FredMJG

Archives de décembre 2010|page des archives mensuelles

Deux bonnes actions et quelques liens

Dans Association, Blog, Cinéma, Liens, Sites Web le 24/12/2010 à 10:07

© DR

Oyez ! Oyez !

Le 25 décembre, pour vous remettre de vos agapes, quoi de mieux que d’aller sereinement digérer au cinéma ?

Car sachez que samedi, les distributeurs et exploitants de film reverseront une partie de leur recette à l’association Les toiles enchantées qui, sans relâche, visitent les hôpitaux et y organisent des projections pour distraire les jeunes patients malades ou handicapés.

Laissez vous donc gagner par l’esprit de Noël et, si vous ne savez quoi découvrir, voici quelques chroniques qui vous donneront assurément quelques idées.

Et si rien de ce qui précède ne vous tente, n’hésitez pas à consulter les textes répertoriés par Panoptique, vous y trouverez sans nul doute votre bonheur.

Vous aurez tout le temps ensuite de vous ré-empiffrer, voire d’essayer de refiler frénétiquement vos cadeaux (que vous jugez) pourris sur e-bay.

Et tant que vous y allez de vos bonnes actions,
répondez présents à l’appel en faveur de la libération du cinéaste Jafar Panahi et signez la pétition en ligne, merci.

© DR*

Ce blog se met en veilleuse comme chaque fin d’année pour cause de dépression chronique.

Bonnes fêtes à tous !

* via La règle du jeu

S.O.B., la vie

Dans Blake Edwards, Cinéma, Hommage, Top, USA le 18/12/2010 à 12:14
Blake Edwards en compagnie de Peter Sellers/Clouseau sur le tournage de The pink panther_1963

© BFI

Blake Edwards [26/06/22 - 15/12/10]
en compagnie de Peter Sellers/Clouseau sur le tournage de La panthère rose/The pink panther_1963

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10 films de Blake Edwards.

Comme tous les types capables de vous faire hurler de rire — et notamment avec la complicité de son alter ego, es-maître en loufoqueries, Peter Sellers — Blake Edwards excellait également dans la noirceur chagrine et dénicha d’ailleurs en Jack Lemmon un compagnon de mélancolie idéal.

Si l’on se souvient (malheureusement) surtout de Elle/Ten_1979 pour la coiffure et la plastique généreusement dévoilée de Bo Derek, S.O.B._1981, monument d’auto-flagellation, de mauvais goût, de cruauté et de cynisme parfaitement assumé n’épargne personne, pas même son épouse à la ville, la charmante Julie Andrews bien loin de Mary Poppins.

Hormis Ten, donc, voici un choix de dix films sur les 46* que compte la carrière de réalisateur de Blake Edwards à ne pas rater (ou qu’il n’est pas interdit de revoir).
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© Warner Bros. Pictures

La grande course autour du monde/The great race_1965

Un must de la screwball comedy. Délire non sensique, The great race — outre que l’on assiste sans doute à la plus grandiose bataille de tartes à la crème du cinéma —, confirme également l’extraordinaire alchimie entre un Jack Lemmon génialement malfaisant (son récurrent Push de button, Max restera dans les annales) et un Tony Curtis débordant de charme. Note à l’attention de la population masculine, la fort séduisante Natalie Wood n’est guère épargnée** non plus par le vent de folie soufflant sur le film. Et ce, jusqu’à la dernière image. Fatalitas !
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© Mirisch Corporation

The party_1968

Sommet du burlesque et bénéficiant de la démesure d’un Peter Sellers survolté, il est désormais radicalement impossible, pour qui a vu The party, de garder son sérieux devant le sacrifice de Gunga Din dans le film éponyme de George Stevens réalisé en 1939. A en outre redonné ses lettres de noblesse à la "soirée mousse".
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© Jalem Productions

Le jour du vin et des roses/Days of Wine and Roses_1962

Fini de rire, le clown est triste. Dans le rôle d’un alcoolique mondain entraînant sa jeune épouse dans son addiction, Jack Lemmon est aussi glaçant dans l’ironie amère qu’il fut badin et fantasque sous des atours féminins.
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© Universal International Pictures (UI)

