Oubliez tout ce que l’on vous a dit sur Le guépard : le pessimisme du roman de Lampedusa, la corruption d’une aristocratie qui se meurt mais ne se rend pas, la maniaquerie de Luchino Visconti, l’étourdissante scène de bal, la jeunesse de Tancrède ou la beauté de la Cardinale, pour ne plus vous attacher qu’au dernier sursaut de l’animal blessé, vestige d’une époque à jamais balayée par le souffle de l’histoire et du progrès.
Mois: janvier 2011
Le temps des bubons. Fatalitas ! Alors que nous aurions pu espérer qu’avec ses choix de l’an passé (comme celui de s’unir à ce grand siphonné de Werner Herzog pour une relecture salutaire de Bad lieutenant), Nicolas Cage allait arrêter de gâcher sa carrière en cachetonnant dans des films (?) indignes du talent dont il sait faire preuve pour peu qu’il s’en donne l’ambition, que nenni !
Peter Yates [24/07/29-9/01/11]
Malheureusement pour Peter Yates, Bullitt_1968 aura principalement œuvré pour la construction du mythe de la coolitude faite homme d’un certain Steve McQueen et ce, pour de fort mauvaises raisons qui n’ont que peu à voir avec son intransigeance en matière de corruption de hauts fonctionnaires… Il n’y a qu’à contempler désormais cette légendairee rebelle attitude métamorphosée en porte-étendard de marques de luxe.
Sauvée des gages. Clémente (Bruno Odar), un usurier tristounet comme un jour sans gain, clame à qui veut bien l’écouter qu’il a sauvé un lardon d’une mort certaine. Il n’en est guère à une élucubration près.
Et ce, dans l’ordre d’apparition à l’écran, sans préférence, ni débat, pour le plaisir d’offrir un petit panorama.