983, le Grand Prix du film d’animation au festival d’Annecy la même année et le Grand Prix des Grands Prix d’Annecy en 1990.
Deux visages se pressent fébrilement l’un vers l’autre et inexorablement, la rencontre s’achève dans l’anéantissement. Ça tranche, ça se plie, ça se casse, ça se tord, ça se pile, ça se brise, ça se mord, ça s’avale, ça se recrache, ça ressuscite et ça recommence jusqu’à extinction totale. Que l’accumulation d’objets — mécaniques ou végétaux — se muent en glaise et c’est l’histoire éternelle qui recommence. Ça se touche, ça s’embrasse, ça se caresse, ça se griffe, ça s’arrache, ça se dévore. Et les têtes d’apparatchiks qui se font face et régurgitent différents objets faisant la paire n’arriveront pas mieux à s’entendre. La folie prend corps, et avec elle la destruction inéluctable laissant le spectateur exsangue devant tant de cruauté.
La passion de Jan Švankmajer pour les portraits d’Archimboldo, les machineries animées, l’accumulation d’objets, les langues que l’on tire en guise d’ultime provocation, les répétitions, la dévoration de toutes choses, etc., toutes les obsessions de l’œuvre du réalisateur se voient ici exploitées, ouvrant la voie à une mine d’interprétations, tant psychologiques que politiques. Il n’est donc pas étonnant que (im)Possiblités du dialogue ait connu les foudres des autorités.
Un homme prisonnier d’une maison de poupée construit, dans un climat d’angoisse permanent, son propre corps et accède à la conscience.
Réalisé en plastiline, ce court-métrage récompensé du prix spécial du jury au Festival de Cracovie en 1990 est un sommet d’absurde et d’effroi. Saupoudré d’un zeste de paillardise, ce mélange détonnant de pâte modelée et de matières organiques (cervelle et langue, objets familiers de l’univers de Jan Švankmajer) laisse affleurer parfois un univers délicieusement poétique. Ainsi deux oreilles, ignorant encore leur utilité, vont-elles décider de devenir des papillons.
Les Frères Quay ont fait gigoter un couple de poulets plumés tandis qu’un Peter Gabriel hilare se déhanchait en stop motion pour le clip Sledghammer_1986 et sont notamment — entre deux films d’animation* — les réalisateurs du long métrage L’Accordeur de tremblements de terre/The piano tuner of earthquakes, adaptation fort libre de L’invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares.
Il est bon de noter que le documentaire sur Jan Švankmajer — transfiguré ici en marionnette professorale coiffée d’un livre ouvert et aux bras armés de pinces — commandité par Channel Four, s’est transformé en hommage enthousiaste et délirant à leur maître en animation, dont les œuvres seront diffusées la semaine prochaine au Forum des Images. Demandez le programme !
* Maska, leur dernier court métrage inspiré d’une nouvelle de Stanislaw Lem a d’ailleurs été projeté à L’Etrange Festival 2010.
The Cabinet of Jan Švankmajer_1984 (14′) sur une musique de Zdenek Liska, proche collaborateur de Jan Švankmajer, suivi de Epic of Gilgamesh or This unnamable little broom_1985 (11′) et Street of Crocodiles_1986 (20′)
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