Enfant d’Eve. Il aurait été follement judicieux qu’Eva (Tilda Swinton, impériale en desperate housewife qui ne reconnaît pas le fruit de ses entrailles) prénomme son chérubin non désiré Damien en lieu et place de Kevin car ce damné lardon est une vraie malédiction.
Mois: septembre 2011
Remercions avant tout Cary Grant — et sa classe folle — de donner de sa personne et d’oser tout, voire n’importe quoi, sans jamais craindre de sombrer dans le ridicule.
L’ange exterminateur. La cloche de l’enfer, sous ses oripeaux de conte mi-fantastique mi-horrifique, est avant tout une critique sulfureuse du régime franquiste. Le tournage fut endeuillé par l’accident tragique qui coûta la vie à son jeune réalisateur, Claude Guérin, qui chut — ou sauta, le mystère reste entier — de l’impressionnant clocher de l’église galicienne, décor récurrent du film. Ce dernier fut alors achevé selon différentes sources par Juan Antonio Bardem, assisté du scénariste Santiago Moncada.
Danse avec les ninjas. Produit par la Nikkatsu, sous le label Sushi Typhoon — Sa mission : réaliser des films foufous avec 3 yens, voire moins — Alien vs. Ninja ne ment pas sur la marchandise. Il y a des ninjas en goguette et de l’alien carnassier qui s’écrase sur terre, non loin d’une rencontre impromptue entre deux factions.
Les dingos sont de sortie. Un homme à l’air effrayé (Martin Landau nettement plus allumé que dans Cosmos 1999) pénètre dans un snack bar. Le cuisinier s’est fait la tête de Donald Pleasence et, un grand hachoir à la main, se précipite pour l’ouvrir en deux le prenant pour un quartier de bœuf. Martin pousse des cris d’orfraie et se réveille. Ça n’était qu’un mauvais rêve. Ouf !
Sushi teub. Dans un salon de massage qui ne paie pas de mine et où les prestations sont à la portée de toutes les bourses — jeu de mot — un client plus que satisfait du service n’en peut plus de joie lorsque son hôtesse décide de déguster son membre triomphant à la manière d’un sushi roll*. Mais la dame a grande faim semble-t-il et l’homme expire dans un orgasme sanglant.
Je te tiens, tu me tiens par la corruption. Qu’on se le dise, le jeu le plus prisé en Corée est la corruption de fonctionnaires, et ce, à tous les niveaux de l’état. Du moins si l’on en croit le dernier film de Seung-wan Ryoo, réalisateur en 2006 d’un City of violence d’excellente facture.
A chacun son dû. Kill list, deuxième long métrage de Ben Wheatley, est de ces films qu’il vaut mieux découvrir vierge de toute information.
Haute trahison. Diable, qu’être espion doit être fichtrement ennuyeux !
Bienvenido a San Miguel : narcos, bling-bling e decapitación. Ay, caramba ! Le gouvernement mexicain n’a semble-t-il guère été heureux de la contribution de Luis Estrada aux agapes prévues pour la célébration des 200 ans de l’indépendance et du centenaire de la révolution, car l’ingrat, bien qu’ayant encaissé quelques pesos de ses bienfaiteurs aux fins de mener à bien son projet, ne leur en a pas moins retourné un gros glaviot dans la face en guise de remerciements.