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Archives de la catégorie ‘Forum des Images’

Aimons-nous les uns (et tous) les autres en 100 films au Forum des Images

Dans Cinéma, Forum des Images, News le 26/04/2013 à 16:30
© DR/Forum des Images

© DR/Forum des Images/Anouchka Films

Oyez ! Oyez !

Fi des préjugés et foin du qu’en-dira-t-on ! Le Forum des images vous propose pour deux mois — en 6 temps forts* et 4 conférences** — d’oublier morale et bonne conduite et de vous abandonner corps et âmes aux délices des passions interdites.

* Amours charnelles et religion. Contourner l’interdit. Amours monstrueuses. Transgresser l’interdit. Carlos Reygadas au-delà des tabous. Les classiques du vendredi soir.

** Aimer le singe par Frédéric Bas, historien et critique de cinéma [11.05.13]. Les politiques de l’amour par Marcela Iacub, juriste et essayiste [15.05.13]. Amours censurées au temps de la nouvelle vague par Frédéric Hervé, historien du cinéma [18.05.13]. Le cinéma porno : un imaginaire sous surveillance par Christophe Bier, historien et critique de cinéma [22.06.13].

Et les insatiables qui en voudraient encore plus peuvent consulter une filmographie complémentaire sur le site. Lire la suite »

La musique adoucit les mœurs au Forum des Images

Dans Cinéma, Forum des Images, News le 25/02/2013 à 22:18
© Forum des Images

© Forum des Images

Oyez ! Oyez !

Quand la musique est bonne, bonne, bonne [air connu], le film ne peut pas être mauvais.

Tandis que la Cinémathèque se vautre avec indécence dans les méandres de la folie, que vous soyez fan de pop, rock, blues ou amateur de country, le Forum des Images vous propose, du 6 mars au 21 avril 2013, de swinguer en sa compagnie.

Comme d’habitude, le choix est cornélien pour celles et ceux qui n’ont pas encore obtenu de don d’ubiquité [ce qui n'est guère le cas de l'ineffable Nicolas Cage qui comparait ici en ultimo Elvis pour les beaux yeux  de sa Lula].

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• En avant la musique •
du 6 mars au 21 avril 2013

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© DR

© DR

  • Le chanteur de Jazz/The jazz singer de Alan Crosland_1927 (photo)
  • Hallelujah de King Vidor_1929
  • La symphonie magique/Stormy weather de Andrew L. Stone_1943 Lire la suite »

Le tour de la Chine en 80 films au Forum des Images [du 9 janvier au 3 mars 2013]

Dans Chine, Cinéma, Forum des Images, News, Rétrospective le 06/01/2013 à 10:03
Affiche_Forum_Pekin_Taipei

© Forum des Images/DR

Oyez ! Oyez !

Alors que l’Apocalypse vient à peine de s’achever, le Forum des Images vous propose un tour de Chine, de Pékin à Taipei, en compagnie entre autres de Zhang Yang, Cui Zi’en, Peng Xiaolian et Lou Ye, pour un périple de deux mois qui s’achèvera avec une révision des classiques de Wong Kar Wai.

Sont également proposés des rencontres avec le cinéaste/acteur/producteur Wu Tianming, cinéaste et la productrice Isabelle Glachant, une table ronde Où vont les villes chinoises ? animée par Jean-François Doulet et trois cours de cinéma :

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• De Pékin à Taipei,
1 000 visages de la Chine •
du 9 janvier au 3 mars 2013 Lire la suite »

Le monde dans tous ses états au Forum des Images [Rétrospective Brillante Mendoza]

Dans Brillante Mendoza, Cinéma, Festival, Forum des Images, News, Rétrospective le 26/11/2012 à 23:10

© DR/Forum des Images

Oyez ! Oyez !

Avant que n’y débute l’Apocalypse, le Forum des images fait d’une pierre deux coups, du 30 novembre au 9 décembre, avec son festival Etat du monde …et du cinéma en offrant au public une rétrospective de l’œuvre de Brillante Mendoza (découverte pour ma part en 2008 au Festival Paris Cinéma, les Philippines étant alors à l’honneur).

Le réalisateur, parrain de cette 4e édition en compagnie de Florence Aubenas, offrira d’ailleurs une master class animée par Pascal Mérigeau, avant la projection en avant-première de son dernier film — Thy Womb —  le dimanche 2 décembre.

A noter que deux films en compétition au Festival Paris Cinéma seront également présentés en avant-première, Tabou de Miguel Gomes — Prix des blogueurs et du web — et Just the wind de Bence Fliegauf. Dans la mesure où l’un des meilleurs films — et inédit en  salles — de Brillante Mendoza, Slingshot, est projeté une heure avant le film hongrois, je ne saurais trop vous conseiller de lui accorder votre préférence…

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• Un état du monde et du cinéma

du 30/11/12 au 9/12/12 •

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© Pretty Pictures

30 novembre 2012

  • Wadjda de Haifaa Al-Mansour_2012 [Avant-première]

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© Shellac Distribution

1er décembre 2012

  • Etoiles de jour d’Ossama Mohammed_1988
  • Slovenian Girl de Damjan Kosole_2010
  • La promesse de Jean-Pierre et Luc Dardenne_1995
  • Le cinéma et le monde, bilan 2012 [Table ronde]
  • Tabou de Miguel Gomes_2012 [Avant-première] (photo)
  • John John de Brillante Mendoza_2007 Lire la suite »

L’Étrange Festival 2012, Ze end [Palmarès et autres joyeusetés]

Dans Action, Animation, Bande annonce, Brad F.Grinter, Cinéma, Drame, Fantastique, Festival, Forum des Images, George A. Romero, Gore, Horreur, J-sploitation, L'Etrange Festival, Noboru Iguchi, Pete Travis, Richard Bates Jr, Rupert Julian, Russ Meyer, SF, Steve Hawks, Takayuki Hirao le 20/09/2012 à 14:37

© Régine Cirotteau

Résumé du jour 10.

Motor psycho/Le gang sauvage prend place, comme d’habitude chez Russ Meyer dans le Sud très profond, où un gang de motocyclistes désaxés — l’un a fait le Vietnam et voit des cocos partout — sèment la terreur sur leurs vélomoteurs (!) parmi des donzelles à gros seins qu’ils violentent joyeusement. Le mari de l’une d’elle — interprété par Alex Onnesesouvientjamaiscommentjemappelle Rocco aux inoubliables gros sourcils, vus notamment dans L’emprise/The entity de Sidney J. Furie_1982 — ne l’entend pas de la même oreille et poursuit les renégats jusque dans une réserve indienne — où il tombe sur Haji déguisée en française en route pour Hollywood. Sacré Russ !  L’accorte jeune dame au répondant aussi imposant que ses poumons affrontera l’année suivante Tura Satana dans le cultissime Faster, Pussycat! Kill! Kill!. Pelloche amusante gavée de dialogues hautement salaces, Motor psycho est le contrepoint sudiste et bas du front d’Easy rider.

Gyo de Takayuki Hirao est un film d’animation, très pauvrement adapté d’un manga de ce grand dégoûtant de Junji Itō dont les planches abracadabrantesques sont bien plus effrayantes, insidieuses et souvent foncièrement vomitives que celles qui se meuvent devant notre tranquille ennui. Passée la première surprise, des requins et autres poiscailles sortent des ondes dotés de membres mécaniques, cette apocalypse de l’humanité qui s’achève sur un gros prout  (amis de la poésie bonjour)  a surtout le grand avantage de ne durer que 70 petites minutes. Autant envisager de dévorer les œuvres de Ito. Et bon appétit !

Le totalement barré et délicieusement caricatural Dead Sushi de Noboru Iguchi est le plat du jour. Après moult batailles de nourriture avec des poulpes visqueux et force duels sanglants entre la très mimi et athlétique Keiko (Rina Takeda), rejetonne d’un chef renommé qui considère la cuisine comme un art martial, des voyous rustauds, des méchants grotesques, une malfaisante de première et surtout un homme thon armé d’une hache de viking, vous ne regardez plus de la même manière vos Gunkan makis et autres Nigiri sushi. Il est même de l’ordre du possible qu’avant d’entamer votre petite omelette, vous vous attendiez à ce qu’elle vous chante la sérénade. Accessoirement, Noboru Iguchi en a profité pour réembaucher la croquignolette Asami, l’héroïne de sa Machine Girl_2008, dont il se plaît à orner le corps dénudé de gambas, anguilles et tranches de saumon frétillantes aux mâchoires acérées et gloussements hystériques. Franchement débile mais la morale  est impayable.

Avant dernier film de la carte blanche offerte à Jan Kounen — et projeté après Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio _1983 —, Blood freak de Steve Hawkes (qui fut le Tarzan espagnol et s’est octroyé ici dans un bref éclair de génie le rôle principal) et Brad F.Grinter a manifestement été réalisé sous l’emprise de substances illicites. Jan Kounen enchanté de l’aberrant doublage d’ "acteurs" délibérément atones — voix totalement en porte-à-faux et toujours désynchronisées ou sinon ce ne serait pas aussi drôle — nous a offert le film en version française. L’histoire est d’une insondable débilité. Un ancien drogué rencontre une folle de dieu, tombe amoureux de sa coquine de sœur, replonge dans la dope et accepte de servir de cobaye pour une expérience inédite (manger de la viande délibérément avariée), se transforme en dindon et se mue en serial killer. Ce qui permet aux réalisateurs  1/ d’incorporer entre les différentes strates de l’aventure des plans du très docte Brad Grinter qui nous informe que l’on peut croiser des catholiques partout (et nous en voit bienheureux) et que prendre de la drogue ma foi c’est bien mal 2/ de répéter à l’envie le même mauvais hurlement de terreur — à se demander pourquoi le héros de Blow out de Brian de Palma_1981 se donnait tant de peine —. Les dialogues sont à l’avenant, l’interprétation inénarrable et il est à noter que d’ignominieux gloussements de dindons retentirent bientôt dans la salle, l’inception made in Kounen ayant parfaitement réussi. Pour les fiers déviants qui veulent en savoir plus, je ne peux que leur suggérer de se rendre illico sur le site de Nanarland.