Opération jupons/Operation Petticoat_1959

A se tordre tandis que notre petit cœur de midinette tangue entre Cary Grant et Tony Curtis. Une cargaison de passagères affolantes. Des dialogues savoureux saupoudrés de sous-entendus follement grivois et un sous-marin entièrement repeint en rose. Inoubliable.
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© Artista Management

S.O.B._1981

Julie Andrews prête héroïquement main forte à son cher et tendre époux en pleine crise de conscience en se parodiant généreusement, brisant définitivement son image et dévoilant ses seins. Certains, à Hollywood, ne s’en sont toujours pas remis. Parfaitement odieux et frénétiquement hilarant.
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© Artista Management

Victor/Victoria_1982

Personne n’est parfait, certes mais ce petit joyau de comédie mal élevée, outre qu’il mélange allègrement les genres, permet également à Blake Edwards d’offrir un superbe cadeau à Julie Andrews, reine transformiste aux multiples talents. Se moquant ouvertement du bon goût et de l’hypocrisie, Victor/Victoria est un joyeux encouragement aux transgressions. Notons que face au couple vedette Andrews/Garner, Robert Preston et Lesley Ann Warren se paient également quelques jolies parts du lion.
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© The Mirisch Corporation

Quand l’inspecteur s’emmêle/A shot in the dark_1964

Un des meilleurs épisodes de la saga de La panthère rose débutée l’année précédente. La folie de Peter Sellers. L’accent de l’inspecteur Clouseau. La loufoquerie des combats contre Cato/Burt Kwouk. Les tics et crises d’apoplexie d’Herbert Lom. La piquante Elke Sommer. Une abracadabrante histoire dont on se fiche éperdument. La musique d’Henry Mancini. Est-il besoin d’en rajouter ?
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© The Mirisch Corporation

Qu’as-tu fait à la guerre, papa ?/What did you do in the war, Daddy?_1966

La guerre n’est pas chose spécialement jolie mais ce n’est pas une raison pour la prendre au sérieux (tant que les méchants, les vrais, ne la gagnent pas). Première collaboration réussie entre Blake Edwards et le prince de la coolitude, James Coburn.
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© Jurow-Shepherd

Diamants sur canapé/Breakfast at Tiffany’s_1961

Un écrin pour la beauté et la fantaisie d’Audrey Hepburn, elfe miraculeux camouflant joliment quelques blessures secrètes. Brillant, désespérément charmant et définitivement mythique. Si culte que plus personne ne se souvient que l’héroïne du roman — diablement édulcoré par un happy end très humide — de Truman Capote était une demi-mondaine qui finit bien mal.
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© Geoffrey Productions

Deux hommes dans l’ouest/Wild Rovers_1971

La nostalgie, camarade. Pas aussi crépusculaire que le magnifique Deux hommes dans la sierra /Ride de hide country_1962, ni violemment cynique que La horde sauvage/The wild bunch_ 1969, tous deux réalisés par Sam Peckinpah, le film mérite le détour, ne serait-ce que pour l’éternel chant du cygne de William Holden à qui sied admirablement cet air de fatigue mélancolique. Quant à Ryan O’Neal, fraichement auréolé du succès démentiel de Love story, il essaie désespérément d’exister face à ses illustres ainés, Karl Malden, impérial, participant également à l’aventure.

* Source: imdb
** La petite histoire retiendra que c’est Blake Edwards lui-même qui, pour les gros plans de l’actrice, la bombarde de tartes pour se venger de son attitude de diva durant le tournage

A lire. Blake Edwards, Old School (DGA Quaterly, summer 2009)

© Photofest

Rollin au royaume des ombres

Dans Autobiographie, Cinéma, Fantastique, France, Horreur, Jean Rollin le 17/12/2010 à 23:42

© Les films ABC

Jean Rollin [3/11/38-15/12/10]

Pourquoi filmez-vous ?

Extrait de Moteur Coupez ! Mémoires d’un cinéaste singulier de Jean Rollin

Luis Buñuel disait parfois : "Si le film est trop court, on rajoutera une scène de rêve". Tout ce que cela implique de liberté dans la conception d’un film peut être revendiqué de différentes manières. Je peux dire, par exemple : "Si le film est trop pauvre, on rajoutera le bruit d’un train qui passe".