Faisant fi d’Excision de Richard Bates Jr, je décide de m’achever définitivement les neurones en assistant dans une salle 100 comble à la grand messe orchestrée par Jean Kounen pour la présentation pas très catholique des 3 supermen turcs aux Jeux Olympiques de Yavuz Yalinkiliç. Le film met en scène (?) 3 supermen en slips dont un décoloré et un moustachu donjuanesque qui semblent voyager dans le temps sous la bonne garde d’un scientifique en blouse blanche, et volent si haut dans le ciel qu’on ne les y voit jamais même lorsque le malicieux Jan nous repasse la scène au ralenti. Comparé à Yavuz Yalinkilic, Ed Wood est un génie. Et Astérix aux jeux olympiques, le chef d’œuvre inégalé du siècle. Entre autres hallucinations, un robot en carton, des politiciens en toge et sacrément bavards (la postsynchronisation d’acteurs français bien connus des publicités télévisuelles est aussi mal fichue que dans Blood freak), du quinté+, des rituels mystérieux, des héroïnes aussi sexys que le permet la morale turque, des campings, le thème original de Superman de Richard Donner signé John Williams qui tourne en boucle, quelques notes de Vladimir Cosma extraites de La boum de Claude Pinoteau, et enfin une déesse de l’Olympe (trois bancs pourris devant un drap) velue et alternativement hystérique ou accro au lexomyl. Création apocalyptique ou aberration née d’une fatale erreur d’un monteur aveugle, la chose m’a délibérément donné envie de manger mon cerveau. A noter pour les pervers qu’ils peuvent reluquer le machin saucissonné en quelques épisodes sur YouTube, et que ne pas avoir de sous-titres français ne nuira en aucun cas à la non compréhension de ce malhonnête objet toujours pas franchement identifié ; bien que nous ayons nonobstant bénéficié d’une traduction en simultané ou presque, tant la traductrice elle-même semblait consternée par l’ineptie des dialogues. Expérience à ne partager qu’entre amis avertis.

Résumé du jour 11.

Révision (après découverte en VHS au siècle dernier) sur grand écran des joutes à moto des chevaliers portant heaume et épée dans Knightriders de George A. Romero où de juvéniles Ed Harris et Tom Savini (hilarant) s’affrontent pour régner sur Camelot, une entité parfaitement utopiste où des "jeunes gens en colère" tentent d’échapper à la société de consommation. Ce film de contestation contre l’ordre établi est une très belle œuvre à part dans la carrière de George Romero et les deux heures 20 passent comme un rêve qui s’effondre brusquement devant la réalité de l’époque. Knightriders est sorti en 1981 où un autre monde que celui du pognon et du marketing est devenu impossible. Il est à noter que la copie présentée était absolument superbe.

Le retour de flamme de cette année, consacré au Fantôme de l’opéra de Rupert Julian avec le fabuleux Lon Chaney que l’on voit malheureusement trop peu ici, a débuté par un sketch de Frédéric Temps et Serge Bromberg. Ce dernier en a profité pour annoncer un scoop, soit un festival Retour de flamme qui sera bientôt proposé aux parisiens au cinéma Le Balzac mais je ne vous ai rien dit. Bien que le film de Rupert Julian ne peut entrer en compétition avec les films tournés par Lon Chaney sous la direction de Tod Browning — dont L’inconnu/The unknown_1927 reste le chef d’œuvre déviant incontesté (ça n’est que mon humble avis mais je le partage bien volontiers) — quelques jeux d’ombre dans les combles de l’opéra de Paris et une superbe scène de carnaval sont un ravissement pour l’œil. Et la fin, soit le lynchage du "monstre" par une foule en furie, remue autant le cœur que celle de Frankenstein et consorts. Comme dans tout film d’horreur qui se respecte, n’oublions pas que l’ordre établi se doit de triompher et la non conformité décéder. Dont acte. Un seul regret, le visage élastique de Chaney est, rôle oblige, les 3/4 du temps camouflé sous un masque mortuaire (alors que lorsqu’on découvre son maquillage, il ne fait plus aucun doute que son nez retroussé a servi de modèle au chirurgien de Michael Jackson). Film mineur certes, mais la présentation de ses problèmes de production par un Bromberg déchaîné valait bien de prendre le temps de cette découverte.

Dredd de Pete Travis eut l’honneur insigne de clôturer le festival. Je vais donc éviter d’être trop désagréable envers une pelloche qui ne casse pas trois pattes à un canard avec un scénario des plus minimalistes qui fleure bon une certaine idée du fascisme. Le film, tourné en 3D, nous a été présenté en deux dimensions ; nul doute qu’il doit être bien plus fun dans sa version originale et refiler une migraine de tous les diables. Autour d’un Karl Urban monolithique — c’est pas grave, he is the law et ne retire jamais son casque de tout le film ; seule une invraisemblable et perpétuelle moue de dégoût laisse imaginer que quelqu’un a pété —, gravitent plutôt intelligemment — enfin, autant que faire ce peut vu l’indigence du machin — deux donzelles, la trop gentille blonde télépathe (Olivia Thirlby) et surtout la supra badass Lena Headey (ex-reine Gorgo, la meuf du mec qui postillonne dans 300) qui donne l’air de s’amuser comme une petite folle. Ça se canarde dans tous les sens, les méchants crèvent , la justice est du genre expéditive, les spécialistes des effets spéciaux s’en donnent à cœur joie et nul doute que les producteurs songent déjà à un Dredd 2. A part ça, il n’y a aucun risque de se faire des nœuds au cerveau. Ça tombe bien puisque j’ai mangé le mien samedi soir.

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© Nordisk Film 

Et voilà, c’en est déjà fini de cette 18e édition de L’Etrange Festival, avec du remarquable, du très bon, de l’excellent vintage, de l’hallucination collective et un poil de passable que l’on s’empressera d’oublier… avec dès l’ouverture, un signal très fort lancé aux amis de la scatologie qui ont été aux anges à divers degrés les 10 jours qui ont suivi. Même les babioles se sont mises de la partie comme vous pouvez le constater, en fin de post. Web série initiée par Autour de minuit productions, réalisée par Mathieu Auvray et diffusée en avant-première avant les projections, les babioles mettent en scène un lapin sentimental, un indien à l’oeil exorbité et un pingouin déviant, soit trois petites créatures couinantes qui tentent — souvent entre lard et (petit) cochon — d’attirer l’attention d’une humanité indifférente lors d’aventures qui ont fait les délices des spectateurs. Les heureux propriétaires de télévision peuvent les retrouver en clair sur Canal+.

Palmarès.

Le film d’ouverture, Headhunters de Morten Tyldum a fait coup double en recevant le prix Nouveau genre et celui du public. Catégorie courts métrages, le jury a distingué Basta Gon de Marc Schlegel, histoire d’amour entre deux "inadaptés", un joueur de Black Metal dépressif peinturluré comme un panda et une Barbie hors normes qui saura découvrir la beauté cachée de ce grand laid. Le prix du public ex-aequo a été décerné à Drained de Nick Peterson et How we tried a new combination of light de Alanté Kavaïté.

Je vous laisse avec une petite aventure babiolesque et vous donne rendez-vous l’année prochaine, pour la 19e édition de L’Etrange Festival que j’espère aussi folle et bourrée d’autant de belles et bonnes surprises, sinon plus, que celle de 2012.

L’Étrange Festival 2012, Jour 11 [16/09/12]

Dans Action, Bande annonce, Cinéma, Fantastique, Festival, Forum des Images, George A. Romero, L'Etrange Festival, Pete Travis, Rupert Julian le 16/09/2012 à 12:23

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Petit compte rendu à venir en fin de week-end sur un samedi nanardesque et proprement hallucinatoire (pourtant promis juré je fume plus rien).

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14h30. Knightriders de George A. Romero

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17h. Retour de flamme : Le Fantôme de l’opéra de Rupert Julian

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20h. Dredd de Pete Travis

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 10 [15/09/12]

Dans Animation, Bande annonce, Brad F.Grinter, Cinéma, Comédie, Forum des Images, Horreur, Juan Carlos Medina, L'Etrange Festival, Noboru Iguchi, Russ Meyer, Santiago Fernandez Calvette, Steve Hawks, Takayuki Hirao, Thriller le 15/09/2012 à 12:10

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Même si les films vus vendredi soir n’atteignent pas des sommets, comparés aux nouilles avariées de jeudi, les mets m’ont paru délicieux.

The second death de Santiago Fernandez Calvette, par son esthétisme sombre et fantasmatique, son rythme lent et ses personnages troubles est une très bonne surprise, bien que le film argentin semble devoir se mériter par son refus absolu de toute séduction ou facilités scénaristiques. L’histoire, circonvolutive à souhait, nous perd dans les méandres d’une malédiction familiale mâtinée de superstitions religieuses, tandis qu’un enfant omniscient est l’enjeu d’une bataille entre une flic de la capitale venue s’enterrer dans un village paumé et un "protecteur" abusif. Les personnes qui seraient tenter de s’éclipser de la salle sitôt les premiers noms du générique annoncés feraient mieux de rester à leur place, sous peine de rater la Révélation finale.

Games of werewolves de Juan Martinez Moreno est une très amusante variation d’une (encore !) malédiction familiale à base d’aristocrates dévoyés, de gitans et de loup-garous. De retour dans son village natal, un écrivain plus ou moins en panne d’inspiration se retrouve bien malgré lui victime du passé et y entraine joyeusement un ami d’enfance — Carlos Areces, le sombre héros de Balada triste de Alex de la Iglesia — à l’étrange sexualité et son éditeur aux activités des plus louches. Notre imbécile trio, en parfait émule des trois Stooges, fera sans nul doute la joie des gamins, le métrage, emprunt d’un humour bon enfant, étant des plus sages en matière d’horreur et de gore. Quoiqu’il en soit, aussi plaisant soit-il, Games of the werewolves manque tout de même cruellement de présence féminine (excepté pour une mère-grand arrivant à la rescousse au volant d’une antiquité telle les religieuses de La grande vadrouille), voire de brebis.

A noter que Ben Wheatley investit aujourd’hui la salle 300 du Forum des images avec la projection de Down terrace, Kill list et Touristes.

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15h30. Motor psycho/Le gang sauvage de Russ Meyer

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16h45. Gyo de Takayuki Hirao

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18h15. Dead Sushi de Noboru Iguchi

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20h30. Blood freak de Steve Hawks & Brad F.Grinter

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22h30. Excision de Richard Bates Jr.

vanté par J.V. de Clone Web ou, doublé en direct par Jan Kounen,

Les 3 supermen turcs aux Jeux Olympiques de Yavuz Yalinkiliç

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 9 [14/09/12]

Dans Aleksey Fedorchenko, Bande annonce, Cinéma, Comédie, Fantastique, Forum des Images, Franck Khalfoun, Harmony Korine, Horreur, Jan Kwiecinski, L'Etrange Festival, Santiago Fernandez Calvette, Thriller le 14/09/2012 à 09:31

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Il y a des jours comme ça où rien ne va et où l’on devrait s’abstenir de s’obstiner. Et aller se coucher.

Précédé d’une peu flatteuse réputation, Maniac de Franck Khalfoun est un ratage complet. Même si l’on fait abstraction du cultissime et malsain opus signé William Lustig en 1980, Franck Khalfoun est à la peine, incapable de faire jaillir une quelconque émotion avec son serial killer du pauvre  — le chéri a beaucoup souffert à cause d’une maman légèrement péripatéticienne exhib’  sur les bords — et agacerait plutôt avec ses plans en perpétuelle (Ou pas. Et pourquoi donc ? impossible de dénicher une raison valable à ces plans larges où l’on voit le tueur à l’ouvrage. Bien le bonjour aux raccords, donc.) caméra subjective. Quant à la sympathie que l’on pourrait éprouver pour les victimes, elle est inexistante. Tout ce que l’on ressent, excepté de temps à autre l’envie de ricaner bêtement, n’est qu’un mortel ennui et l’idée d’en finir au plus vite. Le frêle Elijah Wood est bien trop mimi pour arriver à nous faire accroire qu’il est un monstre déviant bon pour le cabanon (même si l’effort que met ce charmant garçon à tenter de se renouveler est bien louable). Il y a aussi Nora Arnezeder qui passe dans le coin (après son apparition dans Sécurité rapprochée de Daniel Espinosa qui m’avait déjà bien fait rire) et dont on se fiche comme de son premier scalp. Les amateurs de gore gratuit seront peut-être comblés par la dernière scène, quoiqu’en y réfléchissant, elle n’arriverait guère à réveiller un régiment d’équarrisseurs assoupis.

En ce qui concerne The fourth dimension de Harmony Korine, Aleksey Fedorchenko & Jan Kwiecinski, si l’on excepte Val Kilmer, ahurissant dans un numéro de grande voltige de gourou totalement à côté de ses pompes — et qui s’habille manifestement dans les mêmes friperies que le Dude cher aux frères Coen — les deux segments qui suivent The Lotus Community Workshop signé Harmony Korine sont d’un vide abyssal. Et, accessoirement, Rod Sterling est définitivement aux abonnés absents.

L’habituelle insomnie étant venue ponctuer cette morose soirée, le Clean, shaven de Lodge Kerrigan qui a tourné dans mon lecteur DVD m’a subrepticement remonté le moral.

J’espère au moins aujourd’hui avoir quelques heureuses surprises.

A noter que l’hilarant Simon Pegg investit de nouveau la salle 500 du Forum des images dans A fantastic fear of everything de Crispain Mills, et ce à partir de 19h45.

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19h30. The second death de Santiago Fernandez Calvette

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22h. Games of werewolves de Juan Martinez Moreno

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 8 [13/09/12]

Dans Aleksey Fedorchenko, Bande annonce, Cinéma, Comédie, Fantastique, Forum des Images, Franck Khalfoun, Harmony Korine, Horreur, Jan Kwiecinski, L'Etrange Festival, Thriller le 13/09/2012 à 15:53

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent

Se reporter au compte-rendu de la rencontre avec Mathieu Seiler du 12 septembre.

A noter que Bullet collector de Alexander Vartanov bénéficiait d’une seconde projection ce jour à 14h30 dans la salle 300 du Forum des images.

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19h. Maniac de Franck Khalfoun

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21h. The fourth dimension de Harmony Korine, Aleksey Fedorchenko & Jan Kwiecinski

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Focus Mathieu Seiler [LE CADEAU DE STÉFANIE & DER AUSFLUG]

Dans Cinéma, Drame, Fantastique, Forum des Images, L'Etrange Festival, Mathieu Seiler le 13/09/2012 à 15:02

© KoboiFILM

Rencontre avec Mathieu Seiler du 8/09/2012.

La journée d’hier était donc consacrée à la découverte de l’œuvre de Mathieu Seiler avec la projection de deux courts métrages Hochgenung et Girl on red couch puis du Cadeau de Stéfanie et enfin, de son petit dernier, Der Ausflug. Et ce, dans la salle 100 du Forum des images* que ma propension à la claustrophobie commence à trouver de moins en moins engageante, surtout que je compte y passer une bonne partie de mon week-end.

Première constatation, le réalisateur fait la part belle aux femmes en devenir. Mathieu Seiler semble posséder un talent tout particulier pour filmer délicatement les très jeunes filles tout en renvoyant au spectateur ses propres phobies, voire la lubricité de ses désirs, tant il joue délicieusement avec nos pensées les plus secrètes. A chacun de juger le regard qu’il porte sur les contes de fées un tantinet pervertis — quoique de manière fort ludique — de Mathieu Seiler où d’innocentes gamines peuvent se métamorphoser en un clin d’oeil en charmants démons. Tout en conservant le mystère intrinsèque de leur féminité, sillon que le réalisateur n’a pas fini de creuser tant ses personnages demeurent toujours hors d’atteinte et parfaitement énigmatiques. Pour nous achever, il est bon de préciser que le soin tout particulier apporté à l’image et au son emporte définitivement l’adhésion.

Si dans Hochgenung**, les compagnons de table d’une démone rejouent aux Dix petits nègres, Girl on a red couch** met en scène une enfant solitaire qui zappe par ennui tout en léchouillant négligemment une sucette jusqu’à ce qu’elle prenne peu à peu conscience que les images qu’elle mate subrepticement ne sont guère de son âge. Et s’en effraie.

© Klusfilm Productions

Avec Le cadeau de Stéfanie/Stefanies Geschenkt réalisé en 1995 pour une somme dérisoire, on entre enfin au cœur du sujet des films de Mathieu Seiler, soit l’étude fantasmagorique de la psyché des adolescentes. Stéfanie, aussi, s’ennuie terriblement. Fille unique, elle fait manifestement le désespoir de ses parents et s’enfuyant à travers le miroir à la découverte du monde des adultes, n’y découvre pas que des merveilles. Tourné en noir et blanc avec une jeune actrice effarante, Soraya Da Mota, Le cadeau de Stéfanie, entre rêveries et réalité, est un conte aussi troublant que terrifiant sur la dépression enfantine et l’esprit de sacrifice.

Enfin, le magnifique Der Ausflug, d’une beauté visuelle à couper le souffle, égrène une partition sans faute sur le double thème de l’évolution et la contamination. Débutant comme une variation moderne du petit chaperon rouge où nous accompagnons l’excursion en forêt d’une famille en crise — une petite fille se trouve prise en étau entre ses parents et sa tante, trois adultes dont elle ne peut saisir la complexité retorse des sentiments qui les unissent — Der Ausflug se révèle un conte fort savoureux sur la découverte de soi — donc, de son ennemi intime — qui joue sur nos attentes tout en les contrariant ironiquement et quelques craintes bien masculines.

Ces femmes qui courent — à leur corps et esprit prétendument défendant — avec les loups évoquent autant l’enfant sauvage de La compagnie des loups de Neil Jordan_1984 que — d’une façon bien plus délicate et subtile — la femme-mère nature de Antichrist de Lars Von Trier_2009 (mais également dans une moindre mesure, comme l’a fait remarquer Frédéric Temps lors de sa présentation, Innocence de Lucile Hadzihalilović_2004, notamment en ce qui concerne la prescience enfantine de la transformation à venir).

La forêt dans laquelle s’égarent nos infortunées est tour à tour décrite comme un labyrinthe où se perdre corps et biens, puis comme terrain de jeu où se fondre pour échapper aux chasseurs et ce, pour mieux les écharper mon enfant.

© KoboiFILM

Les projections ont été suivies d’un Q&A avec Mathieu Seiler qui tourne actuellement un nouveau film, mais s’est déplacé à l’occasion de cette rétrospective**. Passons sur les interrogations de certains spectateurs qui confondent érotisme et sensualité car, certes, le débat s’annonçait passionnant mais aurait nécessité une très grande disponibilité et du metteur en scène et surtout du public, bassement pressé par l’horaire tardif. Nonobstant, quelque soit l’âge des enfants qui hantent ses films, Mathieu Seiler s’est défendu de les traiter différemment des comédiens adultes et a adroitement éludé quelques insinuations de fort méchant aloi en établissant définitivement la frontière préexistante entre un acteur et le personnage qu’il interprète. Et de fait, en occultant le fabuleux pouvoir de suggestion de ses cauchemars féériques.

S’étendant sur la non distribution de ses films, le réalisateur s’est toutefois défendu d’être censuré pour cause de sujets "sensibles". Toujours est-il qu’ayant appris que Der Ausflug a été — comme manifestement toutes ses œuvres — autoproduit pour la modique somme de 8 000 euros et tourné en seulement trois semaines (la post-production s’est étalée quant à elle sur une année), on peut estimer que le film pourrait devenir un excellent cas d’école au vu du résultat : cisèlement du scénario, esthétisme de la mise en scène fourmillant de détails incongrus et extraordinaire travail effectué sur la bande son.

Mathieu Seiler n’a pas tari d’éloges sur ses collaborateurs directs et ses actrices, souvent dénichées à l’occasion de castings parfaitement sauvages qu’il a qualifié de "chanceux", qui travaillent tous en participation. A propos des rôles principaux attribués automatiquement à la gente féminine, le réalisateur a rétorqué, amusante pirouette s’il en est qui devrait combler les féministes de tous poils, que la femme étant à l’origine du monde, elle était donc normal qu’elle soit la première créature à laquelle il songe lors du processus d’écriture.

En bref, disponibilité, gentillesse, humilité et humour ont caractérisé cette rencontre et l’on peut remercier les défricheurs de L’Etrange Festival de cette superbe programmation, tout en se disant en loucedé que l’on lapiderait bien Frédéric Temps avec les cailloux du petit Poucet pour ne pas nous avoir proposé cette année une intégrale*** en lieu et place de cette rétrospective des plus alléchantes qui nous laisse nonobstant épouvantablement sur notre faim, les films de Mathieu Seiler étant parfaitement INVISIBLES, y compris dans son propre pays. Un comble.

* où j’ai croisé le taulier de The end que l’on peut lire à l’occasion chez 1kult et que je salue ici (à lire également, le texte de Sylvain Perret sur Stefanies Geschenkt)
** respectivement connus sous les titres de Der morgen_1992 et Orangen_1993 si l’on en croit imdb
*** manquaient donc à l’appel deux courts métrages et Orgienhaus_2000

A suivre, le jour 8.

L’Étrange Festival 2012, Jour 7 [12/09/12]

Dans Bande annonce, Cinéma, Derek Franson, Fantastique, Forum des Images, Horreur, Juan Carlos Medina, L'Etrange Festival, Mathieu Seiler, Thriller le 12/09/2012 à 12:11

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Insensibles de Juan Carlos Medina — dont la production a été notamment initiée par Antoine Simkine et François Cognard, présents tous deux hier soir au Forum des images — est un superbe film, sentimental et terrifiant à la fois et rappelle — comme tant d’autres films fantastiques ibériques — que l’Espagne n’a toujours pas exorcisé les horreurs de son passé. Le petit plus — outre un remarquable Alex Brendemühl vu dans Rabia de Sebastían Cordero — ? l’empathie immédiate pour le « monstre » de l’histoire (et j’en connais une qui va se noyer dans ses larmes à la mi-octobre).