Ecoutez-le. Il arrive, il passe, il s’éloigne. Peut-être même qu’à un moment il a fait entendre sa sirène. Y a-t-il quelque chose de plus évocateur ? Et pourtant, on ne l’a pas vu. Il n’existe que sur la bande-son. Et pourtant, c’est du cinéma, et le cinéma est vision.

Et pourtant… On dit que la perfection n’existe pas. Et pourtant, Les yeux sans visage, année après année, demeure un film parfait. De même que Les Hauts du Hurlevent demeure un livre parfait. Pour s’en rendre compte, encore faut-il avoir le sens du cinéma, c’est-à-dire de la poésie. Je n’ai jamais été un professionnel, et les professionnels ne m’ont jamais accepté. Comme l’a écrit, à peu près, Alain-Pierre Pillet : "Jean Rollin il est à côté". Je ne suis pas de leur monde. Je ne fais pas de carrière. J’utilise aussi bien des acteurs venus du porno que des comédiens de la Comédie-Française. Cela fait partie de ma liberté. Dans ce métier, le cinéma, chacun d’entre nous est deux. Nous sommes le saltimbanque qui agite la chaine au bout de laquelle se trouve attaché l’ours, et qui ainsi le fait danser, maladroitement, lourdement d’une patte sur l’autre. Mais nous sommes aussi l’ours qui s’agite comme il peut.

Et parfois, rarement, la danse de l’ours se fait grâce. Et même les gestes du saltimbanque pour accompagner la danse se font mouvements et non plus saccades. L’un comme l’autre, l’ours et le saltimbanque, esquissent un ballet. Ils sont attachés l’un à l’autre par une chaine, et si l’un la fait bouger alors que l’autre la subit, ils n’en sont pas moins dépendants.

En mai 1987, le quotidien Libération, dans un numéro hors série, posait cette question à quelques cinéastes, dont j’étais : "Pourquoi filmez-vous ?". Ma réponse fut publiée. En guise de "mot de la fin" à ce livre, la voici.

La question venant d’André Breton, la réponse y renvoie : "Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, cessent d’être perçus contradictoirement". C’est pour trouver ce point que je filme. Dans la séquence d’ouverture de La ville abandonnée (Yellow sky) de William Wellman, sept cavaliers arrivent dans une petite ville de l’Ouest. Ils entrent dans le bar, couverts de poussière, épuisés. Accoudés au comptoir, ils voient alors sur le mur en face d’eux. C’est une peinture naïve, une femme nue sur le dos d’un cheval noir qui se cabre. Autour, c’est le désert. Cette peinture naïve est une ouverture sur le rêve, une projection. Enfin, l’un des hommes parle, c’est Gregory Peck. Il dit : "J’aimerais bien savoir où galope ce cheval". C’est pour savoir où galope ce cheval que je filme. La même scène, avec un autre tableau et Henry Fonda à la place de Gregory Peck, apparaît dans L’étrange incident (The Ox-bow incident), du même William Wellman.

Dans Citizen Kane, Everett Sloane dit : "En 1886, sur un bateau qui croisait le mien, j’aperçus une jeune fille en blanc, tenant une ombrelle blanche. Je l’entrevis juste, et elle ne me vit pas. Mais, pas un mois depuis lors, je n’ai cessé de penser à elle". C’est pour retrouver cette jeune fille en blanc que je filme.

A la fin de La machine à explorer le temps (The time machine), Rod Taylor est bloqué dans le futur par une porte. Il revient dans le présent, déplace sa machine et s’en retourne, mais cette fois, de l’autre côté de la porte où l’attend Yvette Mimieux. C’est pour rejoindre Yvette Mimieux derrière cette porte que je filme.

Dans Duel au soleil (Duel in the sun), une fleur étrange pousse là où se trouvaient Jennifer Jones et Gregory Peck au moment de leur mort. C’est pour voir cette fleur étrange que je filme. De même, je filme pour découvrir le Palais des jungles, l’immense palais en ruines du Maharaja envahi par les lianes et les singes, non loin du trésor gardé par le plus sage des cobras. On pouvait le voir dans Le livre de la jungle, le vrai, le film de Korda. Egalement pour entrer dans la photographie, comme le personnage de Mortelle randonnée — le livre de Marc Behm et le film de Claude Miller.

Où est ce point dont parle André Breton et que certains films évoquent ? Les deux prisonniers du Baiser de la femme araignée le trouvent. Il est là où sont parties les jeunes filles disparues de Pique-nique à Hanging Rock. C’est là où Erroll Flynn emporte Micheline Presle à la fin de La taverne de la Nouvelle-Orléans, là où va la barque qui emmène Stewart Granger au large dans Les contrebandiers de Moonfleet, là où se dirigent par les toits, les enfants insurgés de Zéro de conduite, là encore où les colombes des Yeux sans visage guident Edith Scob, là où dansent les amants des Passagers de la nuit (Dark passage), où Chaplin conduit Paulette Goddard loin des Temps modernes.

Ce point de rencontre entre le réel et l’imaginaire, le haut et le bas, je filme pour le croiser au détour d’une image. Il est à l’intérieur de la boîte à musique que possèdent les petites filles de La morte vivante. C’est vers lui que s’éloignent, l’une soutenant l’autre, Les paumées, que vogue le cercueil cachant les amants incestueux de Lèvres de sang. Il est au bout du viaduc traversé par le couple au cerveau détruit de La nuit des traquées. Il est la plage déserte qui se trouve derrière la porte du château du Viol du vampire. Sur cette plage, il n’est pas rare que la reine des vampires surgisse des eaux, à marée haute, sur son trône, tandis qu’une vague roule sur les galets Une rose de fer. Je filme pour le débusquer, ce point, à l’intérieur de l’horloge du Frisson des vampires dont la porte s’ouvre au douzième coup de minuit. Pour y être, il suffit de passer derrière le rideau de La vampire nue. C’est vers lui que regarde, à travers les barreaux qui l’emprisonnent, la petite asiatique des Trottoirs de Bangkok. Peut-être voit-elle le vieux phonographe à pavillon qui fait valser, la nuit, les jeunes filles en robe blanche de Fascination. Pourquoi je filme à la poursuite de ce point ? Parce que je suis certain de n’y jamais rencontrer ni Rambo ni Rocky ni Mad Max ni l’inspecteur Harry ni le justicier dans la ville, mais parce que là se trouvent King Kong, le Fantôme de l’opéra, Baloo, Fantômas, Le mystérieux docteur Satan, Monsieur Lange et son Arizona Jim, Rocambole et Sir William. Et tous mes copains du vrai cinoche, c’est là qu’ils sont allés : Eric Losfeld, Jean Boullet, Ado Kyrou… C’est pour eux, aussi, que je filme. © Jean Rollin, Éditions Édite

© Les Films ABC

Jean Rollin, le rêveur égaré. Documentaire de Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser_Teaser

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* Avertissement *

Les documentaires, bandes annonces et extraits qui suivent sont réservés à un public averti et pourraient choquer les jeunes âmes sensibles.

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Jean Rollin, cinéaste de nulle part. Documentaire de Claude Girard

Jean Rollin et les femmes. Documentaire de Claude Girard

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A consulter sans modération :

A lire :

Ce post est amicalement dédié au Dr Orlof.

Photos © Les Films ABC

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Ennio, Luis, Franco, Tomas, Aldo, Klaus et les autres… Instantanés corbucciens

Dans Blogathon, Cinéma, Italie, Rétrospective, Sergio Corbucci le 10/12/2010 à 00:02

© Mundial Films

Le Corbucci-Godard Blogathon 3.

Troisième épisode de ma modeste contribution au  Blogathon Corbucci/Godard de Vincent d’Inisfree et — après Le questionnaire Godard — le post d’aujourd’hui sera, de fait, consacré à Corbucci (ci-dessus sur le tournage d’Il blanco, il giallo, il nero_1975), le troisième grand Sergio du cinéma italien.

Si le cinéma de Leone penche vers l’épique, voire l’élégiaque et celui de Sollima (qui va très bien merci pour lui) dans le sadisme, Corbucci, lui, s’abandonne volontiers avec un soupçon de cynisme au picaresque et à la gaudriole. Rien n’est jamais à prendre franchement au sérieux dans ses films, et surtout pas la condition humaine.