Quant à Comforting skin de Derek Franson, soit la relation erotico-trash — réelle ou fantasmée ? — qu’entame une jeune femme émotionnellement quelque peu déséquilibrée avec le tatouage qu’elle s’est offert, il traine en longueur et on ne peut s’empêcher d’estimer que les belles idées du réalisateur auraient parfaitement rempli leur office dans un moyen métrage percutant. Là, le film dure tout de même deux (interminables) heures; il n’est donc guère étonnant au vu de l’épilogue que la moitié de la salle ait éclaté nerveusement de rire. Et il faudrait arrêter d’évoquer David Cronenberg à tout propos. Comforting skin tient plus du mental que du viscéral et la chair, ici, est bien plate et ennuyeuse, le corps quelque peu androgyne de l’actrice principale peinant à apporter quelque trouble (quand Derek Franson ne fait pas sombrer cette charmante demoiselle à la voix crispante dans le ridicule avec une timide scène de Air Sex parfaitement grotesque).

Vous pouvez éviter d’aller vous abîmer les yeux sur A chinese ghost story de Wilson Yip. Par contre, Samsara de Ron Fricke bénéficie d’une seconde projection ce jour au Forum des images.

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19h15. Le cadeau de Stéfanie de Mathieu Seiler

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21h30. Der Ausflug de Mathieu Seiler

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 6 [11/09/12]

Dans Óskar Thór Axelsson, Bande annonce, Bruno Samper, Cinéma, Comédie, Crispain Mills, Derek Franson, Documentaire, Forum des Images, Horreur, Juan Carlos Medina, Kristina Buozyté, L'Etrange Festival, Polar, Ron Fricke, SF le 11/09/2012 à 14:28

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Hier était mon dernier jour de vacances ensoleillées à passer enfermée dans une salle de cinéma. A partir d’aujourd’hui, le boulot reprend (la pluie aussi, vous l’aurez noté), je fais donc maigre.

Extrêmement attendu pour cause d’alerte incendie déclenchée inopinément — oui, ça rappelle quelques souvenirs —, la vision de Vanishing waves de Kristina Buozyté & Bruno Samper a finalement été une souffrance. Peu inventif en matière de scénario, certaines scènes étirées à l’extrême m’ont donné envie de fuir à toutes jambes tant l’historiette était prévisible et le tout, bien soporifique.

Le souvent désopilant A fantastic fear of everything de Crispain Mills est un one man show d’un Simon Pegg déchainé qui ne laisse que peu de place à ses quelques partenaires, excepté pour un ou deux hérissons qui passaient par là. En clair, les non fans peuvent s’abstenir. Mais ils perdront l’occasion de s’esclaffer devant d’excellents gags musicaux.

Samsara de Ron Fricke est une expérience à partager dans une salle comble devant un écran géant dans lequel se perdre. Un témoignage aussi, aux plans hypnotiques, de ce qu’est ce monde — beauté et horreur mêlées — amené à disparaître peu ou prou.

En présentant Black’s game de Oskar Thor Axelsson, Frédéric Temps a évoqué Pusher de Nicolas Winding Refn qui n’est autre qu’un des producteurs associés de ce film islandais. La question est : Le cinéma a-t-il réellement besoin d’un Pusher 4 ? Ses ambitions revues à la baisse, tout le film renifle — à l’instar de son acteur principal, ersatz apathique de Stephen Dorff — le déjà-vu de première, du gros bras tatoué aux blondes cocaïnomanes, du mafieux déviant aux humiliations bien ordonnées. L’une des scènes fera certainement date et ne dépare guère dans la catégorie scato à l’honneur cette année à L’Étrange Festival, amis poètes bonjour. En bref, tout ce petit monde tourne en rond à Reykjavik et, sans nul doute parce que l’histoire débute à l’aube du millénaire, le film aux situations ultra-usées jusqu’à la corde paraît déjà totalement dépassé.

A noter que l’inénarrable Eega de SS Rajmouli bénéficie d’une seconde projection ce jour à 17h dans la salle 500 du Forum des images.

A ne pas rater également les doux dingues décortiquant Shining de Stanley  Kubrick dans Room 237 de de Rodney Ascher [Salle 300, 14h45] présenté à Cannes à la Quinzaine de réalisateurs.

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19h45. Insensibles de Juan Carlos Medina

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22h. Comforting skin de Derek Franson

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 5 [10/09/12]

Dans Alexander Vartanov, Óskar Thór Axelsson, Bande annonce, Bruno Samper, Cinéma, Comédie, Crispain Mills, Documentaire, Drame, Fantastique, Festival, Forum des Images, Howard Hughes, Kristina Buozyté, L'Etrange Festival, Omar Rodriguez-Lopez, Polar, Ron Fricke, SF, Western, Wilson Yip le 10/09/2012 à 10:39

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Kenneth Anger est venu présenter avec délectation le film d’Howard Hughes, The outlaw/Le banni, précédé d’une réputation sulfureuse puisque preuve de son amour immodéré — si l’on en juge par toute la publicité faite autour alors que la donzelle boudeuse n’apparaît que  bien peu dans le film très (trop) long du mogul  — pour les roberts de Jane Russell vantés par un "les deux bonnes raisons de voir le film" péremptoire. Résultat, The outlaw est un cas d’école de première et la leçon que l’on en retiendra est qu’il ne faut jamais laisser impunément jouer un enfant gâté avec un (très) long métrage, dut-il en être également le producteur. Le film n’a aucun rythme, les acteurs — Walter Huston en tête — cabotinent, Miss Russell ballade un air d’emmerdement de première — mais oui, ses obus tiennent tous seuls — et les dialogues sont un sommet de débilité. Quant à la musique, elle appuie généreusement chaque changement de ton quand elle ne soutient pas quelques sous-entendus coquins de quelques notes farceuses. Etonnamment, la bombe sexuelle est perpétuellement renvoyée à ses fourneaux tandis que le trio de cow-boys en rut ne font pas mystère de leurs goûts pour les garçons (ou la race chevaline !), le bien pâlot Jack Buetel devenant l’objet de discorde qui brisera la si belle amitié entre Walter Huston/Doc Holliday et Pat Garrett/Thomas Mitchell. Pour sûr, Hugues était foncièrement frappadingue. On ignore qui, de Ben Hecht — qui a participé à l’écriture du scénario — ou du producteur/réalisateur en a rajouté dans la légende gay de Billy the Kid mais la scène où le chenapan compare la taille de ses revolvers à ceux de Doc Holliday devant le regard concupiscent de Thomas Mitchell vaut son pesant de chili.

Horreur, malheur pour les fans de la saga A chinese ghost story. Passons sur le fait que le jeune Yu Shaoqun n’a ni la beauté fragile de Leslie Cheung — à la mémoire duquel cette monstruosité est dédiée, gageons que sa poussière a virevolté dans sa tombe — ni l’espièglerie de Tony Leung qui a repris le rôle en 1991 et que les personnages aient été démultipliés, sans oublier un goût certain pour les blagues douteuses. Tout est laid dans ce film, les effets spéciaux, les diablotines botoxées, les explosions et les combats. Quant à Louis Koo qui interprète — en jouant "comme un japonais" selon la présentation du jour made in Mad Movies, gageons que les mânes de Toshiro Mifune auront apprécié — un chasseur de démons, reconnaissons qu’il fait ce qu’il peut, soit le minimum syndical, pour nous émouvoir avec son histoire d’amour pataude pour un ectoplasme démoniaque séduit à coups de bonbecs. Allez, ouste, aux enfers !

Changement de continent, d’époque et surtout, de ton pour Los Chidos de Omar Rodriguez-Lopez, hilarante variation d’Affreux, sales et méchants de Dino Risi. Précédé d’une petite présentation par le réalisateur qui nous a informé que sa maman aimait beaucoup le film — au vu de son épilogue, nous pouvons de tout cœur comprendre la brave femme — Los chidos nous entraîne dans un délire non sensique où tout est permis pourvu que l’on bouscule les convenances, que l’on brise les tabous et que l’on chie allègrement sur le politiquement correct du voisin américain. Et tout cela bien sûr sans faire trop d’efforts… Quoiqu’il en soit, le monde est définitivement dans la merde, Los chidos confirmant par ailleurs que L’étrange festival est placé cette année — après Headhunters et la nuit zombie — sous le signe de la scatologie bon teint. Bon appétit à tous !

Enfin, pour finir ce week-end, Alexander Vartanov est venu présenter Bullet collector, et ce en compagnie du compositeur de sa — très belle — musique Aleksei Aigi et en a profité pour nous spoiler quelque peu lui-même la fin. Décidément ! Il vaudrait mieux envisager des débats à la fin des films. Quoiqu’il en soit, Bullet collector a sa place dans ce festival, par ses côtés expérimentaux, juqu’au boutistes et glauques — une scène notamment fera date, lorsqu’un blessé s’étouffe en se ficelant le visage avec son intestin grêle (estomacs fragiles s’abstenir) — même si, le film parfois paraît bien trop long, le jeune réalisateur un peu trop enthousiaste se laissant quelque peu aller à quelques coquetteries de style. Divisé en une dizaine de chapitres, et selon Alexander Vartanov, hommage énamouré aux 400 coups de Truffaut — en version ultra violente et désespérée, les jeunes délinquants de Russie finissant peu ou prou au goulag où tous les coups sont permis —, Bullet collector est porté à bout de bras par un jeune acteur extraordinaire dont la beauté sauvage, l’air buté et la blondeur décolorée séduiraient sans peine un certain Gus Van Sant. A ne pas rater, donc.

A voir aujourd’hui, un Richard Dreyfus époustouflant dans Gros plan/Inserts de John Byrum à 15h00 dans la salle 100 du Forum des images. Vous pouvez par contre faire l’impasse sur The Thompsons des Butcher Brothers et Redd Inc. de Daniel Krige. Conseil purement amical.

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14h30. Vanishing waves de Kristina Buozyté & Bruno Samper

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17h. A fantastic fear of everything de Crispain Mills

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19h15. Samsara de Ron Fricke

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21h30. Black’s game de Oskar Thor Axelsson

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 4 [09/09/12]

Dans Alexander Vartanov, Animation, Bande annonce, Bob Clark, Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Festival, Forum des Images, Hitoshi Takekiyo, Horreur, Howard Hughes, Jack Cardiff, L'Etrange Festival, Omar Rodriguez-Lopez, Soi Cheang, Western, Wilson Yip le 09/09/2012 à 10:20

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Journée passable, une migraine ophtalmique m’empêchant de réfléchir profiter pleinement du petit programme que j’avais concocté.

Motorway de Soi Cheang, produit par Milky Way, est un film proprement réalisé et interprété, rondement mené mais — excepté une séquence dans un parking — guère inventif et vient donc s’ajouter à la longue liste des films de série B quelque peu soporifiques. PS. Si Rurik Sallé de chez Mad Movies pouvait arrêter de survendre les films et, accessoirement, de nous en dévoiler la fin lors de ses présentations, ce serait bien aimable de sa part. Merci d’avance.