Première rencontre :

Compañeros !/Vamos a matar, Compañeros ! au début des années 70 au cinéma L’Olympia de Casablanca.

© Tritone Cinematografica

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Dernier film vu :

Far West Story/La banda J.S. : Cronaca criminale del Far West_1972 sorti en DVD en 2009.

© Producciones Cinematográficas Orfeo

© Producciones Cinematográficas Orfeo

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Le film dont je ne me souviens jamais qu’il l’a co-réalisé :

Danza macabra/La danse macabre_1964 avec Barbara Steele, dont la paternité est généralement attribuée sans partage à Antonio Margheriti (qui prétendait alors s’appeler Anthony Dawson).

© Giovanni Addessi Produzione Cinematografica

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Le film que j’aimerais bien revoir car il ne m’en reste que peu de souvenirs :

Mais qu’est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution?/Che c’entriamo noi con la rivoluzione?_1972, et ce, pour Vittorio Gassman.

© Fair Film

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Le film plein de super pouvoirs que je ne suis pas sûre d’avoir envie de revoir :

Un drôle de flic/Poliziotto superpiù_1980 avec Terence Hill sans Bud Spencer mais avec Ernest Borgnine (help !).

© El Pico S.A.

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Le film culte :

Le grand silence/Il grande silenzio_1970.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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Les gros nanars qui me font rire :

Romulus et Remus/Romolo e Remo_1961 et Maciste contre le fantôme/ Maciste contro il vampiro_1961. Manque de bol, je n’ai jamais vu Le fils de Spartacus réalisé en1962.

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Le film qui donne envie de partir faire la révolution, là, maintenant, tout de suite :

Vamos a matar, Compañeros !_1970 (à condition qu’il y ait Tomas et Franco dans les environs et qu’Ennio conduise l’orchestre).

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La plus belle partition :

Ennio Morricone pour Le grand silence/Il grande silenzio_1970.

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La chanson :

Django_1966. Musique de Luis Bacalov, paroles de Franco Migliacci, interprétée par Roberto Fia.

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Le duel le plus surréaliste :

Celui qui oppose dans des arènes Tony Musante grimé en clown au malfaisant Jack Palance — dont l’œillet à la boutonnière préfigure le gag final — sous l’œil attentif de Franco Nero dans El Mercenario_1968.

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La meilleure réplique :

Le Vamos a matar, Companeros ! lancé par Yodlaf Peterson/Franco Nero à la fin du film, cela va sans dire…

© Tritone Cinematografica

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Le bagage le plus original :

Le cercueil dans lequel Django/Nero range ses jouets.

© B.R.C. Produzione S.r.l.

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Le plus joli son :

Celui de la révolution dans Vamos a matar, Compañeros !_1970 et El Mercenario_1968 (photo).

© Produzioni Associate Delphos

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La plus belle arme :

Le pistolet de Silence dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970 que Tigrero récupère après sa mort et caresse amoureusement pour en faire tomber la neige.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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Les bastons les moins sérieuses :

Orchestrées par l’infernal duo Terence Hill/Bud Spencer dans Salut l’ami, adieu le trésor/Chi trova un amico, trova un tesoro_1981 (attention, VF !).

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La torture la plus surévaluée :

Franco Nero dans Vamos a matar, Compañeros ! (photo)_1970, Tony Musante dans El Mercenario_1968 et Tomas Milian dans Il blanco, il giallo, il nero_1975, la subissent tour à tour (et en réchappent bien évidemment à chaque fois par miracle).

© Tritone Cinematografica

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La fin la plus alternative :

Celle du grand silence/Il grande silenzio_1970 où Silence abat cette saloperie de Tigrero en duel, où la justice triomphe et où le sourire de Trintignant vient enfin irradier l’écran.

La fin délibérément choisie, parfaitement nihiliste, est sans doute pour beaucoup a/ dans l’insuccès commercial lors de la sortie du film b/ dans le statut de film culte qu’il a acquis depuis.

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Le règlement de comptes :

Le duel final dans le cimetière où Django/Franco Nero — malgré sa blessure — abat à lui tout seul tout le casting masculin ayant survécu à leurs précédentes rencontres.

© B.R.C. Produzione S.r.l.

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L’art de craquer une allumette :

Franco Nero dans El Mercenario_1968, à 0:53′ et à 1:15′.

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L’art d’éteindre une allumette (et d’allumer le feu) :

Jean-Louis Trintignant dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970, à 0:45′.

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Le cimetière le moins tranquille :

Le cimetière militaire d’I crudeli/The hellbenders_1967, où nos "héros" passent leur temps à y enterrer et déterrer des cadavres, de préférence de nuit et sous une pluie torrentielle.

© Alba Cinematografica

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Le couple parfaitement interchangeable :

Silence/Jean-Louis Trintignant et Tigrero/Klaus Kinski, soit le bon et la brute du grand silence/Il grande silenzio_1970.

Si l’on songe à l’immonde que jouait Trintignant dans Il conformista de Bernardo Bertolucci_1970 et au héros bafoué auquel Klaus Kinski prêtait son regard halluciné dans Et le vent apporta la violence/E Dio disse a Caino_1970 d’Antonio Margheriti, les deux hommes auraient parfaitement pu échanger leurs rôles ici (voire, partir ensemble vers le soleil couchant).

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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Le couple idéal :

Tomas Milian et Franco Nero dans Vamos a matar, Compañeros !_1970.

Aussi inséparables — sur un mode plus truculent — et complémentaires que James Coburn et Rod Steiger dans le mélancolique Giù la testa/Il était une fois la révolution_1971 de Sergio Leone.

© Tritone Cinematografica

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Le joli garçon le plus défiguré :

Jean Sorel dans (le pas très bon s’il m’en souvient bien) L’homme qui rit/L’uomo che ride_1966.

© Compagnie Internationale de Productions Cinématographiques (CIPRA)

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La révélation :

Les yeux bleus de Franco Nero dans Django_1966.

© B.R.C. Produzione S.r.l.

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Le plus cabotin d’entre tous :

Tomas Milian grimé en japonais pour les besoins d’Il blanco, il giallo, il nero/Le blanc, le jaune et le noir_1975.

© Tritone Cinematografica

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Le plus zoophile :

Jack Palance, vu l’amour immodéré qu’il porte à son faucon dans Vamos a matar, Compañeros !_1970.

© Tritone Cinematografica

© Tritone Cinematografica

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Les plus faux-frères :

Terence Hill et Bud Spencer dans Pair et impair/Pari e dispari_1978. Et la musique n’est pas d’Ennio Morricone… (mais de Guido et Maurizio de Angelis).

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Le plus dandy :

Telly Savalas dans Far West Story/La banda J.S. : Cronaca criminale del Far West_1972.

© Producciones Cinematográficas Orfeo

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Le plus rancunier :

Burt Reynolds (imberbe) dans Navajo Joe_1966.

© C.B. Films S.A

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Le plus taiseux :

Jean-Louis Trintignant dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970. (y compris quand il meurt).

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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Le cowboy idole des jeunes le plus improbable de l’ouest :

Johnny Hallyday dans Le spécialiste/Gli specialisti_1969.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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Les plus "Priscilla, folle du désert" :

Giuliano Gemma, Tomas Milian et Eli Wallach (emprunté à l’occasion à Sergio Leone et qui n’en finit pas de creuser) dans Il blanco, il giallo, il nero/Le blanc, le jaune et le noir_1975.

© Tritone Cinematografica

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La star vieillissante dans un western crépusculaire :

Joseph Cotten dans I crudeli/The hellbenders_1967.

© Alba Cinematografica

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Les plus belles bacchantes :

Franco Nero dans El Mercenario_1968.

© Produzioni Associate Delphos

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Les plus beaux accroche-cœurs :

Jack Palance dans El Mercenario_1968.

© Produzioni Associate Delphos

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Les plus jolies épaules :

Loredana Nusciak dans Django_1966.

© B.R.C. Produzione S.r.l.

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Le plus doux visage :

Vonetta McGee dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

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La plus gironde des pépés des péplums :

Gianna Maria Canale (Madame Riccardo Freda à la ville) dans Maciste contre le fantôme/ Maciste contro il vampiro_1961.