Lubie soudaine, je change de programme, j’abandonne les nazis de Iron sky pour les squelettes animés de Afterschool midnighters de Hitoshi Takekiyo. Parfois, je ferais mieux d’aller me coucher. Quoiqu’il en soit, l’histoire est plaisamment parodique ; un écorché vif hystérique, des lapins mafieux et une mouche mutante — j’avoue un plaisir singulier devant l’apparition de cet insecte depuis que j’ai visionné Eega — s’agitent inconsidérément face à trois impossibles gamines que l’on lapiderait avec plaisir juste pour qu’elles se taisent. On peut donc sans problème y emmener les gamins. Au-delà de dix ans, s’abstenir sauf si vos neurones ont besoin d’une récréation. Et que vous aimez les comédies musicales tarabiscotées. Et les machins délicieusement farfelus.

Hormis le plaisir de revoir sur grand écran le glauquissime Dead of night de Bob Clark — où l’on retrouve ironiquement le couple de Faces, John Marley et Lynn Carlin se déchirant encore et toujours —, je dois reconnaître que la remarquable performance de 7weeks a définitivement anesthésié la partie gauche de mon crane. C’est donc la mort dans l’âme que j’ai abandonné la seconde partie du programme de L’étrange musique pour aller récupérer quelque peu mes esprits devant The mutations de Jack Cardiff, présenté dans le cadre des Pépites de l’étrange…

Je me retrouve donc à l’ouest, là où résidait manifestement Donald Pleasence lorsqu’il accepta de participer à cette bizarrerie. Homme de science maboule (pléonasme) et féru de greffes, il s’emploie à transformer tous les humains qui lui tombent sous la main — dont de peu farouches demoiselles — en un mix entre le chou-fleur et la créature du lac noir. A noter que The mutations avait pour titre initial The freakmaker et qu’il fut réalisé après La motocyclette et surtout le brutal Dernier train du Katanga. Jack Cardiff se consacra par la suite à sa vocation de directeur de la photographie.

Ma lancinante migraine refusant obstinément de lâcher prise, j’ai pris le chemin du retour, annulant de fait, mais sans regret, la nuit Zombies. Juste histoire de pouvoir profiter un maximum de cette fin de week-end qui promet quelques morceaux de bravoure.

A noter que le total frappadingue Subconscious cruelty de Karim Hussain est projeté ce jour à 21h00 dans la salle 300 du Forum des images.

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14h45. Le banni/The outlaw d’Howard Hughes

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17h. A chinese ghost story de Wilson Yip

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19h. Los Chidos d’Omar Rodriguez-Lopez [Interview]

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21h30. Bullet collector d’Alexander Vartanov

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 3 [08/09/12]

Dans Alex de la Iglesia, Bande annonce, Bob Clark, Ciaran Foy, Cinéma, Comédie, Fantastique, Festival, Forum des Images, Gore, Horreur, J-sploitation, Jack Cardiff, John Lyde, Kenneth Anger, L'Etrange Festival, Matias Hoene, Matt Mitchell, Musique, Noboru Iguchi, Parodie, SF, Soi Cheang, SS Rajamouli, Timo Vuorensola le 08/09/2012 à 09:55

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

Excellente journée avec le frappadingue Eega de SS Rajmouli ou la revanche d’un amoureux assassiné réincarné en mouche. Point trop de chants et de danses mais un malfaisant désopilant et de savoureuses parodies.

Un jour de chance de Alex de la Iglesia ausculte méchamment mais sans hystérie un monde — et un couple — en crise à l’occasion d’un accident stupide ; avec quelques coups de griffe bien placés en direction des médias et de la soif de notoriété.

Enfin, pour Citadel, Ciaran Foy — charmant garçon un tantinet anxieux qui a fait le déplacement pour nous présenter son premier film — réussit à nous refiler ses angoisses en loucedé. Nul doute au vu de la violence sourde qui suinte de chaque plan de Citadel qu’il a réussit à exorciser ses propres peurs et ce, à nos dépens.

A noter que l’excellent Headhunters de de Morten Tyldum bénéficie ce jour d’une seconde projection à 21h30 dans la salle 300 du Forum des images.

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14h30. Motorway de Soi Cheang

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17h15. Iron Sky de Timo Vuorensola

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20h. L’étrange musique

7Weeks sur Dead of night/Le mort vivant de Bob Clark

Kenneth Anger + Brian Butler’s technicolor skull + The occult program

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21h30. The mutations de Jack Cardiff

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A partir de minuit.

Zombie ass: toilet of the dead de Noburu Iguchi

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Cockney Vs zombie de Matias Hoene

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Gangsters, Guns & Zombies de Matt Mitchell

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Osombie de John Lyde

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 2 [07/09/12]

Dans Alex de la Iglesia, Bande annonce, Ciaran Foy, Cinéma, Comédie, Daniel Krige, Fantastique, Festival, Forum des Images, Horreur, L'Etrange Festival, Morten Tyldum, SS Rajamouli, The Butcher Brothers, Thriller le 07/09/2012 à 09:20

© Régine Cirotteau

Résumé de l’épisode précédent.

J’espère pour ce vendredi avoir fait de meilleurs choix qu’hier où, nonobstant un déroutant et fort savoureux Headhunters de Morten Tyldum où excellent Aksel Hennie [vu dans Un chic type de Hans Petter Moland aux côtés de Stellan Skarsgard] et Nikolaj Coster-Waldau, Redd inc. de Daniel Krige, malgré un Nicholas Hope habité qui joue tout seul, est d’une prévisibilité à pleurer* et The Thompsons des Butcher Brothers est résolument navrant. Le fond de l’histoire est stupide et les acteurs jouent tous comme des patates. On était en droit de rêver mieux pour débuter les festivités. Heureusement que la Norvège a relevé le niveau de la soirée.

* A moins, comme ne le prétend Shunrize qui m’a supporté durant deux films que je n’ai vu que trop de pelloches et sois définitivement blasée ^^

A noter que Touristes de Ben Wheatley est projeté ce jour à 15h45 dans la salle 500 du Forum des images et Peeping Tom de Michael Powell à 18h45 dans la salle 300 [dans le cadre de la Carte blanche à Kenneth Anger qui est passé nous saluer lors de la soirée d'ouverture].

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16h. Eega de SS Rajamouli

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19h45. Un jour de chance de Alex de la Iglesia

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22h. Citadel de Ciaran Foy

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A consulter : Programme complet par salles

L’Étrange Festival 2012, Jour 1 [06/09/12]

Dans Bande annonce, Cinéma, Daniel Krige, Fantastique, Forum des Images, Horreur, L'Etrange Festival, Morten Tyldum, The Butcher Brothers, Thriller le 06/09/2012 à 11:13

© Régine Cirotteau

Rendez-vous au Forum des images où débute en fin d’après-midi la 18e édition de L’Étrange Festival.

Pour certaines raisons bien indépendantes de ma volonté, je serais obligée au cours de ces 11 journées de revoir mon programme prévisionnel à la baisse.

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18h. The Thompsons des Butcher Brothers

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19h30. Headhunters de Morten Tyldum

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22h15. Redd Inc. de Daniel Krige

L’Étrange Festival 2012 au Forum des Images [Le programme par salles]

Dans Cinéma, Fantastique, Film noir, Forum des Images, Gore, Horreur, J-sploitation, L'Etrange Festival, News, SF, Slasher, Thriller le 12/08/2012 à 18:30

© Régine Cirotteau

Oyez, oyez !

Le site de L’Étrange Festival vient enfin de mettre en ligne son programme de la 18e édition qui se tiendra cette année du 6 au 16 septembre prochain et m’empêchera du coup de participer pleinement aux festivités pour cause de conflits d’agendas au Forum des Images, où les places seront à réserver à partir du 24 août.

Au programme de cette année, en sus des avant-premières, des compétitions Nouveau genre et Courts métrages, une théma Motor Psycho, deux cartes blanches offertes à Kenneth Anger et Jan Kounen, des focus consacrés à Ben Wheatley, Mathieu Seiler et Ron Fricke et deux nuits : Zombie (youpi !) et New British Generation, sans oublier Les pépites de l’étrange et le Retour de flamme avec la collaboration de Lobster Films. Entre autres.

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• PROGRAMME •

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© Alliance Films

Jeudi 6 septembre 2012

[Salle 30]

  • 19H00 — Kustom Kar Kommandos de Kenneth Anger [CM]
    Motor psycho : le gang sauvage de Russ Meyer
  • 21H00 — Le cher disparu de Tony Richardson

[Salle 100]

  • 18H30 — How to start your own country de Jody Shapiro
  • 20H15 — Los Chidos d’Omar Rodriguez-Lopez
  • 22H15 — Siège de Paul Donovan & Maura O’Connell

[Salle 300]

  • 18H00 — The Thompsons des Butcher Brothers
  • 20H00 — Les vies de Loulou de Bigas Luna
  • 22H00 — Afterschool midnighters de Hitoshi Takekiyo

[Salle 500]

  • 19H30 — Wrong Cops de Quentin Dupieux [CM]
    Cornée de Stéphane Blanquet [CM]
    Headhunters de Morten Tyldum (photo)
  • 22H15 — Redd Inc. de Daniel Krige

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© Cinedigm Entertainment Group

Vendredi 7 septembre 2012

[Salle 100]

  • 15H30 — Le collier perdu de la colombe de Naser Khemir
  • 17H30 — Freaks, la monstrueuse parade de Tod Browning
  • 19H00 — Henge de Hajime Ohata
  • 20H15 — Knightriders de George A. Romero

[Salle 300]

  • 16H00 — Eega de SS Rajamouli
  • 18H45 — Le Voyeur de Michael Powell
  • 21H00 — L’Étrange musique : Sayona plays Black Mass Rising de Kenneth Anger

[Salle 500]

  • 15H45 — Touristes de Ben Wheatley
  • 17H45 — Driver de Walter Hill
  • 19H45 — Un jour de chance de Alex de la Iglesia
  • 22H00 —  Citadel de Ciaran Foy (photo)

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© Nikkatsu

Samedi 8 septembre 2012

[Salle 100]

  • 15H30 — Le collier perdu de la colombe de Naser Khemir
  • 17H30 — Compétition de courts métrages 1
    Music for one X-mlas & 6 drummers de Nilsson Stjärne & Simonsson Ola Johannes
    Underlife de Jaroslaw Konopka
    Posledny autobus de Martin Snopek & Ivana Laucikova
    The impostors de Jules Stevens
    Broeders de Bobby Boermans
    Rabbid de Luis Nieto
    The centrifuge brain project de Till Nowak
    Error 0036 de Raul Fernandez
    Ta Bula Rasa de Matthew Rankin
    Abiogeneis de Richard Mans
  • 19H30 — La grande casse/Gone in 60 seconds de H.B Toby Halicki
  • 21H45 — Mutations de Jack Cardiff

[Salle 300]