© Ambrosiana Cinematografica

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La beauté transalpine parfaitement sous-employée :

Ornella Mutti dans (le très bizarre et mal fichu) Mélodie meurtrière/Giallo napoletano_1978.

© Irrigazione Cinematografica

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La plus marxiste :

Giovanna Ralli dans El mercenario_1961.

© Produzioni Associate Delphos

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L’actrice la plus maltraitée :

Susan George dans Far West Story/La banda J.S. : Cronaca criminale del Far West_1972 et ça tombait bien, elle arrivait de Straw dogs/Les chiens de paille de Sam Peckinpah, elle n’a pas eu besoin de trop composer son air de martyr.

© Producciones Cinematográficas Orfeo

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Enfin, le top 5 de la malfaisance :

Tigrero/Klaus Kinski dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

L’affreux, sournois et concupiscent profiteur Policutt/Luigi Pistilli, qui met la tête des maris à prix pour s’offrir les faveurs de leurs veuves à peu de frais dans Le grand silence/Il grande silenzio_1970.

© Adelphia Compagnia Cinematografica

Le chasseur de scalps Aldo Sambrell qui a la fort méchante idée de massacrer la famille de Burt Reynolds dans Navajo Joe_1966 (photo). A noter que la vénalité naturelle de ce brave Aldo lui fera également connaître une fort vilaine fin dans I crudeli/The hellbenders_1967.

© C.B. Films S.A

L’ignominieux et précieux capitaliste à la solde de la dictature, le bien nommé (rapport à la moumoute) Curly/Jack Palance dans El Mercenario_1968.

© Produzioni Associate Delphos

Eduardo Fajardo et José Bódalo, les Laurel et Hardy réfractaires à la révolution mexicaine. Aussi infects l’un que l’autre, le premier, aristocrate onctueux, méprise le plus souvent le second, général bon vivant et sadique. Ils commettent leurs méfaits ensemble ou séparément mais ne survivent jamais à la dernière bobine.

Vus notamment dans Django_1966, Vamos a matar, Compañeros !_1970, El Mercenario_1968 ou Far West Story/La banda J.S. : Cronaca criminale del Far West_1972.

© B.R.C. Produzione S.r.l.

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Et en guise d’épilogue, les deux meilleurs conseils jamais donnés à un (apprenti) révolutionnaire :

Your friend is right, compañero. When you’re about to die, don’t ask so many questions. Yolof Peterson/Franco Nero dans Vamos a matar, Compañeros !_1970. Source: imdb

Dream, Paco, but dream with your eyes open. Kowalski/Franco Nero dans El Mercenario_1968. Source: imdb

A consulter sans modération : The mondo esoterica Guide to Sergio Corbucci

© Produzioni Associate Delphos

On the set

Dans Blogathon, Cinéma, Photographie, Tournage le 09/12/2010 à 01:31

© Gilles Caron

Le Corbucci-Godard Blogathon 2.

Jean-Luc Godard sur le tournage de Week-end_1967.

Directeur de la photographie : Raoul Coutard.

A lire : Le manuel du petit JLG en 12 points

Archétypes en noir et blanc

Dans Cinéma, NewYork Times Magazine, Photoshoot, Presse Mag le 08/12/2010 à 21:32

© Sølve Sundsbø

NY Times Hollywood issue: Fourteen actors actings.

C’est fête ! D’ailleurs une Nathalie Portman peroxydée pour l’occasion et alanguie semble d’ores et déjà se relever d’une cuite quasi-fatale.

The New York Times Magazine propose en ligne de courtes vidéos mettant en scène The scene makers, soit 14 acteurs* qui "ont fait" 2010 et ne manqueront pas de poursuivre l’année prochaine leur brillante carrière.

De superbes portraits (é)mouvants, en noir et blanc, muets — et de fait, le manque de charisme pourrait en tuer plus d’un —, où se confrontent arrière-garde encore verte (Robert Duvall, Michael Douglas) et nouvelle vague (Nathalie Portman, James Franco, Jesse Eisenberg, Noomi Rapace et Anthony Mackie), sans oublier les valeurs sûres (Tilda Swinton, Lesley Manville, Javier Bardem ou Vincent Cassel) ni l’intronisation de (très) jeunes espoirs (Chloé Moretz et Jennifer Lawrence).

La direction artistique est de Sølve Sundsbø, la musique, d’Owen Pallett.

Photos © Sølve Sundsbø

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VIANDES AMOUREUSES de Jan Švankmajer

Dans Cinéma, Court-métrage, Jan Švankmajer, Rétrospective, Surréalisme, Tchéquie le 07/12/2010 à 11:11

© Koninck Studios

Carne.

Le court-métrage Viandes amoureuses/Zamilované maso réalisé en 1989 et d’une durée d’une minute à peine, a été présenté dans la théma Eros, lors de la rétrospective consacrée à l’œuvre de Jan Švankmajer.

Très court mais éloquent, sa grotesque cruauté préfigure les ballets de bidoche hystériques ponctuant chaque chapitre du féroce et nihiliste Démence/Šílení que le réalisateur tournera en 2005.

Deux sublimes escalopes s’aiment d’amour tendre et de tangos endiablés en joutes farineuses (ceux qui ont vu Happy few d’Anthony Cordier savent de quoi je parle) entreprennent une marche extatique vers la petite mort.


Le manuel du petit JLG en 12 points

Dans Blogathon, Cinéma, France, Jean-Luc Godard, Questionnaire le 03/12/2010 à 01:39

© DR

Le Corbucci-Godard Blogathon 1.

Suite à l’ouverture sur Inisfree d’un Blogathon Corbucci/Godard — prévu du 2 au 9 décembre — voici ma première* contribution. Place au Questionnaire Godard de Vincent.
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Quel est votre plus vieux souvenir d’un film de Jean-Luc Godard ?

Dans un "ciné-club" de Casablanca, une copie un brin pourrave d’A bout de souffle vu en boucle en espérant secrètement qu’enfin la course éperdue de Michel Poiccard/Jean-Paul Belmondo lui offre liberté, amour, gloire et beauté.

Les Productions Georges de Beauregard

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Et le plus récent ?

J’avoue, j’ai jeté l’éponge au bout d’une demi-heure de Film Socialisme. En conséquence, le film le plus récent vu d’un bout à l’autre, et sans (trop) bailler, est Nouvelle vague_1990.

© Sara Films

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Le plus beau plan ?

Anna (la seule, l’unique) Karina dans Pierrot le fou_1965, film d’une beauté plastique à tomber.

© Les productions Georges de Beauregard

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Le plus beau son ?

Les feulements de Mike et la guitare de Keith dans le studio d’enregistrement de One Plus One_1968.

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La plus belle réplique ?

Si vous n’aimez pas la mer… Si vous n’aimez pas la montagne… Si vous n’aimez pas la ville… allez vous faire foutre !

Michel Poiccard/Jean Paul Belmondo dans A bout de souffle_1960

© Les productions Georges de Beauregard

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Le plus beau visage ?

Jean Seberg dans A bout de souffle_1960

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Le plus beau geste ?

Le bond au ralenti par dessus la table de la cuisine de Jacques Dutronc, qui cherche à enlacer sa femme/Nathalie Baye dans Sauve qui peut (la vie)_1979.

© Sara Films

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Le plus beau livre ?

Le Fritz Lang de Luc Moullet publié aux Editions Seghers fait une mémorable apparition entre les mains de Brigitte Bardot dans Le mépris_1963, et c’est accessoirement le premier titre de leur collection Cinéma d’Aujourd’hui que j’ai lu.

© Les Films Concordia

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Le plus beau passage musical ?

Anna Karina, Sami Frey et Claude Brasseur dansant le Madison dans Bande à part_1964.

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Le plus beau paysage ?

L’étourdissant point de vue de la Villa Malaparte dans Le mépris_1963. Capri, ça n’est jamais fini.

© Les Films Concordia

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Le plus grand regret ?

Comment peut-on filmer aussi amoureusement un acteur et ne plus en avoir envie après 1965 ?

© Les Productions Georges de Beauregard

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Le film rêvé ?

Celui qui aurait enfin pu réunir les deux frères ennemis et ainsi ébranler toutes les chapelles d’ardents.

© Les films du paradoxe

* bien que je craigne fort de ne pouvoir malheureusement participer tous les jours à ce petit jeu

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