  • 14H30 —Motorway de Soi Cheang
  • 16H30 — Rencontre avec Kenneth Anger
  • 9H00 — Paradis : Amour d’Ulrich Seidl
  • 21H30 — Headhunters de Morten Tyldum

[Salle 500]

  • 17H15 — Iron Sky de Timo Vuorensola
  • 20H00 — L’Étrange musique : 7 weeks plays Dead of night de Bob Clark & The occult program de Kenneth Anger & Brian Butler’s Technicolor Skull
    Inauguration of the Pleasure Dome de Kenneth Anger
    Brush of Baphomet de Kenneth Anger
    Night of Pan de Brian Butler
    Union of Opposites de Brian Butler
  • 0H00 — La nuit Zombie :
    Zombie ass: toilet of the dead de Noburu Iguchi (photo)
    Cockney Vs zombie de Matias Hoene
    Gangsters, Guns & Zombies de Matt Mitchell
    Osombie de John Lyde

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© Artsploitation Films

Dimanche 10 septembre 2012

[Salle 30]

  • 15H00 — Motorway de Soi Cheang
  • 17H15 — Le cher disparu de Tony Richardson
  • 19H30  — The second death de Santiago Fernandez Calvette
  • 21H15 — Hated de Lee Madsen

[Salle 100]

  • 14H45 — Le banni/The outlaw d’Howard Hughes
  • 17H00 — La garce/Beyond the forest de King Vidor
  • 19H15 — Practical electronica de Ian Helliwell
  • 20H45  — Dead Sushi de Noboru Iguchi

 [Salle 300]

  • 14H30  — Les anges gardiens/Freebie & the Bean de Richard Rush
  • 16H45  — Marina Abramovic The artist is present de Matthew Akers & Jeff Dupre
  • 19H00  — Los Chidos d’Omar Rodriguez-Lopez
  • 21H00 — Subconcious cruelty de Karim Hussain

 [Salle 500]

  • 14H45 — The fourth dimension
    Lotus community workshop de Harmony Korine
    Chronoeye de Aleksey Fedorchenko
    Fawns de Jan Kwiecinski
  • 17H00 — A chinese ghost story de Wilson Yip
  • 19H15 — Games of werewolves de Joan Martinez Moreno
  • 21H30 — Bullet collector d’Alexander Vartanov (photo)

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© Artsploitation Films

Lundi 10 septembre 2012

[Salle 100]

  • 15H00 — Gros plan/Inserts de John Byrum
  • 17H15 — Comforting skin de Derek Franson
  • 19H30 — Compétition de courts métrages 2
    Augenblicke de Petra Bargiel Martin
    At the formal de Andrew Kavanagh
    Le di@ble en bouche de Frank Ternier
    Félix de Anselm Belser
    Apnoe de Harald Hund
    Derivation de Hyun-Suk Seo
    Retourn of blowfly de Alban Gily
    Basta Gon de Marc Schlegel
  • 21H45 — Road dogs de Shane Aquino

[Salle 300]

  • 15H30 — The Thompsons des Butcher Brothers
  • 17H30 — 11.25 The day he chose his own fate de Koiji Wakamatsu
  • 20H00 — Dead shadows de David Cholewa
  • 22H00 — Redd Inc. de Daniel Krige

[Salle 500]

  • 14H30 — Vanishing waves de Kristina Buozyté & Bruno Samper (photo)
  • 17H00 — A fantastic fear of everything de Crispain Mills
  • 19H15 —  Samsara de Ron Fricke
  • 21H30 — Black’s game de Oskar Thor Axelsson

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© DistriB Films

Mardi 11 septembre 2012

[Salle 100]

  • 15H15 — Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère de René Allio
  • 17H45 — Le cheval de fer de Pierre William Glenn
  • 19H45 — Compétition de courts métrages 3
    Paradise palms de Eleonore Dailly
    The adult’s flesh de Jeong Ki Jeong
    Septimana de Sylvain Cappelletto
    Alien repair guy de Ostein Moe
    Year zerooff Barcelona 2011 main titles de Mischa Rozema
    Drained de Nick Peterson
    We’ll become oil de Mihai Grecu
    Bonsai de Oscar Martin
    Bonequinha do papai de Luciana Eguti & Paulo Muppet
    Aata min naiset de Martta Tuomaala
  • 21H45 — Subconscious cruelty

[Salle 300]

  • 14H45 — Room 237 de Rodney Ascher
  • 17H15 — Blank City de Céline Danhier
  • 19H15 — Les habitants de Alex Van Warmerdam
  • 21H30 — Berberian sound studio de Peter Strickland

[Salle 500]

  • 15H00 — God bless America de Bobcat Goldthwait
  • 17H00 — Eega de SS Rajamouli
  • 19H45 — Insensibles de Juan Carlos Medina (photo)
  • 22H00 — Comforting skin de Derek Franson

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KoboiFILM

Mercredi 12 septembre 2012

[Salle 30]

  • 15H15 — The Thompsons des Butcher Brothers
  • 17H00 — The second death de Santiago Fernandez Calvette
  • 19H00 — Practical electronica de Ian Helliwell
  • 20H30 — Comforting skin de Derek Franson

[Salle 100]

  • 14H45 — Henge de Hajime Ohata
  • 16H00 — Gyo de Takayuki Hirao
  • 17H30 — Compétition de courts métrages 4
    Machina homosapiens de Olaf Hoegermeyer
    Schwere augen de Siegfried A. Fruhauf
    One moment please de Maarten Koopman
    Thin red line de Paul O’Donoghue
    Newly risen decay Giada Ghiringhelli
    How we tried a new combination of light de Alanté Kavaïté
  • 19H15 — Le cadeau de Stefanie de Mathieu Seiler
  • 21H30 — Der Ausflug de Mathieu Seiler (photo)

[Salle 300]

  • 14H30 — A chinese ghost story de Wilson Yip
  • 16H30 — Vanishing waves de Kristina Buozyté & Bruno Samper
  • 19H00 — Games of werewolves de Joan Martinez Moreno
  • 21H15 — Antiviral de Brandon Cronenberg

[Salle 500]

  • 15H00 — Motorway de Soi Cheang
  • 17H15 —  Baraka de Ron Fricke
  • 19H45 — Samsara de Ron Fricke
  • 22H15 —  Excision de Richard Bates Jr.

*****

© Aniplex

Jeudi 13  septembre 2012

 [Salle 100]

  • 15H45 — Les anges gardiens/Freebie & the Bean de Richard Rush
  • 18H00 — Compétition de courts métrages 5
    The appliquant de Tim Dean
    The way to M de Zsuzanna Werner
    The dust machine de Damon Mohl
    Beautiful funeral de Enrique Rovira
    Sync de Max Hattler
    Die flie gen/The birds II de Susann Maria Hempel
    Combustion de Renaud Hallée
    Move de John Graham
    Einspruch VI de Rolando Colla
    A finish fable de Niina Suominen
    25KM2 de Jana Minarikova
  • 20H00 — Gros plan/Inserts de John Byrum
  • 22H15 — Meurtre en VHS de Jeff Lieberman

[Salle 300]

  • 14H30 — Bullet collector d’Alexander Vartanov
  • 17H00 — 11.25 The day he chose his own fate de Koiji Wakamatsu
  • 19H30 — Room 237 de Rodney Ascher
  • 21H45 — Black’s game de Oskar Thor Axelsson

[Salle 500]

  • 15H00 — Gyo de Takayuki Hirao (photo)
  • 16H45 — Berberian sound studio de Peter Strickland
  • 19H00 — Maniac de Franck Khalfoun
  • 21H00 — The fourth dimension
    Lotus community workshop
    de Harmony Korine
    Chronoeye de Aleksey Fedorchenko
    Fawns de Jan Kwiecinski

*****

© IFC Films

Vendredi 14 septembre 2012

[Salle 100]

  • 15H45 — La grande casse/Gone in 60 seconds de H.B Toby Halicki
  • 18H00 — L’homme à la caméra de Dziga Vertov
  • 19H30 — The second death de Santiago Fernandez Calvette
  • 21H30 — Hated de Lee Madsen

[Salle 300]

  • 14H00 — Antiviral de Brandon Cronenberg (photo)
  • 16H15 — Insensibles de Juan Carlos Medina
  • 18H30 — God bless America de Bobcat Goldthwait
  • 20H30 — Citadel de Ciaran Foy
  • 22H15 — Resolution de Justin Benson

[Salle 500]

  • 15H30 — Un jour de chance de Alex de la Iglesia
  • 17H45 — Baraka de Ron Fricke
  • 19H45 — A fantastic fear of everything de Crispain Mills
  • 22H00 — Games of werewolves de Joan Martinez Moreno

*****

© Walker Pictures

Samedi 15 septembre 2012

[Salle 30]

  • 16H30 — Resolution de Justin Benson
  • 18H30 — The Thompsons des Butcher Brothers
  • 20H15 — How to start your own country de Jody Shapiro
  • 21H45 — Motorway de Soi Cheang

[Salle 100]

  • 15H30 — Kustom Kar Kommandos de Kenneth Anger [CM]
    Motor psycho : le gang sauvage de Russ Meyer
  • 16H45 — Gyo de Takayuki Hirao
  • 18H15 — Dead Sushi de Noboru Iguchi (photo)
  • 20H30 — Blood freaks de Steve Hawks & Brad F.Grinter
  • 22H15 — Les 3 supermen turcs aux jeux olympiques de Yavuz Yalinkiliç

[Salle 300]

  • 14H00 — Mort sur le grill de Sam Raimi + Ultimate fucking de Jan Kounen [CM]
  • 16H00 — Down terrace de Ben Wheatley
  • 18H00 — Kill list de Ben Wheatley
  • 20H00 — Touristes de Ben Wheatley
  • 22H30 — Excision de Richard Bates Jr.

[Salle 500]

  • 17H00 — Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio + Panshin Beka Winono de Jan Kounen
  • 19H30 — Iron Sky de Timo Vuorensola
  • 21H45 — Resolution de Justin Benson
  • 0H00 — Nuit New British génération
    Attack the block de Joe Cornish
    Grabbers de Jon Wright
    Tower block de James Nunn & Ronnie Thompson
    God save the films de David Périsseire

*****

© Reel Suspects

Dimanche 16 septembre 2012

[Salle 30]

  • 15H15 — Practical electronica de Ian Helliwell
  • 16H45 — How to start your own country de Jody Shapiro
  • 18H30 — The second death de Santiago Fernandez Calvette (photo)
  • 20H15 — Redd Inc. de Daniel Krige

[Salle 100]

  • 14H45 — Afterschool midnighters de Hitoshi Takekiyo
  • 16H45 — Le cher disparu de Tony Richardson
  • 19H15 — Les vies de Loulou de Bigas Luna
  • 21H15 — Siège de Paul Donovan & Maura O’Connell

[Salle 300]

  • 14H30 — Knightriders de George A. Romero
  • 17H30 — Driver de Walter Hill
  • 19H30 — Marina Abramovic The artist is present de Matthew Akers & Jeff Dupre
  • 21H45 — Blank City de Céline Danhiera

[Salle 500]

  • 15H00 — Ernest et Célestine de Vincent Patar, Stéphane Aubier et Benjamin Reiner
  • 17H00 — Retour de flamme : Le Fantôme de l’opéra de Rupert Julian
  • 20H00— Dredd 3D de Pete Travis

*****

Il sera ensuite plus que temps de reprendre une activité normale, du moins jusqu’au prochain festival.

A noter que le PIFFF aura lieu cette année du 16 au 25 novembre 2012.

*****

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Photos : Régine Cirotteau – DR/L’Étrange Festival

Festival Paris Cinéma [08/07/12 — Journal de bord 10. Part 2] : Zhu Shilin, Doe Ching & Patrick Lung-Kong

Dans Cinéma, Doe Ching, Festival, Festival Paris Cinéma, Forum des Images, Patrick Lung-Kong, Zhu Shilin le 10/08/2012 à 09:45

© FredMJG

Les femmes prennent le pouvoir.

Un léger problème sur le son lors de la projection de The decisive moment digéré, une pause café gourmand s’impose ; puis la journée se poursuit au Forum des images sans souci majeur, et ce, jusqu’au bout de la nuit.

*****

© Hong Kong Film Archive

16h30. Sorrows of the Forbidden City de Zhu Shilin_1948
avec  Zhou Xuan, Shu Shi, Hong Bo et Tang Ruoqing

Dans les griffes de Cixi. Narrant les dernières années de règne de la dynastie Qing, Sorrows of the forbidden city est une œuvre remarquable, d’une beauté visuelle surprenante et qui fait la part belle aux femmes, victimes toujours sacrificielles de la raison d’état.

Sommé d’épouser la donzelle — une traitresse larmoyante et rapporteuse — choisie par l’impératrice douairière qui répugne à lui abandonner totalement le pouvoir, voilà notre falot empereur, Guangxu, réduit à l’état de simple pantin, qui s’entête toutefois à n’honorer que la première concubine (la ravissante Zhou Xuan), femme de cœur et de tête, dont il est éperdument amoureux.

Et la jeune femme de profiter de ces grâces et de cette position inopinée pour provoquer la vieille peau et tenter de moderniser le palais. Tandis que l’ambitieux caresse un enthousiaste projet de réformes tant politiques qu’administratives de la Chine. Tout en lorgnant sur le trône où il espère bien un jour pouvoir poser ses augustes fesses.

D’une grandeur tragique, Sorrows of the forbidden city est un étourdissant ballet d’intrigues et de trahisons avec son compte d’eunuque délateur et de ministres félons, où confinés dans une cage dorée où même les geôliers ne détiennent guère la clé, les princes, leurs favorites et leurs sbires s’affrontent et se défient au total mépris du peuple qui gronde aux portes de la forteresse, éternelle cible de guerres insensées et de défaites sanglantes.

Le film s’achève sur la fuite éperdue de l’empereur et de sa suite, tandis que la concubine, belle âme indomptable n’aura d’autre choix que l’obéissance aveugle et le déshonneur de la déroute ou le suicide et l’affirmation de soi et de sa liberté.

Triste constat où l’on voit les nobles se travestir en paysans pour échapper tant à la vindicte des vainqueurs qu’à la folie des Boxers, assassins nationalistes qu’ils ont réchauffés en leur sein, rêvant d’une armée secrète chargée de juguler l’avidité des puissances étrangères.

A noter pour la petite histoire que le film de Zhu Shilin fut jugé  — notamment à cause de sa critique acerbe des agissement des Boxers — antipatriotique et interdit par Mao Tse Tung et ce, sous l’impulsion de sa femme si l’on en croit la rumeur publique.

*****

© Hong Kong Film Archive

19h. Our Sister Hedy de Doe Ching_1957
avec Julie Yeh Feng, Hong Mu, Jeanette Lin Tsui, Dolly Soo Fung, Peter Chen Ho, Kelly Lai Chen et Wang Yuen-lung

4 mariages et un accident. Comme le Docteur March, monsieur Kong a fort à faire avec ses quatre filles. Bien que d’un tempérament différent mais sacrément cabochardes, elles ne vont cesser de se chamailler à tout propos — au sujet de leur avenir mais surtout bien évidemment de la gent masculine — durant près de deux heures.

Le film, bien qu’amusant, est un peu longuet puisque l’on devine très tôt que ce singulier quatuor va finir par se caser selon l’archétype représenté, au grand bonheur du papa gâteau, un tantinet dépassé.

Car malgré un suspense impitoyable pour cause d’un affreux drame qui s’abat sur le garçon manqué de la bande (la fameuse Hedy, grande gueule interprétée avec une belle assurance par Jeanette Lin Tsui) — et qui laisse augurer du pire avant de se résoudre en deux temps trois mouvements à l’hilarité générale des spectateurs — tout est bien qui finira merveilleusement bien. A la jeune mais sensible écervelée, un mariage d’amour ; à la vieille fille trop raisonnable, le veuf d’ores et déjà flanqué de deux gamines ; à la scandaleuse (la réjouissante Julie Yeh Feng en mante religieuse héroïne de quelques cha-cha-chas dévoyés), les épousailles de raison. Quant à notre brave Hedy, malgré ses dénégations, elle se noiera dans le regard velouté de Kelly Lai Chen et convolera également en justes noces après un infernal chassé-croisé amoureux où le téléphone joue malicieusement un rôle primordial.

Comédie de mœurs charmante bien qu’extrêmement datée — le rêve secret de toute damoiselle qui se respecte et ayant acquis son indépendance financière est manifestement encore et toujours de trouver, si ce n’est l’amour de sa vie, du moins un beau parti —, Our sister Hedy témoigne néanmoins de l’émancipation des femmes dans le Hong Kong bourgeois des années 50 et des transformations profondes de la société.

Le plus surprenant dans la réalisation très classique de Doe Ching est le manque total de fluidité entre les différentes scènes. Chaque petite vignette, qu’elle soit drolatique ou sentimentale, se clôture immanquablement par un brutal et expéditif fondu au noir qui tend de ce fait à étouffer la narration. Parti-pris fort singulier donc, qui heurte en permanence la rétine et tend à devenir fatiguant sur la longueur.

*****

© Hong Kong Film Archive

21h15. Teddy Girls/Fei nu zheng zhuan de Patrick Lung-Kong_1969
avec Josephine Siao, Kenneth Tsang Kong, Nancy Sit Kar-yin, Meng Li, Lydia Sum, Ha Ping et Patrick Lung Kong

Rebelles, et pour cause. Teddy girls nous plonge sans ménagement dans le monde brutal de la délinquance juvénile, côté filles. Et elles ne sont guère moins violentes que les mâles. L’héroïne (l’impeccable Josephine Siao, future héroïne de The spooky bunch de Ann Hui), qui vient d’un milieu plutôt aisé, ne sait comment exprimer son mal de vivre autrement qu’en participant à des bringues à tous casser — et surtout les têtes des gars qui oseraient s’approcher d’un peu trop près de ses copines.

Envoyée illico dans un centre de redressement, elle va se trouver confrontée à moult humiliations de la part de ses co-détenues — nettement moins sadiques cependant que dans les multiples séries B consacrées aux "femmes en prison" — qui vont lui faire passer le goût de la délation.

C’est que Josephine veut avant tout qu’on lui fiche une paix royale et caresse en loucedé l’idée de s’évader de sa cage pour faire payer au centuple sa génitrice, coupable d’avoir trompé son père jusque dans le lit conjugal, et surtout crever son beau-père, immonde gigolo qui a précipité la ruine de sa famille tandis qu’elle croupit en tôle.

Comprenant que l’union fait la force, Josephine fait un marché avec d’autres infortunées (dont Nancy Sit Kar-yin, sur le chemin quant à elle, de la réhabilitation), tout aussi résolues à se venger des hommes qui les ont subornées.

Maquereau d’une lâcheté exemplaire, traitre visqueux ou jeunes excités qui n’aiment rien tant que trousser les jeunes filles surtout quand elles disent non, le moins que l’on puisse remarquer est que la gent masculine est décrite ici de manière bien peu glorieuse. Il n’y a, pour sauver la dignité du sexe fort, que le bienveillant directeur de l’institution — porte-parole du réalisateur* — qui préfère, au grand dam de ses supérieurs moins enclins à l’indulgence, comprendre et conseiller plutôt que châtier aveuglément. Ainsi va-t-il encourager ses "pensionnaires" à s’exprimer au travers d’un défilé de mode, scène hautement ahurissante en un tel lieu.

Dès lors que les fugitives se consacrent à leur vendetta, le rythme du film s’accélère et les scènes de crime sont filmées dans un état d’hystérie totale, un frénétique meurtre à l’arme blanche révélant notamment la folie psychotique d’une des proscrites (Lydia Sum). Lorsque Josephine se retrouve face à sa proie, la voilà qui entame avec elle une danse de mort quasi orgasmique, où les rôles brusquement se trouvent inversés. A l’adolescente le pouvoir de vie ou de mort sur l’affreux, au beau-père désormais sans défense face à la furie, la peur abjecte.

Si Teddy girls évoque, sans toutefois égaler le sadisme inhérent au genre, les pelloches de la Nikkatsu exploitant à loisir le thème de la criminalité juvénile, et plus particulièrement la fameuse série des Stray Cat Rock** produite en 1970, le film s’inscrit nonobstant dans la droite lignée des mélodrames sociaux de Patrick Lung-Kung.

Pour preuve, le long discours très moral du directeur qui clôt le film où il s’interroge sur la part de responsabilité d’une civilisation répressive aux lendemains qui font déchanter une jeunesse en perte de repères et réaffirme l’importance de l’éducation parentale, tout en n’oubliant pas de pointer du doigt les inégalités sociales qui poussent au crime les plus démunis. Il est évident que pour lui, comme pour le réalisateur, toute société a les voyous qu’elle mérite. Édifiant.

* A noter que Patrick Lung-Kong s’est octroyé ici — après avoir interprété le flic tenace qui rendait la vie infernale au protagoniste de Story of a discharged prisoner — le rôle ingrat, qu’il tient à la perfection, du libidineux beau-père.

** Et surtout le fameux Boulevard des chattes sauvages de Yasuharu Hasebe, avec l’indomptable Mako Keiji — future Femme scorpion vengeresse — en tête d’affiche, projeté en début d’année à la Cinémathèque Française lors du centenaire de la Nikkatsu.

*****

A suivre…

Si vous avez raté le début

  • Avant première de Holy Motors de Léos Carax
  • Teaser
  • Jour 1 — vendredi 29 juin 2012 — avec Jeff Mills, André Sauvage & Herman Yau
  • Jour 2, Part 1 — samedi 30 juin 2012 — avec Roman Cheung, Nam Nai-choi, Herman Yau & Chin Man-kei
  • Jour 2, Part 2 — samedi 30 juin 2012 — avec Ann Hui, Yuen Wo Ping, Wu Ma, Miguel Gomes & Yeun Sang-ho
  • Jour 3 — dimanche 1er juillet 2012 — avec Ann Hui, Clara Law, Ringo Lam, Bence Fliegauf & Khavn de la Cruz
  • Jour 4 — lundi 2 juillet 2012 — avec Patrick Tam, Michael Hui, Yang Yong-hi, Tom Shu-yu Lin & Yim Ho
  • Jour 5 — mardi 3 juillet 2012 — avec Raoul Ruiz, Kim Nguyen & Julia Murat
  • Jour 6, Part 1 — mercredi 4 juillet 2012 — avec Wu Ma & Kirk Wong
  • Jour 6, Part 2 — mercredi 4 juillet 2012 — avec Patrick Lung-Kong, Peter Wai-Chuen Yung & Allen Fong
  • Jour 7 — jeudi 5 juillet 2012 — avec Patrick Tam, Ann Hui, Elmin Alper & Allen Fong
  • Jour 8 : Les délibérations — vendredi 6 juillet 2012 — avec Allen Fong
  • Jour 9, Part 1 — samedi 7 juillet 2012 — avec Patrick Tam & Ann Hui
  • Jour 9, Part 2 — samedi 7 juillet 2012 — avec Patrick Tam, Yuen Wo Ping, Tsui Hark & Pang Ho-cheung
  • Jour 10, Part 1 — dimanche 8 juillet 2012 — avec la Fresh Wave

Et le palmarès du Festival Paris Cinéma 2012

Festival Paris Cinéma [08/07/12 — Journal de bord 10. Part 1] : La Fresh Wave

Dans Cinéma, Court-métrage, Festival, Festival Paris Cinéma, Forum des Images, Lai Yan-chi, Leung Chung-Man, Vicky Wong, Wong Chun, Wong Hin-Yeung le 09/08/2012 à 09:47

© FredMJG

Festival International de Courts Métrages Fresh Wave.
Abandon ce jour du programme prévu (Man on the brink d’Alex Chung qu’il me semble avoir déjà vu au siècle dernier (bah ! quoi ?) dans une copie bien pourrave et les deux téléfilms d’Allen Fong — un crève cœur — réalisés pour la série Below the lion rock à laquelle a également participé Ann Hui) au MK2 Bibliothèque car 1/ me connaissant, je sais que je ne vais pas avoir le courage de reprendre le métro pour changer de cinéma 2/ c’est l’occasion de profiter un peu de Johnnie To en allant visionner les courts métrages de la Fresh Wave dont il est le parrain.

Direction donc le Forum des images en espérant fort qu’aucun sabotage ne vienne assombrir plus encore ce dimanche pluvieux.

*****

© ADC

14h. 6th March de Wong  Chun_2011
avec Wong Yat-ho, Derrick Benig, Chan Wai-kin, Cheng Shu-fung, Yu Ka-lun et Charles Chan

Table ronde. Arrêtés lors d’une manifestation, trois étudiants — qui ressemblent comme des clones, conscience politique aiguë en sus, aux collégiens de L’enfer des armes — font face à 3 générations de policiers aux idées et aux méthodes dissemblables (le plus vieux est autrefois arrivé à la nage de la Chine continentale et leur reproche insidieusement de ne pas avoir les ambitions équivalentes à la chance qui leur est offerte de poursuivre des études, le plus jeune est le frère de l’un des protestataires).

Entre menaces sous-jacentes et leçons de morale édifiantes, 6th march renvoie dos à dos des gamins qui ne se retrouvent pas dans les idées de leurs ainés (l’ascension sociale doit obligatoirement se faire dans la souffrance et à la force du poignet tout en suivant aveuglément la ligne du parti si l’on en croit les fonctionnaires de police) et des adultes totalement dépassés face à une jeunesse qui refuse de jouer le jeu de l’individualisme à tout crin. Travailler plus pour gagner encore moins, voilà bien une idée universelle qui parcourt désormais le monde.

Si la corruption généralisée, la crise financière et surtout, la folie immobilière qui a toujours court à Hong Kong sont fustigées, Wong Chun n’en oublie pas de nous faire partager les affres familiales de ses jeunes héros, où l’ainé semble encore et toujours devoir se sacrifier pour les cadets.

Les six acteurs sont remarquables et la tension prégnante de bout en bout.

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© ADC

Basket de Wong Hin-Yeung_2009
avec Sin Ng-tsai, Lam Cham-yin Augustine, Law Ah-kau et Wong Kam-mui

Fils indignes. Délaissant la cartographie sinueuse de Hong Kong, Wong Hin-Yeung situe son court métrage dans un petit village de pêcheurs en pleine crise. Le poisson est rare, les bouches à nourrir trop nombreuses, la famille se doit donc d’ ‘éloigner’ les inutiles.

Basket est une sorte de mini Ballade de Narayama, sans la noblesse de cœur — la grand-mère que l’on va abandonner dans une crique comme on le ferait d’un clébard à l’orée d’une forêt est parfaitement gâteuse et son mutisme vaut condamnation —, dont la cruauté est soulignée à l’épilogue par la logique lapidaire d’un enfant. Cinglant.

*****

© ADC

Gwangong VS Alien de Leung  Chung-Man_2011
avec Chan Wai Sing, Choi Kit, To Ching Sing, Vito Kit, Torrice Tsui et Kwai Tin Pang

Godzilla pas mort. Un alien belliqueux aux allures de poussin en ferraille s’apprêtant à détruire Hong Kong, Pékin envoie sans coup férir son super robot de la mort, Lei Feng, héros de la propagande maoïste. Manifestement aussi obsolète que ses idées, notre androïde succombe sous les coups de l’envahisseur contre lequel, en désespoir de cause, est mandé le héros sans peur et sans reproche Gwangong.

Définitivement barré, Gwangong vs alien rappelle les San Ku Kaï et autre Bioman de notre enfance. Si ce n’est que, sous couvert d’un délirant film de monstres, Leung Chung-man critique de manière acerbe le gouvernement chinois tout en rendant un insolent hommage aux révoltés de Tien’anmen.

*****

© ADC

15h. 1+1 de Lai Yan-chi_2010
avec Ricky Yeung Sau-churk, Jocelyn Kan et Ducky Chi-tak

Le bonheur en héritage. Interprété par des non-professionnels — Ricky Yeung Sau-churk est cependant un artiste activiste reconnu — 1+1 rappelle, de par sa structure, les docu-fictions d’Allen Fong.

Le film de Lai Yun-chi suit un grand-père et sa petite fille dans les rues de Hong Kong où ce touchant duo plante des bambous au milieu du béton, marquant ainsi chaque endroit que le progrès et les entreprises immobilières vouent à la disparition.

Tout à leur villégiature, ils se créent des souvenirs, dissertent sur le temps qui passe, le bonheur d’être ensemble et notamment le pardon à accorder aux tiers et à soi-même par l’entremise du kidnapping d’une petite tortue, dont la libération en pleine ville a suffi à racheter les péchés de son propriétaire.

1+1 est un délicieux conte écolo-poétique où emmener de préférence les enfants turbulents qui y apprendront quelques leçons élémentaires de vie : profiter des gens qu’ils aiment avant qu’ils ne disparaissent et leur allouer pleine confiance pour ne pas risquer de se perdre définitivement.

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© ADC

The decisive moment de Vicky Wong_2010
avec Huang Xianguang, Tang Kwun-hang, Yow Chee-bore, Mak Lok-sun, Leung Pui-yee et Lam Kin-ming

Portrait d’un vieux briscard. Emprunt d’une certaine nostalgie, The decisive moment est le faux biopic — interviews de ses anciens collègues à l’appui — d’un reporter photographe ,"Uncle Cheung" (Huang Xianguang), qui a bâti sa réputation sur un don imparable, la capacité quasi magique de capturer au bon moment le tragique d’une scène, et ce, sans états d’âme particulier. Jusqu’à ce qu’un jour, de l’autre côté de l’objectif, l’agonie d’un proche le force à se confronter à sa propre conscience et l’abandonne, impuissant à poursuivre son métier.

Désormais incapable de prendre une photo "intéressante" selon la nouvelle éthique des médias modernes engagés dans une course concurrentielle qui leur fait souvent oublier toute pudeur pour coller du sang à la une, Uncle Chung va trouver une nouvelle raison de vivre en prenant sous son aile un jeune collègue cynique et méprisant, quoique fasciné par cette gloire défunte. Disciple qu’il rendra célèbre, à son corps défendant. Mais le doigt sur le déclencheur comme si son appareil pouvait encore servir de bouclier et tenir la mort à distance.

Traitant judicieusement des dérives de la presse à sensation, The decisive moment interroge tout autant la fascination des sociétés modernes pour les faits divers que la difficulté des journalistes à calculer la saine distance entre voyeurisme et témoignage.

A lire : Sur EastAsia, l’entretien avec les réalisateurs Lai Yan-chi et Vicky Wong.

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A suivre…

Si vous avez raté le début

  • Avant première de Holy Motors de Léos Carax
  • Teaser
  • Jour 1 — vendredi 29 juin 2012 — avec Jeff Mills, André Sauvage & Herman Yau
  • Jour 2, Part 1 — samedi 30 juin 2012 — avec Roman Cheung, Nam Nai-choi, Herman Yau & Chin Man-kei
  • Jour 2, Part 2 — samedi 30 juin 2012 — avec Ann Hui, Yuen Wo Ping, Wu Ma, Miguel Gomes & Yeun Sang-ho
  • Jour 3 — dimanche 1er juillet 2012 — avec Ann Hui, Clara Law, Ringo Lam, Bence Fliegauf & Khavn de la Cruz
  • Jour 4 — lundi 2 juillet 2012 — avec Patrick Tam, Michael Hui, Yang Yong-hi, Tom Shu-yu Lin & Yim Ho
  • Jour 5 — mardi 3 juillet 2012 — avec Raoul Ruiz, Kim Nguyen & Julia Murat
  • Jour 6, Part 1 — mercredi 4 juillet 2012 — avec Wu Ma & Kirk Wong
  • Jour 6, Part 2 — mercredi 4 juillet 2012 — avec Patrick Lung-Kong, Peter Wai-Chuen Yung & Allen Fong
  • Jour 7 — jeudi 5 juillet 2012 — avec Patrick Tam, Ann Hui, Elmin Alper & Allen Fong
  • Jour 8 : Les délibérations — vendredi 6 juillet 2012 — avec Allen Fong
  • Jour 9, Part 1 — samedi 7 juillet 2012 — avec Patrick Tam & Ann Hui
  • Jour 9, Part 2 — samedi 7 juillet 2012 — avec Patrick Tam, Yuen Wo Ping, Tsui Hark & Pang Ho-cheung

Et le palmarès du Festival Paris Cinéma 2012